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Contenu populaire

Affichage du contenu avec la meilleure réputation le 09/28/26 dans Messages

  1. Hello, Finalement je continue en SHO ou HOO avec la Startravel, de belles cibles à faire encore avant de repasser aux galaxies. IC 1805 ou Sh2-190 ou W4 ou nébuleuse du Cœur ou Heart Nebula (en anglais) est une nébuleuse en émission, une région HII, et un amas ouvert d'environ 200 années-lumière de diamètre, située à environ 6 500 années-lumière de la Terre, dans la constellation de Cassiopée, du bras de Persée de la Voie lactée. La nébuleuse en émission NGC 896 (sa partie la plus lumineuse) est découverte en 1787 par l'astronome William Herschel. Cette nébuleuse IC 1805 couvre un champ total d'environ 60 minutes d'arc, soit approximativement 200 années-lumière. L'amas stellaire ouvert Melotte 15 (de quelques centaines d’étoiles) est à l'origine et au cœur de cette bulle de vent stellaire en forme de cœur . La nébuleuse de la tête de poisson (IC 1795) se situe dans le prolongement de la pointe inferieur de sa forme de cœur. La nébuleuse du Cœur (IC 1805) forme le complexe des nébuleuses du Cœur et de l'Âme (Heart and Soul nebulas) avec la nébuleuse de l'Âme (IC 1848) voisine, deux objets de magnitude et de taille égales, d'environ 300 années-lumière de diamètre. Lunette Skywatcher Startravel 120/600 @ 600mm f/d 5 Caméra QHYminicam8 mono Monture HEQ5 kit courroie Rowan Autoguidage via lunette guide 60/270, Asi290mm / PHD2 Acquisition NINA SII 45 x 240s Ha 50 x 240s OIII 104 x 240s Mode Linearity HDR Gain 9 offset 100 T° -10°C Pré-raitement Sirilic/Siril , Pixinsight. SetiAstroSuite Pro, Astromax Studio Une brute de 240s filtre SII: Une brute de 240s filtre Ha: Une brute de 240s filtre OIII: Version HOO: Version SHO (technique Adam Block)
    4 points
  2. Merci. Ah oui, je ne savais pas pour StarX, case non cochée. Ceci doit expliquer pourquoi je trouve toujours mes étoiles un peu ternes après StarX... Du coup une V2 avec des étoiles + piquantes
    3 points
  3. Salut à tous ! Avec presque 15 heures de pose sur cette nébuleuse, le traitement a été assez compliqué : je voulais faire ressortir les nébulosités en Hα à l’extérieur, sans pour autant cramer le cœur. En Narrowband Normalization, j’utilise très souvent la couche Hα comme luminance, ce qui a tendance à cramer le cœur des nébuleuses. Je suis justement en train de traiter une autre cible, la nébuleuse de la Tulipe, et là, ça risque de devenir encore plus compliqué ! Je me demande même s’il ne va pas falloir que je réduise le temps de pose avec mon filtre 6nm pour pouvoir faire une combinaison, un peu comme pour la nébuleuse d’Orion. Je pense qu’il y a encore moyen de révéler certaines nébulosités en oxygène en y consacrant un peu plus de temps comme ici : Je suis tout de même relativement content du résultat, surtout comparé à mon shoot de l’année dernière réalisé avec le filtre tribande. Sans plus attendre, place à la suite ! 🔧 Setup : 🔭 Télescope : ONTC 200/800 (Miroirs Mirrospheres) 🔧 Correcteur : TS GPU 4 Lentilles 📷 Caméra : ASI 294 MC (–10°C, Gain 120, offset 30) + Focusser Génimi 🗺️ Monture : EQ6-R Pro 🎯 Autoguidage : lunette guide 50/180 + ASI 120MM mini sous PHD2 🌈 Filtre : Altair HOO 6nm + Antlia triband rgb ultra ii 2" 💻 Capture : N.I.N.A : Temps de pose : 15 heures environ Traitement toujours identique : Astrométrie, GraX, BlurX, Staralignement, Starnet, Véralux hypermetric streach sur startless, Veralux star composer, NoiseX, et vibrance sat et hop La starless : Starless V2: La stars: A+ Bon ciel Nico
    2 points
  4. Bon, j'ai finalement réussi à créer mes 9 panneaux pour tenter une mosaïque d'une portion bien connue de la Voie Lactée, centrée sur NGC 6888 (nébuleuse du croissant). Pas du tout évident à traiter, j'ai essayé plusieurs méthodes y compris le tuto de @nico1038. Le résultat n'est pas top. Soyez indulgents, c'est ma première mosaïque (et j'attaque direct à 9 panneaux...), zoomez pas trop ! Pas mis de focuser sur le Sigma, il faudra que j'arrive à l'adapter... 🗓️: 16/09/2026 🔭: Sigma Art 135 mm f/1.8 📷: Player One Poseidon C-Pro ❄️-10° ⚙️: Wave 150i 🚥: Player One Anti-Halo PRO dual-band 🎯: ZWO ASI120mini + lunette 30 f/4 💻: NINA + GSS + PHD2 ⏱️: 9 panneaux 15 x 120s (30 min) : 4h30 min 🎚️: Gain 125 🖥️: Siril + Pixinsight + Photoshop 🌍: Haute-Vienne 🌔: 28% 🌌: Bortle 4
    2 points
  5. Salut, Voici ma version de la supernova , pas tres original mais il fallait quand meme que je la prenne ☺️ Prise avec un newton 300/1100 en remote avec une asi 2600 mm Il y a beaucoup de signaux faibles en arriere plan , comme vous le verrez
    1 point
  6. Salut Momo, Rhooo bien ça, en plus j'ai Seti sur siril de mémoire 😅. Le range oui aussi c'est une super idée avec HDR !!! On verra ça semaine prochaine car cette semaine ça sent mauvais pour sortir le scope... J'ai que 6 heures dessus. Merci beaucoup. A bientôt. Bon Ciel Nico
    1 point
  7. Oui mais si tu as le bug auquel je pense, qui est du a une ancienne version buggée (franchement c'est pas de chance) la désinstallation ne sert à rien, il faut supprimer le dossier que je te dis et ça résoudra tout. Je pense que c'est une affaire de gout. Actuellement le vrai problème c'est le succès des scripts. Il devient très difficile de s'y retrouver... Et on réfléchit a une solution. Il y'a, mais dans la version de développement, qui sera la prochaine grosse version. Les choses arrivent à leur rythme. Nous sommes tous bénévole dans le projet :). Et contrairement à un certain programme, dont je terrai le nom, les fonctionnalitées ne sont pas écrit en vibe coding Tout ce qui est IA, est accessible via les scripts. Le choix restant à l'utilisateur de l'utiliser ou non. Puis attention, IA ne veut pas forcément dire artificiel. Il ne faut pas confondre IA générative et IA des traitements astro.
    1 point
  8. Bonjour à tous, Je profite du passage de Cyril dans ce topic pour te remercier concernant ton livre qui est excellent, il englobe bien les méthodologie et explications de traitement astros basé sur SIRIL, il est applicable à d'autres programmes sans critique, un bon point positif, en plus en langue Française !!! SIRIL me plait beaucoup mais franchement il faudrait revoir l'UI - l'interface utilisateur est personnellement brouillonne, traitement de l'image, outils, scripts, on se perd un peu. Autre point, pourquoi n'y a t-il pas, sauf erreur de ma part, la possibilité de faire des masques comme dans PIX avec Game et ainsi pouvoir travailler l'image ? En dernier, je constate une montée de production de logiciels de traitement astros à base d'IA, j'espère que SIRIL saura prendre un tournant pas trop "artificiel" de façon à nous créer toujours plus de belles images. Merci à vous deux Cyril et SIRIL
    1 point
  9. Celle-là fait mal à yeux , mais j'ai vérifié, il n'y a pas de truquage :
    1 point
  10. Bonjour tout le monde, Après la construction de mon Stock en 300 mm, au tour de sa table équatoriale ! Le cahier des charges initial était simple : au moins 1 heure de suivi et une table pas plus haute que le socle du Strock. J’y ai ajouté par la suite quelques trucs : une bulle, une boussole, une mesure des température et hygrométrie pour calculer le point de rosée et alimenter une éventuelle résistance chauffante. Alors tout commence par le plan. C’est clairement ce qui m’a pris le plus de temps entre comprendre comment ça marche, imaginer comment ça bouge, réaliser les calculs et vérifier la faisabilité (géométrie, profondeur des défonces, etc.). Le tout est en ctp de 20mm avec les feuilles collées entre elles de ce qui me restait de la fabrication du télescope. Les paliers sont récupérés d’une vielle imprimante. Ensuite, le système de commande, entièrement piloté avec un simple et unique encodeur rotatif. Plus tard, quand j'aurai dégoté un vieux smartphone et collé dessus un filtre rouge, je développerai une petite interface web... On passe par des phases incertaines mais ça s’arrange 😉 Le fonctionnement : Prog 0 : on indique latitude et déclinaison. La déclinaison, c’est pour amuser les copains parce que la boussole n’est pas très précise (trop de pièces métalliques et magnétiques à proximité) mais bon, ça marche pas trop mal. Prog1 : la mise en station. On tourne les pieds de la table pour amener la bulle au centre (calcul de l’inclinaison de la table en fonction de la latitude d’observation) et on oriente au nord. Un appui long lance un va et vient pour affiner tout cela sur la polaire. Prog2 : suivi sidéral. Ca marche super bien en visuel sur presque 1h30. La rotation de l’encodeur (delta V) ajuste la vitesse en plus ou en moins. C’est le retour du « bouton » ! Une aiguille visuelle se déplace quand le moteur tourne. Arrivée en fin de course, la table reprend sa position initiale à la vitesse sidérante de 30 secondes Prog3 : suivi planétaire. Seule la vitesse est ajustée. Prog4 : calcul du point de rosée et fermeture d’un relais qui va alimenter une ou plusieurs résistances en 12 volts. Partout, j'affiche la charge de la batterie. Quand la charge est trop basse, un message s'affiche et le moteur s'arrête. Si on insiste, le BMS se charge de couper l'alimentation ... La liste des courses Alimentation : un porte batterie, 3 lipo (j’ai opté pour des samsung pour plus de 8 heures d’autonomie), un BMS, un chargeur USB, un fusible réarmable de 2 A, un switch et un module step-down pour abaisser la tension à 5 volts 2 A Microcontrôleur : ESP32 Commande : encoder rotatif + 3 résistances 10 Ko + 3 condensateurs 100 nF pour les anti-rebond matériels Mesure de la charge lipo : 1 résistance 170 Ko + 1 résistance 34 Ko (pont diviseur de tension ajustable logiciellement : choix des résistances et ajustement de la précision) + condensateur 100 nF (filtre) Motorisation : Nema 17 (40 mA par phase seulement) réducteur 100 :1 (couple énorme) + 2 capteurs effet Hall pour les « butées » Driver : TMC2009 + condensateur 100 uF Bulle : module accéléromètre 6 axes MPU6050 Boussole : module magnétomètre HMC5883L Point de rosée : module DHT22 (pas terrible et chiant à programmer par interruption matérielle). Quand je ne branche pas le module, mon ESP32 reboote, une sombre histoire de chien Relais d'alimentation de résistances : commande 5 volts + MOSFET 2N7000 et résistance 100 Ko Voilà, je suis super content de cette table et du confort qu'elle peut offrir. Je n'ai plus qu'à apprendre le ciel 🥳
