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lyl

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Messages posté(e)s par lyl

  1. Voilà ce qui s'en rapproche

    https://www.industries3r.com/images/absolucatalog/documents/NEMA CE - Industries 3R FR.pdf

    APM propose des LZOS en tube Krupax : https://www.cloudynights.com/topic/578374-lzos/page-2

    Krüpax 50 is "phenolic resin impregnated paper".

     

    J'ai eu l'occasion d'en voir de bonne dimension à Puimichel, avec la permission de visiter la coupole de la lunette solaire de Serge Deconihout.

    Fait par Gerd Neumann : le tube de l'astrographe accroché en dessous de la 430 repliée (Schaer) est réalisé avec cette matière

    IMG_20190928_164904.jpg.7d7f9b7b1ff1b8ae7360460d05c72779.jpgALP.jpg

    L'alu est intéressant mais en faible épaisseur, le taraudage est fragile. Le PhC (mon abréviation pour phénolique coton) étant moins dense permet de travailler avec une épaisseur plus forte. Cela permet des fixations à plat ou de part l'épaisseur et la résistance correcte à la compression de faire un assemblage démontable à goujon (famille : clavette, goupille).

    ------------------

    Dans le cas spécifique qui me concerne, c'est plus la disponibilité des dimensions des tubes alu en petite quantité qui pose problème. J'ai fait quelques recherches, la proposition viable en alu aviation peu vibratoire nécessitait d'en commander pour 1/2 tonne.

    Il est possible de ramener des instruments d'origine par transport mais le colisage est cher dans les dimensions d'une lunette montée (on est à la limite)

    Le tube lui-même est commercialisé au Japon (photo chez le fabricant <40€ brut, taille unique, pas de pare-buée disponible), mais les coûts dont le transport avion rend la différence moins intéressante et il faut également finir d'usiner et peindre, trouver de quoi faire un pare-buée.

    Avec une épaisseur de 1.5mm pour l'alu et 2mm pour le PhC, on se retrouve avec des caractéristiques mécaniques compatibles à la charge à appliquer sur l'instrument.

    Sans vouloir aller trop loin sur la finition, je pense qu'on peut dans un premier temps laisser un peu de vignettage <1% en surface optique. Potentiellement un gain de 200g. Ceci réduit également un peu l'inertie pour gérer les vibrations.

    Jusqu'à preuve que c'est fiable dans l'utilisation mince que j'envisage, c'est un moindre mal et du potentiel.

    Une autre solution partait sur de la fibre carbone au coût 4 fois plus élevé.

    ---------------------

    102€ fdp compris pour tube et pare buée nu.

  2. Bonjour, j'ai reçu la tarification pour les tubes phénoliques Gerd Neumann :

     

    Citation

     

    Tube pour objectif de 80mm : format spécifique 83x79° nu de 683 à 983mm

    Pare-buée format spécifique 99x95 de 140mm de long

     

     

    acquis en nombre : revient à 84€ + fdp

     

    ° : abrasion des extrémités à tenter pour réduire à 79.6mm, sinon un léger vignettage de 1% à assumer.

    - à peindre ext. (blanc ?) ,  à peindre floqué intérieur + 1-3 baffle(s) si possible

     

    Montage prévu par collage amovible/soluble type "Patex/résine" sur ergot par les 3 trous prévu côté porte-oculaire ou objectif.

    Le taraudage seul n'est pas recommandé pour le moment sur ce matériau, longueur de filetage un peu courte qui risque de ne pas tenir la vis comme sur de l'alu.

    Il s'agit de procéder si nécessaire à un perçage fin (1-2mm pour vis M4) pour ne pas éclater le matériau lors du vissage/insertion et à coller/noyer la vis qui sert en fait à ce que le tube ne coulisse pas.

    En cas de maintenance, ça semble le mieux pour démonter sans trop d'effort et préserver la pièce : une vis ça se retrouve au besoin.

