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  1. Attention ! L'observation du soleil est TRES DANGEUREUSE et ne peut se faire qu'avec un équipement spécialisé et suivant une méthode bien définie. N'utilisez surtout pas les soit disant filtres solaires fournis avec les télescopes, vous courriez un très gros risque. Ne faites ce genre d'observation qu'en présence de personnes expérimentées dans l'observation solaire et connaissant ce matériel et ces méthodes. Le site "Soho" permet de voir à quoi ressemble le soleil en ce moment. Vous pouvez le consultez là, l'heure affichée étant en TU: http://sohowww.nascom.nasa.gov/data/realtime/realtime-update.html Pour connaître l'heure sur votre montre, si vous êtes en France, ajoutez 1 heure en hiver et 2 heures en été à la valeur TU. Les mises à jour sont régulières mais pas en temps réel. Les phénomènes visibles sont dépendants de l'activité du soleil et suivent des cycles de 11 ans. 2008 fut une année très pauvre ! En lumière blanche, ça donne A 304 Angstrom
  2. De retour de Dordogne, on reprend les bonnes habitudes ! Acuter Phoenix Ha 40/400 Monture EQ3 motorisée en AD EAF ZWO ASI678MM Traitement: AS4 + Registax6 + Pix SolarToolBox.
  3. Salut à tous, ma petite série de photo de l'éclipse depuis le Puente de Hierro sur l'Ebre Au moment du second contact des dizaines de hérons présents sur le berges de la rivière se sont envolés simultanément. C'est ce qui laisse ces traces dans le ciel: Canon R8 + 70-300 70mm f/5.6 ISO 400 1/4" Total Eclipse Of The Sun by jean-paul mission, sur Flickr Au maximum de l'éclipse à avec la lumière qui commence à réapparaitre à droite: Canon R8 + 70-300 70mm f/5.6 ISO 400 1/8" Total Eclipse Of The Sun [EXPLORED] by jean-paul mission, sur Flickr 3e contact et diamant Canon R8 + 70-300 70mm f/5.6 ISO 400 1/8" Total Eclipse Of The Sun by jean-paul mission, sur Flickr
  4. Soleil Picard du DIMANCHE 27 Septembre 2026 - Images souvenirs HA & CaK - - Ha ==> Heliostar 76 + Asi 585mm - Calcium ==> Evostar 80EDX + Asi 183mm + Antlia Cak 5 Soleil sympa avec quelques jolies protubérances et filaments pour décorer la surface qui semble calme niveau tâches solaires Obligé de forcer sur les curseurs pour apercevoir les protus à droite Ciel bleu pendant les acquisitions (couvert avant, et se couvrant après) ==> CLIQUEZ les images pour une meilleure résolution
  5. Bonjour tous. Je possède un pst qui me donne satisfaction, mais un peu limité en diamètre et en utilisation. Je me suis commande depuis peu la nouvelle SVBony 80/480. Et je me pose la question de l'équiper a terme d'un quark.... Jamais observé avec, d'où mes questions. Déjà il existe 2 version, chromosphere ou protubérances . Déjà, sont ils si spécifique au point que le chromo montre très peu les protu et inversement ?? Ensuite je me demande qu'elle est vraiment la qualité d'un quark comparé au lunettes solaires, type lunt, skywtcher,...?? La résolution, le contraste, .....sont ils au niveau ?? Bref vous voyez que l'idéal serait de comparer tout ça, mais impossible. Donc je sollicite votre aide. Notamment ceux qui ont eu la chance d'observer dans diverses combinaisons et on un petit comparatif. Merci
  6. Salut les astrams, J'ai placé à l'adresse suivante une version complète de ce texte, accompagnée par une petite centaine d'images, que je ne pouvais pas placer sur cette page de forum. https://millimagjournal.wordpress.com/eclipse-2026/ Je vous encourage à aller y jeter un oeil. En particulier, dans le bas de la page web, vous trouverez une image qui correspond à une sorte de "simulateur" d'éclipse espagnole à l'oeil nu, qui fonctionne plutôt pas mal en ce qui me concerne (j'ai l'impression d'y être encore en la regardant). Si vous avez vu l'éclipse outre-Pyrénées le 12 août, vous me direz ce que vous pensez de cette petite manip 😉 Votre avis m'intéresse. Christophe Concerto en hot majeur pour deux coffrés et une éclipse Il y a des pays rouges, et d'autres qui sont verts. Ou gris, ou orange. Prenons le cas d'un pays rouge, par exemple. Et bien, quand tu dis rouge, c'est rouge, il n'y a rien à faire. Il faut voir le tableau. Tu le croirais pas. On est très au-delà de la plaisanterie. Parce que tout est y véritablement rouge. Mais à un point. Le sable, la végétation, la vermine que tu ne parviens même plus à distinguer de l'inerte, ta bagnole grise qui a changé de teinte et qui poudroie désormais façon Vermilion Sands, les nuages, de la rouille jusqu'à l'intérieur de ton froc, et jusqu'au coeur de tes draps de lits défaits, les nuits de brasier, et ça recouvre même la porcelaine du trône sur lequel tu t'assieds à l'aube, sans que tu puisses raisonnablement concevoir d'où pareille engeance peut bien provenir. Et dans la confiture de ton petit déjeuner continental aussi, et jusqu'au plus profond de ta conscience égarée. Du sanguin jusque dans le caractère de la fille aux cheveux carmin qui encaisse ta monnaie, dont tu perçois l'humeur tueuse par-delà ce sourire de Barbie mal embouchée qui n'a pas que ça à faire, parce que tu ne calcules pas assez vite en reais, en pesos ou en dollars. Et des rednecks qui pullulent à droite à gauche. À côté de ça, tu as des contrées, à l'autre bout de l'échelle, qui ne se parent d'aucune couleur dominante, des contrées presque absentes, qu'on pourrait qualifier de transparentes, mais dont l'éloquence s'exprimerait peut-être ailleurs, dans d'autres répertoires. Du moins c'est à supposer, et à espérer : personne n'aimerait à se rendre volontairement dans un pays totalement effacé ou vide de sens. De mémoire je pourrais t'en citer deux ou trois, malgré tout, peut-être même plus en creusant un peu, mais ce n'est pas le propos, on s'égarerait, et puis on ne voudrait vexer personne. Enfin, dernière catégorie, tu as des contrées, plutôt rares, qui réussissent le tour de force de s'imposer à toi d'une manière beaucoup plus vibrante et subtile, en tapant dans plusieurs registres en même temps, de sorte que la chose soit à la fois des plus complexes à analyser, et des plus laborieuses à esquiver, parce que ça te prend directement aux tripes, et à l'âme, et que ça te pompe tout ce que tu as de fluide vital en réserve : mélanges nébuleux de teintes - au pluriel, et de fumets, et de textures : le jaune paille caillouteux d'un sol desséché, admettons, associé au bleu désespérément lavasse, âpre, poussiéreux et bouillonnant d'un ciel sans pitié, mal intentionné et malodorant, peuplé d'esprits ailés prêts à se saisir de ton existence malingre au moindre faux pas de ta part. Cette histoire de couleur, qu'on soit au singulier ou au pluriel, ça te revient à la figure comme un boomerang à chaque fois que tu prends la décision d'aller te faire mettre à l'Ombre. Pas anodin, en tout cas. À chaque fois, tu y as droit. C'est à la fois ce que tu encaisses dans les toutes premières heures de ton errance, dès que tu traverses une frontière, passé les premiers instants toujours un peu pénibles de l'arrivée à destination, la confrontation d'avec les préposés à la sécurité, la douane, something to declare ?, les adminitratifs de bas étage, les regards soupçonneux, les coups de tampons sur le passeport, la luminosité différente, les cris au dehors, les odeurs, déjà ... ce que tu encaisses, donc, et aussi ce qui te reste en mémoire sur le long terme, quand tu y repenses, des années plus tard. Ce n'est ni l'aspect des bijoux de famille, de la couronne, du diamant, ou du collier de perles, ni la qualité intrinsèque d'une nuit de deux minutes, sans sommeil, que tu revois en première intention, tout ça, ça part très vite, très très vite, n'étaient les photos que tu peux toujours ressortir de leur boite à chaussures pour te rafraîchir la mémoire à l'occasion, mais la couleur du pays : c'est ça qui perdure. A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu, comme souligné jadis ; une sorte d'analogie. Mais ça resterait à démontrer, tout ça, bien sûr. Juste une