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Tant que le Sigma Art 135 mm était fixé sur la caméra astro, j'en ai profite pour faire un champ large autour du requin. Un peu short 1 seule nuit, ça mériterait plus de poses et du dual-band, mais pas sûr de pouvoir y revenir.
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Bonjour à tous, Je vous partage aujourd'hui mon projet au long cours sur une région magnifique à cheval entre Cassiopée et Céphée, regroupant la Nébuleuse de la Bulle (NGC 7635) et la Pince du Homard (Sh2-157). C'est une mosaïque en 4 tuiles qui m'a occupé pendant 8 nuits de capture. Avec 200 images de 180 secondes par tuile, cela fait un total de 800 brutes, soit pas moins de 40 heures de pose globale ! Le setup : Imageur : Askar FRA 400 Caméra : Player One Ares C Pro (IMX571) Filtre : Svbony Ha-OIII Dual-Band 3nm Poses : 800 x 180s (200 poses par tuile) Monture : EQ6 Pro Le traitement : L'assemblage de la mosaïque et le traitement complet ont été réalisés sous PixInsight, en profitant de la puissance des logiciels RC Astro (BlurXTerminator, StarXTerminator et NoiseXTerminator) . La Bulle est toujours un régal à imager, mais la Pince du Homard est vraiment difficile a traiter mais le filtre 3nm à été d'une aide précieuse. Au plaisir de lire vos retours ! Bons ciel à tous !
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Bonjour à tous, Débutant complet en astrophoto, je souhaiterais profiter de vos avis éclairés pour commencer sur de bonnes bases 😊 Il s'agit de ma première photo, le résultat me semble pas si mal pour une première mais il y a plusieurs choses qui me tracassent. Et je veux pas prendre de mauvaises habitudes ! Téléscope : Skywatcher PDS 150/750 Monture : EQ5 pro goto APN : Canon 550D défiltré partiel LPF-1 Correcteur de coma MPCC Baader Mark III Pas de filtre Bortle 5,5 76 poses de 45", à l'intervallomètre, pas d'autoguidage 30 darks, 21 offsets, 21 flats Prétraitement manuel dans SIRIL Pas d'extraction de gradient ni sur les brutes ni l'image empilée (rien qui me sautait aux yeux et surtout comment faire quand on a quasi pas de fond de ciel..? 😅) Etalonnage des couleurs par photométrie Starnet Puis sur la starless étirement avec GHS Débruitage (un peu sur GIMP et sur Siril) Augmentation de la saturation (trop ?) Recomposition dans Siril Mes questions : cette teinte globale très magenta/bleue c'est normal pour cet objet ? J'avais fait un premier traitement sans Starnet et c'était moins marqué je crois Et je suis sûr de ne pas avoir utilisé la réduction du bruit vert dans siril J'ai tenté de refaire la balance des couleurs dans Gimp en tirant un poil vers le vert et le jaune, ça fait un peu plus naturel mais en même temps je veux pas trop trafiquer les couleurs Mes aigrettes y a un souci non ? Surtout le halo asymétrique. Problème de collimation ou des branches de l'araignée ? Ou le backfocus (normalement c'est bon je suis à 55mm) ? Et sinon je suis preneur d'absolument toutes les remarques et critiques ! Merci beaucoup ! 😁 Sam
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Hello, Je commence a reprendre quelques sessions avec les nouvelles versions de BlurX & autres. La premiere du lot: NGC2264 Prise en decembre dernier, 121x180s en duoband 7nm SVBony sur l'Uranus-C Pro sur HEQ5 2 versions: avec et sans narrowband + la version 2025 . Usage abusif et décomplexé total de BlurX, LHE et NoiseX Bon la narrowband a on va dire choix "artistique" discutable, mais bon les goûts et les couleurs... Preference sans Narrowband pour moi (sauf pour la nébuleuse variable d'Hubble que je n'arrivais pas à faire mieux ressortir) A vos commentaires! Bon ciel Philippe Starless: Avec etoiles en Duoband / SPCC, je n'avais pas fait d'IRCut: La starless narrowband : Narrowband full: Version 2025
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Néb diff IC1848 "Soul Nebula" au Newton TS ONTC 150mm modifié
un sujet a posté Floastro dans Astrophotographie
Hello à tous, Malgré la Lune bien présente, j'ai pu réaliser 9hrs de poses sur la nébuleuse IC1848 dans Cassiopée. C'est la première longue pose que je réalise avec mon nouveau Newton TS ONTC Carbone 150mm f/4 que j'ai modifié (focuser, visserie de maintien, marquage du primaire avec triangle CATSEYE...). Ca été aussi l'occasion de pouvoir tester mon nouveau filtre 2" DualBand Ha/OIII Altaïr Astro ULTRA 3.5nm OD6 (livré avec certificat de mesure individuel). Matériel : -Newton TS ONTC Carbone 150mm f/4 (600mm) modifié et focuser Baader Diamond SteelTrack + Pegasus Astro FocusCube V3 -monture Pegasus Astro NYX-101 sur trépied TS Tri-Pier. -Caméra OSC Player One ARTEMIS-C Pro -Filtre DualBand Ha/OIII Altaïr Astro ULTRA 3.5nm OD6 -Mini-PC MeLE Quieter 2Q, alimentation boitier SVBONY SV241 -NINA 3.2 Advanced Sequencer -PixInsight 1.9.4, XTerminator suite, AFFINITY Photo, Lightroom Lien Full Resolution : http://www.poigetdigitalpics.com/Fichiers_Divers/masterLight_BIN-1_4144x2824_HOO2Modifier3Modifier3Photozoom.jpg A++++ Florent -