    1 point
  11. Bonsoir à tous, mon voyage stellaire continue et l'équipement évolue. Pour mieux continuer ce voyage, je me suis équipé d'un Baader Hyperion Universal Mark IV 8-24 mm avec Barlow + filtre OIII, merci @narnodel Hier soir, même s’il y avait la pleine lune, j’ai voulu essayer mon oculaire zoom. Je ne sais pas si la pleine lune a toujours la même intensité de luminosité, mais hier soir, je crois qu’elle était très puissante. Je ne voyais que dalle. Même les constellations comme la Lyre, j’avais du mal à les voir dans leur ensemble. Bon, avec mon nouvel équipement, j’ai une palette de grossissements de 50x à 337,5x. Seul bémol, si je dois utiliser la Barlow, je dois démonter l’extension 2" du porte-oculaire. Ce n’est pas trop compliqué La première difficulté, c’était la mise au point, que j’ai résolue assez facilement grâce à la Lune. La pleine lune offre, à mes yeux, pas trop de détails. Mais la vue à 337,5x sur ses bords est magnifique. Ma première sensation était celle d’une immensité. Observer le noir infini de l’univers était à la fois flippant et émerveillant. Quelle claque ! Je crois que cette sensation était due au fait qu’il n’y avait pas d’étoiles (ou qu’elles étaient masquées par la lumière de la Lune) dans cette partie du ciel, juste à côté de la Lune. Avec ce grossissement, la superficie lunaire n’est pas du tout lisse comme je le voyais/croyais. Sa superficie est pleine de reliefs et ils sont observables sans difficulté. Quelle émotion de voir ces reliefs, mais surtout leurs ombres. Ce sont elles qui changent la perception du sol lunaire. J’adore. Vu la difficulté de visualiser les constellations, j’ai eu la brillante idée d’observer M57. À la base, j’avais prévu M27, mais la constellation de référence, soit la constellation de la Flèche, n’était visible qu’en partie, donc pas possible pour moi. Résultat… catastrophique 😅 C’était sûr. Donc M57 était à peine visible et plus j’augmentais le grossissement, plus la VI était nécessaire. Donc, j’ajoute une couche : le filtre OIII. M57 avait presque disparu. Bon, j’ai appris la leçon : pour plus grossir et utiliser des filtres, il faut les bonnes soirées noires. Mais je suis un homme très positif et je continue ma soirée en planétaire. Maintenant, je peux pousser plus. J’ai observé Saturne en dernier, car je voulais que la planète soit plus haute dans la voûte céleste. Neptune est en opposition, donc c’est parti pour l’observer pour la première fois. Je regarde Stellarium pour sa position. Mince, elle est à côté de la Lune. Aucune étoile visible pour m’aider, j’y vais au pif. Autant vous dire qu’après dix minutes de recherche, j’ai laissé tomber. Même destin pour Uranus, impossible de m’orienter avec cette brillante Lune. Bon, je passe à l’objet que j’attendais le plus : Saturne. La viser, c’est hyper facile. Je peux vous dire que je suis très satisfait de cet oculaire Baader Hyperion Zoom Mark IV. La voilà ! Je commence par un grossissement de 135x, ensuite je passe à 168x, 225x et enfin 337x. Voir grossir cette planète à chaque fois que je tourne l’oculaire est magique. Quelle définition ! Je vois enfin les détails de la planète, je vois son atmosphère. Wooooooooooow. La planète, à 225x, reste dans l’oculaire, d’un bout à l’autre, au moins 15/20 secondes. Pas du tout désagréable. Bien sûr, je voudrais qu’elle reste tout le temps, mais nous vivons dans une dimension où tout bouge. J’ai passé au moins une heure sur cette planète, car la turbulence était là, mais par moments, les détails se montraient assez bien. Mon grossissement préféré pour Saturne, pour cette soirée, était le 225x. L’image était parfaite. Pas pâteuse, sauf en cas de turbulence, et les détails, je pouvais les observer avec ce grossissement-là. La division de Cassini, pas facile à identifier. J’ai pu l’observer une ou deux fois sur le côté droit de l’anneau. Sur le côté gauche, je ne l’ai pas vue. L’espace entre l’anneau et la planète était facilement observable, et j’ai pu observer les fameuses bandes de Saturne. Deux bandes plus sombres aux pôles et une bande plus claire, de la même couleur que l’anneau, au centre. La bande du centre se fondait avec l’anneau qui passe devant la planète. Quel moment que je viens de vivre. Cette passion n’a pas fini de me faire vivre des émotions uniques. Voilà pour cette soirée. Je suis très content, super content de mon achat. Hâte de tester de nouveau mon nouvel oculaire dans de bien meilleures conditions. Je vous souhaite une très belle soirée.
    1 point
  12. Tout le monde ici sait que les étoiles sont colorées. A quel point, on peut se référer à un maître de la couleur, disséqué par un maître astrophysicien : observation et transposition, pour un résultat qui a fait la fortune de quelques uns, et la misère de son génial créateur.
    1 point
  13. 98 x 180 s en H-alpha, 100 x 180 s en SII et toujors 51 x 180 s OIII, il me manque des couches OII mais pour cela je vais attendre que la lune disparaisse
    1 point
  14. Salut les astrams, J'ai placé à l'adresse suivante une version complète de ce texte, accompagnée par une petite centaine d'images, que je ne pouvais pas placer sur cette page de forum. https://millimagjournal.wordpress.com/eclipse-2026/ Je vous encourage à aller y jeter un oeil. En particulier, dans le bas de la page web, vous trouverez une image qui correspond à une sorte de "simulateur" d'éclipse espagnole à l'oeil nu, qui fonctionne plutôt pas mal en ce qui me concerne (j'ai l'impression d'y être encore en la regardant). Si vous avez vu l'éclipse outre-Pyrénées le 12 août, vous me direz ce que vous pensez de cette petite manip 😉 Votre avis m'intéresse. Christophe Concerto en hot majeur pour deux coffrés et une éclipse Il y a des pays rouges, et d'autres qui sont verts. Ou gris, ou orange. Prenons le cas d'un pays rouge, par exemple. Et bien, quand tu dis rouge, c'est rouge, il n'y a rien à faire. Il faut voir le tableau. Tu le croirais pas. On est très au-delà de la plaisanterie. Parce que tout est y véritablement rouge. Mais à un point. Le sable, la végétation, la vermine que tu ne parviens même plus à distinguer de l'inerte, ta bagnole grise qui a changé de teinte et qui poudroie désormais façon Vermilion Sands, les nuages, de la rouille jusqu'à l'intérieur de ton froc, et jusqu'au coeur de tes draps de lits défaits, les nuits de brasier, et ça recouvre même la porcelaine du trône sur lequel tu t'assieds à l'aube, sans que tu puisses raisonnablement concevoir d'où pareille engeance peut bien provenir. Et dans la confiture de ton petit déjeuner continental aussi, et jusqu'au plus profond de ta conscience égarée. Du sanguin jusque dans le caractère de la fille aux cheveux carmin qui encaisse ta monnaie, dont tu perçois l'humeur tueuse par-delà ce sourire de Barbie mal embouchée qui n'a pas que ça à faire, parce que tu ne calcules pas assez vite en reais, en pesos ou en dollars. Et des rednecks qui pullulent à droite à gauche. À côté de ça, tu as des contrées, à l'autre bout de l'échelle, qui ne se parent d'aucune couleur dominante, des contrées presque absentes, qu'on pourrait qualifier de transparentes, mais dont l'éloquence s'exprimerait peut-être ailleurs, dans d'autres répertoires. Du moins c'est à supposer, et à espérer : personne n'aimerait à se rendre volontairement dans un pays totalement effacé ou vide de sens. De mémoire je pourrais t'en citer deux ou trois, malgré tout, peut-être même plus en creusant un peu, mais ce n'est pas le propos, on s'égarerait, et puis on ne voudrait vexer personne. Enfin, dernière catégorie, tu as des contrées, plutôt rares, qui réussissent le tour de force de s'imposer à toi d'une manière beaucoup plus vibrante et subtile, en tapant dans plusieurs registres en même temps, de sorte que la chose soit à la fois des plus complexes à analyser, et des plus laborieuses à esquiver, parce que ça te prend directement aux tripes, et à l'âme, et que ça te pompe tout ce que tu as de fluide vital en réserve : mélanges nébuleux de teintes - au pluriel, et de fumets, et de textures : le jaune paille caillouteux d'un sol desséché, admettons, associé au bleu désespérément lavasse, âpre, poussiéreux et bouillonnant d'un ciel sans pitié, mal intentionné et malodorant, peuplé d'esprits ailés prêts à se saisir de ton existence malingre au moindre faux pas de ta part. Cette histoire de couleur, qu'on soit au singulier ou au pluriel, ça te revient à la figure comme un boomerang à chaque fois que tu prends la décision d'aller te faire mettre à l'Ombre. Pas anodin, en tout cas. À chaque fois, tu y as droit. C'est à la fois ce que tu encaisses dans les toutes premières heures de ton errance, dès que tu traverses une frontière, passé les premiers instants toujours un peu pénibles de l'arrivée à destination, la confrontation d'avec les préposés à la sécurité, la douane, something to declare ?, les adminitratifs de bas étage, les regards soupçonneux, les coups de tampons sur le passeport, la luminosité différente, les cris au dehors, les odeurs, déjà ... ce que tu encaisses, donc, et aussi ce qui te reste en mémoire sur le long terme, quand tu y repenses, des années plus tard. Ce n'est ni l'aspect des bijoux de famille, de la couronne, du diamant, ou du collier de perles, ni la qualité intrinsèque d'une nuit de deux minutes, sans sommeil, que tu revois en première intention, tout ça, ça part très vite, très très vite, n'étaient les photos que tu peux toujours ressortir de leur boite à chaussures pour te rafraîchir la mémoire à