  3. Pour information (je me répète un peu, je n'insisterai pas trop), je peux mettre à disposition des oculaires japonais en import (via mon contact ex-Kokusaï Kohki) à prix raisonnable ~50€.

    J'en ai quelques uns que j'ai testé mais pas utilisé plus que ça. (6mm, 9mm, 14mm en Or.Pl et un 25mm en Kellner)

    Ce sont ceux là provenant quasiment direct fournisseur Dai-ich Kogaku, version en 24.5mm possible (à vérifier) :

    https://www.takahashiamerica.com/starbase-ke-20-mm-ep.html

    https://www.takahashiamerica.com/starbase-or-14-mm-ep.html

    D'autres à voir en achat groupé à organiser.

  4. Pour le petzval, ça se corse. L'espacement des éléments est critique sur la réussite de la formule. Taka s'en débrouille bien avec la bonne mécanique des tubes.

    Diviser le f/D par deux c'est touchy, en y allant moins fort tu gagnes un peu sur la tolérance de montage et de positionnement.

    Il y un exemple assez tordu chez Tal avec un singlet suivi d'un triplet de champ et d'un doublet plus loin. C'est usine à gaz mais la précision est bonne. Travailler des verres de taille intermédiaire permet une meilleure précision que de façonner des galettes de 120mm

     

    Bref, de manière générale, les correcteurs dédiés à un instrument ne sont pas calculés par des idiots, il vaut mieux rester dans la marque au lieu de partir à l'aveuglette. Sauf si quelqu'un a validé bien sûr.

  5. Oui, plus le spot est concentré meilleure est la correction, toute aberration confondue. Ça se verra bien entendu sur le capteur photo. 

     

    Le f/D court augmente l'aberration sphérique. Avec les combinaisons de verres actuels on descend facilement en f/D pour la correction couleur mais le sphéro-chromatisme devient prédominant.

    Même avec un triplet, il ne faut pas trop tirer sur la corde. Ca reste le plus difficile à corriger même en utilisant le correcteur.

    On peut déplacer la couleur dominante du sphérochromatisme mais l'intensité globale de ce dernier est difficilement améliorable.

    Taka fait un peu plus long en f/D à ce propos pour rester à un niveau élevé en correction et travaille plus sur le correcteur/réducteur.

  6. Il faut espérer que l'accessoire correcteur améliore les performances de l'engin en rouge car en l'état ce n'est pas un apochromat.

    Peut-être qu'il existe une mesure réalisé avec le correcteur.

     

    Chez Takahashi, jusqu'à présent, toutes les associations sont présentées sur la description de l'instrument, pas toujours le strehl mais souvent la "tête" du spot.

    Chez Vixen également, le correcteur dédie souvent l'instrument au mode photo.

  7. Il y a 18 heures, dob250 a dit :

    Le but est de se faire plaisir avant tout 

    Bien dit, pour ma part je n'observe pas pour apporter ma pierre au savoir astronomique, je n'en ai pas l'envie et ça se bagarre comme des chiffoniers pour un intérêt scientifique discutable.

    Je le fais pour me faire plaisir et donner du plaisir à ma famille et un peu d'éducation à mes nièces et neveux.

    J'ai eu l'occasion de lorgner dans du grand champ, ce fut avec plaisir en particulier sur un gros dobson de 736mm. Sur un engin pareil, le grossissement monte vite et c'est avec grand plaisir que l'on regarde Orion en totale immersion avec le piqué exceptionnel sur le cœur. Le seul regret fut un manque de coloration que j'ai vu dans des instruments plus petits, malheureusement l'humidité d'altitude a certainement joué.

    Pour l'instant j'ai assez de champ avec un autre oculaire (84°), encore en test, mais je lorgne volontiers sur des grands champs pour la même raison si mon instrument est amené à évoluer. 

    Je constate que personne n'a ouvert de sujet sur les méthodes de test, à croire que ça ne devait pas être si important que ça.

  8. Il y a 1 heure, jldauvergne a dit :

    jamais personne n'a apporté le moindre élément prouvant le contraire. 
    Il y a simplement eu un test sur des oculaires de 13 mm à propos duquel certains lecteurs membre de ce forum n'étaient pas d'accord avec la conclusion.

