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Depuis le lancement du projet Starlink, les satellites de SpaceX sont devenus un objet de discussions intenses entre astronomes amateurs, ainsi qu’une source de questions pour les curieux qui se demandent ce que sont ces points lumineux très brillants qui bougent dans le ciel par grappes entières. Cet article a pour vocation de rassembler les informations sur ce sujet de manière objective, notamment les conséquences du projet Starlink pour l’observation du ciel et l’astronomie amateur. Mises à jour: 29/04/2020: informations sur la solution pare-soleil + impact sur les concurrents 02/05/2020: Ajout d'un exemple d'astrophoto avec traitement 17/01/2021: Ajout d'informations sur la visibilité des Visorsats, la nouvelle version de Starlink pour une luminosité plus faible. Ajout d'information sur la comparaison avec le réseau concurrent OneWeb Starlink, qu’est-ce que c’est ? Le projet Starlink est un projet de satellites de télécommunications, géré par SpaceX, dirigée par Elon Musk (fondateur de Paypal, Tesla, Hyperloop, Powerall, The Boring Company…). Le projet vise à fournir des services de couverture internet à l’ensemble de la planète. Starlink repose sur une constellation de plusieurs milliers de satellites en orbite basse. La télécommunication par satellite Si ce projet est devenu médiatique, c’est parce que sa structure diffère radicalement des structures existantes. Jusqu’à présent, les satellites de télécommunication étaient traditionnellement des structures larges et complexes placées en orbite géostationnaires, pour couvrir de larges zones terrestres. Ceux-ci étant très éloignées et en faible nombre, leur visibilité dans le ciel nocturne reste relativement faible. Le satellite de télécommunication Hispasat 36W-1, en situation de test d’antenne. Crédit : ESA–P. Sebirot Satellites Telecom et couverture réseau Le développement des technologies réseau sur la surface terrestre se fait de manière continue, comme en témoignent les évolutions vers la 3G, 4G puis la 5G. Ces réseaux couvrent cependant en priorité les zones à forte densité de population, dans lesquelles ils peuvent être utilisés au maximum de leurs capacités (notamment pour la 5G dont le but est de faciliter des communications décentralisées entre objets connectés du quotidien). Le développement des réseaux terrestres dans les zones peu denses et plus isolées représente un défi en termes de coûts et de structure. La télécommunication par satellite est donc privilégiée pour celles-ci. Les services satellites ne permettent par ailleurs pas seulement de créer une couverture internet, mais fournissent également les services suivants (liste non exhaustive) : - Suivi et localisation des bateaux, des avions, des moyens de transports divers en zones isolées (exemple : traversée des océans) - Passage des communications radio - Retransmission TV, notamment pour les événements mondiaux (sport, journalisme, etc) La télécommunication par satellite est donc un outil complémentaire au déploiement de la couverture réseau terrestre. Pourquoi envoyer des satellites Telecom en orbite basse ? Les satellites géostationnaires possèdent l’avantage de couvrir de vastes étendues terrestres. Ils ont cependant l’inconvénient de se trouver très loin de la Terre (36000km), ce qui retarde inévitablement les transmissions avec le sol. Lorsqu’un utilisateur tente une connexion, le signal est envoyé au satellite, retransmis sur la station terrestre, envoyé au centre de traitement réseau, puis renvoyé au satellite et enfin à l’utilisateur, après avoir donc parcouru environ 144 000 kilomètres. Le temps de latence est ainsi de plus d’une demi-seconde pour l’aller-retour des informations indispensable à la communication. Pour comparaison, le temps de latence d’une connexion ADSL ou fibre est de 50 millisecondes, et le temps de latence estimé pour une constellation de satellites en orbite basse est de 100 millisecondes. Là où un seul satellite géostationnaire peut couvrir en permanence une large zone, la diffusion par une orbite basse nécessite une large constellation de satellites. Ceux-ci évoluant à vitesse rapide (vitesse angulaire de 0.79deg.s-1 pour un observateur terrestre) doivent couvrir ensemble une même zone en s’alternant pour une position donnée. L’arrivée des projets de satellites en orbite basse est le résultat de l’évolution de plusieurs facteurs, en particulier de baisse de coûts de lancement et d’entretien. Ainsi l’évolution des fusées réutilisables via SpaceX a permis de baisser drastiquement le prix d’un lancement. Exemples de coûts de lancements, par kilogramme : De même, la propulsion satellitaire électrique en lieu et place de la classique propulsion par ergols permet de baisser les coûts et augmenter la durée de vie d’un satellite, notamment via la forte réduction de la masse globale. La propulsion électrique n’est par ailleurs pas réservée aux satellites en orbite basse, mais fait l’objet de développements et d’applications sur tous les projets. Exemple des satellites Telecom Airbus. Le projet d’Elon Musk Le projet Starlink peut également être replacé dans la vision générale portée par Elon Musk sur le développement spatial. Le but final étant l’envoi d’êtres humains sur Mars, Starlink apporte plusieurs fonctions au projet. D’une part un financement commercial, d’autre part un outil de communication général servant de support technique pour le développement des communications avec les sondes d’exploration. Les buts de Starlink sont principalement dans l’établissement d’un réseau internet visant les populations en zones peu denses, et isolées des réseaux terrestres. De nombreuses personnes sont donc concernées, principalement dans les zones à faible densité des pays riches (campagnes, montagnes…). Selon Elon Musk, le déploiement Starlink concerne les 3 à 4% des clients qui sont difficilement atteignables par les opérateurs classiques. La communication des satellites Starlink ne se fera pas directement jusqu’aux terminaux des utilisateurs, mais passera d’abord par des récepteurs centralisés spécifiques. A l’heure actuelle, SpaceX prévoit le déploiement d’un million de ces terminaux pour la mise en place 2020 dans les seuls Etats Unis d’Amérique. Le déploiement de la constellation se fait par des lancements de grappe : chaque lancement depuis une fusée Falcon 9 déploie 60 satellites simultanément. Ceux-ci sont répartis sur trois orbites : 340 kilomètres d’altitude : 7500 satellites, sur la bande spectrale V (micro-ondes, 40 à 75Ghz) 550 km d’altitude : 1584 satellites, pour les bandes spectrales Ku et Ka (12-18GHz, 26.5-40GHz) 1100 km d’altitude : 2825 satellites, pour les bandes spectrales Ku et Ka Grappe de 60 satellites Starlink lancés ensemble en 2018. Crédits: Starlink (licence CC BY-NC 2.0) La première phase de déploiement s’opère sur les 1584 satellites à 550 kilomètres d’altitude. Starlink a jusqu’à présent obtenu l’autorisation des autorités de régulation pour le lancement de 12000 satellites, et attend une nouvelle autorisation pour 30000 satellites supplémentaires (état d’avril 2020). La mise en service de Starlink pour la couverture réseau est prévue pour les années 2020 et 2021, respectivement pour le continent américain et le reste du monde. Impact des satellites Starlink sur l’observation du ciel et