l'occasion, mais la couleur du pays : c'est ça qui perdure. A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu, comme souligné jadis ; une sorte d'analogie. Mais ça resterait à démontrer, tout ça, bien sûr. Juste une théorie de plus, qui te circule entre les oreilles quand il fait trop chaud et que tu n'as rien d'autre à faire qu'à traînasser ; parce que depuis le temps que tu râpes tes bottes sur le bitume, on the road again, tu es toujours là à te lamenter, sans couleur qui t'appartienne en propre, tache irrésolue sur un fond de lavabo jamais récuré. Et encore. Alors, accréditer une théorie sur la puissance suggestive des couleurs ... dans d'autres pays, ben faudrait voir. Autre point de détail qui te turlupine ces dernières heures, dernière lubie, dernière théorie à la mode entendue en terrasse quand tu as fait un stop à Morón de Almazan quelques jours plus tôt, et dont tu ne parviens pas à te départir : à ce qu'il paraîtrait que la vie ne serait qu'un éternel recommencement. Éblouissante perspective. Tu l'as entendu dire là-bas. Tu ne causes pas castillan, d'accord, mais les types ont dérivé là-dessus pendant toute la soirée, sur fond de telenovelas, et de vidéos TikTok, alors forcément, au bout d'un moment tu as capté un minimum, tandis que tu avais le nez dans ton rioja, trois quatre bricoles, pas plus, les mots se ressemblent tellement, parfois, d'une langue à l'autre. Les intonations, les expressions des visages, le langage des mains. Ou du moins, tu as cru que tu avais capté quelque chose, et puis ton imagination aura suivi. Mais toi, tu n'y crois pas trop, à tout ça, en fait. À cette vaste blague selon laquelle la vie recommencerait encore et encore, toujours de la même manière. Tu écoutes, tu y repenses, mais t'y crois pas vraiment. Le genre métaphysique de garçon porcher imbibé à la Corona, à deux heures du matin, chez Miguel. Le milieu de la nuit, c'est l'heure où les garçons porchers deviennent causants, vu que le reste du temps, ces gars-là n'ont pas particulièrement le verbe. Faut bien qu'ils se lâchent à un moment ou à un autre, vu le sale boulot qu'ils se traînent, globalement. La mierda de cerdo, il faut bien que quelqu'un la ramasse. Sinon pas de lard dans tes haricots. Et pas de chorizo non plus dans ta poele. Merci les gars. Pour ce qui est des garçons porchers, et des types dans les abattoirs - c'est du pareil au même, justement, on s'y connait un peu, par ici ; ce ne sont pas les porcheries qui manquent. Enfin, pas exactement-exactement ici, vu qu'à vrai dire, dans le coin, on ferait plutôt dans le mouton. On est un peu trop haut dans la montagne pour le cochon. Mais c'est tout comme. Les porcheries, c'est juste là-bas en bas, à l'autre bout de la vallée, vers l'Ebre. Et je peux te dire que quand le vent vient de l'est, ce n'est pas précisément la fraise que ça sent. Le porc, c'est ludique et participatif, comme on dit. Le Miguel, soit dit en passant, il est malin : il s'est parfaitement intégré à l'économie locale quand il s'est installé. C'était mûrement réfléchi, l'emplacement de son bar à cuites, judicieusement installé au milieu de tout ça, entre le haut et le bas de la vallée, juge de paix ultime ; comme ça pas de jaloux, même si au début - c'est lui qui te raconte ça dans un français incertain, mâtiné de castillan dégradé et de catalan - c'était plutôt baston toutes les semaines. La guerre entre le porc et le mouton n'aura pas lieu. N'aura plus lieu. Le suin de brebis, à longueur de journées, de semaines et de mois, d'années, faut se le taper aussi. Un point de chaque côté. Donc, la vie qui ne serait qu'un éternel recommencement, t'y crois pas. Et pourtant, si tu prends le cas des mouches, par exemple, et bien tu remarques qu'il y en a toujours, toujours, là où ça se produit. Est-ce que ça en fait pour autant un éternel recommencement de la vie, les mouches ? Bonne question. Les mouches. Noires, bleues, vertes, marron, jaunes, avec des yeux globuleux à facettes qui t'observent de travers. Là-bas elle te sucent la moëlle, là elles te piquent le gras du bide, et ici elles te pompent la cervelle. Rien que leurs bzzz bzzz, jamais une minute de relâchement. Elles cherchent à se coller dans tes oreilles ou dans tes trous de nez. Partout, ça procède de la même perversion de la nature. Que tu sois tranquille à siester sur le zocalo, à El Tuito, Routa Federal 200, État de Jalico, en direction de Puerto Vallarta, une annulaire en vue sur le Pacifique, ou à buller à Mbembezi, sur la route de Bulawayo, Umguza Bar, après une totale d'enfer, mâtinée aux gospels, ou dans le désert, au Billabong Roadhouse, km 770, Highway 1, WA, dans l'attente de tu sais pas trop quoi au juste, encore une totale ? Mais une totale "à poissons", cette fois, au milieu des récifs coralliens ? Là-bas, sous l'eucalyptus d'en face, il y a deux stoppeuses qu'ont pas l'air mal du tout. Tu les prends ou tu les prends pas ? Et d'abord, comment elles sont arrivées là ? Et pourquoi leur chauffeur les a larguées ici, précisément, dans ce trou à rats perdu au milieu de rien ? Il n'y a qu'une route, nord-sud, au Billabong. Comment tu fais pour larguer deux filles en apparence sublimes en plein désert ? Va savoir. Tu te poses trop de questions. La route ça rend dingue. Et les mouches encore plus. Ou à Nafria de Ucero, altitude 1050m, Castilla y León, entre porcs et moutons. La distance au point d'origine ne fait rien à l'affaire. Seule l'arrivée compte. Comment es-tu arrivé-là, d'ailleurs ? Encore une bonne question. Le hasard de la route. Tu as dérivé de 500 km vers l'ouest en quatre jours. Rien de prévu à l'avance, le ciel seul en a décidé ainsi. Ou alors ? Alors quoi ? La quête de l'Ombre parfaite ? La folle théorie du moindre nuage, divisé par l'altitude de la bagatelle à la minute du maximum, en fonction du sinus de l'angle de l'azimut, versus le thermomètre, donné en Fahrenheit, à moins que ce ne soit divisé par le coefficient de Kellner à la puissance 3 ? Le sais-tu toi-même ? Quatre ou cinq maisons, admettons une vingtaine. Pas totalement touristique, la destination, tu en conviens. Cinq mille, dix mille moutons ? Quoi d'autre ? Qui d'autre que toi face à l'Ombre ? Mais pourtant, tu y es en ce moment même, à Nafria, c'est une certitude, et il faut assumer. Minuit au clocher du village, ou peu s'en faut. Quatre mille têtes de brebis vampires aux yeux rouges massées autour de ta monture, à la fraîche, justement, pendant que tu tentes d'aligner sur la polaire, c'est quelque chose, point de vue émotions, j'aime autant te dire. Mais au moins, à cette heure-là, les mouches sont-elles allées se faire mettre au pieu. La terre qui tremble sous leurs griffes d'ovins sans sommeil, et leur bêlements terrifiques de bêtes assoiffées, aux yeux qui ont déjà entrevu l'au-delà, et les sonnailles, les milliers de sonnailles qui te démontent les tympans. Sans compter la poussière que ça soulève, et le tapis de crottes que ça laisse. Ça défile pendant un nombre interminable de minutes. À tout moment la monture peut valser, et toi avec, et tu te ferais piétiner sans discernement sur un coup de panique de leur part, ou sur une fêlure de ton cerveau démantibulé. Et tu ne serais dès lors plus qu'une ligne dans le quotidien local, tandis que ta monture prendrait l'air et la poussière, ad vitam aeternam, les jambes en l'air, à s'enterrer progressivement sous les couches de sédiments. Un gringo acabó aplastado bajo una oveja de 16 000 patas; y eso que le habían dicho que no olvidara llevar un diente de ajo. Des bêtes qui passent, comme ça, sans berger ni chiens pour les contraindre, comme autant d'automates, ça pause question. En parlant de questions ... La situation présente pourrait presque se résumer à une ou deux problématiques bien senties : quand le prochain tourbillon de poussière va-t-il se produire encore, et surtout, quand le type va-t-il enfin se décider à bouger ? Non pas qu'il s'agisse-là d'interrogations fondamentales, au bout desquelles l'avenir de l'univers pourrait être remis en question, mais il faut bien passer le temps. Alors depuis le point du jour, tu as décidé de compter les tourbillons de poussière. Le vingt-et-unième, pour l'heure. Une idée comme une autre. Et de surveiller le type d'en face. Tu as remarqué que les bourrasques se produisaient toutes les dix à quinze minutes, et que ça pouvait t'aider à conserver une vague idée du temps qui passe, du style quatre ou cinq par heure, quarante ou cinquante par jour, dès fois que tu basculerais dans une autre dimension temporelle, faite d'immobilité et d'ennui. Et à avoir comme une sensation légère de fraîcheur, aussi, par moment. Il y a d'abord comme une sorte de vent du sud qui siffle entre les roues de la mécanique, qui pousse une sorte de chuintement sinistre qui va crescendo, qui vient pourtant à s'atténuer en de rares moments. Oui, un hululement, ce serait presque ça : un hululement. Un hululement qui, pour autant, viendrait à s'annuler totalement pendant de brefs instants, juste avant qu'une turbulence presque déchirante, un coup de taloche collé dans le paysage, ne survienne d'un coup, précédée de – peut-être – trois ou quatre claquements de porte lointains, quelque part à cent ou deux mètres de là, en arrière, dans la bergerie abandonnée, à moins que ce ne soit dans la ferme isolée, localisée là-bas, à l'autre bout du plateau caillouteux. Tu ne sais pas où ça se passe, pour en avoir le coeur net, il faudrait peut-être te lever, dresser une oreille et écouter plus attentivement, mais tu t'y refuses, tout est si lourd, si coûteux, il fait si chaud, si hot, et puis ça soulèverait peut-être des masses de mouches supplémentaires assez malvenues. Une turbulence qui soulève la poussière, donc, toutes les dix à quinze minutes, en une sorte de tornade d'une dizaine de mètres de haut, qui traverse le plateau du sud au nord. Enfin, poussière, poussière ; tu te dis que c'est de la poussière qui est soulevée, pour te rassurer, mais si ça se trouve, ce