    Bonjour, je ne tombe pas par hasard sur ce fil.

    J'ai exprimé plusieurs mois plus tard mes réticences quant à la pertinence de ce qui a été rédigé.

    Historiquement, les oculaires ont un champ utile et la référence est sauf si quelqu'un trouve à y redire les 19°  limite de l'ortho Abbe celui publié par Herbert Gross  (Handbook of Optical Systems).

    Prendre une mesure centrale est utile mais ne suffit pas à exprimer les qualités générales d'un oculaire.

    En l’occurrence classer d'abord dans quelle catégorie on le place de nos jours.

    Pour les 13 mm ils sont entre deux gammes entre les planétaires (de 2.5 à 9 mm pour reprendre la gamme de TMB Planétary), intermédiaire ou grand champ.

    Sur l'aspect planétaire, je vois d'un bon œil un relevé de la précision à 15° de l'axe.

     

    Je cite pour référence Jean Texereau chapitre 11 qui écrit sur le plössl créé par la SAF  (réalisé par Clavé convient à un champ planétaire utile de 15° hors d'axe sur l'instrument de référence de la SAF (newton 200mm f7) lors qu'il écrit son manuel de construction du télescope d'amateur. (chapitre 11 les oculaires)

     

    Le passage suivant constitue pour moi une première référence en terme d'évaluation

    Citation

    9. Oculaire de Plössl. - Après la première édition de ce livre nous avons pu intéresser un constructeur (1) à la réalisation en série de cet oculaire très bien corrigé dont nous avions calculé une série très complète (voir § 98).

    Une longue étude comparative des résultats des Plössl et des orthoscopiques dans les conditions qui nous intéressent (miroir de 200 à f / d = 7) donne les résultats suivants :

    Achromatisme : parfait pour le Plössl comme pour l'ortho, quand ce dernier est bien réussi, le bord du champ et les étoiles sont exempts du toute irisation. Correction sphérique sur l’axe : pas d'aberration décelable pour l’œil dans les deux cas, même avec l'oculaire le plus faible.

    Astigmatisme : avec l'oculaire f = 25 devient perceptible sûrement à 15° du centre du champ du Plössl, équivalent à celui de l'ortho au bord du champ de ce dernier (19°), reste modéré au bord du champ du Plössl (26°) ; l'évaluation de ce défaut est visuellement très subjective, les menus défauts cornéens (non décelables par les méthodes ophtalmologiques courantes) jouent un rôle au moins aussi grand que les résidus propres aux oculaires quand la pupille dépasse 3 millimètres de diamètre.

    Courbure de champ : bien corrigée pour le Plössl.

    Reflets : un astre brillant hors de l'axe du Plössl donne un reflet petit et assez clair. Pour 1'observation planétaire, il est recommandé de ne pas laisser l'astre exactement centré afin d’éviter la superposition du reflet qui pourrait nuire aux faibles contrastes ; ce reflet est moins grave que ceux de l'oculaire de Kellner mais plus gênant que ceux de l'orthoscopique normal : cet inconvénient peut être éliminé par un traitement anti-reflet dur, possible sur des petits verres.

    Dégagement des plans principaux : foyer objet et point d’œil à 0,73 de la focale par rapport aux faces extérieures des verres, ce qui est avantageux pour viser un objet matériel (réticule) et placer la pupille effectivement au cercle oculaire des oculaires les plus forts ; l'orthoscopique donne des dégagements équivalents.

    En résumé les Plössl comparés aux orthoscopiques présentent l'avantage du champ plus étendu et l'inconvénient du reflet plus gênant s'ils ne sont pas traités.

    D'autre part la réalisation industrielle des Plössl est plus facile que celle des orthoscopiques.

    Les courbures sont un peu moins prononcées pour une longueur focale donnée et surtout le double collage précaire du verre triple est évité.