Néb diff IC63 - Le Fantôme de Cassiopée et IC59 (6h00 Antlia Triband II)
un sujet a posté fcouma dans Astrophotographie
Salut à tous Je vous partage ma dernière cible en date : le célèbre duo IC 63 (le Fantôme de Cassiopée) et sa voisine IC 59, blotties tout près de la brillante Gamma Cassiopeiae (Navi). Jamais tentée depuis que j'image le CP... Je ne suis pas en Corse et n'image pas avec du Taka mais je trouve le résultat pas mal Bon, je ne cache pas que Navi m'a donné du fil à retordre avec son halo titanesque (même si un peu moins brillante que Alnitak) Un vrai phare qui éclaire IC63 sachant qu'elle se trouve à "seulement" 3 à 4 années-lumière de l'étoile Navi Matériel & Acquisitions : Tube : Newton ONTC 200/930 (f/4.6) Monture : AZEQ6 Caméra : ZWO ASI2600MC Pro Filtre : Antlia Triband 2 Guidage : ZWO OAG-L + ASI220MM Mini Acquisitions : 121 × 180 s (soit 6h03 min au total) Traitement : PixInsight (RCAstro dont le ML5 de BxT) + Photoshop L'Antlia Triband 2 a particulièrement bien aidé à détacher le signal Halpha sur la pointe d'IC 63 tout en conservant les teintes bleutées plus subtiles d'IC 59 malgré la proximité de Navi. A vos commentaires Une brute de 180s: 121x180s- 21 réponses
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Hello, Je continue mon exploration du SHO, avec une belle nébuleuse repérée sur Astrobin. Du bon signal avec les 3 filtres, ça me plait bien NGC 1491 est une nébuleuse en émission située dans la constellation de Persée. NGC 1491 une région d'hydrogène ionisé. Cette nébuleuse a été découverte par l'astronome germano-britannique William Herschel en 1790. La nébuleuse tient sa coloration rouge foncé en raison de nombreuses étoiles massives (telles que BD+50 866) intégrées dans NGC 1491, produisant de grandes quantités de rayonnement ultraviolet et ionisant l'hydrogène gazeux qui constitue la nébuleuse. Lunette Skywatcher Startravel 120/600 @ 600mm f/d 5 Caméra QHYminicam8 mono Monture HEQ5 kit courroie Rowan Autoguidage via lunette guide 60/270, Asi290mm / PHD2 Acquisition NINA SII 32 x 240s Ha 43 x 240s OIII 38 x 240s Mode Linearity HDR Gain 9 offset 100 T° -10°C Pré-raitement Sirilic/Siril , Pixinsight. SetiAstroSuite Pro, Astromax Studio Une brute de 240s filtre SII: Une brute de 240s filtre Ha: Une brute de 240s filtre OIII:
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Hello, Finalement je continue en SHO ou HOO avec la Startravel, de belles cibles à faire encore avant de repasser aux galaxies. IC 1805 ou Sh2-190 ou W4 ou nébuleuse du Cœur ou Heart Nebula (en anglais) est une nébuleuse en émission, une région HII, et un amas ouvert d'environ 200 années-lumière de diamètre, située à environ 6 500 années-lumière de la Terre, dans la constellation de Cassiopée, du bras de Persée de la Voie lactée. La nébuleuse en émission NGC 896 (sa partie la plus lumineuse) est découverte en 1787 par l'astronome William Herschel. Cette nébuleuse IC 1805 couvre un champ total d'environ 60 minutes d'arc, soit approximativement 200 années-lumière. L'amas stellaire ouvert Melotte 15 (de quelques centaines d’étoiles) est à l'origine et au cœur de cette bulle de vent stellaire en forme de cœur . La nébuleuse de la tête de poisson (IC 1795) se situe dans le prolongement de la pointe inferieur de sa forme de cœur. La nébuleuse du Cœur (IC 1805) forme le complexe des nébuleuses du Cœur et de l'Âme (Heart and Soul nebulas) avec la nébuleuse de l'Âme (IC 1848) voisine, deux objets de magnitude et de taille égales, d'environ 300 années-lumière de diamètre. Lunette Skywatcher Startravel 120/600 @ 600mm f/d 5 Caméra QHYminicam8 mono Monture HEQ5 kit courroie Rowan Autoguidage via lunette guide 60/270, Asi290mm / PHD2 Acquisition NINA SII 45 x 240s Ha 50 x 240s OIII 104 x 240s Mode Linearity HDR Gain 9 offset 100 T° -10°C Pré-raitement Sirilic/Siril , Pixinsight. SetiAstroSuite Pro, Astromax Studio Une brute de 240s filtre SII: Une brute de 240s filtre Ha: Une brute de 240s filtre OIII: Version HOO: Version SHO (technique Adam Block)