n'est pas de la poussière, mais plutôt des particules de crottes de moutons morts-vivants, va savoir. L'ensemble pouvant se dérouler sur une minute de temps tout au plus, avant que la situation ne s'inverse, avec un appaisement soudain du courroux atmosphérique, suivi du retour du chuintement sinistre dans la mécanique juste derrière. Vooouhhhhh, vooooouhhhhh, voooooouhhhhh ; ça fait vouhhhhhhhhh, dans le moindre interstice à l'intérieur duquel l'air peut se faufiler : entre les roues de ta caisse, dans les portières mal fermées, jusque dans les soupapes de ton camion. Vooooooouhhhhhhhhhhhh. Un hululement. Dix à quinze minutes entre chaque tornade, c'est une estimation, car tu n'as pas chronométré. Pour ça, il faudrait que tu lèves ton poignet gauche vers ta face de coffré suant, et que tu regardes ta montre, ou ton portable, ce qui te demanderait un effort, si petit fût-il, et qui plus est : tu t'en fous. Non, pas le portable : aucune connection. Trop de somnolence pour que ça ait véritablement de l'importance. La calima, il parait. Vent du Sahara. Le fait est que lorsque le vortex survient, une nette amélioration de ta situation se produit pour un court laps de temps, et ça te suffit. Là réside le principal, sinon l'unique attrait de la chose, qui justifie que tu essayes à minima d'anticiper la prochaine survenue du dust-devil. Les mouches se barrent, et le miaulement permanent qui te perce la cervelle te lâche la grappe pour quelques dizaines de secondes. Motivation, motivation. Tiens, si, après tout. Peut-être que ton portable te donnerait l'heure quand même, sans connection. Faudrait voir. Tu n'es plus certain de rien, depuis que tu es là. Ta vie décalée dans un ailleurs impalpable. Même pas TikTok pour te perdre dans l'insondable nullité du monde contemporain. La voix qui t'accompagne depuis une semaine également. La voix de Sentenza se casse pour quelques minutes. Il m'a donné mille dollars, et sais-tu pourquoi ? Tu le sais, n'est-ce pas ? Tu dérailles, mon pauvre gars. Le type est donc arrivé un peu avant l'aube, dans une berline noire plutôt racée. Ou une sportive ; tu n'y connais pas grand chose en bagnoles. Peut-être que c'est une Porsche. L'heure blafarde d'avant le début de l'attaque des dyptères, en tout cas : plus totalement opaque, la nuit, pas encore présente, la lumière du jour. Il t'a réveillé avec des phares arrogants qu'il a planté direct dans ta tronche de vampirisé aux black sheeps. Une bagnole noire assez tape-à-l'oeil, tout à fait incongrue dans ce désert de chaleur. C'est à peine si, un peu plus tard, tu lui as accordé plus d'un clignement d'oeil au travers de la vitre teintée, tandis qu'il manoeuvrait pour se coller juste devant ta position, avant de retourner à ta non occupation du moment – le demi sommeil. Pensant à un type de passage, venu achever sa nuit avant d'aller au taff, ou régurgiter sa corona dans les buissons, comme il pourrait tant y en avoir sur une route passante du même genre, dans une région de passage, tu as laissé tombé, et n'a pas investigué plus avant le paradoxe. Car la région ne l'est pas du tout : passante. Et la route encore moins. Qui plus est, la bagnole ne colle pas avec la clientèle porcine ou moutonnière de fin de nuit des habitués de chez Miguel. Plus de deux cent mètres de côté, la zone de caillasses dégagée, soit quarante mille mètres carrés, au minimum – combien en centimètres carrés ? –, mais le type est là, désormais, comme collé à tes basques, planté à seulement 15 mètres de tes relents de sueur et d'angoisses, à se laisser butiner par les mêmes mouches que toi, si ça se trouve, avec des insectes qui font l'aller-retour d'une bagnole à l'autre. Tu étais seul au milieu de ce rien du tout depuis la veille au soir, coincé au fond de ton apathie anhydre, et ça n'était pas plus mal, finalement. Avant la venue de l'autre. L'avant-veille tu avais aussi passé la fin d'après-midi ici, et la soirée, et c'est à peine si tu avais pu dénombrer le passage d'une fourgonnette de matériel agricole en quelques heures, et de deux voitures, dont celle blanche et verte du Sargento Sentenza, de la police rurale, avec lequel tu avais discuté un moment, un grand type un peu osseux, entre deux âges, buriné, avec une moustache du genre cynique, la stéréotypisation, c'est quelque chose, quand ça te prend comme ça, la stéréotypisation. Un individu que tu avais catalogué d'entrée de jeu comme antipathique, et possiblement dangereux, malgré un sourire de circonstance comme figé, appendu à sa moustache. Vêtu d'un trois-quart marron un peu crasseux et puant, malgré la chaleur ambiante, avec une chemise réglementaire mouillée d'auréoles de sueur, et affublé d'un chapeau noir élimé qui passe à peine sous l'encadrement de la portière lorsqu'il regagne sa voiture, et des intonations péremptoires, soulignées par un majeur droit amputé de sa dernière phalange, qu'il n'hésite pas à te coller sous le nez à chaque instant, oui on peut se garer là pour la nuit mais pas camper, amigo, pas sortir de siège, ni quoi que ce soit d'autre, sin fuego amigo, comme si faire du feu pouvait être une option dans les parages, tu te dis, comme si ça pouvait partir d'un coup, un feu, comme ça, l'incendie, jaillir de ton briquet pour dévaster le pays tout entier, alors que, entendons-nous bien, il n'y a que de la caillasse jaunâtre et crottée à perte de vue, en tout cas pas le moindre brin d'herbe à fumer à des kilomètres, ou quoi que ce soit du même genre. Même chez Miguel. Oui, le lendemain on pourra aussi y être, no problemo. Mais l'ennui, c'est que moi, je finis toujours le travail pour lequel on me paye, tu le sais, n'est-ce pas ? Sentenza. Sentenza. La voix de Sentenza dans ta tête depuis des jours, et des semaines, depuis que tu sais que tu auras ce rendez-vous inéluctable, ici même, avec l'Ombre. Et dans la bagnole du sergent aussi, maintenant, la voix. Et si ce n'était encore que ça, la voix de Sentenza, mais il y a aussi son affreuse bobine de déterré qui ne te quitte pas non plus. Sentenza. Mais maintenant, tu n'es plus seul face au sergent. Il y a ce type dans cette bagnole noire et sportive, qui est là, positionné en face, qui te surveille et te nargue et qui, tout comme toi, circonstance aggravante, est allongé à l'ombre de sa tire, comme prostré au fond de son coffre largement ouvert, également accablé de chaleur ; qui a enlevé ses grosses bottes à éperons de porcher ou de moutonneux, et les a balancées en dehors du véhicule, et dont tu ne vois rien d'autre que les pieds qui dépassent de la vitre, des pieds dédaigneux, avec des chaussettes blanches, que dans ton dérangement de l'instant présent, tu te prends à espérer propres, surtout, rapport aux mouches que ça ne manquerait pas d'attirer en sus, le cas échéant. Quand va-t-il se décider à bouger, ce type ? Depuis l'aube. Sans bouger, tout comme toi. Que veut-il, au juste ? Que te veut-il ? Toi et lui. Lui et toi. Depuis longtemps, tu aurais dû aller le voir, faire le premier pas, comme ça, sans arme, aller discuter le bout de gras, ou du moins essayer, en guise d'appaisement, mains levées au-dessus de ta tête. Mais maintenant, c'est trop tard. Vous êtes liquéfiés tous les deux et c'est une lutte sans merci qui s'est engagée. Le premier qui bouge un orteil se trahit et perd la partie ? C'est ça le deal ? Le premier qui dégaine descend l'autre ? C'est ça le marché ? Le premier qui sort un trépied est foutu ? Mais dans ce cas, ta monture, plantée au centre de l'arène depuis la veille. Au demeurant, que peut-il discerner de toi et de ta vie, le type aux chaussettes blanches caparaçonné dans l'obscurité toute relative de sa bagnole noire ? Distingue-il tes propres chaussettes noires qui dépassent du coffre ouvert de ton camion blanc ? Que peut-il savoir de tes buts et menées, de tes attentes profondes ? Sait-il pourquoi tu es là, à attendre cette sorte de fin del mundo pour touriste désoeuvré ? À te désecher là, plutôt qu'à t'humecter le fond du gosier chez Miguel – à supposer que le bar fût ouvert à cette heure-ci, ce qui est loin d'être prouvé ? Toi en noir et blanc, lui en blanc et noir, antithèse de toi-même ? Vos existences. Ton existence limitée à la couleur de tes chaussettes, limitée au sans couleurs de ton véhicule, existence qui ne serait elle-même qu'une manière d'abyme, ou un éternel recommencement sans but avéré ? Parce que, résister à l'adversité tant mal que bien, dans l'attente de pouvoir t'afficher in fine en lumineux vainqueur d'une Ombre à venir peut-il être sérieusement considéré comme un but dans la vie ? La chaleur t'accable et fausse ton jugement, il semblerait bien. La vie ne serait-elle finalement qu'un éternel recommencement ? Après tout ? Le noir de tes chaussettes peut-il seulement être envisagé comme une couleur, alors même que d'aucuns affirment sans hésitation que le noir ne résulterait que d'une absence de couleur. Absence. Absence ... Ce serait bien ton lot. Et le blanc, dans tout ça ? S'amuse-t-il, le conducteur de la berline noire, tout comme toi, à dénombrer les vortex de poussière à l'occasion ? À gober les mouches à temps perdu ? Ce serait trop simple. On ne se méfie jamais assez d'un type dans une berline noire, quoi qu'il en soit. Un type qui a des chaussettes. Midi. 35 degrés à l'ombre de ton coffre blanc. Et pas un nuage. La température qui monte inexorablement aide à tout prendre en mode suspense mou. Rien depuis l'aube, depuis l'intrusion de ce tas de ferraille noir dans ton paysage. Et puis soudain, sans crier gare, en cinq minutes, deux nouvelles bagnoles. News ! La police locale a fermé El Mirador, le belvédère à touristes situé dans le Parc Naturel d'à côté. À peut-être vingt ou trente kilomètres de là, c'était un point de visibilité tout naturel, localisé en altitude, où tous les gens du Pays, les moutonneux comme les porchers, comptaient se rendre au moment voulu. Rien d'extraordinaire : une grosse montagne en face, aucun horizon véritable, mais néanmoins, un point