théorie de plus, qui te circule entre les oreilles quand il fait trop chaud et que tu n'as rien d'autre à faire qu'à traînasser ; parce que depuis le temps que tu râpes tes bottes sur le bitume, on the road again, tu es toujours là à te lamenter, sans couleur qui t'appartienne en propre, tache irrésolue sur un fond de lavabo jamais récuré. Et encore. Alors, accréditer une théorie sur la puissance suggestive des couleurs ... dans d'autres pays, ben faudrait voir. Autre point de détail qui te turlupine ces dernières heures, dernière lubie, dernière théorie à la mode entendue en terrasse quand tu as fait un stop à Morón de Almazan quelques jours plus tôt, et dont tu ne parviens pas à te départir : à ce qu'il paraîtrait que la vie ne serait qu'un éternel recommencement. Éblouissante perspective. Tu l'as entendu dire là-bas. Tu ne causes pas castillan, d'accord, mais les types ont dérivé là-dessus pendant toute la soirée, sur fond de telenovelas, et de vidéos TikTok, alors forcément, au bout d'un moment tu as capté un minimum, tandis que tu avais le nez dans ton rioja, trois quatre bricoles, pas plus, les mots se ressemblent tellement, parfois, d'une langue à l'autre. Les intonations, les expressions des visages, le langage des mains. Ou du moins, tu as cru que tu avais capté quelque chose, et puis ton imagination aura suivi. Mais toi, tu n'y crois pas trop, à tout ça, en fait. À cette vaste blague selon laquelle la vie recommencerait encore et encore, toujours de la même manière. Tu écoutes, tu y repenses, mais t'y crois pas vraiment. Le genre métaphysique de garçon porcher imbibé à la Corona, à deux heures du matin, chez Miguel. Le milieu de la nuit, c'est l'heure où les garçons porchers deviennent causants, vu que le reste du temps, ces gars-là n'ont pas particulièrement le verbe. Faut bien qu'ils se lâchent à un moment ou à un autre, vu le sale boulot qu'ils se traînent, globalement. La mierda de cerdo, il faut bien que quelqu'un la ramasse. Sinon pas de lard dans tes haricots. Et pas de chorizo non plus dans ta poele. Merci les gars. Pour ce qui est des garçons porchers, et des types dans les abattoirs - c'est du pareil au même, justement, on s'y connait un peu, par ici ; ce ne sont pas les porcheries qui manquent. Enfin, pas exactement-exactement ici, vu qu'à vrai dire, dans le coin, on ferait plutôt dans le mouton. On est un peu trop haut dans la montagne pour le cochon. Mais c'est tout comme. Les porcheries, c'est juste là-bas en bas, à l'autre bout de la vallée, vers l'Ebre. Et je peux te dire que quand le vent vient de l'est, ce n'est pas précisément la fraise que ça sent. Le porc, c'est ludique et participatif, comme on dit. Le Miguel, soit dit en passant, il est malin : il s'est parfaitement intégré à l'économie locale quand il s'est installé. C'était mûrement réfléchi, l'emplacement de son bar à cuites, judicieusement installé au milieu de tout ça, entre le haut et le bas de la vallée, juge de paix ultime ; comme ça pas de jaloux, même si au début - c'est lui qui te raconte ça dans un français incertain, mâtiné de castillan dégradé et de catalan - c'était plutôt baston toutes les semaines. La guerre entre le porc et le mouton n'aura pas lieu. N'aura plus lieu. Le suin de brebis, à longueur de journées, de semaines et de mois, d'années, faut se le taper aussi. Un point de chaque côté. Donc, la vie qui ne serait qu'un éternel recommencement, t'y crois pas. Et pourtant, si tu prends le cas des mouches, par exemple, et bien tu remarques qu'il y en a toujours, toujours, là où ça se produit. Est-ce que ça en fait pour autant un éternel recommencement de la vie, les mouches ? Bonne question. Les mouches. Noires, bleues, vertes, marron, jaunes, avec des yeux globuleux à facettes qui t'observent de travers. Là-bas elle te sucent la moëlle, là elles te piquent le gras du bide, et ici elles te pompent la cervelle. Rien que leurs bzzz bzzz, jamais une minute de relâchement. Elles cherchent à se coller dans tes oreilles ou dans tes trous de nez. Partout, ça procède de la même perversion de la nature. Que tu sois tranquille à siester sur le zocalo, à El Tuito, Routa Federal 200, État de Jalico, en direction de Puerto Vallarta, une annulaire en vue sur le Pacifique, ou à buller à Mbembezi, sur la route de Bulawayo, Umguza Bar, après une totale d'enfer, mâtinée aux gospels, ou dans le désert, au Billabong Roadhouse, km 770, Highway 1, WA, dans l'attente de tu sais pas trop quoi au juste, encore une totale ? Mais une totale "à poissons", cette fois, au milieu des récifs coralliens ? Là-bas, sous l'eucalyptus d'en face, il y a deux stoppeuses qu'ont pas l'air mal du tout. Tu les prends ou tu les prends pas ? Et d'abord, comment elles sont arrivées là ? Et pourquoi leur chauffeur les a larguées ici, précisément, dans ce trou à rats perdu au milieu de rien ? Il n'y a qu'une route, nord-sud, au Billabong. Comment tu fais pour larguer deux filles en apparence sublimes en plein désert ? Va savoir. Tu te poses trop de questions. La route ça rend dingue. Et les mouches encore plus. Ou à Nafria de Ucero, altitude 1050m, Castilla y León, entre porcs et moutons. La distance au point d'origine ne fait rien à l'affaire. Seule l'arrivée compte. Comment es-tu arrivé-là, d'ailleurs ? Encore une bonne question. Le hasard de la route. Tu as dérivé de 500 km vers l'ouest en quatre jours. Rien de prévu à l'avance, le ciel seul en a décidé ainsi. Ou alors ? Alors quoi ? La quête de l'Ombre parfaite ? La folle théorie du moindre nuage, divisé par l'altitude de la bagatelle à la minute du maximum, en fonction du sinus de l'angle de l'azimut, versus le thermomètre, donné en Fahrenheit, à moins que ce ne soit divisé par le coefficient de Kellner à la puissance 3 ? Le sais-tu toi-même ? Quatre ou cinq maisons, admettons une vingtaine. Pas totalement touristique, la destination, tu en conviens. Cinq mille, dix mille moutons ? Quoi d'autre ? Qui d'autre que toi face à l'Ombre ? Mais pourtant, tu y es en ce moment même, à Nafria, c'est une certitude, et il faut assumer. Minuit au clocher du village, ou peu s'en faut. Quatre mille têtes de brebis vampires aux yeux rouges massées autour de ta monture, à la fraîche, justement, pendant que tu tentes d'aligner sur la polaire, c'est quelque chose, point de vue émotions, j'aime autant te dire. Mais au moins, à cette heure-là, les mouches sont-elles allées se faire mettre au pieu. La terre qui tremble sous leurs griffes d'ovins sans sommeil, et leur bêlements terrifiques de bêtes assoiffées, aux yeux qui ont déjà entrevu l'au-delà, et les sonnailles, les milliers de sonnailles qui te démontent les tympans. Sans compter la poussière que ça soulève, et le tapis de crottes que ça laisse. Ça défile pendant un nombre interminable de minutes. À tout moment la monture peut valser, et toi avec, et tu te ferais piétiner sans discernement sur un coup de panique de leur part, ou sur une fêlure de ton cerveau démantibulé. Et tu ne serais dès lors plus qu'une ligne dans le quotidien local, tandis que ta monture prendrait l'air et la poussière, ad vitam aeternam, les jambes en l'air, à s'enterrer progressivement sous les couches de sédiments. Un gringo acabó aplastado bajo una oveja de 16 000 patas; y eso que le habían dicho que no olvidara llevar un diente de ajo. Des bêtes qui passent, comme ça, sans berger ni chiens pour les contraindre, comme autant d'automates, ça pause question. En parlant de questions ... La situation présente pourrait presque se résumer à une ou deux problématiques bien senties : quand le prochain tourbillon de poussière va-t-il se produire encore, et surtout, quand le type va-t-il enfin se décider à bouger ? Non pas qu'il s'agisse-là d'interrogations fondamentales, au bout desquelles l'avenir de l'univers pourrait être remis en question, mais il faut bien passer le temps. Alors depuis le point du jour, tu as décidé de compter les tourbillons de poussière. Le vingt-et-unième, pour