l’astronomie Lorsque l’on observe les satellites Starlink dans le ciel, il faut bien dissocier deux conditions particulières : Le lancement d’une grappe de satellites. Dans ce cas, plusieurs dizaines de satellites sont regroupés, et passent de manière très brillante dans le ciel. La plupart du temps, ce sont ces événements qui font réagir curieux comme astronomes amateurs. Le passage de satellites « installés », c’est-à-dire l’observation des satellites sur leur orbite finale. Ici, les préoccupations concernent la visibilité permanente des constellations Starlink et l’impact à long terme sur le ciel et les observations astronomiques. Le problème principal du passage d’un satellite n’est pas tant sa présence instantanée dans le ciel que les traces de celle-ci. Les techniques d’astrophotographie utilisent régulièrement des images à longue pose, qui enregistrent donc la présence d’un satellite sur l’ensemble de sa trajectoire. Traces de satellites passant dans le ciel, avant Starlink Crédits : Eckhard Slawik / International Astronomical Union Si jusqu’à présent les satellites visibles étaient assez peu nombreux pour être évités lors d’enregistrements, l’arrivée de Starlink et des autres projets de constellations en orbite basse change la donne. Ce sont désormais des dizaines de milliers de satellites qui strieront potentiellement le ciel et les photos des astronomes amateurs comme professionnels. Exemple de traces de satellites Starlink, ici après décollage (donc en phase très lumineuse). Crédit : Victoria Girgis/Lowell Observatory Pour étudier l’impact de cette nouvelle activité sur le ciel, l’astronomie, et l’astrophotographie en général on peut distinguer les cas suivants : Observation du ciel à l’œil nu. Quiconque lève les yeux au ciel peut voir des satellites passer. Le ciel en sera-t-il désormais rempli, au point d’en gâcher la vision par une pollution lumineuse exacerbée ? Astrophotographie de paysages. Les photos à longue pose pour obtenir des clichés nocturnes époustouflants sont les premières à être impactées par les traces de satellites. Astrophotographie à grand champ : de manière générale, l’observation d’une région du ciel sur un champ plus grand. Astrophotographie à champ réduit : zoom sur un objet céleste en particulier. On peut encore distinguer: Les astronomes et astrophotographes amateurs, présents par millions dans tous les pays. Leur passion risque-t-elle d’être gâchée par les traces de satellites ? Les astronomes professionnels, qui utilisent par exemple les très grands télescopes terrestres (VLT, Keck…) ou les observatoires professionnels (Pic du Midi…). Il s’agit ici de tout un pan de la recherche fondamentale, indispensable dans les études de l’Univers. On y retrouve aussi la surveillance des astéroides susceptibles de poser un danger pour la Terre. Impact sur l'observation astronomique : étude de l’ESO A l’heure actuelle (avril/mai 2020), la meilleure estimation des risques que fait peser la constellation de satellites sur le monde de l’astronomie est une étude de l’European South Observatory (ESO), disponible ici : https://www.eso.org/public/archives/releases/sciencepapers/eso2004/eso2004a.pdf Cette étude prend en compte l’impact de 26 000 satellites placés en orbite basse. Les conclusions en sont que : Le nombre total de satellites illuminés au-dessus de l’horizon au coucher du Soleil serait de 1600 Au moment du crépuscule astronomique, ce nombre serait de 1100 satellites, 85% d’entre-eux étant proches de l’horizon (élévation inférieure à 30%) Sur ces satellites présents dans le ciel, la majorité resterait invisible : 260 d’entre eux auraient une magnitude inférieure à 6 (visibles en conditions exceptionnelles) 110 auraient une magnitude inférieure à 5 (visibles à l’œil nu en bonnes conditions) 95% d’entre-eux seraient proches de l’horizon, laissant moins d’une dizaine de satellites visibles dans le ciel habituellement observé. Le nombre de satellites visibles restants continue à décroître avec l’avancée de la nuit. L’apparition de « flares », c’est-à-dire de brusques sursauts de luminosité lorsqu’un satellite pivote et reflète la lumière du Soleil aurait un impact négligeable sur les observations astronomiques. De manière générale, les télescopes de l’ESO sont susceptibles d’être affectés à hauteur de 3% pour les images réalisées en début et fin de nuit. Le problème se fait par contre plus pesant sur les télescopes à très grand champ, qui verraient leurs observations impactées de 30% à 40% dans les premières heures de la nuit et celles de fin de nuit. L’étude opère les remarques suivantes : Les trains de satellites tels qu’observables après un lancement groupé ne posent pas de problème pour l’observation au télescope. Bien que spectaculaires, ils sont de très courte durée et uniquement visible juste après le coucher du Soleil ou avant son lever. Les flares sont suffisamment rares et courts pour avoir un impact négligeable sur les observations astronomiques. Les observations à courte pose (~une seconde) ne seront globalement pas touchées par le problème. Les observations dans l’infrarouge ne seront pas gênées par l’émission des satellites. Les observations de moyenne durée (100 secondes) sont faiblement affectées. 0,5% d’entre-elles seraient gâchées au crépuscule. Les observations à pose longue (1000s) seraient gâchées à hauteur de 0.3 à 0.4% durant le début et la fin de nuit, et jusqu’à 3% au crépuscule. Pour les instruments à grand champ, le taux serait de 1 à 5% en début et fin de nuit, et serait plus important au crépuscule Les instruments à très grand champ sont les plus marqués, avec un taux d’échec allant jusqu’à 50% au crépuscule, principalement à cause de phénomènes de saturations et de « ghosts » optiques (lumière parasite faussant le signal). Ces télescopes sont plus fortement touchés de par la combinaison d’un très grand champ d’observation avec de très grands miroirs qui récoltent donc beaucoup de lumière, et sont combinés à des détecteurs particulièrement sensibles et sujets aux phénomènes de saturation. Ces résultats sont résumés dans le tableau ci-dessous : (note: le "grand champ", pour l'ESO, est déjà de l'ordre du degré au niveau du champ, la catégorie inclut notamment les instruments OmegaCam avec 1° de champ ainsi que le spectromètre 4MOST via le télescope VISTA avec 4.1°² de champ) Limites de l’étude : Cette étude préliminaire a été réalisée avec un nombre de satellites choisi comme étant très grand, ainsi que des approximations conservatrices, c’est-à-dire dans le sens pessimiste. La réalité devrait donc être au pire similaire, au mieux plus optimiste que ces prévisions. Elle porte également uniquement sur l’observation en domaines visibles et infrarouge, le cas de la radio-astronomie n’étant pas ici abordé. Note sur les télescopes à très grand champs : Ces télescopes sont utilisés en repérage large pour transmettre des coordonnées d’objets à observer aux télescopes à faible champ. Leurs observations servent également de support à la détection d’astéroides dans notre système solaire, et donc à la prévention des risques posés par ces objets stellaires. L'Observatoire Vera-C.