d'observation crédible pour beaucoup, avec peut-être une centaine d'emplacements sur une passerelle métallique, plantée au bord du vide, instable et tremblante au moindre déplacement de chairs – sinon branlante, dans la broussaille, sans possibilité d'allonger les jambes d'un trépied, avec des flics nerveux tout autour, qui balancent des prunes pour un oui, pour un non, pour une chaussure en dehors du chemin, pour une cale ou deux placées sous les roues d'un camping-car, ou dix minutes de stationnement en dehors de l'heure légale, en fin de journée. À dix heures, le Sergent Sentenza a décidé de bouter les touristes hors du mirador et de renvoyer tous les nouveaux venus ici, à Nafria, un terre plein granuleux et encrassé, posé au centre de la Castille, sur le trajet de l'Ombre. La raison pour laquelle te voici désormais transformé en agence de renseignement annexe pour la police rurale : oui, c'est bien ici, non, il n'y a aucune autre aire observable sérieuse à 40 bornes à la ronde, j'ai fait le tour hier, oui, ce sera parfaitement visible de là, entre ces deux ridicules petits buissons qu'on voit là-bas, tu esquisses un geste un peu las et transpirant en direction de la végétation rabougrie en question, oui on peut passer la soirée ici, tu répètes ce que le sergent Sentenza t'a martelé la veille ou l'avant veille, oui, une vidéo au smartphone, ça le fait facile, non, le capteur ne risque rien, oui, un millième de seconde ou un cent-vingt-cinquième avec ton appareil automatique, t'inquiète, ça marchera tout aussi bien, non, c'est pas trop dangereux la nuit, sauf si tu tombes sur un troupeau de brebis mortes-vivantes, non on ne sait pas qui est le type dans la grosse bagnole noire, ni ce qu'il veut, oui c'est inquiétant, je sais bien, mais c'est comme ça. Le tout, avec force gestuelle et mimiques, car tu ne causes pas un mot de spanish, à peine si tu sais ce que signifient olé et sangria, et ton anglais est plus pitoyable encore que le leur. Il y a pourtant comme un air de gratitude dans leurs regards, à la fin de la conversation, leurs sourires et leurs remerciements, leurs doigts croisés, la quasi larme que tu aperçois au coin de son oeil à elle, qu'elle ne peut s'empêcher d'écraser d'un doigt qu'elle espère discret, sont sincères et chaleureux. Tu leur a apporté l'espoir d'assister à l'instant crucial, celui-là même que le Sergent Sentenza leur a volé en leur refusant l'accès au mirador une heure plus tôt. Ce n'est pas grand chose, mais c'est beaucoup pour ce jeune couple tout tatoué, et de rose vêtu, et pour cette mère de famille presque désespérée d'avoir traversé le pays du sud au nord pour rien, au volant du vieux break rouillé. Pas loin de mille bornes. La région est montagneuse et boisée, austère, les routes peu nombreuses et peu sûres, et pleine de moutons, avec de relents de cochons, et la plupart des points d'accès à la nature défendus par une Guardia Civile armée jusqu'aux dents, qui n'hésiterait pas à faire feu sur le moindre desperado aperçu, s'il le fallait, bottes à éperons ou pas. Sans compter les bandoleros et les types des abattoirs. À moins de refaire une centaine de kilomètres dans l'autre sens, au travers du pays des garçons porchers, et puis, de là-bas, reitérer la quête illusoire d'un parking bien situé, avec vue, le tout en quelques heures à peine, sans compter d'éventuels nuages qui pourraient toujours revenir histoire de te le mettre bien profond, si d'aventure. Nul espoir dans ce pays de couleurs et de textures, autant que d'odeurs déplaisantes, où le moindre chemin de traverse est désormais interdit d'accès. Tandis que tu soumettais péniblement ton castillan à l'épreuve du feu, le type dans la bagnole noire n'a pas bronché. À peine s'il a modifié la position de ses pieds. Le gauche par-dessus le droit, désormais – des fourmis dans les orteils. Immatriculé en Espagne, il aurait pu venir à ton aide, lui qui connaît très probablement la langue. Quatorze heures. 41 degrés à l'ombre, sans aucune ombre au tableau. Depuis quelques minutes, profitant d'un appaisement certain des conditions atmosphériques, ou d'une aggravation, pour selon, une bande de vautours - sont-ce bien des vautours, et sont-ils vivants ? - survole la scène en quête de possibles bonnes affaires à réaliser. Sept-cent-vingt-huitième tourbillon de poussière au compteur. Le vent a molli, les dust-devils se font moins fréquents, à mesure que la touffeur se fait plus écrasante. Il te vient à l'esprit que la poussière elle-même pourrait en être venue à répugner à l'idée même de se soulever. Poussière, poussière, avez-vous donc une âme ? Autre questionnement d'importance : penser à rationner l'eau ; tu te l'étais déjà dis la veille, mais cette fois-ci, l'affaire devient sérieuse, et tu n'y couperas pas. Rhâaaaahahahaha ! Héhéhéhéhéhé. Blondin, Blondin. Tu continues ton bain de Soleil. Tu as soif, Blondin ? Héhéhéhéhéhé ! Tu veux de l'eau ? Ben vas-y, bois, Blondin ... Rhâaaaahahahahahahahaha ! Les voix s'entremèlent dans ce qui te sert de tête. Celle de Sentenza, et puis celle de Tuco, désormais. Relire le Quichotte, dans la traduction de Damas Hinard, édition d'époque, en deux tomes de cinq cent pages, caractères 8, interligne 0.1. Quoi d'autre ? Même tourner les pages t'est pénible. “O princesse Dulcinée, dame souveraine de ce coeur captif ! Daignez, daignez, ô ma dame ! Daignez, daignez ...” A ces sottises, il en ajoutait d'autres de même genre, toutes à la manière de celles que ses livres lui avaient apprises, imitant de son mieux leur langage. Et cependant il cheminait si lentement, et le soleil montait si vite et avait tant de force, que cela aurait suffi pour lui fondre la cervelle, s'il en eût conservé quelque peu. Dix-sept heures. 39 degrés. Il t'apparaît que, dans son infinie mansuétude, le Soleil a finalement consenti à infléchir sa trajectoire, en cette fin d'après-midi, pour tendre vers un horizon certes encore un peu hypothétique, mais néanmoins plausible. Te vient alors l'idée de bouger quelque peu, de te débarrasser, s'il est possible, de ce voile d'accablement qui t'encroûte, peu importe les vues du type aux chaussettes blanches, après tout, toujours claustré dans son fardier, chacun sa vie. Il peut bien faire ce qu'il veut, qu'est-ce que ça peut bien te faire ? Étendre les jambes, et surtout – surtout – envoyer ces foutues mouches se faire voir ailleurs. Il faudra bien, de toute façon, sortir ta quincaillerie et l'installer avant le rendez-vous contracté, sauf à constater que tu auras encore fait toute cette route pour rien. L'alignement des planètes, tout ça. Vaste foutaise. Des amis à visiter. Un couple de Grecs dont tu as fais la connaissance il y a quelques jours, dont il t'a semblé apercevoir le van miroiter de nouveau, depuis un moment, à l'autre bout du plateau, du côté de la ferme inhabitée. Ils seront arrivés à la faveur de l'abaissement tout relatif de la température. Ils auront mis en station un clone du fameux ETX de jadis, un vieux tromblon un peu poudreux, sur une monture de fortune dont la motorisation vient de crier grâce, une optique simple mais qui a amplement démontré son efficacité au fil des décennies. L'image tremble un peu, mais elle est fantastique de netteté. À ton retour, c'est l'effarement. En quelques minutes, l'esplanade s'est emplie de façon inconcevable. Plusieurs dizaines de bagnoles. C'est à peine si tu peux encore te frayer un passage jusqu'au trépied que tu as installé, qui est sensé marquer le centre des hostilités, les quelques acres de caillasses crottées dont tu t'es arrogé la propriété il y a deux jours, où tu te prosterneras peut-être, comme tous les autres, si l'Ombre condescent réellement à se donner en spectacle dans quelques dizaines de minutes, ainsi qu'elle a promis aux Ibériques, depuis des millénaires, de le faire. 19h34 et 32 secondes. C'est l'heure. La ronde des longs manteaux a commencé. La frénésie accélère. La voix du dénommé Tuco, Benedictio, Pacifico, Juan, Maria, Ramírez fait une nouvelle apparition, supplantant celle de Sentenza, qui joue les matadors là-bas, sans doute, dans son mirador, en accablant les foules. Blondin ... Blondin ... Écoute, Blondin ... Des marchands du temple. Une foule bigarrée de tous âges et de toutes complexions, des baby-relax, des ballons de foot, des fauteuils de camping, des plaids comme à la plage, une armée de trépieds - frêles - supportants jumelles et smartphones, des appareils photos achetés pour le mariage de tante Stella, quelques téléobjectifs – peu nombreux, des perches à selfies, des smartphones en pagaille, des smartphones, un ou deux petits réfracteur chinois, partout des lunettes éclipses sur des visages benoîts ou hilares, des perches à selfies et des smartphones, pourquoi pas des boules de pétanque en plastique, et des parasols, des glacières, avec de la corona bien fraîche, l'apéro et les rires, des cris de joie et des plaisanteries dans une demi douzaine de langues au moins. C'est un fait, la bagnole noire est vide, présentement. Un rapide coup d'oeil vers la droite t'a permis de t'en assurer. L'homme aux chaussettes blanches, dégagé de sa torpeur depuis quelques minutes, se sera extirpé de son tombereau et levé, imposant sa formidable stature à l'assemblée. En l'espace d'un instant, la nuée de badauds aura quitté le secteur, comprenant sans doute qu'il était de son intérêt de ne pas s'attarder au-devant du champ de tir, au moment où le duel allait s'engager. L'arène est à vous, maintenant. À lui, à toi, au sergent Sentenza, à Tuco, et à l'Ombre. Pendant une seconde, vous vous êtes toisés du regard ; vous vous êtes jaugés pour la première fois d'une oeillade inquiète – autant qu'il est possible en pareilles circonstances ; avec avidité, un rictus aux lèvres, un sourire peut-être. Puis vous avez fourbi vos armes. Que le meilleur descende l'autre. Tandis que tu écouvillonnais ton apo de 90 mm, à f5, et l'approvisionnais, un 650D introduit dans sa lumière, prêt à bouter le feu à la