l'heure. Une idée comme une autre. Et de surveiller le type d'en face. Tu as remarqué que les bourrasques se produisaient toutes les dix à quinze minutes, et que ça pouvait t'aider à conserver une vague idée du temps qui passe, du style quatre ou cinq par heure, quarante ou cinquante par jour, dès fois que tu basculerais dans une autre dimension temporelle, faite d'immobilité et d'ennui. Et à avoir comme une sensation légère de fraîcheur, aussi, par moment. Il y a d'abord comme une sorte de vent du sud qui siffle entre les roues de la mécanique, qui pousse une sorte de chuintement sinistre qui va crescendo, qui vient pourtant à s'atténuer en de rares moments. Oui, un hululement, ce serait presque ça : un hululement. Un hululement qui, pour autant, viendrait à s'annuler totalement pendant de brefs instants, juste avant qu'une turbulence presque déchirante, un coup de taloche collé dans le paysage, ne survienne d'un coup, précédée de – peut-être – trois ou quatre claquements de porte lointains, quelque part à cent ou deux mètres de là, en arrière, dans la bergerie abandonnée, à moins que ce ne soit dans la ferme isolée, localisée là-bas, à l'autre bout du plateau caillouteux. Tu ne sais pas où ça se passe, pour en avoir le coeur net, il faudrait peut-être te lever, dresser une oreille et écouter plus attentivement, mais tu t'y refuses, tout est si lourd, si coûteux, il fait si chaud, si hot, et puis ça soulèverait peut-être des masses de mouches supplémentaires assez malvenues. Une turbulence qui soulève la poussière, donc, toutes les dix à quinze minutes, en une sorte de tornade d'une dizaine de mètres de haut, qui traverse le plateau du sud au nord. Enfin, poussière, poussière ; tu te dis que c'est de la poussière qui est soulevée, pour te rassurer, mais si ça se trouve, ce n'est pas de la poussière, mais plutôt des particules de crottes de moutons morts-vivants, va savoir. L'ensemble pouvant se dérouler sur une minute de temps tout au plus, avant que la situation ne s'inverse, avec un appaisement soudain du courroux atmosphérique, suivi du retour du chuintement sinistre dans la mécanique juste derrière. Vooouhhhhh, vooooouhhhhh, voooooouhhhhh ; ça fait vouhhhhhhhhh, dans le moindre interstice à l'intérieur duquel l'air peut se faufiler : entre les roues de ta caisse, dans les portières mal fermées, jusque dans les soupapes de ton camion. Vooooooouhhhhhhhhhhhh. Un hululement. Dix à quinze minutes entre chaque tornade, c'est une estimation, car tu n'as pas chronométré. Pour ça, il faudrait que tu lèves ton poignet gauche vers ta face de coffré suant, et que tu regardes ta montre, ou ton portable, ce qui te demanderait un effort, si petit fût-il, et qui plus est : tu t'en fous. Non, pas le portable : aucune connection. Trop de somnolence pour que ça ait véritablement de l'importance. La calima, il parait. Vent du Sahara. Le fait est que lorsque le vortex survient, une nette amélioration de ta situation se produit pour un court laps de temps, et ça te suffit. Là réside le principal, sinon l'unique attrait de la chose, qui justifie que tu essayes à minima d'anticiper la prochaine survenue du dust-devil. Les mouches se barrent, et le miaulement permanent qui te perce la cervelle te lâche la grappe pour quelques dizaines de secondes. Motivation, motivation. Tiens, si, après tout. Peut-être que ton portable te donnerait l'heure quand même, sans connection. Faudrait voir. Tu n'es plus certain de rien, depuis que tu es là. Ta vie décalée dans un ailleurs impalpable. Même pas TikTok pour te perdre dans l'insondable nullité du monde contemporain. La voix qui t'accompagne depuis une semaine également. La voix de Sentenza se casse pour quelques minutes. Il m'a donné mille dollars, et sais-tu pourquoi ? Tu le sais, n'est-ce pas ? Tu dérailles, mon pauvre gars. Le type est donc arrivé un peu avant l'aube, dans une berline noire plutôt racée. Ou une sportive ; tu n'y connais pas grand chose en bagnoles. Peut-être que c'est une Porsche. L'heure blafarde d'avant le début de l'attaque des dyptères, en tout cas : plus totalement opaque, la nuit, pas encore présente, la lumière du jour. Il t'a réveillé avec des phares arrogants qu'il a planté direct dans ta tronche de vampirisé aux black sheeps. Une bagnole noire assez tape-à-l'oeil, tout à fait incongrue dans ce désert de chaleur. C'est à peine si, un peu plus tard, tu lui as accordé plus d'un clignement d'oeil au travers de la vitre teintée, tandis qu'il manoeuvrait pour se coller juste devant ta position, avant de retourner à ta non occupation du moment – le demi sommeil. Pensant à un type de passage, venu achever sa nuit avant d'aller au taff, ou régurgiter sa corona dans les buissons, comme il pourrait tant y en avoir sur une route passante du même genre, dans une région de passage, tu as laissé tombé, et n'a pas investigué plus avant le paradoxe. Car la région ne l'est pas du tout : passante. Et la route encore moins. Qui plus est, la bagnole ne colle pas avec la clientèle porcine ou moutonnière de fin de nuit des habitués de chez Miguel. Plus de deux cent mètres de côté, la zone de caillasses dégagée, soit quarante mille mètres carrés, au minimum – combien en centimètres carrés ? –, mais le type est là, désormais, comme collé à tes basques, planté à seulement 15 mètres de tes relents de sueur et d'angoisses, à se laisser butiner par les mêmes mouches que toi, si ça se trouve, avec des insectes qui font l'aller-retour d'une bagnole à l'autre. Tu étais seul au milieu de ce rien du tout depuis la veille au soir, coincé au fond de ton apathie anhydre, et ça n'était pas plus mal, finalement. Avant la venue de l'autre. L'avant-veille tu avais aussi passé la fin d'après-midi ici, et la soirée, et c'est à peine si tu avais pu dénombrer le passage d'une fourgonnette de matériel agricole en quelques heures, et de deux voitures, dont celle blanche et verte du Sargento Sentenza, de la police rurale, avec lequel tu avais discuté un moment, un grand type un peu osseux, entre deux âges, buriné, avec une moustache du genre cynique, la stéréotypisation, c'est quelque chose, quand ça te prend comme ça, la stéréotypisation. Un individu que tu avais catalogué d'entrée de jeu comme antipathique, et possiblement dangereux, malgré un sourire de circonstance comme figé, appendu à sa moustache. Vêtu d'un trois-quart marron un peu crasseux et puant, malgré la chaleur ambiante, avec une chemise réglementaire mouillée d'auréoles de sueur, et affublé d'un chapeau noir élimé qui passe à peine sous l'encadrement de la portière lorsqu'il regagne sa voiture, et des intonations péremptoires, soulignées par un majeur droit amputé de sa dernière phalange, qu'il n'hésite pas à te coller sous le nez à chaque instant, oui on peut se garer là pour la nuit mais pas camper, amigo, pas sortir de siège, ni quoi que ce soit d'autre, sin fuego amigo, comme si faire du feu pouvait être une option dans les parages, tu te dis, comme si ça pouvait partir d'un coup, un feu, comme ça, l'incendie, jaillir de ton briquet pour dévaster le pays tout entier, alors que, entendons-nous bien, il n'y a que de la caillasse jaunâtre et crottée à perte de vue, en tout cas pas le moindre brin d'herbe à fumer à des kilomètres, ou quoi que ce soit du même genre. Même chez Miguel. Oui, le lendemain on pourra aussi y être, no problemo. Mais l'ennui, c'est que moi, je finis toujours le travail pour lequel on me paye, tu le sais, n'est-ce pas ? Sentenza. Sentenza. La voix de Sentenza dans ta tête depuis des jours, et des semaines, depuis que tu sais que tu auras ce rendez-vous inéluctable, ici même, avec l'Ombre. Et dans la bagnole du sergent aussi, maintenant, la voix. Et si ce n'était encore que ça, la voix de Sentenza, mais il y a aussi son affreuse bobine de déterré qui ne te quitte pas non plus. Sentenza. Mais maintenant, tu n'es plus seul face au sergent. Il y a ce type dans cette bagnole noire et