    Enfin les verres du Plössl : flint dense et baryum crown sont moins hygroscopiques que le flint baryte de l’ortho qui nécessite des essuyages fréquents.

     

    L'achromatisme est rarement parfait sur un oculaire, même moderne, il est contrôlé.

     

    De l'aberration sphérique on ne parle quasiment jamais, c'est pourtant le critère qui conditionne le piqué central, il doit être simplement contenu : la perfection est inutile et le relevé du piqué central est indicatif mais pas référent de la qualité de fabrication car l'aberration sphérique peut être non nulle pour raison d'optimisation globale. Quel est le ratio RMS suffisant au centre ?

    Je dirais par défaut au moins l/28 et PtV l/8, en dessous c'est poubelle sur la longueur d'onde de prédilection de l'oculaire.

    Il s'avère que la barre de l'oculaire de qualité est bien plus haute. On s'aperçoit dans ce tableau rassemblé par Vladimir Sacek qu'à f/5, au centre, la plupart des oculaires simples sont à lambda/11 et que c'est assez variable

    https://www.telescope-optics.net/eyepiece_raytrace.htm

     

    De l'astigmatisme : c'est un bon indicateur de limite de l'utilisation planétaire. La référence n'est pas simple à obtenir mais on a une idée des formules du plössl Clavé et de l'ortho Manent par Texereau pour du f/7, sachant que c'est assez stable en fonction du f/D ~7, à 19° pour l'ortho par conception et extensible avec le f/D pour le plössl simple.

    Bien entendu, ça semble éloigné des champs des oculaires modernes mais pas tant que ça.

    L'idée est que c'est une référence liée à la physiologie de l'observation en mode relaxé, sans mouvement fatiguant de l'oeil.

     

    Pour la courbure : adaptation à certains instruments.

    Pour les défauts de reflets : qualité des traitements optiques, du bafflage

    Pour les défauts de diffusion : principalement le polissage.

     

    Je préfère une approche non critique car ces mesures ont eu l'avantage d'avoir été initiée et publiée. Je veux faire le rapprochement avec des publications non liées à la mesure mais qui s'en réfère, ceci afin que la bonne mesure soit associée à la bonne évaluation.

     

    J'avance des critères oubliées : de quelle(s) plage chromatique on parle dans l'évaluation ?

    => la plage couleur dans son évaluation dépend de la sensibilité moyenne de la population dans une couleur donnée, sur une cible donnée.

    Je m'arrête là car c'est un peu hors sujet de l'évaluation des Kepler XWA.

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  9. L'infrastructure Bresser est solide maintenant, le support technique et la maintenance fonctionne.

    Vixen ne pouvait pas continuer chez TS-Optics ou chez Omegon (astroshop, LO, etc)

    Ca ne se marche pas sur les pieds pour les produits et sans vouloir froisser Bresser et ES, la partie mécanique/électrique/électronique Vixen est au-dessus en fiabilité.

    Je rappelle que le support technique Bresser/ES est en France, ça va aider un peu.

    • J'aime 2
  10. Il y a 3 heures, Foldedol a dit :

    Perso si Taka se met à f/d 8 (FS102, TSA102) j'ai du mal à me dire que la sous traitance chinoise puisse faire mieux ou équivalent à f/d 7 ou moins. 

    Ce qui n'est pas perçu n'est pas compris, c'est là la plus grande entourloupe.

    Le novice ou le peu cultivé verra l'absence de halo de couleur, par contre il ne comprendra pas pourquoi il ne voit pas les mêmes détails au même grossissement ?

    102mm de précision contre 127mm tout venant. Ah certes la lumière est là mais le poids aussi, la plus grosse monture aussi, l'oculaire plus complexe aussi.

    Depuis les années 80, on sait qu'on peut faire du 250x avec une 127mm, c'est garanti dans la publicité constructeur.

    On prend également des photos plus rapidement : plus de lumière.

    L'invasion de marché à lessivé les cerveaux, c'est une autre façon de faire, une régulation de la consommation par la régulation au ratio Q/P.