charge, un objo de 55 disposé en appoint à main gauche, l'homme dégainait un canon scié d'au moins 600 mm de focale sur 6D, qu'il installait sur un trépied carbone à très large assise, disposé sur le capot de son tas de ferraille ; gonflée, la solution, mais efficace, stabilité assurée. Le duel allait être serré. Très serré. Dans la plaine en contrebas, loin vers l'Occident, d'instant en instant, le paysage s'est comme obscurci, réveillant de vieux démons tout étonnés, provoquant de facétieux esprits par-ici, titillant des spectres endormis de longue date, dans des nécropoles abandonnées depuis longtemps. Depuis Sad Hill, le cimetière aux cinq mille tombes, situé à quelques kilomètres de là, en direction de l'ouest, dans ton 283, l'azimut exact depuis lequel surgira l'Ombre, une mélopée se fait entendre, un concerto pour trompettes et cordes, El triello, au milieu des croix disposées en cercles autour de l'esplanade centrale, ténue d'abord, puis lourde de sens et sévère ensuite. Le Morricone au plus haut de son art. Et puis les applaudissements des centaines de spectateurs installés là-bas, qui t'arrivent par vagues discrètes, qui ont un peu d'avance sur toi. Le ciel n'est pas bon, à dire vrai. Pas bon du tout. Depuis des semaines, l'Espagne et la Navarre sont la proie des flammes, qui s'envolent au firmament, en fumée, par dizaines de milliers d'hectares à la fois, bouchant les espaces aériens, ajoutant au dramatique de la situation. La frange horizontale est crasseuse, vaguement blanche, peut-être un peu roussâtre, quand bien même l'altitude locale dépasserait le kilomètre. Pourtant, des ombres bougent depuis quelques minutes, c'est indéniable. Des fantômes s'agitent. Le peuple des mouches est sidéré, qui cesse de bouffer l'assistance. Les pieds aux chaussettes blanches se crispent, les bottes aux éperons dansent la gigue, et les mains de Tuco tremblent, prêtes à se crisper sur la gachette du flingue. Le Sergent Sentenza, a quitté sa bagnole, et son mirador, et sa montagne, pour entrer dans l'arène et honorer le rendez-vous. 20h28 et 16 secondes. Une minute avant le bonbon. Dans le ciel, le solitaire, énorme, brille d'un éclat rouge orangé inusité, à seulement une hauteur de corde de pendu au-dessus de l'horizon, tandis qu'une chevelure couleur d'or tend à apparaître sur un fond de ciel bleu sombre un peu hésitant, presque verdâtre. La foule est aux aguêts, le souffle suspendu. Soudain, un tumulte enthousiaste monte des environs, où cent à cent cinquante voix - moins qu'à Sad Hill, et des applaudissements, et des vivas, et des coups de sifflets, s'ajoutant à celles des âmes damnées, viennent clamer l'approbation générale. SETnC. SETnC. SETnC. Le soft sensé contrôler tes caméras a foiré d'entrée de jeu. Tu avais deux vieux APN bien dociles à contrôler, seulement deux, l'un derrière la lunette, l'autre en mode paysage, plan large, sur un trépied indépendant, était-ce si compliqué que cela à concevoir ? Avec deux scripts différents. Pas la mer à boire, et pourtant. D'autant qu'ici, la mer … Tu avais testé l'opération plus d'une douzaine de fois, avant le voyage, en mode répétition, en mode temps réel, et ça avait toujours fonctionné. La config t'avais obéi au doigt et à l'oeil. Un PC, une config, c'est fait pour ça, non ? Obéir ? Et pourtant là, dans l'instant réel, sous l'Ombre : la malédiction. L'ordinateur qui refuse de reconnaître ton second boitier, et puis les deux, même après reset. Quelques mots sévères en apparté, deux-trois coups de fouet balancés en mode hacker au PC récalcitrant, histoire de bien te faire comprendre, et malgré tout, la bête qui finit par se rallumer, acquiescer et repartir à l'assaut du ciel. Avec une seule caméra. Pas deux. L'enflure. Le duel qui part en sucette avant même d'avoir commencé. Tu as bien perdu une douzaine d'images de la partielle, dans l'escarmouche. Ton script qui démarre avec 45 minutes de retard. Mais après tout, sous l'Ombre, la partielle, ce n'est pas véritablement ce qu'on regarde, non ? Tous ces gens, là, devant, derrière ... Ils ne sont pas venus pour mater une partielle. Tu te répètes ça en boucle, moitié pour te remonter, moitié pour aller de l'avant, parce que l'erreur ne t'est plus permise désormais. Il te reste la mitrailleuse de 90, à 450 mm, plus de trois cent images attendues en quatre minutes, et la gachette manuelle au 55. Ça va passer. Tant pis pour le spectacle. Il faut que ça passe. Il en va de ta vie et de ta santé mentale. La piste de poussière, terminus le Pays Jaune et Bleu, n'autorise aucune autre conclusion. SETnC. SETnC. SETnC. C'est toi ? Sentenza ? C'est bien toi ? Sentenza ? SETnC ? C'est toi ? SETnC ? Sentenza ? La voix nasillarde et péremptoire est revenue. Celle du sergent. Tu penses à elle, et elle revient. La voix. C'est comme ça. Qu'est-ce qu'il faut y faire ? Ah j'oubliais, il m'a donné 1 000 dollars, et sais-tu pourquoi ? Pour que je te tue... Mais l'ennui c'est que moi, je finis toujours le travail pour lequel on me paie, tu le sais n'est-ce pas ? Hahaha ! 20h 29 et 20 secondes. Le dernier diamant s'est éteint, ne reste plus maintenant que cet énorme Oeil terrifiant dans le ciel - la foule est terrifiée, dont les paupières orangées ondulent au son du concerto pour trompettes. C'est noir et c'est rouge, et c'est orange, bleu et vert, monstrueux et injecté de protubérances roses fantastiques et terrifiantes, dont l'une, bubon phénoménal, te semble prête à crever, en bas à gauche, et à infecter la foule de ses humeurs méphitiques, la horde des observateurs avalée par le drame, qui s'est tue en une seconde, après l'arrivée de l'Oeil, et demeure prostrée, maintenant, dans l'attente de la suite. Et il y a ce gigantesque voile sombre qui traverse le ciel du nord au sud, passant lentement de la droite vers la gauche, qui participe sans nul doute de la tétanie de l'attroupement. Derrière toi, un enfant qui braillait à tue-tête, jusqu'à maintenant, que l'éclipse n'avait pas réussi à interpeller, était-ce l'heure de son biberon, il braillait, la démarche encore mal assurée, était-il tombé dans les caillloux, il braillait, braillait et braillait sans fin. Espérait-il le réconfort de sa mère après un sommeil trop court, dérangé qu'il avait été par la survenue de la soudaine et immense clameur ? Un enfant qui pleurait s'était tu brusquement, sans autre avertissement, le regard finalement happé par le Trou dans le ciel, qui accaparait toutes les attentions sur l'esplanade. L'Oeil noir. Les cris des vautours au zénith, et l'Oeil démesuré, et scrutateur, qui était maintenant au-dessus de la tombe d'Arch Stanton, et regardait le duel. Le monde se divise en deux catégories, dit-il : ceux qui ne se sont chargés que d'une paire de lunettes éclipses, et ceux qui creusent leur tombe avec la technologie. Toi tu creuses. Et puis le rideau funeste dans le ciel trépasse. Deux ou trois coups de feu. Ou des pétards. Des applaudissements. L'Oeil cligne une dernière fois des paupières, et le jour revient en un instant, tandis que la foule en délire ovationne. Lentement, la minute d'après la fin du combat, tu te vois fendre l'attroupement compact, qui se congratule, qui rit aux larmes, et commente bruyamment, une canette à la main. L'homme aux chaussettes blanches est à deux pas, maintenant, encore deux pas. Bientôt vous vous serrez la main, et vous vous tapez dans le dos, comme si vous aviez fait vos Humanités ensemble et ne vous étiez pas quittés de trente ans. Ses images de la partielle sont étonnantes de netteté, celles du diamant et de la totalité, surtout, sont tout simplement stupéfiantes de contraste, avec un piqué absolument ahurissant, et une limpidité que tu n'aurais pas pensé concevable, en dépit de l'évident mauvais esprit de collaboration dont a fait preuve l'atmosphère dans les minutes précédentes. Si tu ne les avais pas là, sous les yeux, offertes à ta concupiscence exacerbée, ces images, tu ne pourrais tout simplement pas croire en leur véracité. Tellement plus fortes que les tiennes, avec un niveau de détails dans les protubérances, sans commune mesure avec aucune photographie d'éclipse que tu as pu contempler ces dernières années. 600 mm. Il t'a bien eu, en vérité. Il a bracketé en semi manuel comme un fou pendant une centaine de secondes, mais il t'as bel et bien descendu la tronche. C'est toi qui git au centre de l'arène, comme cloué sous la mitraille. Ton apo de 90 n'a pas tenu la route face au canon scié de l'homme, voilà tout. Son tromblon était meilleur que le tien. The winner takes it all, tu t'entends lui dire – vieux relents de pop désuets ressortis pour l'occasion, ton répertoire d'anglais un peu restreint. Crucifié, tu as tourné les talons, quand le type te rattrape. Hey, amigo … ¿ Me enseñas tus imágenes ? Hey, mon pote, j'ai pas de motorisation. J'ai shooté au 1/100ième au maximum, j'ai presque rien vu de l'éclipse. Tu me fais voir tes photos ? Frénétiquement, vous visionnez d'abord une vidéo obtenue au smartphone ; l'Ombre est là, ainsi que la tenture dans le ciel. Puis tu manipules des boutons, tu tournes compulsivement des molettes, et vous découvrez les images, que tu avais fait défiler un peu négligeamment juste après la totalité, sans les détailler vraiment, sous la prunelle étonnée et émue du conducteur de la voiture noire, qui ne peut s'empêcher de tonitruer, de vociférer, et de s'extasier à l'apparition de chaque nouvelle vignette, comme tu l'avais fait l'instant d'avant, en découvrant les siennes sur le petit écran flatteur de son 6D. À dire vrai, tes images ne sont pas vraiment excellentes, ni mauvaises, mais elles se dissolvent dans votre corona, et font votre nuit. Les éclipses n'existent réellement que dans la tête des grands enfants qui y croient, et qui sont assez fous pour aller les visiter, là-bas, tout au bout de la route, mouches ou pas. Comme dans les films des frères Coen, toute ressemblance avec des personnes ou des événements existants, ou ayant existés, serait purement fortuite.