sportive, qui est là, positionné en face, qui te surveille et te nargue et qui, tout comme toi, circonstance aggravante, est allongé à l'ombre de sa tire, comme prostré au fond de son coffre largement ouvert, également accablé de chaleur ; qui a enlevé ses grosses bottes à éperons de porcher ou de moutonneux, et les a balancées en dehors du véhicule, et dont tu ne vois rien d'autre que les pieds qui dépassent de la vitre, des pieds dédaigneux, avec des chaussettes blanches, que dans ton dérangement de l'instant présent, tu te prends à espérer propres, surtout, rapport aux mouches que ça ne manquerait pas d'attirer en sus, le cas échéant. Quand va-t-il se décider à bouger, ce type ? Depuis l'aube. Sans bouger, tout comme toi. Que veut-il, au juste ? Que te veut-il ? Toi et lui. Lui et toi. Depuis longtemps, tu aurais dû aller le voir, faire le premier pas, comme ça, sans arme, aller discuter le bout de gras, ou du moins essayer, en guise d'appaisement, mains levées au-dessus de ta tête. Mais maintenant, c'est trop tard. Vous êtes liquéfiés tous les deux et c'est une lutte sans merci qui s'est engagée. Le premier qui bouge un orteil se trahit et perd la partie ? C'est ça le deal ? Le premier qui dégaine descend l'autre ? C'est ça le marché ? Le premier qui sort un trépied est foutu ? Mais dans ce cas, ta monture, plantée au centre de l'arène depuis la veille. Au demeurant, que peut-il discerner de toi et de ta vie, le type aux chaussettes blanches caparaçonné dans l'obscurité toute relative de sa bagnole noire ? Distingue-il tes propres chaussettes noires qui dépassent du coffre ouvert de ton camion blanc ? Que peut-il savoir de tes buts et menées, de tes attentes profondes ? Sait-il pourquoi tu es là, à attendre cette sorte de fin del mundo pour touriste désoeuvré ? À te désecher là, plutôt qu'à t'humecter le fond du gosier chez Miguel – à supposer que le bar fût ouvert à cette heure-ci, ce qui est loin d'être prouvé ? Toi en noir et blanc, lui en blanc et noir, antithèse de toi-même ? Vos existences. Ton existence limitée à la couleur de tes chaussettes, limitée au sans couleurs de ton véhicule, existence qui ne serait elle-même qu'une manière d'abyme, ou un éternel recommencement sans but avéré ? Parce que, résister à l'adversité tant mal que bien, dans l'attente de pouvoir t'afficher in fine en lumineux vainqueur d'une Ombre à venir peut-il être sérieusement considéré comme un but dans la vie ? La chaleur t'accable et fausse ton jugement, il semblerait bien. La vie ne serait-elle finalement qu'un éternel recommencement ? Après tout ? Le noir de tes chaussettes peut-il seulement être envisagé comme une couleur, alors même que d'aucuns affirment sans hésitation que le noir ne résulterait que d'une absence de couleur. Absence. Absence ... Ce serait bien ton lot. Et le blanc, dans tout ça ? S'amuse-t-il, le conducteur de la berline noire, tout comme toi, à dénombrer les vortex de poussière à l'occasion ? À gober les mouches à temps perdu ? Ce serait trop simple. On ne se méfie jamais assez d'un type dans une berline noire, quoi qu'il en soit. Un type qui a des chaussettes. Midi. 35 degrés à l'ombre de ton coffre blanc. Et pas un nuage. La température qui monte inexorablement aide à tout prendre en mode suspense mou. Rien depuis l'aube, depuis l'intrusion de ce tas de ferraille noir dans ton paysage. Et puis soudain, sans crier gare, en cinq minutes, deux nouvelles bagnoles. News ! La police locale a fermé El Mirador, le belvédère à touristes situé dans le Parc Naturel d'à côté. À peut-être vingt ou trente kilomètres de là, c'était un point de visibilité tout naturel, localisé en altitude, où tous les gens du Pays, les moutonneux comme les porchers, comptaient se rendre au moment voulu. Rien d'extraordinaire : une grosse montagne en face, aucun horizon véritable, mais néanmoins, un point d'observation crédible pour beaucoup, avec peut-être une centaine d'emplacements sur une passerelle métallique, plantée au bord du vide, instable et tremblante au moindre déplacement de chairs – sinon branlante, dans la broussaille, sans possibilité d'allonger les jambes d'un trépied, avec des flics nerveux tout autour, qui balancent des prunes pour un oui, pour un non, pour une chaussure en dehors du chemin, pour une cale ou deux placées sous les roues d'un camping-car, ou dix minutes de stationnement en dehors de l'heure légale, en fin de journée. À dix heures, le Sergent Sentenza a décidé de bouter les touristes hors du mirador et de renvoyer tous les nouveaux venus ici, à Nafria, un terre plein granuleux et encrassé, posé au centre de la Castille, sur le trajet de l'Ombre. La raison pour laquelle te voici désormais transformé en agence de renseignement annexe pour la police rurale : oui, c'est bien ici, non, il n'y a aucune autre aire observable sérieuse à 40 bornes à la ronde, j'ai fait le tour hier, oui, ce sera parfaitement visible de là, entre ces deux ridicules petits buissons qu'on voit là-bas, tu esquisses un geste un peu las et transpirant en direction de la végétation rabougrie en question, oui on peut passer la soirée ici, tu répètes ce que le sergent Sentenza t'a martelé la veille ou l'avant veille, oui, une vidéo au smartphone, ça le fait facile, non, le capteur ne risque rien, oui, un millième de seconde ou un cent-vingt-cinquième avec ton appareil automatique, t'inquiète, ça marchera tout aussi bien, non, c'est pas trop dangereux la nuit, sauf si tu tombes sur un troupeau de brebis mortes-vivantes, non on ne sait pas qui est le type dans la grosse bagnole noire, ni ce qu'il veut, oui c'est inquiétant, je sais bien, mais c'est comme ça. Le tout, avec force gestuelle et mimiques, car tu ne causes pas un mot de spanish, à peine si tu sais ce que signifient olé et sangria, et ton anglais est plus pitoyable encore que le leur. Il y a pourtant comme un air de gratitude dans leurs regards, à la fin de la conversation, leurs sourires et leurs remerciements, leurs doigts croisés, la quasi larme que tu aperçois au coin de son oeil à elle, qu'elle ne peut s'empêcher d'écraser d'un doigt qu'elle espère discret, sont sincères et chaleureux. Tu leur a apporté l'espoir d'assister à l'instant crucial, celui-là même que le Sergent Sentenza leur a volé en leur refusant l'accès au mirador une heure plus tôt. Ce n'est pas grand chose, mais c'est beaucoup pour ce jeune couple tout tatoué, et de rose vêtu, et pour cette mère de famille presque désespérée d'avoir traversé le pays du sud au nord pour rien, au volant du vieux break rouillé. Pas loin de mille bornes. La région est montagneuse et boisée, austère, les routes peu nombreuses et peu sûres, et pleine de moutons, avec de relents de cochons, et la plupart des points d'accès à la nature défendus par une Guardia Civile armée jusqu'aux dents, qui n'hésiterait pas à faire feu sur le moindre desperado aperçu, s'il le fallait, bottes à éperons ou pas. Sans compter les bandoleros et les types des abattoirs. À moins de refaire une centaine de kilomètres dans l'autre sens, au travers du pays des garçons porchers, et puis, de là-bas, reitérer la quête illusoire d'un parking bien situé, avec vue, le tout en quelques heures à peine, sans compter d'éventuels nuages qui pourraient toujours revenir histoire de te le mettre bien profond, si d'aventure. Nul espoir dans ce pays de couleurs et de textures, autant que d'odeurs déplaisantes, où le moindre chemin de traverse est désormais interdit d'accès. Tandis que tu soumettais péniblement ton castillan à l'épreuve du feu, le type dans la bagnole noire n'a pas bronché. À peine s'il a modifié la position de ses pieds. Le gauche par-dessus le droit, désormais – des fourmis dans les orteils. Immatriculé en Espagne, il aurait pu venir à ton aide, lui qui connaît très probablement la langue. Quatorze heures. 