    Mais alors pourquoi une 102mm de marque se débrouille mieux sur plusieurs points ?

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  11. Les deux trois points de google qui vont dans mon sens

    il y a 42 minutes, Astro_007 a dit :

    En résumé, encore une fois, aucun des termes, achromatique, apochromatique, ni semi-apo, n'est bien adapté pour décrire le niveau de qualité optique de l'objectif réfractaire. Leur signification originale est d'indiquer le mode spécifique de correction chromatique, et ne devrait être utilisé que dans ce contexte.

     

    il y a 42 minutes, Astro_007 a dit :

    Le Strehl polychromatique peut être basé sur la sensibilité visuelle, ou celle d'un détecteur.

    La sensibilité dépend aussi des conditions (cibles observées)

    il y a 42 minutes, Astro_007 a dit :

    Dans le cas de l'objectif apo, strehl polychrome exprime également l'effet du niveau de correction près de la longueur d'onde optimisée, non spécifié e dans la définition technique.

    si si ! le pic du poly strehl est posé à 550 et la pondération est un peu décalé vers le rouge le jaune 575.5 est pondéré à 89. La gamme de référence est 550-575.5

    Personnellement, en ayant examiné la documentation sur la lunette de Strasbourg par Repsold et Merz, je prends comme plage Lunaire 525-600 depuis un moment : ce n'est pas une coïncidence.

    Il faut néanmoins, pour éliminer le fond bleu qui gêne certains, limiter la taille de spot sur la couleur des raies Oiii pour laquelle l’œil est sensible (teinte puissante).

    Le fait que la spécification apochromatique par TMB pose la référence à 555nm colle avec le polystrehl "photopique"

    => ça limite à l'utilisation terrestre ou lunaire.

    Pour le champ profond : il y a des instruments très bien cotés d'Istar Optical qui seraient pitoyables sous 0.80 parce qu'ils sont calés F-D.

    Pour les planètes, l'albédo changeant la structure de la lumière émise, on est plus vers la raie D et voire vers 600-610nm pour Mars.

    En parlant du solaire H-alpha : la pondération est toute petite ~8/400

    etc...

    En gros c'est très bien pour du triplet apochromatique, pour le reste : joker.

  12. Les définitions de l'achromatisme et de l'apochromatisme sont codifiées, rien à voir avec l'indicateur de polystrehl que je vois au-dessus.

    Le polystrehl est un guide de conception : pas une mesure de fabrication.

     

    Les couleurs importantes en astronomie, en microscopie et dans la vie courante ont permis dans un premier temps de définir l'achromatisme.

    5 couleurs ou raies sont importantes : Hbeta ou raie F 486nm, Halpha ou raie C 656nm, Hg ou raie e à 546nm, raie d ou D (hélium/sodium) vers 588/589nm. Les raies Oiii 496/500nm sont importantes car fréquentes en astronomie.

    Par la suite, pour le visuel, la connaissance de la vision a permis de positionner une fréquence entre 550 et 555nm, pour laquelle l’œil est le plus sensible de jour (ou vision photopique), ainsi qu'une fréquence 507nm pour laquelle il est le plus sensible de nuit (vision scotopique).

    OrionSpectre.jpg.dd62cae87a64437366e185b4e725f934.jpg

    303210raies.jpg.1daaadf5bf313d0c9f5d2598ef796a44.jpg437564009_Spectrederaies.jpg.945aebe390b506f9831f5b8bba605362.jpg

     

    Le polystrehl est intéressant mais n'est pas adopté par tous les constructeurs car il ne peut catégoriser un instrument spécialisé.

     

    On peut énumérer plusieurs cas d'utilisation des instruments en visuel qui peuvent conduire à autant de cas d'évaluation...

    - l'observation en champ profond

    - l'observation lunaire

    - l'observation planétaire (planètes du système solaire : avec des particularités...)

    - l'observation solaire.

     

    apochromatisme vs achromatisme : deux points principaux pour le choix de l'instrument

    - la facilité de mise au point, confort.