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  15. je rajoute pour avis et pas forcement pour donner une préférence à l'un ou l'autre un traitement effectué avec les outils syqon. n'hésiter pas a donner votre avis. bon ciel
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  16. Voici une nouvelle image réalisée le 23 septembre 2026 avec mon CPC925 et une caméra Altaïr GPCAM3 462M équipée d'un filtre Astronomik pro planet BP642. Les dômes de Marius constituent une vaste région volcanique située à l'ouest du cratère Marius (41 km de diamètre), dans l'immense plaine sombre de l'océan des Tempêtes (Oceanus Procellarum). Cette région regroupe la plus grande concentration de dômes volcaniques lunaires, avec plus de 300 formations répertoriées. Notez la présence d'une belle rainure également, il s'agit de Rima Marius. https://planetes-au-telescope.blogspot.com/2026/09/le-grand-champ-de-domes-volcaniques.html
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  17. Soleil Picard du VENDREDI 25 Septembre 2026 - Images souvenirs - HA & CaK - - Ha ==> Heliostar 76 + Asi 585mm - Calcium ==> Evostar 80EDX + Asi 183mm + Antlia Cak 5 Encore une superbe journée estivale - Pas un nuage de la journée 29° * Acquisitions de ce matin ==> CLIQUEZ les images pour une meilleure résolution
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  18. Hello, Je continue mon exploration du SHO, avec une belle nébuleuse repérée sur Astrobin. Du bon signal avec les 3 filtres, ça me plait bien NGC 1491 est une nébuleuse en émission située dans la constellation de Persée. NGC 1491 une région d'hydrogène ionisé. Cette nébuleuse a été découverte par l'astronome germano-britannique William Herschel en 1790. La nébuleuse tient sa coloration rouge foncé en raison de nombreuses étoiles massives (telles que BD+50 866) intégrées dans NGC 1491, produisant de grandes quantités de rayonnement ultraviolet et ionisant l'hydrogène gazeux qui constitue la nébuleuse. Lunette Skywatcher Startravel 120/600 @ 600mm f/d 5 Caméra QHYminicam8 mono Monture HEQ5 kit courroie Rowan Autoguidage via lunette guide 60/270, Asi290mm / PHD2 Acquisition NINA SII 32 x 240s Ha 43 x 240s OIII 38 x 240s Mode Linearity HDR Gain 9 offset 100 T° -10°C Pré-raitement Sirilic/Siril , Pixinsight. SetiAstroSuite Pro, Astromax Studio Une brute de 240s filtre SII: Une brute de 240s filtre Ha: Une brute de 240s filtre OIII:
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  19. Bonjour Apres avoir acheté le moteur de @svelters j'ai pu ouvrir le boitier, -vérifier qu il était câblé à la"japonaise", - prié qu'il soit pas passé sur un bloc alimentation européen, - dessoudé et inversé les files d'alimentations, - ajouté une diode de protection - et Go ! et la miracle , ça fonctionne !! Donc la belle Carton CST-80KU sur la belle monture SuperNova ont eu 2 jolie cadeaux: la cde moteur d'origine: CXD-I + son Viseur Polaire : S-2411 Pour info le moteur est en prise directe sur l'AD, la monture a une couronne de 180 dents @+ quelques photos du boitier en + :
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  20. Hello, la version 1.9.5 de Pixinsight est sortie cette semaine. Comme à chaque fois il y a différentes petites choses plus ou moins intéressantes mais cette fois il y a deux points importants. Le premier, suite à différents points techniques dont je vous épargne les détails parce ce que je n'y connais rien, la vitesse de traitement est fortement augmentée et notamment le script de prétraitement. Le deuxième, l'ajout d'un premier module à base de Machine Learning (IA si vous préférez). Ce module est destiné à la réduction de bruit, comme fait le fameux NoiseXterminator. L'équivalent de BlurXterminator pour la déconvolution, et StarXterminator pour le retrait des étoiles est dans les tuyaux. Bref, j'imagine que vous savez déjà tout ça. J'ai fait quelques petits test pour voir. WBPP, vitesse de prétraitement Avant d'installer la mise à jour j'ai lancé deux prétraitements avec la version précédente (1.9.4). Une fois la mise jour effectué j'ai relancé les même prétraitements pour comparer les vitesses d'exécution. De ce que j'ai compris c'est encore derrière Siril en terme de vitesse pure, mais c'est beaucoup plus rapide, et pas de quelques pourcents ! Première image, Sh2-157, 46 images. Les master darks et flats étaient déjà prêts avant les tests. 1.9.4: 10mn52s 1.9.5 : 4mn40s soit 2.3x plus rapide ! Deuxième image, avec une vue de la comète 220P/McNaught (non publiée). 1.9.4 : 8mn03s 1.9.5 : 3mn21 soit 2.4x plus rapide, c'est cohérent avec le résultat précédent En parcourant le net j'ai trouvé des comparatifs similaires avec des quantité de brutes beaucoup plus importants et des gains eux aussi plus important (jusqu'à 3x plus rapide). Donc l'amélioration est vraiment significative. Là je suis en qualité max avec notamment le LocalNormalization qui était auparavant extrêmement gourmand pour un gain parfois minime. Plus de raison de s'en priver maintenant. La vitesse de prétraitement n'a jamais été un point critique pour moi, maintenant pour ceux qui font de la pose courte et/ou on de grosse quantité de brutes ça commence à devenir intéressant. MLDenoise, le module de réduction de bruit Après avoir refusé pendant des années d'intégrer des modules à base de machine learning l'équipe à fini par se rendre à l'évidence : ces outils sont extrêmement performants par rapport aux solutions purement algorithmiques. Résultat, un premier process destiné à réduire le bruit, comme NoiseXterminator le fait si bien depuis plusieurs années. On peut aussi citer DeepSNR qui est top, GraXpert ou la suite de SetiAstro. Cette première mouture fonctionne très bien mais il y a quelques limitations, surtout quand on est habité à NXT. Pour bien fonctionner l'image doit être linéaire et toujours avoir ses étoiles. Si l'image n'est pas linéaire et/ou starless le process peut parfois fonctionner, mais souvent il va laisser une zone non traitée en plein milieu. Officiellement c'est lié à la façon dont le modèle est entrainé, mais à mon avis ça sent plus le bug qu'autre chose. Petit test avec un soupçon de rigueur mais pas trop non plus, c'est vendredi soir. Je suis parti d'une image RGB obtenue avec une caméra mono (IMX183). Il y a entre 19 et 21 brutes de 5mn par couche, soit 1h35 à 1h45. Le prétraitement est réalisé avec WBPP en drizzle 1x. L'image est passée à la moulinette BXT avec correction des étoiles sans réduction et augmentation du fond avec la valeur par défaut (0.5). Les couleurs sont calibrées, et le gradient retiré. Je compare le résultat de MLDenoise avec la valeur par défaut (0.9) sans utiliser l'option de masque, NXT avec toutes les valeurs à 0.9 et 5 itérations, la version originale et enfin une image de référence glanée sur Astrobin. Cette image de référence permet de vérifier si les détails que l'un ou l'autre des outils sont "réels" ou non. Les gifs sont des extraits resamplés en 2x pour bien mettre en évidence les détails, j'espère que l'affichage sur le site sera correct. Original VS MLDenoise : Original VS NoiseXterminator : MLDenoise vs NoiseXterminator :
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  21. Chouette tir Seb !!! Et une de plus postée avant moi lol....(je suis trop à la ramasse niveau traitement.....)
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  22. Ah oui, le diamètre ça a du bon quand même Je regarde plus le Quintet de Stéphan et l'arrière plan que la SN... Belle prise 👏👏👏 Peux-tu nous donner les paramètres de prise de vue?
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  23. Bonjour. Lune à 86% mais derrière une maison ? Allez je shoot ! CTB1. C9 Hyperstar F/1.9 P1 294 Couleur Antlia RGB Ultra 2 150 x 120 secondes IC 63. Configuration identique à CTB1. J'ai laissé le halos, car je trouve qu'il s'intègre bien dans l'ensemble.
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  24. Eh ben tu as bien fait 👍Très belles images 👏👏👏 Un peu pareil chez moi en ville sur ma terrasse, j'ai la Lune qui se lève derrière un immeuble de cinq étages donc ça me "protège" jusqu'à ce qu'Elle arrive au méridien et pendant ce temps je shoote vers l'Ouest, Sud/Ouest). Mais bon... le ciel profond c'est quand même mieux sans la Lune, hein? 😉
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  25. Salut Nico Je trouve la version très belle Si tu penses que via Narrowband normalisation, cela passe pas, tu peux tenter la Perfect Palette de Seti Astro il te propose différentes versions Mais pour cela, il te faut ajouter ce lien dans les repositories et faire un update dans Pix https://updates.setiastro.com/ Et si c'est toujours le cas, si cœur cramé, tu peux tenter de faire du HDR Tu fais un range selection puis HDR multiscale transform pour décramer
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  26. C'est un peu la boulangerie des centres commerciaux vs la boulangerie artisanal. Après, les gens sont libres de choisir.
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  27. Salut Gégé, non je suis au foyer, pas de réducteur ou applanisseur, donc à f/d 5. Avec le champ réduit du capteur, les déformations sont peu visibles. Les filtres SHO sont ceux d'origine du pack, en 7nm.