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Salut à tous ! Avec presque 15 heures de pose sur cette nébuleuse, le traitement a été assez compliqué : je voulais faire ressortir les nébulosités en Hα à l’extérieur, sans pour autant cramer le cœur. En Narrowband Normalization, j’utilise très souvent la couche Hα comme luminance, ce qui a tendance à cramer le cœur des nébuleuses. Je suis justement en train de traiter une autre cible, la nébuleuse de la Tulipe, et là, ça risque de devenir encore plus compliqué ! Je me demande même s’il ne va pas falloir que je réduise le temps de pose avec mon filtre 6nm pour pouvoir faire une combinaison, un peu comme pour la nébuleuse d’Orion. Je pense qu’il y a encore moyen de révéler certaines nébulosités en oxygène en y consacrant un peu plus de temps comme ici : Je suis tout de même relativement content du résultat, surtout comparé à mon shoot de l’année dernière réalisé avec le filtre tribande. Sans plus attendre, place à la suite ! 🔧 Setup : 🔭 Télescope : ONTC 200/800 (Miroirs Mirrospheres) 🔧 Correcteur : TS GPU 4 Lentilles 📷 Caméra : ASI 294 MC (–10°C, Gain 120, offset 30) + Focusser Génimi 🗺️ Monture : EQ6-R Pro 🎯 Autoguidage : lunette guide 50/180 + ASI 120MM mini sous PHD2 🌈 Filtre : Altair HOO 6nm + Antlia triband rgb ultra ii 2" 💻 Capture : N.I.N.A : Temps de pose : 15 heures environ Traitement toujours identique : Astrométrie, GraX, BlurX, Staralignement, Starnet, Véralux hypermetric streach sur startless, Veralux star composer, NoiseX, et vibrance sat et hop La starless : Starless V2: La stars: A+ Bon ciel Nico
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Mosaïque Voie Lactée (centrée NGC 6888) au Sigma Art 135 mm
un sujet a posté lionthom dans Astrophotographie
Bon, j'ai finalement réussi à créer mes 9 panneaux pour tenter une mosaïque d'une portion bien connue de la Voie Lactée, centrée sur NGC 6888 (nébuleuse du croissant). Pas du tout évident à traiter, j'ai essayé plusieurs méthodes y compris le tuto de @nico1038. Le résultat n'est pas top. Soyez indulgents, c'est ma première mosaïque (et j'attaque direct à 9 panneaux...), zoomez pas trop ! Pas mis de focuser sur le Sigma, il faudra que j'arrive à l'adapter... 🗓️: 16/09/2026 🔭: Sigma Art 135 mm f/1.8 📷: Player One Poseidon C-Pro ❄️-10° ⚙️: Wave 150i 🚥: Player One Anti-Halo PRO dual-band 🎯: ZWO ASI120mini + lunette 30 f/4 💻: NINA + GSS + PHD2 ⏱️: 9 panneaux 15 x 120s (30 min) : 4h30 min 🎚️: Gain 125 🖥️: Siril + Pixinsight + Photoshop 🌍: Haute-Vienne 🌔: 28% 🌌: Bortle 4 -
Bonjour à tous, Je vous présente ma nouvelle version de la nébuleuse du sorcier dans la palette de couleurs HOO avec les étoiles issues du RVB. Je photographie cette belle cible presque chaque année en essayant de progresser à chaque fois... C'est deplus en plus difficile. Cette année, j'ai particulièrement travaillé la colorimétrie et la réduction des étoiles qui sont ultradominantes dans cette région. Avoir des couleurs douces et modérer les étoiles sans les faire disparaître est un équilibre pas facile à trouver. Très souvent on voit des photos où le OIII est bleu électrique et le Ha presque doré. Cela ne me paraît pas naturel. J'espère que vous adhererez à ma vision du sujet. En tout cas n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez... Voici les détails techniques : - Lunette Askar FRA500 (F500/D90) - Monture Celestron CGX - Mise en station QHY PoleMaster - Guidage PlayerOne Sedna-M OAG + PHD2 - Focuseur Pegasus FocusCube 2 - Pilotage monture et Séquenceur : NINA - Prise de vue par caméra ZWO ASI 2600 MC PRO (gain 101, Température - 10°C, Offset 50) - Filtre ANTLIA HaOIII - Lights 131x300s (HaOIII), 116x180s (RVB) soit 16h43mn de temps total d'intégration , 50 DOF - Empilement et prétraitement SIRIL - Traitement PixInsight, BlurXterminator et Noise Xterminator - Post-traitement Luminar NEO Bon dimanche à tous...
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Bonjour à toutes et à tous, Voici NGC 7380 (Nébuleuse du Sorcier) en SHO, j'ai une caméra couleur donc j'ai fais : 13h en filtre Ha-OIII 5h en filtre SII-OIII J'ai des filtre 6nm. EQ6-R ASI 585 MC AIR Pose de 7min à gain 255. Un RC avec un F/D de 6. Bonne nuit à vous !
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Bonjour à tous, Voici IC 1396 dans Céphée, c'est une vaste région d'hydrogène ionisé située à environ 2 400 années-lumière. La nébuleuse est éclairée par un système d'étoiles massives très chaudes situé en son centre, son rayonnement ionise et sculpte les gaz alentour. La trompe est un long filament de gaz et de poussières denses qui résiste à cette érosion. Ses bords brillants sont les zones où le gaz est en train d'être ionisé, à l'intérieur, de jeunes étoiles sont encore en formation. Pour la couvrir entièrement, j'ai réalisé une mosaïque de 3 × 2 panneaux avec 8 h de poses par panneau, depuis Bordeaux, malgré la pollution lumineuse. J'ai fait le traitement sous Siril, en recomposant les couches Ha et OIII. J'ai ensuite utilisé BlurXterminator et NoiseXterminator, puis j'ai fait la touche finale sous Photoshop. Les jointures entre les panneaux restent un peu visibles, avec une différence de luminosité que je n'ai pas réussi à estomper. Si vous avez des astuces pour mieux harmoniser les panneaux, je suis preneur ! Je ne suis pas satisfait des étoiles non plus, si la météo le permet, j'essaierai de reprendre les étoile en RGB avec des poses courtes. Je suis évidemment preneur de conseils et de critiques, j'ai sûrement des choses à améliorer ! Merci 😊 Matériel 🔭 Lunette : TS Optic APO 80/480 📷 Caméra : ZWO ASI 585MC Pro 🎯 Guidage : ZWO ASI 120MM 🎆 Filtre : Optolong L-eNhance Prises de vue 🌍 Site : Bordeaux - Bortle 8 🧩 Mosaïque 3 × 2 panneaux 📸 Poses de 300 s, 8 h par panneau En haut à droite de l'image, on distingue une petite nébulosité. Ce n'est pas un artefact, puisqu'elle apparaît aussi dans Stellarium, mais je n'ai pas réussi à l'identifier. Quelqu'un saurait-il ce que c'est, et si elle fait partie d'IC 1396 ? Edit : j'ai trouvé la réponse, il s'agit d'une nébuleuse planétaire : PK100+04.1