-Rubin, ou Large Synoptic Survey Telescope est l'instrument le plus touché par le projet Starlink. Installé au Chili, ce projet américain en construction doit pouvoir commencer ses observations à partir de fin 2020. Crédit: LSST Project Office (licence CC BY-SA 4.0, sans modification) De manière générale, on note donc un impact modéré sur les observations astronomiques. L’étude souligne par ailleurs que des mesures d’adaptation sont possibles pour améliorer la situation des grands télescopes, bien que provoquant quelques surcoûts. Effect of satellite trails - tableau récapitulatif. Crédit: ESO Etude de Jonathan C. McDowell1, soumise dans The Astrophysical Journal Letters Source : https://arxiv.org/pdf/2003.07446.pdf Une autre étude publiée plus tôt en mars dans The Astrophysical Journal Letters s’intéresse aux variations de visibilité des différentes orbites de satellites Starlink en fonction de la localisation et de la période de l’année. L’étude dissocie les 3 couches orbitales : Couche A ? à 550km Couche B, entre 1130 et 1325km Couche C, de 336 à 346 km La couche B étant la plus éloignée, c’est de celle-ci logiquement que les satellites sont les moins visibles. En prenant une ville européenne, Londres, celle-ci obtient les résultats suivants pour la zone du ciel au-dessus de 30 degrés d’élévation : En été, 50 satellites de la couche B avec une magnitude de 7.5 (invisibles à l’œil nu) 25 satellites des couches A et C, de magnitude entre 4.5 et 5.5 (difficilement visibles à l’œil nu) En hiver, près de 200 satellites au niveau de l’horizon qui disparaissent quand la nuit vient Plus d’une dizaine de satellites sur les couches A et C qui ont complètement disparu vers 19h Une cinquantaine de satellites sur la couche B (moins visible) qui ont complètement disparu à 21h Globalement, les satellites se positionnent donc sur une magnitude de 5.5 dans l’état actuel du revêtement (voir chapitre suivant pour l’amélioration). Ceux-ci ne peuvent être visibles à l’œil nu que depuis des sites possédant de bonnes conditions d’observation (pas de pollution lumineuse). L’impact de la constellation est de manière générale peu visible, sauf pour les observations à long temps de pose et large champ de vue (comme souligné par l’étude de l’ESO concernant les télescopes à très grand champ). Les impacts sont surtout sensibles au moment du crépuscule, plus particulièrement pendant la saison estivale. Etude de Anthony Mallama sur l'influence des VisorSat Source : https://arxiv.org/abs/2101.00374 Une nouvelle étude publiée par Anthony Mallama s'intéresse à l'influence des nouveaux designs de Visorsat sur la magnitude observée des satellites. S'intéressant aux 415 satellites lancés depuis mai 2020 équipés du système de visière, l'observation de leur visibilité témoigne d'une baisse de magnitude à 31%, ceux-ci atteignant désormais la magnitude 5,92. Les Visorsat deviennent donc défintivement invisibles à l'oeil nu. Restant néanmoins en deça de la magnitude 7 (objectif de SpaceX), le problème de leur influence sur les grands télescopes, particulièrement en été, reste non-résolue. L'étude compare par ailleurs la magnitude à celle des satellites de OneWeb, entreprise concurrent pour le réseau de satellites à basse orbite, qui opère ses propres instruments sur une orbite de 1200km d'altitude (avec donc une magnitude plus faible). La magnitude des satellites à orbite opérationnelle est la suivante: Satellite Starlink originel: 4,63 Satellite Starlink Virorsat: 5,92 Satellite OneWeb: 7,58 Concernant l’astronomie amateur Ces études focalisant d’abord sur l’astronomie professionnelle, elles ne donnent pas de réponse directe. Cependant ses éléments de calculs montrent un risque modéré : L’observation du ciel à l’œil nu sera très peu impactée, le nombre de satellites visibles simultanément étant inférieur à la dizaine et les ordres de magnitude avant même la prise en compte de mesures de corrections sont à la limite de la visibilité oculaire. L’observation et la photographie au télescope: comme précédemment cité, les perturbations potentielles seraient surtout sensibles en début et fin de nuit. L’astrophotographie à grand champ peut être rapprochée de certaines conditions d’observation citées par l’ESO. Ainsi, l’OmegaCam utilisée avec des poses d’une centaine de secondes pour 1 degré de champ est impactée à hauteur de 5% à 7% en début et fin de nuit. En milieu de nuit, ce taux diminue. Evidemment, plus le champ est réduit, plus la probabilité d’être impacté par le passage d’un satellite est faible. Il est possible également que les orbites des satellites leur fassent emprunter des chemins répétés dans le ciel, notamment au zénith. La zone concernée serait alors plus exposée aux perturbations. Astrophotographie à grand champ et paysages : Ces catégories sont les plus touchées, puisqu’opérant sur de larges zones du ciel. A l’instar du LSST, dont les observations seront fortement impactées, ces photos n’échapperont probablement pas aux traces de satellites Starlink. C'est d'autant plus vrai que de nombreuses photos de paysages se font aux premières ou dernières lueurs du jour, afin de profiter d'un minimum de lumière et des conditions de rayonnements rasants. Il faudra ici compter sur les traitements logiciels et leur évolution en fonction de ces nouvelles conditions. Spectroscopie : l’observation en spectroscopie est également très exposée à de telles perturbations. Celle-ci se fait en effet avec de très longues poses, et la répartition de la lumière sur le spectre fait que les images sont bien plus sensibles à de potentielles perturbations lumineuses extérieures. L’étude de l’ESO montre par exemple que l’instrument Caveat sera affecté à hauteur de 10 à 20% en début et fin de nuit. Traitement astrophoto et logiciel Les traitements logiciel sont une étape importante pour enlever les passages d’avions et satellites, et font partie de la vie courante de l'astrophotographe. Ils permettent de détecter et enlever de telles traces lors de la compilation des photos. Il s’agit notamment du sigma clipping, qui permet d’enlever les traces temporaires en détectant les différences entre images. Ce procédé élimine toute valeur de luminosité supérieure à la médiane de l'image ajoutée de l'écart-type, c'est-à-dire toute valeur trop éloignée de la distribution de luminosité présente sur l'image. Les logiciels de guidage peuvent également être impactés : lorsqu’un instrument se centre sur une étoile-guide, le passage d’un objet brillant peut déranger la mesure, provoquer un ajustement du gain par le logiciel, et donc la perte de l’objet suivi. Des améliorations logicielles seront nécessaires pour éviter de telles perturbations. Exemple de photo d'une pluie d'étoiles filantes devant la Voie lactée (Lyrides). Sur ce type de photo, le logiciel ne peut pas distinguer les filés d'étoiles et ceux de satellites (ici, des Starlink particulièrement visibles après un lancement). Les deux se superposent donc, et la photo est gâchée. (Images réalisées avec 300 poses de 30 secondes) Ci-dessous, la même photo avec nettoyage des traces par le logiciel. Les traces de satellites sont alors complètement effacées, mais les étoiles filantes ont elle aussi disparu. Crédit: Spacetime Pictures Amélioration physique des satellites pour diminuer la visibilité Utilisation d’un revêtement foncé Une telle solution n’est pas nécessairement triviale. Il existe effectivement des peintures d’un noir « quasi-parfait », telles que le Ventablack ou les revêtements Acktar, utilisés dans le secteur