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  28. Seb Essaie ceci Vas là dedans : https://github.com/setiastro/setiastrosuitepro/releases Prends la dernière version, télécharge la Mais avant tout, désinstalle tout ce que tu as sur ton PC au sujet de Seti Ne laisse aucune trace, ensuite installe la dernière version cela a fonctionné pour moi
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  29. Bonjour à tous, Débutant complet en astrophoto, je souhaiterais profiter de vos avis éclairés pour commencer sur de bonnes bases 😊 Il s'agit de ma première photo, le résultat me semble pas si mal pour une première mais il y a plusieurs choses qui me tracassent. Et je veux pas prendre de mauvaises habitudes ! Téléscope : Skywatcher PDS 150/750 Monture : EQ5 pro goto APN : Canon 550D défiltré partiel LPF-1 Correcteur de coma MPCC Baader Mark III Pas de filtre Bortle 5,5 76 poses de 45", à l'intervallomètre, pas d'autoguidage 30 darks, 21 offsets, 21 flats Prétraitement manuel dans SIRIL Pas d'extraction de gradient ni sur les brutes ni l'image empilée (rien qui me sautait aux yeux et surtout comment faire quand on a quasi pas de fond de ciel..? 😅) Etalonnage des couleurs par photométrie Starnet Puis sur la starless étirement avec GHS Débruitage (un peu sur GIMP et sur Siril) Augmentation de la saturation (trop ?) Recomposition dans Siril Mes questions : cette teinte globale très magenta/bleue c'est normal pour cet objet ? J'avais fait un premier traitement sans Starnet et c'était moins marqué je crois Et je suis sûr de ne pas avoir utilisé la réduction du bruit vert dans siril J'ai tenté de refaire la balance des couleurs dans Gimp en tirant un poil vers le vert et le jaune, ça fait un peu plus naturel mais en même temps je veux pas trop trafiquer les couleurs Mes aigrettes y a un souci non ? Surtout le halo asymétrique. Problème de collimation ou des branches de l'araignée ? Ou le backfocus (normalement c'est bon je suis à 55mm) ? Et sinon je suis preneur d'absolument toutes les remarques et critiques ! Merci beaucoup ! 😁 Sam
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  30. Hello Seb, Elle est superbe cette image, la première me plait énormément, il y a de beaux détails, ca donne bien pour une lunette Startravel, tu as mis un aplanisseur de champs ? As tu garder les filtres d'origine de la minicam 8 ou tu as acheté les 3nm, au vu du diamètre de 120mm ca faudrait peut-être le coup, sauf le prix - oupppsss madame, mais il te reste de sauter du haut de ta commode IKEA pour mieux séduire !!! M'enfin tu me comprends !!!
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  31. Hello, J'aime bien la palette mais effectivement pas trop de différence entre la HOO et la SHO... C'est que la palette de base devait bien te plaire et que tu n'as pas voulu trop t'en éloigner ! Belle image en tout cas ! jb
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  32. Bonjour. Quelques reprises d'anciens shoots mais traités avec de nouvelles méthodes. Voici donc Sh2-132. Ancien. Nouveau WR 134 Avant Après OU 4 / SH2-129 Avant. Après.
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  33. Oui pour la SHO, je suis parti de la HOO et j'ai ajouté la couche SII en mode "doré" avec ImageBlend, ça apporte le côté doré du SII. Et c'est vrai que ma version HOO n'est pas très rouge/bleue que l'on voit habituellement J'aimais bien comment l'image prenait de la couleur, j'ai continué comme ça, j'aime bien le rendu global Et il est vrai qu'en HOO et SHO on peut avoir mille versions (surtout avec un daltonien)
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  34. Salut Seb Bien belle ! @gadac composer sa propre image en découpage des couches R V B ou bien passer par Perfect palette de Setiastro qui s'occupe de cela
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  35. Superbe image !! Pour une première, c'est une belle réussite !! Bravo
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  36. Marche toujours pas... je sens que ce logiciel ne me veut pas. J'ai essayé avec ou sans majuscules ça ne change rien. Soit c'est moi qui suit nul, soit je sais pas... D'un simplicité improbable quand tu pratique depuis des années, surement. En l’occurrence je n'ai jamais autant galéré sur un logiciel de stacking ! Même avec Iris et ses lignes de commande c'est plus clair. J'ai utilisé Iris, DSS, Pixinsight, Seti Atro Suite sans problème et là je bute dès de le début. Je ne veux pas le faire en manuel, je veux le faire en auto pour comparer la vitesse de traitement avec Pixinsight, et pour ça il faut que je réutilise mes masters car je n'ai de toute façon plus les brutes (notamment des darks). S'il faut faire 50 opérations manuelles, charger des séquences et cliquer partout c'est pas la même histoire. Je veux juste tout glisser dans l'interface, régler deux trois trucs et penser à autre chose.
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  37. J'ai recommencé le traitement en m'inspirant d'autres sujets du forum (notamment celui-ci) Avec DeepSNR, Veralux HMS, Spectra et Revela C'est mieux je trouve, j'avais été trop timide sur la réduction de bruit par peur de perdre de faibles extensions Après je peut-être trop poussé les curseurs sur la saturation et dans GHS il y a peut être trop de contraste Par contre je ne m'explique pas ce halo asymétrique autour des étoiles les plus brillantes. Quelqu'un saurait m'expliquer ? Merci beaucoup !
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  38. Ne serait-il pas plus honnête de dire que ceux dont le physique est moins imposant ont déjà fait leur vol initiatique (appelé aussi "grand bond en avant") ?
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  39. Celle là se lance: Les suivantes jusqu'à la 1.21.12 s'installent, l'écran de démarrage s'affiche et se coupe directement, retour au bureau. J'ai essayé de lancer en mode admin, vidé les fichiers temp, etc... que dalle
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  40. Aujourd'hui une petite M15, toujours depuis ma terrasse. ASKAR-71F ASI585MC Pro Filtre IR-Cut Optolong HEQ5-Pro 70 poses de 60 secondes Traitement SIRIL et Pixelmator Pro Version normale et version recadrée.
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  41. Salutations à tous, Je vous présente ici mes progrès en astrophotographie planétaire. Une image dont je suis très satisfait, première fois que j'essaye la technique de dérotation sur seulement 11 vidéos. Objet : Saturne (19'') Lieu : La Valla En Gier - 42 Date : 06.09.2026 Ciel : Bortle 5 Télescope : C11 XLT Focale : F/D (10) - 2800 mm Monture : EQ6R Pro Caméra : Player one Mars-C II (IMX 662) Acquisition : 11 vidéos x 3' - 35 ms Filtre : IR/UV Cut Traitement : PIPP - AS4 - AstroSurface - WinJupos - PhotoShop
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  42. Bonjour à toutes et à tous, Voici NGC 7380 (Nébuleuse du Sorcier) en SHO, j'ai une caméra couleur donc j'ai fais : 13h en filtre Ha-OIII 5h en filtre SII-OIII J'ai des filtre 6nm. EQ6-R ASI 585 MC AIR Pose de 7min à gain 255. Un RC avec un F/D de 6. Bonne nuit à vous !
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  43. Bonjour à tous. La nébuleuse planétaire du petit hatlère M 76. C11 xlt 74 x 180 sc.
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  44. Et non, pas depuis qu'ils ont permis à Siril de le rendre accessible (c'est ce que je t'écrivais). Ce petit logiciel miraculeux est maintenant accessible à tous (bon, faut l'acheter, mais vu ce qu'il fait, c'est ton meilleur achat astro de l'année - et le moins cher, sûrement aussi)
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  45. Hello, Capture de la nuit: SH2-112, on la voit pas souvent. Je suis passé de 180s a 300s sur le duoband pour voir si j'arrivais a réduire le bruit, mais bof... Pourtant sur 6h je devrais le lisser non? Si quelqu'un a une idée je prends, il y a au moins 3 x NoiseX dans ce traitement. Nuit claire mais humide (85%), peut être la raison Même setup du moment: Newton 150P / PlayerOne Uranus-C Pro / IRCut + Duoband 7nm SVBony sur Wave 150i sous NINA 20 x 180s en UV/IRCut pour les étoiles 73 x 300s en Duoband Darks seuls, toujours pas reçu le flipflat Gemini (toujours pas expédié apres 10 jours...) Avec et sans narrowband, a vos commentaires! Bon ciel, Philippe
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  46. Merci pour l'info, mais c'est quoi les PA? Je pense que je vais prendre le filtre et l'oculaire svb 8-3 mm pour me faire une idée. De plus, cette oculaire est aussi de bonne qualité, en lisant les avis.
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  47. Je confirme que cette solution est très pertinente, d'autant qu'il est de très bonne qualité. Il y en a un à vendre actuellement dans les PA de mémoire...
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  48. Yo ! je ne viens plus très souvent par ici, mais je vous propose un petit tuto vidéo illustrant ma façon de traiter mes dessins de nébuleuses pour passer du croquis papier de terrain à sa finalisation en fichier numérique, Pour ma part, et faisant le parallèle avec la photo argentique, je considère mes dessins papier comme des négatifs stockés dans des classeurs (que je ne consulte jamais), mais le résultat final est l'image numérique que j'archive, consulte et peux faire partager sur mon site Internet, bien plus pratique que de rechercher dans des classeurs : http://www.astrosurf.com/magnitude78/serge/index.html de cela, mon travail à l'oculaire sur le papier est adapté en conséquence des opérations que je lui ferais subir en postproduction. Si certaines opérations sont communément employées, d'autres sont plus inusitées, c'est qui a motivé cette vidéo. Voici le sommaire : 00 :28 La numérisation 01 :02 Réglages du scanner 02 :26 Étapes préliminaires de traitement d’image, recadrage, dimensionnement, dessaturation. 04 :40 Adaptation d’une image au dessin. 06 :55 Réalisation d’un champ étoilé d’après une image, 08 :06 Adaptation du dessin sur le champ étoilé par déformation 08 :57 Traitement du dessin, remplissage des zones vides, correction des gradients 11 :19 Traitement de la nébuleuse, le nettoyage 13 :21 Traitement des étoiles faible aux plus brillantes 15 :28 Colorisation de la nébuleuse le lien Youtube : https://youtu.be/a6ZvU6v41aE 
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