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98 x 180 s en H-alpha, 100 x 180 s en SII et toujors 51 x 180 s OIII, il me manque des couches OII mais pour cela je vais attendre que la lune disparaisse
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Hello, C était dans ma liste de l'année. Et bien c'est fait. Une seule nuit d'intégrée, avec quand même pas mal de signal exploitable pour moins de 6H . Données techniques : Lien vers la Full : https://app.astrobin.com/u/DomRula?i=51v772 N'hésitez pas à commenter. Dom
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Salut, C'était pleine Lune ou presque hier soir, ne restent donc que les nébuleuses en émission à mettre en images dans de bonnes conditions. Ce fut aussi l'occasion de ressortir la FSQ pour avoir une focale plus courte. Exemple ici présentes : des Sh2 (157, 159, 161) NGC 7635, etc (voir version annotée) Pour la technique : - Cumul de 62x3mn - 100% sélectionnées. - Astrographe : FSQ-85EDX + réducteur QB 0.73 ; focale résultante = 331 mm - Imageur : caméra ASI294MC Pro à -10°c + filtre HA-OIII "SV220" - Monture : NYX-101 - Guidage en // à 200mm et une ASI178mm L'ensemble (MES, pointage, guidage, focalisation, brutes, flats) est piloté avec un ASIAIR Plus + tablette Samsung A11+. Traitement avec Pixinsight et DxO. Commentaires, suggestions et avis toujours bienvenus
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Salut à tous, Je vous présente ma dernière image sur une cible classique mais indémodable de la constellation de Cassiopée : la nébuleuse de Pacman (NGC 281). Pour ce projet, j'ai voulu exploiter à fond le potentiel du SHO sur capteur couleur (OSC) en accumulant un maximum de signal sur plusieurs nuits. Au total, ce sont 37h30 d'intégration qui tournent dans la machine ! Le traitement a été un super exercice pour équilibrer les couches issues des filtres doubles bandes et faire ressortir les magnifiques structures sombres de la bête. Voici le détail du setup et des acquisitions : Tube : Askar FRA400 (F/5.6) Caméra : Player One Ares C Pro (capteur couleur IMX571) Filtres utilisés : Svbony Ha-OIII (3nm) : 230 poses de 5 min (soit 19h10) Svbony SII-OIII (7nm) : 220 poses de 5 min (soit 18h20) Temps total : 450 poses de 5 min (37 heures et 30 minutes) Conditions : Ciel de Savoie (Bortle 4.5) Logiciels : PixInsight, Photoshop et outils RC Astro Au passage, je suis vraiment très content de ce combo de filtres ! Sous mon ciel savoyard à Bortle 4.5, l'avantage du filtre Svbony très serré à 3nm s'est vraiment fait sentir sur la finesse et le contraste du flux Hydrogène. Le second filtre (SII-OIII) fait lui aussi un excellent travail pour isoler le Soufre, ce qui permet d'obtenir une vraie palette SHO propre et facilement utilisable. Côté traitement, le gros du travail a été fait sous PixInsight avec l'aide précieuse des outils de chez RC Astro. J'ai ensuite finalisé les ajustements cosmétiques et les contrastes sous Photoshop. Bon ciel à tous. Retraitement avec les outils syqon pour comparaison. ( mais bien sur difficile d'avoir les mêmes réglages avec deux types de traitement.) plus bas dans le post.
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Hello, Capture de la nuit: SH2-112, on la voit pas souvent. Je suis passé de 180s a 300s sur le duoband pour voir si j'arrivais a réduire le bruit, mais bof... Pourtant sur 6h je devrais le lisser non? Si quelqu'un a une idée je prends, il y a au moins 3 x NoiseX dans ce traitement. Nuit claire mais humide (85%), peut être la raison Même setup du moment: Newton 150P / PlayerOne Uranus-C Pro / IRCut + Duoband 7nm SVBony sur Wave 150i sous NINA 20 x 180s en UV/IRCut pour les étoiles 73 x 300s en Duoband Darks seuls, toujours pas reçu le flipflat Gemini (toujours pas expédié apres 10 jours...) Avec et sans narrowband, a vos commentaires! Bon ciel, Philippe