spatial (plus de 99% d’absorption). Mais ces revêtements sont normalement utilisés pour des parties intérieures aux satellites, pour améliorer les performances des instruments optiques. Placées à l’extérieur, elles seraient vulnérables à l’environnement spatial, et en particulier aux radiations solaires qui les dégraderaient plus ou moins rapidement. SpaceX étudie actuellement les différents revêtements capables de résister à de telles conditions, mais le bon compromis reste à trouver. Par ailleurs, un satellite peint en noir deviendrait invisible dans le spectre visible, mais acquerrait alors une présence infrarouge plus importante, il convient donc de trouver le meilleur compromis. Des revêtements foncés sans être au niveau d’un Vantablack seront probablement utilisés. De premiers tests ont indiqué qu’un tel revêtement testé sur un satellite apporte une réduction de la magnitude d’environ 1,2. Dans le cas du test, la magnitude totale est ainsi passée de 4.7 à 5.9, passant la limite de visibilité à l’œil en bonnes conditions ( source : https://iopscience.iop.org/article/10.3847/2515-5172/ab8234) Si l’on applique par exemple ce résultat à la 2e étude précédente, cela signifie que dans le pire des cas, en été environ 25 satellites resteront présents avec une magnitude de 5.5, donc très peu visibles à l’œil nu même en bonnes conditions d’observation. Optimisation des configurations d’antennes Autre solution envisagée par Starlink après discussion avec les communautés d’astronomes, il est possible d’installer des pare-soleil sur les satellites. Le problème de luminosité venant notamment de la réflexion des rayons sur les antennes, une telle solution permettrait d’en réduire fortement l’impact. Il est ainsi possible d'installer un pare-soleil qui bloquera les rayons lumineux tout en laissant passer les ondes radio. La solution envisagée par Starlink s'appelle VisorSat. Elle consiste en un ensemble de panneaux qui se déploieraient après la libération du satellite. Ceux-ci sont constitués d'une mousse radio-transparente, qui bloquera donc les reflets créés par les antennes du satellite. L'impact sur la luminosité devrait donc être, selon Starlink, "massif". Cette solution est appliquée depuis les lancements de mai 2020 . Des études ont montré que cette solution avait permis une réduction au tiers de la magnitude, les Visorsats atteignant environ la magnitude 6 à 550km d'altitude. Optimisation du positionnement des satellites Il est également possible d’orienter le satellite de manière à ce que les rayons du Soleil ne réfléchissent sur une zone réduite (par exemple sur le côté le plus petit des panneaux solaires ou de l’antenne). Que ce soit durant la phase d’ascension après lancement ou sur l’orbite finale. Sur orbite, ce changement peut notamment impacter la visibilité pendant les phases de coucher et lever du Soleil. Cette solution n’a pas encore été testée Baisse d'altitude des satellites Le 17 avril 2020, SpaceX a posé une demande d'autorisation pour la baisse d'altitude de la couche supérieure de ses satellites. Le but est que ceux-ci disparaissent plus vite en brûlant dans l'atmosphère après leur fin de vie, ainsi que la réduction de la pollution lumineuse pour les astronomes. Cette proposition vise à rabaisser 2824 satellites de 1100/1300km vers 540/570km d'altitude. Les satellites en couche basse présentent une luminosité plus forte que ceux en orbite plus haute (selon la 2e étude précédente, magnitude 5.5 contre magnitude 7.5). Cependant, cette altitude leur donne une plus grande chance d'être dans l'ombre de la Terre et ne pas être éclairés par le Soleil. Si l'on se réfère à cette même étude, les couches supérieures présentent 2 fois plus de satellites visibles que les couches inférieures, alors que ces dernières ont un total 4 fois supérieur de satellites. Cela aboutit donc à un rapport /8, qui s'appliquerait donc aux 2824 satellites de la couche haute après transfert (sous réserve d'approximations et de validité de l'étude citée, ceci est évidemment une évaluation très "brute"). Par ailleurs, les satellites des couches inférieures étant plus soumis à l'ombre de la Terre, ceux-ci décroissent plus rapidement à mesure que la nuit avance (effet variable selon la latitude d'observation). Dans le cas où des solutions efficaces seraient trouvées et appliquées, elles ne concerneraient que les satellites lancés après leur mise en oeuvre. Cependant, les satellites Starlink sont voués à être remplacés après 3 à 4 ans, ils finiraient donc par disparaître. Note supplémentaires sur les projets de constellations en orbite basse Bien entendu, Starlink n'est pas seul. D'autres projets existent, et si Elon Musk semble jusqu'à présent faire preuve de bonne volonté en discutant avec les communautés d'astronomes (International Astronomical Union, ESO...) et en apportant des modifications à ses satellites, il faut espérer que de potentiels autres responsables fassent également preuve de prudence. L'établissement d'une telle constellation de satellites n'est cependant pas à la portée de tous, comme l'illustre la récente mise en faillite de OneWeb. Starlink lui-même doit encore faire ses preuves, comme le souligne Elon Musk: "le premier objectif est de ne pas faire faillite". Cependant et malgré les potentielles difficultés de conciliations à venir, il reste un point à souligner: SpaceX et Elon Musk restent en discussion avec les astronomes, notamment via les grandes organisations que sont l'ESO et l'IAU. Des solutions sont recherchées, et mises en oeuvre. Cela témoigne au moins d'une certaine considération et d'un effort de la part de SpaceX. Si les résultats devaient en être suffisants pour éviter à l'astronomie amateur et professionnelle de trop grandes complications, cela créerait des bases saines pour les futurs projets similaires. Ceux-ci pourraient alors s'appuyer sur cette expérience pour à leur tour prendre des dispositions. Etant donné le rôle de précurseur de Starlink, tout ceci créera de manière officielle ou non une sorte de standard. Cela rend d'autant plus importante la conciliation actuellement en cours et les résultats qui en seront obtenus. Le repérage des satellites Starlink Il est possible de prévoir le passage des satellites grâce à divers outils. Sur le lien suivant, le site Heavens-Above permet de lister pour une position donnée le passage des satellites Starlink d’un lancement donné. Il permet ainsi d’obtenir également des informations sur la magnitude, et l’évolution de celle-ci en fonction du statut des satellites (fraîchement lancés ou installés sur leur orbite définitive) https://www.heavens-above.com/StarlinkLaunchPasses.aspx Le lien suivant permet d’obtenir de manière rapide l’aperçu des prochains satellites Starlink à passer dans le ciel pour votre position. Il montre visuellement le résultat et la forme du chapelet de satellites. https://james.darpinian.com/satellites/?special=starlink Questions diverses Les satellites usagés sont-ils destinés à rester en orbite et l’encombrer de déchets ? Non. Aujourd’hui, les satellites sont conçus pour être désorbités en fin de vie. Ainsi ils retombent dans l’atmosphère et s’y consument entièrement. Les satellites Starlink ne font pas exception et son prévus pour être détruits en quelques mois après la fin de vie. Dans le cas où le système de propulsion serait en panne, ils retomberaient tout de même sur Terre, mais sur une période de quelques années. Starlink est-il vraiment ce qu’il dit ? Ou est-ce que ce ne serait pas plutôt une couverture pour des activités para-militaires basées sur l’utilisation de la 5G avec l’aide de l’IA pour diffuser le Coronavirus via chemtrail et anéantir l’humanité pour la gloire des Illuminatis reptiliens ? Non. Starlink est voué à être un fournisseur commercial de connexion internet au même titre que Nordnet, SkyDSL ou Europasat.. Sauf que Starlink sera mondial. Pas besoin de théorie du complot, l’internet par satellite sera bien suffisant pour ramener un max de pognon dans les caisses de SpaceX.1 point