41 degrés à l'ombre, sans aucune ombre au tableau. Depuis quelques minutes, profitant d'un appaisement certain des conditions atmosphériques, ou d'une aggravation, pour selon, une bande de vautours - sont-ce bien des vautours, et sont-ils vivants ? - survole la scène en quête de possibles bonnes affaires à réaliser. Sept-cent-vingt-huitième tourbillon de poussière au compteur. Le vent a molli, les dust-devils se font moins fréquents, à mesure que la touffeur se fait plus écrasante. Il te vient à l'esprit que la poussière elle-même pourrait en être venue à répugner à l'idée même de se soulever. Poussière, poussière, avez-vous donc une âme ? Autre questionnement d'importance : penser à rationner l'eau ; tu te l'étais déjà dis la veille, mais cette fois-ci, l'affaire devient sérieuse, et tu n'y couperas pas. Rhâaaaahahahaha ! Héhéhéhéhéhé. Blondin, Blondin. Tu continues ton bain de Soleil. Tu as soif, Blondin ? Héhéhéhéhéhé ! Tu veux de l'eau ? Ben vas-y, bois, Blondin ... Rhâaaaahahahahahahahaha ! Les voix s'entremèlent dans ce qui te sert de tête. Celle de Sentenza, et puis celle de Tuco, désormais. Relire le Quichotte, dans la traduction de Damas Hinard, édition d'époque, en deux tomes de cinq cent pages, caractères 8, interligne 0.1. Quoi d'autre ? Même tourner les pages t'est pénible. “O princesse Dulcinée, dame souveraine de ce coeur captif ! Daignez, daignez, ô ma dame ! Daignez, daignez ...” A ces sottises, il en ajoutait d'autres de même genre, toutes à la manière de celles que ses livres lui avaient apprises, imitant de son mieux leur langage. Et cependant il cheminait si lentement, et le soleil montait si vite et avait tant de force, que cela aurait suffi pour lui fondre la cervelle, s'il en eût conservé quelque peu. Dix-sept heures. 39 degrés. Il t'apparaît que, dans son infinie mansuétude, le Soleil a finalement consenti à infléchir sa trajectoire, en cette fin d'après-midi, pour tendre vers un horizon certes encore un peu hypothétique, mais néanmoins plausible. Te vient alors l'idée de bouger quelque peu, de te débarrasser, s'il est possible, de ce voile d'accablement qui t'encroûte, peu importe les vues du type aux chaussettes blanches, après tout, toujours claustré dans son fardier, chacun sa vie. Il peut bien faire ce qu'il veut, qu'est-ce que ça peut bien te faire ? Étendre les jambes, et surtout – surtout – envoyer ces foutues mouches se faire voir ailleurs. Il faudra bien, de toute façon, sortir ta quincaillerie et l'installer avant le rendez-vous contracté, sauf à constater que tu auras encore fait toute cette route pour rien. L'alignement des planètes, tout ça. Vaste foutaise. Des amis à visiter. Un couple de Grecs dont tu as fais la connaissance il y a quelques jours, dont il t'a semblé apercevoir le van miroiter de nouveau, depuis un moment, à l'autre bout du plateau, du côté de la ferme inhabitée. Ils seront arrivés à la faveur de l'abaissement tout relatif de la température. Ils auront mis en station un clone du fameux ETX de jadis, un vieux tromblon un peu poudreux, sur une monture de fortune dont la motorisation vient de crier grâce, une optique simple mais qui a amplement démontré son efficacité au fil des décennies. L'image tremble un peu, mais elle est fantastique de netteté. À ton retour, c'est l'effarement. En quelques minutes, l'esplanade s'est emplie de façon inconcevable. Plusieurs dizaines de bagnoles. C'est à peine si tu peux encore te frayer un passage jusqu'au trépied que tu as installé, qui est sensé marquer le centre des hostilités, les quelques acres de caillasses crottées dont tu t'es arrogé la propriété il y a deux jours, où tu te prosterneras peut-être, comme tous les autres, si l'Ombre condescent réellement à se donner en spectacle dans quelques dizaines de minutes, ainsi qu'elle a promis aux Ibériques, depuis des millénaires, de le faire. 19h34 et 32 secondes. C'est l'heure. La ronde des longs manteaux a commencé. La frénésie accélère. La voix du dénommé Tuco, Benedictio, Pacifico, Juan, Maria, Ramírez fait une nouvelle apparition, supplantant celle de Sentenza, qui joue les matadors là-bas, sans doute, dans son mirador, en accablant les foules. Blondin ... Blondin ... Écoute, Blondin ... Des marchands du temple. Une foule bigarrée de tous âges et de toutes complexions, des baby-relax, des ballons de foot, des fauteuils de camping, des plaids comme à la plage, une armée de trépieds - frêles - supportants jumelles et smartphones, des appareils photos achetés pour le mariage de tante Stella, quelques téléobjectifs – peu nombreux, des perches à selfies, des smartphones en pagaille, des smartphones, un ou deux petits réfracteur chinois, partout des lunettes éclipses sur des visages benoîts ou hilares, des perches à selfies et des smartphones, pourquoi pas des boules de pétanque en plastique, et des parasols, des glacières, avec de la corona bien fraîche, l'apéro et les rires, des cris de joie et des plaisanteries dans une demi douzaine de langues au moins. C'est un fait, la bagnole noire est vide, présentement. Un rapide coup d'oeil vers la droite t'a permis de t'en assurer. L'homme aux chaussettes blanches, dégagé de sa torpeur depuis quelques minutes, se sera extirpé de son tombereau et levé, imposant sa formidable stature à l'assemblée. En l'espace d'un instant, la nuée de badauds aura quitté le secteur, comprenant sans doute qu'il était de son intérêt de ne pas s'attarder au-devant du champ de tir, au moment où le duel allait s'engager. L'arène est à vous, maintenant. À lui, à toi, au sergent Sentenza, à Tuco, et à l'Ombre. Pendant une seconde, vous vous êtes toisés du regard ; vous vous êtes jaugés pour la première fois d'une oeillade inquiète – autant qu'il est possible en pareilles circonstances ; avec avidité, un rictus aux lèvres, un sourire peut-être. Puis vous avez fourbi vos armes. Que le meilleur descende l'autre. Tandis que tu écouvillonnais ton apo de 90 mm, à f5, et l'approvisionnais, un 650D introduit dans sa lumière, prêt à bouter le feu à la charge, un objo de 55 disposé en appoint à main gauche, l'homme dégainait un canon scié d'au moins 600 mm de focale sur 6D, qu'il installait sur un trépied carbone à très large assise, disposé sur le capot de son tas de ferraille ; gonflée, la solution, mais efficace, stabilité assurée. Le duel allait être serré. Très serré. Dans la plaine en contrebas, loin vers l'Occident, d'instant en instant, le paysage s'est comme obscurci, réveillant de vieux démons tout étonnés, provoquant de facétieux esprits par-ici, titillant des spectres endormis de longue date, dans des nécropoles abandonnées depuis longtemps. Depuis Sad Hill, le cimetière aux cinq mille tombes, situé à quelques kilomètres de là, en direction de l'ouest, dans ton 283, l'azimut exact depuis lequel surgira l'Ombre, une mélopée se fait entendre, un concerto pour trompettes et cordes, El triello, au milieu des croix disposées en cercles autour de l'esplanade centrale, ténue d'abord, puis lourde de sens et sévère ensuite. Le Morricone au plus haut de son art. Et puis les applaudissements des centaines de spectateurs installés là-bas, qui t'arrivent par vagues discrètes, qui ont un peu d'avance sur toi. Le ciel n'est pas bon, à dire vrai. Pas bon du tout. Depuis des semaines, l'Espagne et la Navarre sont la proie des flammes, qui s'envolent au firmament, en fumée, par dizaines de milliers d'hectares à la fois, bouchant les espaces aériens, ajoutant au dramatique de la situation. La frange horizontale est crasseuse, vaguement blanche, peut-être un peu roussâtre, quand bien même l'altitude locale dépasserait le kilomètre. Pourtant, des ombres bougent depuis quelques minutes, c'est indéniable. Des fantômes s'agitent. Le peuple des mouches est sidéré, qui cesse de bouffer l'assistance. Les pieds aux chaussettes blanches se crispent, les bottes aux éperons dansent la gigue, et les mains de Tuco tremblent, prêtes à se crisper sur la gachette du flingue. Le Sergent Sentenza, a quitté sa bagnole, et son mirador, et sa montagne, pour entrer dans l'arène et