    - la compatibilité avec les capteurs photographiques.

     

    En rien, un instrument apochromatique ne va donner une garantie de "piqué/contraste" générale sauf sans trop m'engager : en observation lunaire.

    Il faut recueillir plus d'informations.

    ---------------------------------

    Le polystrehl s'appuie sur la courbe de sensibilité rouge, vision terrrestre de jour (les coefficients utilisées sont ceux du tableau "FS102" Lambda/Weight)

    AP_Rep_08b.thumb.png.81c63777210fab27e2744ac632b7d3e2.png

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    • Merci / Quelle qualité! 1
  13. J'en ai pris une (de photo ce week-end) avec le Kellner 25 Lumicon, j'ai du chromatisme latéral. (image à venir). La correction CVD dépend comme prévu de l'oculaire et l'angle à partir duquel cela apparaît dépend de l’appariement de l'objectif. Le centre reste neutre.

    J'ai revérifié au bord le plus extrême : sur le petit achromat de test, il y en a au bord en visuel. Je n'ai pas assez de champ sur la caméra pour tout prendre en projection oculaire.

    Le Kellner Scopetech/Takahashi/Dai-ichi Kogaku a donc un CVD un peu plus fort que le Kellner Lumicon mais il ne compense que jusqu'à la petite 80f10 comme prévu.

    Le K-25 Lumicon (clairement indiqué haut de gamme) correspond aux instruments très bien corrigés, semi-apo ou même catadioptre et newton.

    Il s'agit donc bien d'une correction intentionnelle et elle dépend de l'angle examiné.

     

    Kellner Lumicon : centre et bord extrême (sous-corrigé sur l'achromat inférieur au critère de Sidgwick)

    2019-12-29_T_15-40-53-0184_L_l7_ap915_conv_3.jpg.c4a1d2f2941364f38e12fe7740b30e76.jpg   2019-12-29_T_15-40-53-0184_L_l7_ap915_conv_2.jpg.c3a6f63da65a76d73cba0651ea6d249b.jpg   

     

    Bleu et Rouge de l'image de gauche : c'est bien un décalage du au chromatisme latéral, pas un problème de piqué

    Le vert est moins net (largeur de bande)

    Bleu_de_2019-12-29_T_15-40-53-0184_L_l7_ap915_conv_3.jpg.82070a0693b98abbd1af95d3f7459b19.jpg    Rouge_de_2019-12-29_T_15-40-53-0184_L_l7_ap915_conv_3.jpg.ea47564964e243893a8b7bb39a7e0142.jpg  Vert_de_2019-12-29_T_15-40-53-0184_L_l7_ap915_conv_3.jpg.7ac126d4a6650e5d9e62b1b8b09087a9.jpg

    Après réalignement des canaux de l'image (fitswork44) qui a du latéral (la première) : semble plus lumineuse(contraste) et piquée.

    2019-12-29_T_15-40-53-0184_L_l7_ap915_realigned-edge.jpg.fb25e246c3738daeb1bd9f74a3c23400.jpg

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  14. Un aparté pour la verrerie de Saint Gobain et le début de l'histoire des verres des miroirs.

    https://www.mtwilson.edu/building-the-100-inch-telescope/

    Citation

    The massive glass disk was ordered from the French Plate Glass Companies in St. Gobain, France, on September 19, 1906.

    La couleur verte est probablement due à de l'oxyde de fer qui stabilise dans la durée le comportement des borosilicates. (le "vert bouteille")

    Le verre ... "mer liquide gelée". A droite un vieux miroir en pyrex de chez Zeiss, il faut une photo en lumière polarisée pour apercevoir des tensions internes (très faible ici, un grosse bulle/clivage est présent)

    12356691_786700474786107_8522905713003211860_o-768x508.jpgpyrex.jpg.8311458b3c760cbba2d8701efbdc6b58.jpg

    2 ans (1908) après Eugène Sullivan développa le Nonex qui devint en 1915 le PYREX (corning 7740), le verre a dilatation très faible et capable d'être complètement relaxé par un refroidissement approprié.