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TUTORIEL pour le traitement complet d'une image avec les scripts SIRIL Mise à jour du 3 septembre 2020 : refonte complète du tuto prenant en compte les améliorations de SiriL 0.99.4. Ce tuto est utile à tout possesseur d'Appareil Photo Numérique (APN) ou de caméra Astro puisqu'une des améliorations de SiriL 0.99 est l'arrivée des scripts universels. Ces scripts sont dorénavant valables sans distinction pour APN (fichiers RAW) et pour caméra Astro (fichiers Fits). Les différentes tutos vous permettront de : pré- traiter vos images brutes (mono ou couleur) avec retrait des darks, flats et offsets sous SiriL de façon automatique à l'aide des scripts, dans plusieurs situations possibles réaliser un premier traitement sous SiriL (étalonnage des couleurs, ajustement de l'histogramme, retrait du gradient, etc..) et de sauvegarder l'image en FIT, TIF, JPG ou PNG pour traitement ultérieur réaliser une composition RVB pour vous apprendre à combiner une image SHO, HOO ou LRVB réimporter, réaligner et empiler 2 ou plusieurs images pour les combiner entre elles ou simplement les réaligner avant une composition RVB dans le cas d'une image mono. Les tutos décrits ci-dessous sont également disponibles en PDF ici : http://www.astrosurf.com/colmic/Traitement_SiriL/brutes/?C=N;O=A Les points abordés dans le tuto 1 (introduction) : ci-dessous Les pré-requis pour bien démarrer SiriL Passer Windows en mode développeur Comment bien réaliser ses brutes, darks, offsets et flats Les points abordés dans le tuto 2 (script couleur) : c'est ici Déposer ses images dans les bons dossiers avant le pré-traitement Nettoyer le dossier Process avant de lancer un script Lancer un script de traitement couleur basique Ouvrir l'image Résultat Modifier le mode d'affichage Les points abordés dans le tuto 3 (traitement couleur) : c'est là Recadrer l'image Extraire le gradient Étalonner les couleurs par photométrie Transformer l'image en linéaire avec asinh Ajuster l'histogramme Supprimer le bruit vert Augmenter la saturation Réaliser une déconvolution remettre l'image à l'endroit par inversion miroir sauvegarder l'image en FIT, TIF, JPG ou PNG Les points abordés dans le tuto 4 (extraction HaOIII) : c'est là-bas Lancer un script de traitement avec extraction HaOIII Réaliser la composition RVB pour obtenir une image HOO Étalonner les couleurs Transformer l'image en linéaire avec asinh Ajuster l'histogramme Supprimer le bruit vert Réaliser une déconvolution remettre l'image à l'endroit par inversion miroir sauvegarder l'image en FIT, TIF, JPG ou PNG Les points abordés dans le tuto 5 (composition RVB-HOO) : c'est tout là-bas Convertir les 2 images RVB et HOO dans SiriL Réaligner les 2 images entre elles Empiler les 2 images pour obtenir une image résultante Recadrer l'image Retoucher l'histogramme Augmenter la saturation Ajouter une déconvolution Remettre l'image à l'endroit par inversion miroir Sauvegarder l'image Logiciels nécessaires : SiriL 0.99.4 pour Windows à télécharger ici : https://www.siril.org/fr/ Les nouveaux scripts pour SiriL 0.99, soit disponibles par défaut dans l'installation, soit téléchargeables ici : https://free-astro.org/index.php?title=Siril:scripts/fr#Obtenir_des_scripts Adresses et tutos utiles : Siril : https://www.siril.org/fr/ Les cours et tutos sur Siril : https://siril.linux-astro.fr/ Tout sur les scripts SiriL : https://free-astro.org/index.php?title=Siril:scripts/fr Liste des commandes utilisables dans les scripts SiriL : https://free-astro.org/siril_doc-fr/#Available_commands IMPORTANT AVANT DE COMMENCER : Si vous aviez une ancienne version de SiriL, il vous faut impérativement la désinstaller complètement (y-compris tous les scripts que vous auriez pu télécharger) avant d'installer la nouvelle. Si vous ne voyez pas de menu Scripts dans SiriL ou si ne vous ne voyez pas les nouveaux scripts, effectuez la procédure décrite ici : https://free-astro.org/index.php?title=Siril:scripts/fr#Utiliser_les_scripts Si vous avez changé le dossier de travail de SiriL (par défaut après installation dans \IMAGES ou \MES IMAGES selon votre version de Windows, ce qui correspond en réalité au dossier C:\USERS\VOTRE_NOM\PICTURES), vérifiez bien que les 4 sous-dossiers BRUTES, DARKS, FLATS et OFFSETS se trouvent dedans. La version 0.99.4 utilise les liens symboliques bien connus de Linux, ce qui permet d'économiser pas mal de Go sur votre disque lors du traitement, mais implique de passer votre Windows en mode développeur : cliquez sur le Menu Windows (ou la touche Windows du clavier) puis sur Paramètres (la roue crantée) cliquez sur Mise à jour et sécurité cliquez sur Espace développeurs, puis cochez Mode développeur c'est terminé, vous pouvez laisser comme ça éternellement, le mode développeur n'impacte rien sur le fonctionnement normal de Windows Allez, vous êtes prêts ? Attendez, tout d'abord, parlons de notre séance de prise de vue. Avant de continuer à lire ce tuto, vous devriez avoir obtenu : un certain nombre d'images BRUTES, soit avec un APN (fichiers RAW genre ARW sur Sony, CR2 sur Canon, etc...), soit avec une caméra Astro mono ou couleur (fichiers FIT ou FITS) entre 10 et 100 images de DARK (toujours des RAW ou des FITs, prises dans le noir absolu, au même temps de pose, ISO ou GAIN que les BRUTES) entre 10 et 20 images de FLAT (toujours des RAW ou des FITs), cette fois prises sous une lumière uniforme, par exemple à l'aide d'un écran à flat, ou de jour sur le fond de ciel tamisé par un T-shirt blanc, etc..., à l'ISO ou le GAIN le plus faible possible idéalement) Ajuster le temps de pose du FLAT de sorte que l'histogramme de l'image se situe environ aux 2/3 du maximum entre 10 et 100 images d'OFFSET (toujours des RAW ou des FITs, prises dans le noir absolu et au même temps de pose, ISO ou GAIN que les FLATS) Avec les capteurs CMOS, la notion d'offsets n'a plus beaucoup de sens, car généralement ces offsets sont très propres. Ce qu'on appelle ici OFFSETS sont en réalité des DARKS de FLATS (même temps de pose que les FLATS et dans le noir absolu) et sont utiles dans le cas de flats à temps de pose assez long (plusieurs secondes). Dans les tutos ci-dessous j'ai utilisé : une lunette de 106mm de diamètre et 388mm de focale (F/3.7) une monture équatoriale motorisée sur les 2 axes un diviseur optique équipé d'une caméra de guidage (ASI290 mini) une caméra ZWO ASI2600MC réglée au GAIN 100 un filtre anti-pollution Optolong L-Pro (car oui même dans la Drôme la pollution lumineuse fait son œuvre, surtout à l'horizon sud où se trouvaient M8 et M20) le tout piloté par un boîtier ZWO ASiair pro et obtenu : 15 images