honorer le rendez-vous. 20h28 et 16 secondes. Une minute avant le bonbon. Dans le ciel, le solitaire, énorme, brille d'un éclat rouge orangé inusité, à seulement une hauteur de corde de pendu au-dessus de l'horizon, tandis qu'une chevelure couleur d'or tend à apparaître sur un fond de ciel bleu sombre un peu hésitant, presque verdâtre. La foule est aux aguêts, le souffle suspendu. Soudain, un tumulte enthousiaste monte des environs, où cent à cent cinquante voix - moins qu'à Sad Hill, et des applaudissements, et des vivas, et des coups de sifflets, s'ajoutant à celles des âmes damnées, viennent clamer l'approbation générale. SETnC. SETnC. SETnC. Le soft sensé contrôler tes caméras a foiré d'entrée de jeu. Tu avais deux vieux APN bien dociles à contrôler, seulement deux, l'un derrière la lunette, l'autre en mode paysage, plan large, sur un trépied indépendant, était-ce si compliqué que cela à concevoir ? Avec deux scripts différents. Pas la mer à boire, et pourtant. D'autant qu'ici, la mer … Tu avais testé l'opération plus d'une douzaine de fois, avant le voyage, en mode répétition, en mode temps réel, et ça avait toujours fonctionné. La config t'avais obéi au doigt et à l'oeil. Un PC, une config, c'est fait pour ça, non ? Obéir ? Et pourtant là, dans l'instant réel, sous l'Ombre : la malédiction. L'ordinateur qui refuse de reconnaître ton second boitier, et puis les deux, même après reset. Quelques mots sévères en apparté, deux-trois coups de fouet balancés en mode hacker au PC récalcitrant, histoire de bien te faire comprendre, et malgré tout, la bête qui finit par se rallumer, acquiescer et repartir à l'assaut du ciel. Avec une seule caméra. Pas deux. L'enflure. Le duel qui part en sucette avant même d'avoir commencé. Tu as bien perdu une douzaine d'images de la partielle, dans l'escarmouche. Ton script qui démarre avec 45 minutes de retard. Mais après tout, sous l'Ombre, la partielle, ce n'est pas véritablement ce qu'on regarde, non ? Tous ces gens, là, devant, derrière ... Ils ne sont pas venus pour mater une partielle. Tu te répètes ça en boucle, moitié pour te remonter, moitié pour aller de l'avant, parce que l'erreur ne t'est plus permise désormais. Il te reste la mitrailleuse de 90, à 450 mm, plus de trois cent images attendues en quatre minutes, et la gachette manuelle au 55. Ça va passer. Tant pis pour le spectacle. Il faut que ça passe. Il en va de ta vie et de ta santé mentale. La piste de poussière, terminus le Pays Jaune et Bleu, n'autorise aucune autre conclusion. SETnC. SETnC. SETnC. C'est toi ? Sentenza ? C'est bien toi ? Sentenza ? SETnC ? C'est toi ? SETnC ? Sentenza ? La voix nasillarde et péremptoire est revenue. Celle du sergent. Tu penses à elle, et elle revient. La voix. C'est comme ça. Qu'est-ce qu'il faut y faire ? Ah j'oubliais, il m'a donné 1 000 dollars, et sais-tu pourquoi ? Pour que je te tue... Mais l'ennui c'est que moi, je finis toujours le travail pour lequel on me paie, tu le sais n'est-ce pas ? Hahaha ! 20h 29 et 20 secondes. Le dernier diamant s'est éteint, ne reste plus maintenant que cet énorme Oeil terrifiant dans le ciel - la foule est terrifiée, dont les paupières orangées ondulent au son du concerto pour trompettes. C'est noir et c'est rouge, et c'est orange, bleu et vert, monstrueux et injecté de protubérances roses fantastiques et terrifiantes, dont l'une, bubon phénoménal, te semble prête à crever, en bas à gauche, et à infecter la foule de ses humeurs méphitiques, la horde des observateurs avalée par le drame, qui s'est tue en une seconde, après l'arrivée de l'Oeil, et demeure prostrée, maintenant, dans l'attente de la suite. Et il y a ce gigantesque voile sombre qui traverse le ciel du nord au sud, passant lentement de la droite vers la gauche, qui participe sans nul doute de la tétanie de l'attroupement. Derrière toi, un enfant qui braillait à tue-tête, jusqu'à maintenant, que l'éclipse n'avait pas réussi à interpeller, était-ce l'heure de son biberon, il braillait, la démarche encore mal assurée, était-il tombé dans les caillloux, il braillait, braillait et braillait sans fin. Espérait-il le réconfort de sa mère après un sommeil trop court, dérangé qu'il avait été par la survenue de la soudaine et immense clameur ? Un enfant qui pleurait s'était tu brusquement, sans autre avertissement, le regard finalement happé par le Trou dans le ciel, qui accaparait toutes les attentions sur l'esplanade. L'Oeil noir. Les cris des vautours au zénith, et l'Oeil démesuré, et scrutateur, qui était maintenant au-dessus de la tombe d'Arch Stanton, et regardait le duel. Le monde se divise en deux catégories, dit-il : ceux qui ne se sont chargés que d'une paire de lunettes éclipses, et ceux qui creusent leur tombe avec la technologie. Toi tu creuses. Et puis le rideau funeste dans le ciel trépasse. Deux ou trois coups de feu. Ou des pétards. Des applaudissements. L'Oeil cligne une dernière fois des paupières, et le jour revient en un instant, tandis que la foule en délire ovationne. Lentement, la minute d'après la fin du combat, tu te vois fendre l'attroupement compact, qui se congratule, qui rit aux larmes, et commente bruyamment, une canette à la main. L'homme aux chaussettes blanches est à deux pas, maintenant, encore deux pas. Bientôt vous vous serrez la main, et vous vous tapez dans le dos, comme si vous aviez fait vos Humanités ensemble et ne vous étiez pas quittés de trente ans. Ses images de la partielle sont étonnantes de netteté, celles du diamant et de la totalité, surtout, sont tout simplement stupéfiantes de contraste, avec un piqué absolument ahurissant, et une limpidité que tu n'aurais pas pensé concevable, en dépit de l'évident mauvais esprit de collaboration dont a fait preuve l'atmosphère dans les minutes précédentes. Si tu ne les avais pas là, sous les yeux, offertes à ta concupiscence exacerbée, ces images, tu ne pourrais tout simplement pas croire en leur véracité. Tellement plus fortes que les tiennes, avec un niveau de détails dans les protubérances, sans commune mesure avec aucune photographie d'éclipse que tu as pu contempler ces dernières années. 600 mm. Il t'a bien eu, en vérité. Il a bracketé en semi manuel comme un fou pendant une centaine de secondes, mais il t'as bel et bien descendu la tronche. C'est toi qui git au centre de l'arène, comme cloué sous la mitraille. Ton apo de 90 n'a pas tenu la route face au canon scié de l'homme, voilà tout. Son tromblon était meilleur que le tien. The winner takes it all, tu t'entends lui dire – vieux relents de pop désuets ressortis pour l'occasion, ton répertoire d'anglais un peu restreint. Crucifié, tu as tourné les talons, quand le type te rattrape. Hey, amigo … ¿ Me enseñas tus imágenes ? Hey, mon pote, j'ai pas de motorisation. J'ai shooté au 1/100ième au maximum, j'ai presque rien vu de l'éclipse. Tu me fais voir tes photos ? Frénétiquement, vous visionnez d'abord une vidéo obtenue au smartphone ; l'Ombre est là, ainsi que la tenture dans le ciel. Puis tu manipules des boutons, tu tournes compulsivement des molettes, et vous découvrez les images, que tu avais fait défiler un peu négligeamment juste après la totalité, sans les détailler vraiment, sous la prunelle étonnée et émue du conducteur de la voiture noire, qui ne peut s'empêcher de tonitruer, de vociférer, et de s'extasier à l'apparition de chaque nouvelle vignette, comme tu l'avais fait l'instant d'avant, en découvrant les siennes sur le petit écran flatteur de son 6D. À dire vrai, tes images ne sont pas vraiment excellentes, ni mauvaises, mais elles se dissolvent dans votre corona, et font votre nuit. Les éclipses n'existent réellement que dans la tête des grands enfants qui y croient, et qui sont assez fous pour aller les visiter, là-bas, tout au bout de la route, mouches ou pas. Comme dans les films des frères Coen, toute ressemblance avec des personnes ou des événements existants, ou ayant existés, serait purement fortuite.