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Bonjour à tous !! Après une longue pause sans poster d'image (météo, fatigue, vacances), je reviens avec un grand classique du ciel d'été/automne : les dentelles du Cygnes. Les dentelles en entier ne rentrant pas en entier avec mon setup, je me suis lancé dans une mosaïque (2 tuiles, on va pas faire compliquer pour démarrer ^_^). J'ai fait mes prises de vue les 3, 12 et 14 septembre dernier. j'ai divisé les nuits en 2, moitier moitier par tuiles. le 12 septembre, en regardant mes prises, je me suis aperçu que la cible passait derrière un olivier : 1h30 de perdu. Résultat : taille stricte de l'olivier (nah) Au final, j'ai pu avoir 200 poses par tuile, soit 10h par tuile. Avec un total de 20h, c'est ma plus grosse intégration à ce jour ! Les prises de vue se sont globalement bien passées (hormis le cas de l'olivier). Pour le traitement, j'ai tout fait sur SIRIL et GIMP. J'ai fait un prétraitement standard pour chaque nuit et chaque tuile indépendamment. Ensuite, empilement de chaque tuile et retrait de gradient avec Graxpert. Pour la mosaïque, j'ai utilisé les outils SIRIL : résolution astrométrique des 2 images, alignement et empilement sans rejet. Le soucis que j'ai rencontré (encore visible sur l'image finale) est que la limite entre les 2 tuiles est encore discernable dans le fond de ciel. Je suis donc preneur de tous conseil pour améliorer ça ^_^ Le setup donc : TS60/360 photoline sur EQM35 Poséidon-c et filtre UV/IR cut par tuile : 210 poses de 3 minutes NINA, PHD2 pour l'acquisition. SIRIL, GRAXPERT et GIMP pour le traitement. Et voici l'image : Je sais que je n'ai pas utilisé un filtre bande étroite, mais je m'attendais quand même à un meilleur résultat. Le traitement est certainement perfectible ! Comme toujours, conseil et critiques sont les bienvenus !! Bon ciel à tous ! Julien
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Une région HII dans Cassiopée, à environ 9 000 années-lumière. Quelques étoiles O très chaudes en son centre, dont le système multiple HD 5005, ionisent le gaz environnant et sculptent le nuage de l'intérieur. Ce qui la rend inhabituelle, c'est sa position. NGC 281 se situe à environ 1 000 années-lumière au-dessus du plan galactique. Les régions de formation d'étoiles se trouvent normalement au plus près du disque mince, là où le gaz moléculaire est concentré, donc trouver un amas aussi jeune (environ 3 millions d'années) aussi loin est surprenant. Les explications proposées incluent un nuage éjecté du disque ou l'influence d'une superbulle. La full sur astrobin ici : https://app.astrobin.com/u/RomainD?i=zf00xr Acquisition depuis la banlieue lyonnaise en bortle 7 (50h en septembre 2026) : R : 40×30″ (20′) G : 40×30″ (20′) B : 40×30″ (20′) Hα : 340×300″ (28h20′) SII : 120×300″ (10h) OIII : 128×300″ (10h40′) Matériel : Télescope : Sky-Watcher Explorer 130PDS Caméra : ZWO ASI533MM Pro Monture : Sky-Watcher EQ6 Pro Filtres narrowband : Antlia 3nm Hα, OIII, SII (1.25") Filtres LRVB : Antlia V-Pro Rouge, Vert, Bleu (1.25") Accessoire : ZWO ASIAIR Pro
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Une autre vision dans SNR G074.0-08.6 Les Dentelles du Cygne
un sujet a posté lviatour dans Astrophotographie
Détail dans SNR G074.0-08.6 Les Dentelles du Cygne Nébuleuse de nombreuses fois photographiée dans son ensemble, mais en détail révèle des structures complexes et montre une facette différente. Cette dentelle cosmique est en réalité le vestige d'une étoile massive qui a explosé en supernova il y a plus de 10 000 ans. Située à environ 2 400 années-lumière de nous, l'onde de choc de cette titanesque explosion continue de se propager, chauffant le gaz interstellaire et créant ces délicats filaments colorés (hydrogène en rouge, oxygène en bleu/vert). fiche technique de prise de vue: Instrument : Lunette Skywatcher Esprit 120ED à 863mm sur monture Wave 150i Camera: ZWO ASI6200MC pro P25 de 61MP 16bits à -10° Temps de pose total : 4h12 en 42 x 360s Filtres utilisés : Antlia Ha OIII 3nm Logiciels : Pixinsight, suite RC Astro, darktable, GIMP sous Linux. Faite à Hamois (Belgique) ciel de qualité bortle 4.5 -
Bonjour Hier soir, malgré une lune bien présente, Jai ciblé NGC182 la nébuleuse de pacman j'ai fais sur une nuit 8 h de poses de 5 mn avec le filtre L extrem c'est la première fois que je fais cette nébuleuse et ça c'est plutôt bien passé pour le matériel monture N EQ6 PRO lunette askar FRA 400 et caméra asi 533 mc pro lunette guide askar 128 x 32 et caméra asi 662 mc EAF zwo CAA zwo asiair plus Pour le traitement SIRIL et GIMP sous siril, j'ai fais 2 version une RGB et l'autre HOO avec extraction Ha Oiii toujours en lineair, pixel math Ha pour le rouge, 0.60 Ha + 0.40 Oiii pour le vert et Oiii pour le bleu séparation des étoiles avec starnet j'ai passé la starless dans le script veralux alchemy pour un pseudo SHO image modifiée dans GIMP et reprise dans siril pour faire la montée d'histogramme avec transformation hyperbolique recomposition des étoiles et c'est terminé Voila donc les 2 versions une préférence ?