BRUTES de 180s à gain=100 des nébuleuses M8 et M20 15 DARKS de 180s à gain=100 15 FLATS de 3s à gain=100 15 OFFSETS de 3s à gain=100 (dans ce cas de pose assez longue, on appelle plutôt ça des DARKS de FLATS) Voici pour information une image brute de 180s, comme ça vous voyez de quoi on part... et à quoi on arrivera Alors on commence... par déposer ses images au bon endroit... Pour vous aider à vous faire la main, je vous ai mis en partage les ZIP de toutes les images BRUTES, DARKS, FLATS et OFFSETS utilisées dans ce traitement. Vous pouvez les récupérer ici : http://www.astrosurf.com/colmic/Traitement_SiriL/brutes/ Copiez vos images dans les dossiers correspondants (j'ai bien dit copiez, pas déplacez, gardez toujours une copie de sauvegarde de vos brutes, on ne sait jamais) : Copiez vos images brutes dans le sous-dossier brutes du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\BRUTES) Copiez vos darks dans le sous-dossier darks du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\DARKS) Copiez vos offsets dans le sous-dossier offsets du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\OFFSETS) Copiez vos flats dans le sous-dossier flats du répertoire de travail de Siril (donc par défaut dans \IMAGES\FLATS) Une des améliorations de SiriL 0.99 est l'arrivée d'un nouveau dossier (se trouvant dans votre dossier de travail) appelé Process. C'est dans ce dossier que tous les fichiers de pré-traitement intermédiaires seront stockés. Vous pouvez supprimer ce dossier une fois tous vos traitements terminés afin de gagner de la place, personnellement je le fais systématiquement avant tout traitement sur un nouvel objet. Puis on va lancer le script de pré-traitement des images avec SiriL (calibration, alignement, empilement)... Démarrez SiriL (normalement une icône SiriL s'est installée sur le bureau Windows) : Vérifiez toujours avant de lancer un script que le répertoire de travail par défaut est le bon, car il se peut, en cas d'erreur d'un script par exemple, que ce répertoire change. Pour cela, cliquez sur l'icône Maison puis sélectionnez votre dossier de travail qui doit contenir les sous-dossiers brutes, darks, flats et offsets (par défaut Pictures) et cliquez sur Ouvrir Cliquez sur le menu Scripts puis sur le script Couleur_Pre-traitement Le script est lancé... La durée du traitement va dépendre de : la puissance de votre ordi, de la taille de sa RAM, du type de disque dur (SSD fortement recommandé), etc.., mais aussi de la taille des fichiers de vos images brutes (traiter des images de 12Mpixels c'est bien plus rapide que de 62Mpixels !), bien évidemment du nombre d'images à empiler, et encore de l'option drizzle ou pas (compter 2x plus de temps avec drizzle). Pour mon exemple précis : sur un PC portable Gamer Asus ROG de 2015, i7 2.5Ghz, 32Go de RAM, CG GTX980 et SSD Samsung 1To, pour un script de pré-traitement couleur basique (sans Drizzle), pour pré-traiter, aligner et empiler les 15 brutes avec 15 darks, 15 flats et 15 offsets (26Mpixels par image), il aura fallu très exactement 2 minutes et 03 secondes au total pour que le script se termine. On va maintenant récupérer l'image résultante de l'empilement... Cliquez sur le menu Ouvrir : Double-cliquez sur le fichier Resultat.fit : L'image devrait s'afficher dans la fenêtre de visualisation, tout d'abord en noir et blanc (par défaut sur la couche Rouge). Si l'image est toute noire, c'est tout à fait normal car le mode d'affichage est en linéaire En bas de l'écran, là où vous lisez Linéaire, sélectionnez Auto-ajustement : C'est mieux là non ? Vous pouvez maintenant visualiser l'image en couleur en cliquant sur RVB : Si l'image est toute verte comme ci-dessous, ne vous inquiétez pas, c'est normal ! je vous laisse ingurgiter cette première partie, la suite arrive avec le traitement proprement dit... Nous revoilà pour la suite de notre Tuto... Dans cette partie, nous allons voir les différentes actions de traitement à réaliser sous SiriL. On commence par redécouper l'image... Ceci est très important pour la suite, car si l'on conserve les bords noirs, certains traitements ne se feront pas correctement sous SiriL. Tracez une zone dans une des couches Rouge, Verte ou Bleue (ne fonctionne pas sur l'image RVB) à l'aide de la souris afin de virer les bords noirs. Effectuez un clic-droit dans la zone tracée puis sélectionnez Recadrer : On va supprimer le gradient de l'image. Bien que cette image ait été réalisée dans la Drôme sous un excellent ciel, M8 et M20 étaient très bas sur l'horizon sud, dans la pollution lumineuse de la Côte d'Azur. A noter qu'avec cette version 0.99 on peut maintenant supprimer le gradient avant l'empilement des images (directement sur la séquence d'images calibrées et dématricées), ce qui donne de meilleurs résultats qu'après. Mais cela fera l'objet d'un autre tuto plus tard, ici on se contente de choses simples Toujours à partir d'une couche R, V ou B, cliquez sur menu Traitement de l'image puis sur Extraction du gradient... Cliquez sur Générer. SiriL va alors générer des petits carrés un peu partout dans l'image, qui serviront à calculer l'extraction du gradient. Vous allez devoir maintenant cliquer-droit sur certains carrés (sur une des couches R, V ou B, ne fonctionne pas sur l'image RVB) se trouvant sur les vraies nébulosités pour les retirer du calcul : Cliquez maintenant sur Appliquer : Ce qui nous donne après l'extraction du gradient : Dans notre cas de M8 et M20, avec beaucoup de nébulosités un peu partout dans l'image, sous un bon ciel et avec un filtre L-Pro, l'extraction du gradient est peut-être contre-productive. Vous avez néanmoins les billes pour l'appliquer ou pas selon les cas rencontrés. N'oubliez pas que vous pouvez toujours revenir en arrière dans le traitement en cliquant sur l'icône annuler On va maintenant ajuster le fond de ciel et la balance des couleurs... SiriL 0.9.11 avait apporté une grosse amélioration à ce niveau : l'étalonnage des couleur par photométrie Pour cela, SiriL va réaliser une astrométrie sur l'image et comparer la couleur des étoiles de l'image avec celles de la base de données photométrique, et ajuster le tout pour refléter la réalité. Cliquez sur Traitement de l'image, puis sur Étalonnage des couleurs, puis sur Étalonnage des couleurs par photométrie... : Dans la zone de recherche, tapez le nom de l'objet photographié (ici M8) puis cliquez sur Rechercher : Attention : vous devez être connecté à Internet pour effectuer cette opération. SiriL va alors interroger les bases de données astro et afficher le résultat comme ci-dessous : Cliquez sur l'objet trouvé dans la base Simbad (ou Vizier), ici Lagoon Nebula. Vous pouvez cliquer sur Obtenir les Métadonnées de l'image pour récupérer automatiquement la focale et la taille des pixels de l'APN ou de la caméra (si ces données sont disponibles) : Si les Métadonnées n'existent pas, entrez alors manuellement la valeur de la focale (attention, si vous avez pré-traité l'image avec l'option Drizzle, il faut alors doubler la focale). Et entrez la taille des pixels de votre APN (on peut le trouver ici : https://www.digicamdb.com/) ou de la caméra (dispo sur le site du constructeur). Cliquez enfin sur Valider. SiriL va alors faire un calcul astrométrique (qui peut prendre quelques minutes) afin de repérer les étoiles présentes dans l'image puis un calcul