    1928 : Tentative ratée de General Electric de couler un miroir de 5m08 en quartz

    1934 : Corning, après avoir convaincu le fantasque George Willis Ritchey, gagne la réalisation du miroir du télescope de Hale en nid d'abeille, le 5m08 du mont Palomar.

    Ce fut de cette date le règne du pyrex. Le brevet appartient maintenant à International Cookware (Arc) et il existe une gigantesque usine en France à Chateauroux.

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  15. Une vérification du chromatisme dans le champ.

    prise de vue en projection oculaire 49mm/250mm et Kellner 25 

    La digiscopie étant très longue,  25mm de focale oculaire c'est déjà une limite basse pour faire de la projection, j'ai eu du mal par le passé avec un Meade RG 20mm. On est très proche de la résolution de 2.8" de l'objectif. Distance de prise de vue entre 30 et 40m : 1mm => entre 5 et 6" d'arc

    Caméra : ASI 185MC et Genika pour la capture.

    Noir sur Blanc : pas vu de chromatisme latéral/longitudinal sur ce rideau.

    2019-12-23_T_13-34-40-0407_L_l7_ap894_2.jpg.7f6185c714d9c3dd98f8e29e2529769a.jpg.a48f7091c6a1050023846e5beb7c5a5e.jpg

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  16. Il y a un peu plus de trois ans je voyais avec circonspection les gros réfracteurs de ratio focale diamètre court.

    Et puis j'ai discuté avec Ales Krivanek, je suis restée perplexe une bonne année et j'ai regardé de mon côté ce qu'il fallait en penser.

     

    Le point qui m'a laissée moins bête est une réflexion de Dieter Liechtenknecker sur le chromatisme.

    C'est relatif : le résidu chromatique dépend de la pupille de sortie, et donc du grossissement.

     

    C'est une sensation, une perception de la vision.

    Je l'ai vérifié sur pas mal d'instruments, je l'ai corrigé sur deux.

    C'est la connaissance de la façon dont on perçoit qui permet de fabriquer des instruments qui donneront les bonnes sensations.

    Il faut savoir ce qu'on veut en faire et accepter les limites.

     

    Un gros réfracteur de 15cm à prix contenu ne pourra pas tout faire, mais bien spécialisé, il le fera correctement. J'ai lu les retours des personnes enchantées sur ce qu'ils achetaient chez Istar et j'ai fini par discutailler de quelques conceptions que lui et moi avons faite. Deux questions bien posées et il m'a lâché quelques clins d’œil à demi-mot sur des docs que j'avais publiée. On protège un peu son savoir-faire. Trop bien faire : trop cher. C'est une bonne maxime.

     

    Je reprends l'exemple de l'ES 152 f6.5. L'oculaire donnant 5mm de pupille fera 32.5mm de focale. ES 30mm 82°, juste un peu court mais surtout terriblement lourd : 1kg.

    34mm 68° 700g, ça reste une belle grenade. Panoptic 35 idem 730g (j'en ai réparé un). Bref, réduire dimension et poids.

    As-t-on vraiment besoin de 82° sur les faibles grossissements à 33x : bof, les étoiles ne vont pas filer vite et l'immersion est déjà là à 60°, après 68°, la couleur commence à se diluer.

     

    Un réfracteur vraiment plus dédié qui tienne la route à partir de 3mm de pupille, pas trop lourd, qui puisse aller avec des oculaires raisonnables en poids mais qui tiennent à f/6 par exemple : ça existe.

    Egalement 1000mm de focale, il faut faire attention à ne pas observer assis par terre...

    Gratter 2kg sur le réfracteur, 100mm de focale, gratter 600g sur l'oculaire et la monture ne bronchera que moins. Tant pis si on ne peut pas aller au-delà de la découverte sur la Lune ou les planètes, si le choix est fait au moment de l'achat.

    Un 30mm 69° 325g, sur une lunette à 150f/6 de 8kg5, reste 500g pour un gros RC, ça devrait passer sur la monture Sky Tee : ne jamais charger au max...