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Salut, toute fraiche de la nuit dernière Sh2-170 qui ressemble à une mini NGC2238 "la Rosette". Pas lumineuse du tout la bougresse; voici une pose unitaire de 240 Sec: 109 poses (soit 7.26H de temps d'integration plus tard: l'image est bien contrastée grâce à un FWHM plutôt bon la nuit dernière: La raison pour laquelle j'aime tant photographier en RGB est que partout ou je vise, le FDC n'est jamais vide (alors qu'il l'aurait été en Ha): A vos commentaires a+ Serge
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Salut à toi noble visiteur, lecteur assidu de ce forum ou simple passant… Non le titre de ce topic n'a pas de lien avec le film d'Oliver Stone ! Mais puisque le titre t'a intrigué et que tu as cliqué dessus, alors reste un peu s'il te plait... Installe-toi confortablement, laisse-moi te conter une histoire, et… IMAGINE… L'APPARITION... IMAGINE, donc, nous sommes un matin du 4 juillet... Quelque part sur un continent lointain, très lointain, dans quelques centaines d'années, cette date sera historique mais pas pour les mêmes raisons… Non, dans cette histoire, nous sommes effectivement le 4 juillet au matin, mais de l'année 1054, et nous sommes... en Chine… IMAGINE : tu es chinois vivant en 1054, tu te lèves tôt car à cette époque faut taffer dur pour manger, tu sors pisser en regardant les étoiles, et soudain, dans le matin, un nouvel astre très lumineux s'invite dans le ciel, aussi brillant que Vénus ! Mais seulement voilà… Ce n'est pas Vénus. LES ARCHIVES RETROUVÉES... IMAGINE : Ici en Chine et en 1054, c'est le règne de la dynastie Song, et l'astronomie ainsi que l'astrologie chinoise de l'époque tiennent une part importante dans toutes les décisions prises. Il faut dire que la civilisation chinoise répertorie scrupuleusement tout phénomène céleste depuis 776 avant JC, mentionner cette étoile invitée était donc obligatoire pour les astronomes chinois ! Plusieurs documents mentionnant l'apparition de 1054 sont archivés et les originaux se trouvent actuellement à la Bibliothèque Nationale de Chine à Pékin. - Le traité astronomique du Song Shi (宋史) : Texte original :至和元年五月己丑,客星出天關東南可數寸,歲餘稍沒。Traduction littérale : "Première année de l'ère Zhihe, cinquième mois lunaire, jour jichou. Une étoile invitée est apparue au sud-est de Tianguan, à une distance de peut-être quelques pouces." Et il est ajouté dans une encre un peu différente : "Après plus d'une année, elle a graduellement disparu." La date précise : Grâce au système sexagésimal chinois (le jour jichou du 5ᵉ mois de l'ère Zhihe), les astronomes modernes ont pu dater l'apparition exacte au 4 juillet 1054 du calendrier julien. L'Étoile invitée (客星 - Kèxīng) : C’est le terme technique utilisé par le Bureau Astronomique impérial pour désigner des objets stellaires temporaires (supernovae ou comètes sans queue). La position (Tianguan) : Tianguan (la Porte Céleste) correspond précisément à l'étoile Zeta Tauri dans notre constellation moderne du Taureau. L'écart des "quelques pouces" : Les astronomes chinois utilisaient des « pouces » (cun), le bras tendu, pour mesurer les distances angulaires sur la sphère céleste. Un pouce valait environ 2.5 degrés. - Au chapitre 12 de ce même traité astronomique (« Annales ») il est mentionné : « Ère Jiayou, première année, troisième mois lunaire, jour xinwei [6 avril 1056], le Directeur du Bureau Astronomique a rapporté que depuis le cinquième mois lunaire de la première année de l'ère Zhihe [juillet 1054], une étoile invitée était apparue à l'aube, dans la direction de l'est, montant la garde auprès de Tianguan. Désormais elle a disparu. » - Le Song Huiyao (宋會要) : Ce rapport intègre les observations de l'astronome en chef de la cour de l'Empereur, Yang Weide, et décrit la brillance phénoménale de l'étoile comme ceci : Texte original : 客星晨出東方,守天關,晝見如太白,芒角四出,色赤白,凡見二十三日。 Traduction littérale : "L'étoile invitée est apparue à l'aube dans la direction de l'est, montant la garde près de Tianguan. Elle était visible en plein jour, semblable à Vénus. Elle avait des rayons pointus pointant dans toutes les directions, et sa couleur était rouge-blanc. En tout, elle fut visible en plein jour pendant 23 jours." Visible en plein jour, semblable à Vénus (晝見如太白) : C'est l'indication clé pour estimer la magnitude de l'astre invité. Pour être vue en plein jour à l'œil nu, sa magnitude visuelle devait être comprise entre -4 et -5. Montant la garde (守 - Shou) : En astrologie chinoise, lorsqu'une étoile "monte la garde" près d'un astérisme sans entrer en collision directe ou "l'envahir", c'était souvent interprété comme un présage favorable ou stable pour l'Empereur (et non comme une catastrophe). Rayons pointus et couleur rouge-blanc : Ces descriptions montrent une scintillation intense due à l'atmosphère terrestre face à une source lumineuse ponctuelle extrêmement puissante, ainsi que l'évolution thermique des gaz éjectés lors des premiers jours de l'explosion. IMAGINE : Cette étoile invitée aura donc été visible pendant 23 jours en plein jour et près de 21 mois au total ! Carte du ciel le matin du 4 juillet 1054 : ET AILLEURS SUR TERRE ? - Plusieurs documents historiques du Japon de l'époque de Heian confirment de manière indépendante l'observation de cette « étoile invitée ». Le témoignage japonais le plus précieux et le plus précis figure dans le Meigetsuki (Le Journal de la pleine lune), rédigé par le célèbre poète et courtisan Fujiwara no Teika (1162–1241). Bien qu'il ait vécu plus d'un siècle après l'événement, Teika a compilé avec soin des archives de la cour remontant à l'an 1054. Ce que révèlent les chroniques japonaises : Une luminosité comparable à une planète : Les observateurs japonais ont noté que cette nouvelle étoile apparue dans la constellation du Taureau était "aussi lumineuse que Jupiter". D'autres mentions historiques : L'événement est également rapporté de façon plus concise dans deux autres textes tardifs qui découlent de ces mêmes données de cour : l'Ichidai Yoki (XIVe siècle) et le Dainihonshi (XVIIe siècle). - La Chronique d'Ibn Butlan (médecin chrétien à Bagdad) : Écrit dans le monde arabe mais par un chrétien, ce texte mentionne l'étoile observée depuis Constantinople et l'associe à une terrible épidémie survenue la même année. - Les pièces de monnaie de Constantin IX : Certaines pièces de monnaie frappées à Constantinople en 1054 montrent deux étoiles entourant la tête de l'empereur, ce que certains historiens interprètent comme une représentation de l'étoile polaire (ou de Vénus) et de la fameuse "étoile invitée". - Bien qu'il y ait eu quelques suggestions selon lesquelles il existe des enregistrements européens de l'étoile invitée de 1054, il ne semble pas y avoir de rapport précis de celui-ci en provenance d'Europe. Contrairement à ce qu'on voudrait faire croire, on n'observait pas forcément le ciel de façon assidue en Europe et au moyen-âge, notamment à cause des dogmes religieux imposant des mouvements de pensée assez stricts (géocentrisme, etc..) qui ont valu le bûcher à certains progressistes ! Cependant il existe une gravure représentant Henri III (1017-1056), Empereur du Saint Empire Romain germanique, pointant du doigt une étoile qui pourrait être l'étoile invitée de 1054. - Chez les amérindiens, notamment les Anasazis (les ancêtres des peuples Pueblos), un événement céleste majeur était un message des esprits à immortaliser. Plusieurs œuvres d'art rupestre (pétroglyphes gravés ou pictogrammes peints) découverts dans le Sud-Ouest des États-Unis sont étudiées par les archéoastronomes comme de possibles témoignages de l'apparition de 1054, à prendre avec des pincettes néanmoins. Le cas le plus documenté se trouve sous un surplomb rocheux à Chaco Canyon, un centre culturel et cérémoniel majeur des Anasazis au XIe siècle. Ce pictogramme peint à l'ocre rouge associe trois symboles distincts : Une étoile à dix branches : Elle représente l'astre invité. Un croissant de lune : Il s'agit de la Lune descendante. Une empreinte de main : Symbole sacré signifiant la présence humaine, le témoignage, ou marquant le caractère sacré du lieu. En remontant le temps grâce à des logiciels astronomiques, les scientifiques ont calculé que le matin du 5 juillet 1054 (le lendemain de la première observation par les Chinois), le croissant de lune morcelé se trouvait à seulement 2 à 3 degrés de l'astre invité dans le ciel de l'aube. Ceci dit il pourrait tout aussi bien s'agir d'un rapprochement Lune-Vénus. MAIS QUE S'EST-IL PASSÉ EXACTEMENT CE MATIN DU 4 JUILLET 1054 ? IMAGINE : Environ 6500 années auparavant, soit le temps qu'a mis la lumière émise par l'événement pour nous parvenir, une étoile de type supergéante rouge entrait dans la dernière phase de sa vie, celle où son processus de fusion commence à s'emballer. Cette étoile, estimée entre 8 et 12 masses solaires, a brulé la chandelle par les deux bouts ! Elle va enchaîner les cycles de fusion nucléaire de plus en plus rapidement, d'abord l'hydrogène en hélium, comme notre Soleil le fait actuellement mais bien plus rapidement (entre 10 et 12 millions d'années). Puis elle va fusionner son hélium en carbone, azote et oxygène et gonfle, jusqu'à devenir une supergéante rouge. La température augmentant au centre de l'étoile, celle-ci commence alors à fusionner le carbone pour donner du néon, du sodium et du magnésium. Le cœur atteint alors des températures encore plus élevées, et fusionne en seulement quelques années le néon puis l'oxygène pour donner du silicium, dernière étape stable de combustion. L'étoile fusionne enfin le silicium et produit alors du soufre, encore du silicium et enfin du fer. Ce dernier processus de la fusion du fer ne dure que quelques jours seulement. L'étoile, qui était jusqu'alors dans un équilibre stable entre la force de gravité qui pousse ses couches externes vers le centre et la force radiative de fusion qui pousse vers l'extérieur, entre dans une impasse : la fusion du fer absorbe de l'énergie, la force radiative ne parvient plus à contrebalancer la force de gravitation et provoque alors l'effondrement gravitationnel instantané de l'étoile. Cet effondrement entraine une explosion cataclysmique appelée Supernova de type II. IMAGINE : Environ 6500 années plus tard, soit ce matin du 4 juillet 1054, les photons émis par l'explosion de la supernova arrivent dans les yeux des premiers témoins chinois en train de pisser au petit matin en regardant les étoiles ! Plusieurs heures plus tôt, la Terre avait dû recevoir un flux massif de neutrinos. Lorsque le cœur de fer de l'étoile s'effondre sur lui-même, les protons et les électrons fusionnent pour former des neutrons, ce qui génère une quantité colossale de neutrinos. Ceux-ci traversent les couches de l'étoile instantanément, contrairement aux photons lumineux qui mettent des heures à émerger de l'étoile, et nous parviennent donc plus tôt sur Terre. Mais en 1054 on ne savait évidemment pas encore les détecter contrairement à aujourd'hui… Voici ci-dessous, dans une galaxie lointaine, très lointaine, l'apparition d'une supernova, parvenue à nos yeux en ce début septembre 2026. Quelque part dans l'environnement proche de cette galaxie appelée NGC7331 se situant dans la constellation de Pégase, il y a 45 miilions d'années, des êtres vivants ont peut-être eux aussi vu apparaitre dans leur ciel une étoile invitée… (Photo bibi) ET ENSUITE ??? - Dans un premier temps, tout le monde finit par oublier l'apparition de cette supernova pendant des siècles. - Nous sommes un soir de 1731, 700 ans après l'explosion... John Bevis, un astronome amateur anglais, découvre une nébuleuse dans la constellation du Taureau à la position de l'étoile invitée. - Un soir de 1758... IMAGINE : depuis l'observatoire de la Marine à Paris, l'astronome français Charles Messier découvre une lueur diffuse alors qu'il cherche la comète de Halley sensée revenir cette année-là dans son cycle de 76 ans (comète de Halley qui, soit dit en passant, était déjà connue depuis très longtemps par les astronomes chinois, mentionnée pour la première fois vers 611 avant JC et dont l'ensemble des passages a été consigné de manière quasi-ininterrompue par la bureaucratie céleste chinoise à partir de 12 av. J.