photométrique à partir de ces étoiles pour ajuster les couleurs. Si l'astrométrie sur l'image retourne une erreur, essayer de modifier la focale. Si après plusieurs tentatives avec des focales différentes cela ne donne rien, essayez de rechercher un autre objet présent dans l'image (ou une étoile par son nom ou son numéro HD, HIP, etc..). Ce qui nous donne après l'ajustement des couleurs par photométrie : On va réaliser un petit asinh sur l'image... Cette fonction est très utile avant de réaliser l'ajustement de l'histogramme, pour éviter de modifier les couleurs de l'image et de cramer des zones proches de la saturation comme un noyau de galaxie par exemple. Pour cela il va nous falloir repasser l'image en mode linéaire. Normalement vous devriez savoir le faire Pour rappel, cliquez sur le menu déroulant où vous lisez Auto-ajustement et sélectionnez Linéaire. Cliquez sur Traitement de l'image puis sur Transformation asinh... Ajustez le facteur d'étirement et le point noir en surveillant l'image, de sorte qu'elle apparaisse doucement sans être trop claire. Ce qui nous donne avec les valeurs ci-dessus : On va ajuster l'histogramme... Il est important de vérifier que vous êtres bien mode d'affichage Linéaire pour passer cette étape, comme vu à l'étape précédente. Cliquez sur l'icône Histogramme : Important : vérifiez toujours que le curseur du haut se trouve bien au maximum (valeur 65535) Dans la fenêtre Histogrammes, cliquez sur le + pour augmenter le zoom du graphe et cliquez sur l'engrenage : Vérifiez ensuite que la valeur de perte ne dépasse pas 0.1% en bas à droite, si besoin ajustez le curseur des basses lumières : Si la perte est beaucoup plus élevée que 0.1%, vérifiez que vous avez bien recadré l'image et qu'il ne subsiste plus de bord noir, c'est généralement la principale cause. Maintenant vous pouvez jouer sur le curseur Tons moyens (celui du milieu) pour ajuster au mieux votre image. Ne jamais toucher au curseur Hautes lumières (qui doit se trouver complètement à droite du graphe). Cliquez sur Appliquer quand vous serez satisfait du résultat, et refermez la fenêtre de l'histogramme. On va supprimer le bruit vert... Cette fonction est équivalente au fameux filtre HLVG qu'on trouve sous forme de plugin Photoshop. Normalement, si vous avez effectué l'ajustement des couleurs par photométrie, cette action ne devrait pas changer grand-chose à votre image. cliquez sur le menu Traitement de l'image, puis sur Suppression du bruit vert (SCNR)... : Conservez les valeurs par défaut, puis cliquez sur Appliquer : Observez le résultat au niveau de la fenêtre d'affichage couleur de l'image : Refermez la fenêtre de réduction du bruit vert. On va monter un peu la saturation... Dans le menu Traitement de l'image, cliquez sur Saturation des couleurs... : Et choisissez une valeur entre 0.20 et 0.50, selon les goûts de chacun Observez le changement dans la fenêtre de visualisation couleur : Cliquez sur Appliquer quand vous êtes satisfait du résultat et refermez la fenêtre de saturation. Une petite déconvolution pour finir... La déconvolution va améliorer la tronche de vos étoiles, améliorer le "piqué" de l'image en général et les détails dans les nébulosités. Cliquez sur le menu Traitement de l'image, puis sur Déconvolution... : Dans la fenêtre de déconvolution, réglez le rayon et le booster en observant méticuleusement l'image au zoom 100% (CTRL + molette souris) : Attention à ne pas être trop gourmand car du bruit et des artefacts peuvent apparaître rapidement comme ici : Sur cette image, compte-tenu du faible nombre de poses, le bruit monte vite, aussi je me suis limité à 1.20 en rayon et 0.20 en booster : Cliquez sur Appliquer pour finaliser l'opération. On n'oublie pas de vérifier l'orientation de l'image... Avec de nombreux logiciels de prise d'images l'image est enregistrée à l'inverse du sens conventionnel, avec pour conséquence une inversion miroir de l'image. Les images brutes ayant été enregistrées à l'aide de l'ASiair, elles n'y échappent pas et notre image finale doit donc être inversée. Cliquez sur l'icône Miroir horizontal : Ignorez le message d'avertissement en cliquant sur Valider : Notre image est maintenant dans le bon sens : Et enfin on va sauvegarder notre image... En fonction du traitement ultérieur que vous allez effectuer à votre image, choisissez le format de fichier adapté. Par exemple si vous allez reprendre votre image sous un autre logiciel Astro ou même sous GIMP, vous pouvez la sauver en FIT. Si vous allez reprendre l'image sous Photoshop, sauvez-la plutôt en TIF. Si vous souhaitez la publier directement telle quelle, sauvez-là alors en JPG ou en PNG. Il existe 2 méthodes pour sauvegarder votre image. Méthode 1 (plus simple, non valable pour une image noir et blanc) : Faites un clic-droit dans l'image RVB puis cliquez sur Enregistrer l'image RVB en... : Dans le cas présent, je vais m'arrêter là et donc sauver mon image en JPG pour la publier ci-dessous. Donnez un nom à l'image, puis ajustez la qualité de compression du JPG et cliquez sur Enregistrer : Méthode 2 (plus complète) : Cliquez sur l'icône Flèche bas comme ci-dessous : Cliquez sur Fichiers image pris en charge puis sélectionnez le format désiré : Donnez un nom à votre image et cliquez sur Enregistrer (vous pouvez aussi changer le dossier de destination si besoin) : ajustez la qualité de compression du JPG et cliquez sur Enregistrer : C'est fini !!! Pour finir, je vous montre quand même l'image finale ? Tout d'abord pour rappel la brute à gauche et l'image finale à droite, empilement de 15 brutes de 180s. Pas trop mal pour seulement 45 minutes de pose, non ? Vous pouvez cliquer dans l'image pour obtenir la full : Voilà, le traitement de cette première image couleur sous Siril est terminé, on a déjà quelque chose de sympa à regarder qui satisfera sans doute nombre d'entre vous. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- On continue notre tuto avec cette fois-ci un autre script : pré-traitement avec extraction HaOIII. Pour vous aider à vous faire la main, je vous ai mis en partage les ZIP des BRUTES HOO et FLATS HOO utilisées dans ce traitement. Vous pouvez prendre les DARKS et OFFSETS du traitement précédent. Vous pouvez les récupérer ici : http://www.astrosurf.com/colmic/Traitement_SiriL/brutes/ Une petite explication pour commencer... Ce script est utile pour pré-traiter les images brutes réalisées à l'aide d'un filtre dual-band. Pour plus d'information au sujet de ces filtres et leur utilisation, vous pouvez jeter un oeil à mon topic unique à ce sujet. Ce script va pré-traiter les images brutes, puis extraire et empiler indépendamment la couche Ha et la couche OIII des brutes, et enfin sauver 2 images nommées Ha_Resultat et OIII_Resultat. On pourra ensuite reconstituer une image HOO grâce à l'outil Composition RVB de SiriL. Allez on commence... Dans cet exemple, j'ai imagé les mêmes objets M8 et M20 le même soir et avec le même setup décrit au début, mais cette fois à l'aide d'un filtre Optolong L-Extrême dual-band Ha (7nm) + OIII (7nm). Comme précisé dans le tuto précédent, j'ai supprimé au préalable mon dossier Process. J'ai obtenu cette fois 20 brutes de 180s à gain=100 que j'ai placées dans mon dossier brutes, ainsi que 20 flats de 3s spécifiques à ce filtre que j'ai placés dans mon dossier flats. J'ai laissé les 15 darks