  7. Bonjour à toutes et à tous, SUNSCAN a deux ans ! Présenté en avant-première à l'OHP à l'été 2024, puis lancé officiellement aux RCE 2024, il compte aujourd'hui environ 300 instruments montés. Merci à toutes celles et ceux qui ont construit, testé et partagé leurs images. Pour fêter ça, avec l'équipe STAROS, nous avons le plaisir de vous présenter deux nouveautés. 1. L'application SUNSCAN passe en version 2.1 C'est la plus grosse mise à jour depuis le lancement. En voici un petit aperçu : un assistant de scan pour choisir le meilleur créneau et placer le disque sur la fente, l'identification des raies sur l'image live, la connexion du SUNSCAN au Wi-Fi de la maison et l'envoi de vos images sur SpectroSolHub directement depuis l'application. Et ce n'est qu'une partie des nouveautés : vous en découvrirez bien d'autres sur la page « Nouveautés de la version 2.1 » : https://www.sunscan.net/fr/utilisation/mobile-app-overview/nouveautes-de-la-version-2.1 Rendez-vous sur Google Play et l'App Store pour télécharger la nouvelle version de l'application. La plupart de ces nouveautés ont besoin du firmware 2.1 : l'application vous proposera la mise à jour dès la connexion à votre SUNSCAN. 2. Un réglage et une mise en route simplifiés Deux nouvelles pièces à imprimer, 9-3-collimator-bench.stl et 31-1-collimator-nuts.stl, suppriment l'étape de réglage à l'ordre zéro : votre SUNSCAN est directement bien réglé ! Les notices de montage et de réglage ont été mises à jour en conséquence. Cette modification est optionnelle. Elle simplifiera la mise en route des nouveaux venus, et si vous avez déjà un SUNSCAN et que ce réglage vous a posé problème, c'est le bon moment pour réimprimer ces deux pièces. Notre partenaire Azur3DPrint est prêt à suivre : il peut vous livrer les deux nouvelles pièces, ou un SUNSCAN complet qui intègre déjà cette modification. Rejoignez-nous sur Discord : Le serveur Discord SUNSCAN compte déjà près de 500 membres. Vous pouvez y poser vos questions et partager vos observations : https://discord.gg/TNGKj3cQmr N'hésitez pas non plus à vous inscrire à la newsletter STAROS pour suivre nos prochaines nouveautés en spectroscopie : https://staros-projects.org/ Bon ciel ! Olivier, pour l'équipe STAROS https://www.sunscan.net/fr/
  8. Bonsouair ! Je me suis mis depuis peu à l'astronomie solaire, et quelle belle découverte ! J'ai vendu un rein lol pour me prendre une Heliostar 100 et une caméra PlayerOne Saturn M mais aucun regrets, j'adore c'est tellement intéressant ! Et le fait de pouvoir le faire de jour et depuis son balcon est un luxe je trouve. Avec ce capteur on a le disque solaire en entier et en rajoutant une bonne barlow, zoomer sur les protubérance rend l'expérience encore plus immersive. Les logiciels utilisés sont, Firecapture, Autostakkert, ImPPG, Pix et Photoshop. Environ 60 secondes de vidéo avec 15% des meilleures frames et drizzle X2.
  9. Bonjour 1ere lumière faite à partir d'une lunette acuter LUMA-X 40ED H-ALPHA, jolie claque en visuel, les protubérances sont bien visibles quoique petites... Par contre en photo des stries ou franges sont omniprésentes. Une idée pour corriger ça ? Vincent La petite caméra que j'ai utilisée est une zwo 120 mm,avec barlow televue X2 ou au foyer...
  10. Hello, J'arrive bien après la guerre mais voici l'éclipse du 12 août cadrée au dessus du Pic Saint-Loup, dans le sud de la France. La photo est prise avec un APN Fujfilm (X-T50) et le téléobjectif XF70-300mm à 70mm. Il s'agit d'une composition HDR dans lightroom de 3 expositions différentes. Un bon week end à tous, Adrick
  11. Bonjour à tous. Après l'excitation de l'éclipse, je me suis dit qu'il était temps d'essayer d'imager notre etoile. Achat donc d'un filtre solaire et c'est parti. Voici donc ma premiere image du soleil. Realisée avec newton 150 750 pds skywatcher, asi294mc pro et filtre omegon nd5. Firecapture, traitement autostakkert, siril pour les ondelettes + traitement "cosmétique" avec darktable qui m'a encore une fois surpris! Je suis plutôt content du résultat, et j'ai eu de la chance avec les tâches présentes ce jour là. Mais ce n'est pas facile de doser les curseurs au traitement: jusqu'où aller pour réveler des détails avec les abérations qui s'en suivent etc... Est ce bien des cellules solaires et pas des aberations etc... Et puis quelle teinte choisir entre rouge orange et jaune pétant! Surtout que je n'ai pas beaucoup de points de comparaison comme en ciel profond, la majorité des images qui circulent sont plutot faites en H alpha et cie... J'attends donc vos avis! C'était aussi l'occasion de prendre mes marques et faire les tests d'exposition et de débit avec un transit iss comme objectif! Prochaines étapes: l'iss donc, mais aussi tenter le soleil avec le tube de mon dobson 250 qui est par chance compatible avec la 294 et avec la possibilité d'un montage sur mon azeq6, mais ça c'est une autre histoire (losmandy et cie...) Et puis, j'ai la chance d'avoir un gars qui loue du matos astro dans le coin et qui a qq lulu solaires.... Julien Petit edit avec une V2 plus orange...
  12. J'ai monté une Acuter Phoenix (avec filtre H-alpha) sur le même support qu'une Acuter Solarus ici en Normandie: Et j'ai un montage similaire en région parisienne - Acuter Phoenix (la même que je transporte d'un site à l'autre vu son prix), avec une SW 80-400 et un prisme de Herschel. Il est vraiment agréable de passer de la vision en H-alpha aux taches solaires sans manipulations pénibles! J'envisage de faire un suivi de croquis comparatifs. Sans prétention bien entendu: je suis membre d'une commission solaire de l'IAU, et j'ai accès à des données beaucoup plus pointues, mais juste pour le fun...
  13. Bonjour à tous, ça fait un moment que je n'ai pas posté sur le forum, et l'acquisition de 3 semaines de la lunette ACUTER Elite Phoenix 40/400 est l'occasion de repasser par là. Alors tout d'abord, la bestiole, Que dire, seulement en mode solaire, je ne l'ai pas testé en mode nocturne, mais de ce que j'ai pu lire de ci de là, on reste sur une achromatique! - Les points négatifs: Certes on est loin des Lunts niveau finition et esthétique, un espère de jaune doré moche, la mise au point est très dur, et non micrométrique, ce qui rend la MAP assez difficile surtout lorsque ça turbule pas mal. ça reste cependant faisable, avec un peu de patience. Le support Smartphone... anecdotique... - Les points positifs: le chercheur est très efficace, sans risque, et aligné correctement sorti d'usine. L'oculaire zoom 5/16mm, même si c'est de l'entrée de gamme fonctionne plutôt pas mal, même si rien à voir avec les ES que j'ai dans mon setup. Maintenant à l'observation, le H-Alpha est correctement calibré, et relativement homogène, on observe bien les protubérances tout autour du soleil et la granulosité de surface est bien contrasté, ainsi que les filaments. En lumière blanche, c'est un peu moins bien quand même. Maintenant, les images. Alors vu la météo je n'ai eu l'occasion de m'y mettre que la semaine dernière sur 3 journées, et franchement pour le prix (on est sur une lunette à 1180€, complète et prête à l'utilisation!) et bien je pense vraiment que mon PST Coronado risque de rester au carton un moment (d'ailleurs, il risque d'aller en petite annonce très prochainement) Donc maintenant, les images des 14, 15 et 18 mai, en mode Mono et en fausse couleur Matos: ACUTER Elite Phoenix 40/400 Player One Apollo M-Mini Star Adventurer Acquisition: FireCapture Traitement: AS3!, Registax, Photoshop SUN - Acuter - Player One_Couleur by Clapiotte Astro, sur Flickr SUN - Acuter - Player One_ Mono by Clapiotte Astro, sur Flickr 20250515_Sun Acuter_couleur by Clapiotte Astro, sur Flickr 20250515_Sun Acuter_mono by Clapiotte Astro, sur Flickr 20250518_Sun RVB by Clapiotte Astro, sur Flickr 20250518_Sun mono by Clapiotte Astro, sur Flickr Voilà pour mon petit retour, et si vous voulez vous lancer dans le solaire à moindre coût, et bien allez y les yeux fermés!! @+ David