    Pas d'obstruction, un bon traitement optique, Ça fera le poids en luminosité face à un réflecteur ou catadioptre même quelques mm plus gros.

    Quand on sait ce qu'on veut faire et qu'on accepte ce qu'on ne pourra pas faire, c'est plus facile.

     

    Bonnes fêtes.

    PS : je ne vends pas mes oculaires d'exception

  17. Gerd Neumann me recommande des tubes en "phenolic cotton' de 2mm d'épaisseur minimum, le devis sera pour Janvier, c'est les fêtes en Allemagne.

    On verra pour la fixation car les vis sont plus là pour empêcher que ça glisse car les masses de l'objectif et du porte-oculaire sont limitées en visuel.

  18. Tirelire : pas trop, même avec l'import (commissionnaire, douane, transport), le prix est contenu ! (~50€)

    oui, la série a du peps, j'ai attendu le rayon de soleil cet après-midi sur le blanc-noir de la montagne pour finir par une comparaison et vérifier le latéral.

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    💕 j'aime 💕 et dire que je ne voulais plus prendre des petites focales à cause du relief d’œil, c'est comme espéré.

    Toute la série sauf le 6 testée la nuit, aucune différence au centre, le CVD joue hors d'axe. (MN68 vs 49mm)

    piqué et contraste aussi bon que les Clavé ou le Carton volcano top que j'ai eu.

    La différence en latéral est là, en fait on la sent plus sur le petit réfracteur.

    Un petit coup de laser près du field stop pour voir la tête des anneaux de newton, c'est très circulaire et nettement séparé pour les premiers, ensuite c'est trop serré mais on en compte quelques uns qui s'assombrissent.

    => aujourd'hui <=

    Testé le Or.Pl 6mm en comparant avec un Burgess TMB 6mm, un 49mm f5.1 avec un doublet de qualité mais un peu en dessous de Sidgwick (~2.6 pour le CA-ratio au lieu de 3)

    grossissement x42 ou 0.85D

    Confort difficile mais on arrive à voir tout le champ en se calant bien.

    La couleur est plus saturée sur l'orthoscopique, plein champ, un vrai régal de promenade une fois que j'ai pris un appui, je grossis quand même beaucoup pour du à main levée. (la colline d'en face est comme à côté !)

    Le TMB est très confortable mais j'ai droit au faible liseret bleu intermittent et peu moins de peps surtout dans le détails de reflets spéculaires que l'ortho cisèle sans défaut.

    Qualité : contraste, saturation sont là pour un réfracteur, c'est rafraichissant.

    Il ne faut pas parler du piqué car je ne suis qu'à 0.85D. L'oculaire n'est pas normalement prévu pour f/5. L'effet CVD est vérifié avec brio.

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  19. Les quelques uns que j'ai sont vraiment bons.

     

    Testé le Or.Pl 6mm en comparant avec un Burgess TMB 6mm, un 49mm f5.1 avec un doublet de qualité mais un peu en dessous de Sidgwick (~2.6 pour le CA-ratio au lieu de 3)

    grossissement x42 ou 0.85D

    Confort difficile mais on arrive à voir tout le champ.

    La couleur est plus saturée sur l'orthoscopique, plein champ.

    Le TMB est très confortable mais j'ai droit au faible liseret bleu et moins de peps : c'est du à l'objectif. L'Ortho "Pl" corrige ça partiellement

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    Qualité et contraste sont là pour un réfracteur.

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  20. Le 12/12/2019 à 18:19, lyl a dit :

     

    Le 12/12/2019 à 17:51, tournevase a dit :

    qu'un instrument (à oeil, diamètre, grossissement et oculaire égaux) est plus piqué qu'un autre ?

     

    Le 12/12/2019 à 13:43, lyl a dit :

    La saturation couleur apparaît quand elle est fortement corrigée/concentrée.

     

    Il faut corriger les couleurs dans la plage indiquée

     

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