de 180s ainsi que les 15 offsets de 3s dans leurs dossiers respectifs car ce sont les mêmes que pour le traitement précédent. Nous allons donc lancer le script Couleur_Extraction_HaOIII : Je passe sur les détails, vous savez maintenant comment lancer un script, comment afficher en linéaire ou en auto-ajustement etc.. Le script est terminé, on a récupéré nos 2 fichiers Ha_Resultat.fit et OIII_Resultat.fit dans notre dossier de travail. On va composer l'image HOO... Cliquez sur le menu Traitement de l'image puis sur Composition RVB... : Cliquez sur l'icône Dossier en face de la couche Rouge : Double-cliquez sur le fichier Ha_Resultat.fit : Faites la même chose avec la couche Verte : Et sélectionnez cette fois le fichier OIII_Resultat.fit : Enfin faites la même chose avec la couche Bleue en sélectionnant une fois encore le fichier OIII_Resultat.fit et cliquez sur Fermer : On obtient alors une image R=Ha, V=OIII et B=OIII, soit une image HOO. Passez en mode Auto-ajustement et visualisez l'image RVB : Sur cette image HOO on ne va pas effectuer d'ajustement des couleurs par photométrie qui fausserait le résultat mais l'étalonnage des couleurs basique. En revanche il faudra supprimer la dominante verte qui est ici bien visible. On va étalonner les couleurs... Le but ici est simplement de neutraliser le fond de ciel et sa forte dominante verte. Cliquez sur Traitement de l'image puis sur Étalonnage des couleurs et encore sur Étalonnage des couleurs... Passez sur une des couches N&B (ici la verte), puis tracez un cadre à l'aide de la souris dans le fond de ciel sans nébulosités. Cliquez sur Utiliser la sélection courante : Cliquez sur Neutralisation du fond de ciel : Tracez maintenant un cadre dans la nébuleuse et cliquez sur Utiliser la sélection courante : Cliquez sur Appliquer et visualisez le résultat dans la couche RVB. S'il vous convient, cliquez sur Fermer. On va effectuer la transformation asinh... On n'oublie pas au préalable de recadrer notre image pour virer les bords noirs, vous savez faire, on l'a vu au tuto précédent. On repasse en affichage linéaire, puis Traitement de l'image, puis Transformation asinh... Je ne vous refais pas le topo, vous l'avez vu dans le tuto précédent, on ajuste les curseurs pour dévoiler une image pas trop lumineuse et quand on est satisfait on clique sur Appliquer : Et on ajuste l'histogramme... Là non plus je ne vous refais pas tout le tuto, on clique sur l'icône Histogramme puis sur l'engrenage, on ajuste les curseurs et on finit par Appliquer : On supprime le bruit vert... Cliquez sur Traitement de l'image, puis sur Suppression du bruit vert (SCNR)... Laissez les valeurs par défaut et cliquez enfin sur Appliquer : Ce qui donne le résultat suivant : Une déconvolution, on supprime l'inversion miroir et enfin on sauvegarde l'image... Bon là aussi vous savez faire, inutile de vous refaire le topo Cliquez sur l'icône Miroir horizontal. Cliquez sur Traitement de l'image puis sur Déconvolution... réglez les curseurs avec parcimonie. Cliquez-droit dans l'image RVB puis Enregistrer l'image RVB en JPG, donnez-lui un nom et cliquez sur Enregistrer. C'est fini !!! Voici l'image HOO finale, empilement de 20 brutes de 180s. Le rendu est différent de l'image RVB précédemment traitée... Vous pouvez cliquez dans l'image pour obtenir la full : Voilà, le traitement HOO est terminé, la prochaine étape intéressante serait maintenant de combiner nos 2 images RVB et HOO... ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ Le tuto qui va suivre est valable pour combiner nos 2 images RVB et HOO. Mais il l'est également dans le cas d'un traitement d'images réalisées avec une caméra monochrome + filtres par exemple. Cela permet de réaligner les couches LRVB ou SHO entre elles juste avant de réaliser la composition RVB pour recombiner l'image finale. Pour comparaison, l'image RVB à gauche et l'image HOO à droite : On constate sur l'image RVB qu'il y a plus de bleu sur les extensions de M20 et les étoiles sont bien colorées En revanche on a beaucoup plus de H alpha notamment sur M8 sur l'image HOO et les étoiles sont beaucoup plus fines mais elles ont perdu leur couleur. Il va maintenant falloir combiner ces 2 images pour récupérer le meilleur des 2 mondes. Dans les tutos précédents, j'avais recadré les images et je les ai sauvegardées en JPG. Pour combiner les 2 images, il ne faut pas les recadrer sinon elles n'auront plus la même taille. De même il faut travailler sur des images FITs et pas des JPG. Pour ce qui va suivre, considérez donc que j'ai réalisé tous les traitements précédemment expliqués, sauf : pas de recadrage pas de déconvolution pas de saturation et en sauvegardant les images en FIT 32 bits au lieu de JPG (je les ai nommées RVB.fit et HOO.fit) Vous trouverez en partage les fichiers RVB.fit du premier traitement et HOO.fit du second traitement. Ils sont disponibles ici : http://www.astrosurf.com/colmic/Traitement_SiriL/brutes/?C=M;O=D On va convertir nos 2 images RVB et HOO dans SiriL... Cliquez sur l'onglet Conversion puis cliquez sur + pour ajouter des fichiers à convertir : Sélectionnez les 2 fichiers RVB.fit et HOO.fit (CTRL + clic pour sélectionner plusieurs fichiers) puis cliquez sur Ajouter : Donnez un nom à la séquence dans le champ prévu à cet effet (ici RVB_HOO), puis cliquez sur Convertir : On va aligner les 2 images entre elles... Cliquez sur l'onglet Alignement, vérifier que l'alignement est global (ciel profond) puis cliquez sur Aligner : On va empiler les 2 images... Cliquez sur l'onglet Empilement, vérifiez les options comme ci-dessous et cliquez sur Débute l'empilement : On recadre l'image empilée... Tracez un cadre dans l'image de sorte que plus aucune bordure noire ne subsiste, puis cliquez-droit et choisissez Recadrer : On retouche une dernière fois l'histogramme... Passez sur la couche RVB pour visualiser l'image puis cliquez sur l'icône Histogramme : Ajustez les curseurs des basses lumières et ton moyens, puis cliquez sur Appliquer et fermez la fenêtre d'histogramme : On augmente un peu la saturation... Traitement de l'image puis Saturation des couleurs... Ajustez la saturation selon vos envies puis cliquez sur Appliquer : Une petite déconvolution... Traitement de l'image puis Déconvolution... Ajustez les curseurs avec parcimonie et cliquez sur Appliquer : On remet l'image à l'endroit et on la sauvegarde... Cliquez sur l'icône Miroir horizontal. Cliquez-droit dans l'image puis Enregistrez l'image RVB en... ce que vous voulez C'est terminé !! Je vous montre quand même l'image finale ? La voici, vous pouvez cliquer dans l'image pour obtenir la full : Voilà, c'est fini pour les tutos, j'espère que cela n'a pas été trop difficile à ingurgiter Normalement avec ces tutos vous devriez pouvoir vous sortir de pas mal de situations. Si vous voulez aller plus loin avec SiriL, notamment sur le pré-traitement en manuel (en gardant la main sur les paramètres), vous avez pas mal de tutos à dispo dans les liens que j'ai donnés dans l'introduction. Il resterait beaucoup de choses à voir, notamment sur le post-traitement dans Photoshop, Gimp ou autres, mais on peut trouver pas mal de tutos sur le web pour ça. Enfin, comme dirait un célèbre Youtubeur... Levez les yeux au ciel... et à la revoyure On en parle ici sur le forum :0 point
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