  14. Bonjour à tous, J'ai repris mes traitements de l'éclipse du 12 août. J'ai réussi à mettre un peu de couleur pour me rapprocher au max de ce que ça donnait visuellement. Ça peut 0araite peut être un peu flachis mais c'était le cas le 12, ce disque noir entouré de "flamme" J'y ai passer pas mal de temps et je crois que j'en tirerai pas mieux. Et faut peut être pas en attendre plus avec une Askar FMI135 et ma caméra ASI462, c'est tous ce que j'ai pu amener au camping 🙃 L'image de la totalité est en HDR composée de poses de 2, 8 et 20ms. Je n'ai pas pu ajouter les poses de 100, 250 et 500ms parce que ça apportait trop de défauts sur l'image finale avec les scripts HDR Siril et Corona Siril En plus quand ça me semblait bien sûr l'ordinateur c'était trop flachis sur le téléphone du coup j'ai essayé de baisser les curseurs pour que ça passe sur le téléphone A+ Manuel
  15. Bonjour, Je voudrais partager l'image de mon 2ème setup, qui est venu avec nous en Espagne. C'était ma 1re éclipse, donc logiquement mon tout premier traitement HDR. J'ai fait le choix d'aligner les images sur la couronne. Traitement réalisé avec Affinity Photo v2 et PixInsight. L'alignement a été fait à l'aide d'un script Python. C'est une V1, il y en aura certainement d'autres :). Frames: 1x 1/8000 1x 1/6400 9x 1/1600 6x 1/250 6x 1/25 4x 1/13 3x 1/8 2x 8/5 Appareil: Canon EOS 80D Optique: William Optics GT81 avec correcteur/réducteur dédié (382mm de focale) Monture: Harmonique equivalent AM5 DIY sur onStep. Voila! A+
  16. Bonjour Voici une petite animation souvenir de ce beau moment http://ajfree.free.fr/ECLL.mp4 Cette animation inclut une vidéo d'ambiance, puis un timelapse de l'éclipse partielle ainsi que des photos de la totalité avec un appareil photo au 400mm + extender x1,4 et enfin un petit timelapse de l'arrivée de la totalité. La prise de vue était plutôt en mode automatique afin de profiter du moment en visuel ... A+ Arnaud
  17. Bon, même si ça fait pâle figure avec tous ceux qui ont pu aller en Espagne faire des photos plus sublimes les unes que les autres, depuis les bords de Saône chez moi, j'ai quand même pus pose un Z6+60mm+Astrosolar , pris toutes les 5mn + paysage final, et quelques prises de vue à main levée à 400 via mon X-T5 + 100-400mm + K&F ND 1000000 ! C'était en tout cas incroyable à regarder, même sans totalité... Eclipse_timelapse_naturel_disque_complet_v2_1440.mp4
  18. Bonjour à tous, Cela fait un bon moment depuis mon dernier post par ici… Je voulais simplement partager ma dernière réalisation, issue de l’une des expériences les plus extraordinaires que j’aie vécues. Je comprends maintenant pourquoi certains « chassent » les éclipses solaires! C’est une nouvelle chaîne YouTube. Même si le travail a été considérable, je me suis vraiment régalé et j’y ai mis tout mon cœur. Je compte faire d’autres montages, que ce soit à partir de vidéos ou de mes images. Voilà ! 🙂 A+
  19. Bonjour a tous, J´étais en Espagne pour l'éclipse du 12Août...Pour la 1ère fois je l'ai photographié. Autant la phase partielle et la phase de totalité, j'ai réussi à les photographier presque correctement, mais je n'ai pas réussi à saisir la fameuse bague de diamant. J'ai pris un panel de photo différemment exposé quelques secondes avant la totalité, entre 1/320s et 1/1000s avec f5.6, ISO100. La photo DR1_2_bigsun est la plus exposé: 1/320s...Et on voit ca comme une eclipse partielle au lieu de voir la bague de diamant 😑 Pourtant pendant la phase de totalité, j'ai réalisé une photo moins exposé (1/500s) qui montre bien l'éclipse, la photo TOT_3335_bigsun Comment l'expliquer et pourquoi je n'ai pas réussi à faire mieux? Merci pour vos réponses 😅
  20. Dois-je réutiliser mes lunettes d'éclipse pour le grand spectacle lunaire du 28 août ? https://www.lesnumeriques.com/astronomie-conquete-spatiale/dois-je-reutiliser-mes-lunettes-d-eclipse-pour-le-grand-spectacle-lunaire-du-28-aout-n260631.html
  21. En haut d'un sommet du plateau ardéchois qui n'a jamais vu autant de monde à la fois, deux corps ont occulté (trop) souvent simultanément notre étoile. Plus de peur que de mal comme on pourra le voir par la suite. Le site (peu avant le coucher, mais il n'y avait presque plus rien à voir) : Le dernier rayon (rouge) : Le second corps occultant a été particulièrement pénible et on a raté le tout début. Première apparition : On joue à cache-cache : Ah, c'est mieux : Et ça recommence... Et ça revient... Nouvelles cahcotteries : Retour au bon moment : Alors là, c'est fou ce que ça change vite, la ligne qui joint les "cornes" tourne de plus de 90° en quelques minutes : Ouf, on a vu le maximum local (95,2% d'occultation) ! Et on est pudique sur la fin : A pu : Prise de vue : Fuji X-T3 + 500 mm f/5,6 + multiplicateur x1,4 soit 700 mm f/8, ISO 160. Filtre AstroSolar densité 5, y-compris pour les nuages (le temps de pose a atteint 30 secondes, ce qui donne de sublimes effets de filé). Les vues d'ensemble au Nikon D700 + 24-70mm f/2,8 à 70 mm et f/2,8 et 1/400s de pose à ISO 200. Il a été placé en poste fixe pour prendre de quoi faire un chapelet qui sera très très partiel : la moitié des poses sont parfaitement noires.
  22. Bonjour bonjour, C'est avec grande originalité que je vous partage mes photos de l'éclipse du 12 aout prise au Fujfilm X-T50 et un objectif XF 70-300mm à pleine focale, ainsi qu'un filtre ND1000000 devant pour que le tout ne prennent pas feu: Un zoom sur la première frame avec ses petit nuage qui lui rajoute un petit truc en plus je trouve: A bientôt et bon ciel à vous Adrick
  23. Bonjour, je suis tombé par hasard sur ce télescope solaire de chez Acuter, est-il nouveau ? Je n’en ai jamais encore entendu parler. Le F/d est différent de son frère si non en solaire, à part cette vision des taches les caractéristiques ont l’air identiques. Mais je ne suis pas du tout spécialiste de ce type d’appareils, je m’y intéresse au cas où…
  24. cela fait bien longtemps que je n'ai pas créé un sujet sur le fofo je vous partage une des version de l'éclipse totale de soleil , le plus dur était d'essayer de garder les teintes naturelles tout en boostant la couronne solaire : et en gros bonus , avec près de 200 photos composent ce time-lapse , avec un Olympus OM-5 mark3 sur une lunette 80/560Ed : Julien
  25. Alors un grand MERCI à @nebujul qui m'a délivré de mes souffrance avec une super vidéo et affinity photo ! J'ai donc pu traiter mes images de la totalité. Il me reste à préparer mon chapelet et une vidéo de l'ensemble. De mon côté, j'avais donc décidé de m'inscrire pour aller sur le site de l'observatoire de Burgos à Lodoso. Très bien organisé notamment en famille avec tout : concert, buvette, food truck, toilettes, parking et tout. Le défaut et je ne savais rien, c'est que le paysage n'est pas top (éoliennes partout et pilones électriques donc ça donne pas du tout l'ambiance tournesols et autre églises que l'on a vu sur le forum. J'ai décidé de rester et tant pis, le spectacle c'était surtout les yeux de la famille et les photos c'est un plus. M'étant pas mal renseigné avant, j'avais récupéré le canon 5D Mark iii d'un copain qui fait le bracketing et c'est genial ce truc. 5 photos à chaque fois avec différentes expositions et sans rien faire. J'avais mon Samyang 135, j'avais tout programmé avant et j'ai monté le tout sur une solarQuest de SW. je m'tais fabriqué un support 3D pour mettre de la feuille astrosolar et j'avais emmené mon intervallomètre pour faire une photo toutes les 2 min en phase partielle et toutes les 10s en totalité. Résultat : tout s'est passé quasi parfaitement ! 2min avant C2, je règle l'intervalle à 10s et c'est tout. Au contact C2, je vois les phoso noires : j'avais oublié le filtre, je l'ai enlevé de suite et c'est tout. 1min45 c'est court et je ne voulais pas louper 1s. C'est vraiment beau et notre oeil + notre cerveau sont des machines incroyables. C'est vaiment plus beau en vrai qu'en photo ou vidéo et oui 100% c'est 1000 fois mieux que 99.5%. Qq petits soucis de réglages de luminosité en phase coucher du soleil mais rien e grave, faudra ajuster les niveaux pour le chapelet. En attendant, voici 4 images du début de la totalité (on ne voit pas les petites protubérances à droite), pendant, C3 que j'ai eu pile au bon moment je pense avec un passage incroyable de la lumière sur 2 petits creux dans le profil lunaire et 10s après C3. Je vais demander à un copain qui fait de la photo et qui a tout ce qu'il faut de me retirer le poteau électrique pour améliorer l'ensemble mais je suis super content ! C'est sur c'est pas du 300 ou 400mm de focale mais c'est moi qui l'ai fait !! 🙂
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