-C !!!). Réalisant sa méprise, il décide alors de lister tous les objets nébuleux fixes du ciel afin que les chasseurs de comètes ne les confondent plus. Cet objet nébuleux dans le Taureau devient tout naturellement le premier objet (Messier 1) de son célèbre catalogue. Il sera attribué plus tard à la nébuleuse les appellations NGC 1952, Taurus A, Taurus X-1, ou encore Sh2-244, LBN 833 et Ced 53 ! - Entre 1842 et 1843 (date exacte non connue) William Parsons, dit "Lord Rosse'' réalise un dessin de la nébuleuse à l'aide de son télescope de 36 pouces. Curieusement, lui n'y voit pas une nébuleuse, mais un amas. Un de ses visiteurs qui observait avec lui, John Pringle Nichol, y voit un crabe et c'est cette dénomination qui sera officialisée lorsque le dessin de Lord Rosse sera publié en 1844 dans l'article "Philosophical Transactions of the Royal Society". Lord Rosse lui-même n'avait jamais évoqué cette forme de crabe, pourtant c'est à lui que sera attribué la paternité de ce nom. Il commencera à utiliser la mention "Crab nebula" à partir de 1848 quand il réalisera un nouveau dessin, cette fois à l'aide de son nouveau télescope de 72 pouces, le "Léviathan", plus gros télescope au monde à cette époque. Il reconnaîtra alors son erreur d'y avoir vu un amas auparavant. - Nous sommes maintenant en 1928, presque 900 ans après l'explosion… L'astronome américain Edwin Hubble est le premier à proposer officiellement d'associer la nébuleuse du Crabe à l'explosion de l'étoile invitée documentée par les astronomes chinois en l'an 1054. En étudiant la vitesse d'expansion de la nébuleuse, les scientifiques (dont Hubble) ont pu remonter le temps par le calcul et confirmer que ce nuage de gaz provenait bien d'une supernova historique ayant explosé près de 900 ans plus tôt. - En 1942, Un nombre important d'enregistrements de l'étoile invitée, provenant de Chine et du Japon, ont été rassemblés par le sinologue néerlandais Duyvendak. - Nous sommes cette fois en 1968. Au centre de l'étoile à l'origine de la supernova subsiste un noyau d'une vingtaine de kilomètres seulement, composé essentiellement de neutrons d'une masse de 1.4 fois celle du Soleil. IMAGINE : À cette densité, une simple cuillère à café de sa matière pèserait des milliards de tonnes sur Terre ! Ce noyau tourne à très exactement 30.2 Hertz, soit 30 tours par seconde, et projette deux faisceaux de rayonnements très intenses à ses pôles magnétiques. À chaque fois que ces faisceaux balayent la Terre, les instruments perçoivent un "pulse", d'où le nom de PULSAR (PSR). Voici l'explication en vidéo de l'origine de ces 2 faisceaux, par le Dr Eric Simon : La découverte officielle du pulsar du Crabe (PSR B0531+21) a lieu cette année-là par les astronomes David H. Staelin et Edward C. Reifenstein depuis l'observatoire de Green Bank aux États-Unis, grâce à la mise en évidence du rayonnement radio périodique de l'astre. Il s'agit du pulsar le plus énergétique connu. Il rayonne environ 200 000 fois plus d'énergie que le Soleil à travers tout le spectre électromagnétique (des ondes radio aux rayons gamma très énergétiques). C'est ce flux d'énergie continu qui illumine et excite les gaz de la Nébuleuse du Crabe tout autour de lui. ANECDOTE : C'est pendant l'explosion d'une supernova que sont produits les éléments plus lourds que le fer, comme l'or, le platine ou même l'uranium ! Et ceux qu'on retrouve sur Terre proviennent précisément des centaines de milliers de supernovae que le système solaire a reçus depuis les 4.55 milliards d'années de son existence. IMAGINE : ta gourmette Cartier en platine ou ta Rolex en or provient d'une supernova ou de la fusion de deux étoiles à neutrons ! Nan je déconne, tout le monde sait bien qu'un astronome qui se respecte ne mettrait pas autant d'argent dans une telle babiole futile, alors que dans un télescope, là OUI !!! - Nous sommes maintenant 972 ans après l'explosion… Les filaments de gaz et de poussières éjectés lors de l'explosion de la supernova s'étendent à la vitesse incroyable de 1500 km/s ! IMAGINE : Pour comparaison la vitesse du vent solaire est en moyenne de 450km/s et la vitesse de la sonde la plus rapide fabriquée par l'homme , Parker Solar Probe, est de 192 km/s !! - Depuis 1999, soit environ 25 ans, Hubble, non pas l'astronome précédemment cité, mais le télescope spatial qui porte son nom, prend régulièrement des images de cette nébuleuse. IMAGINE : une vidéo de ces images montre l'expansion rapide de la nébuleuse à une vitesse de plusieurs millions de kilomètres par heure ! Mention spéciale à notre ami @exaxe17 qui a réussi à mettre en évidence lui aussi en 2018 les mouvements de plasma du Pulsar du Crabe : https://www.webastro.net/forums/topic/160473-m1-un-pulsar-qui-se-voit/ IMAGINE : En presque 1000 ans, ces filaments ont parcouru plus de 5 années-lumière dans tous les sens, donnant à la nébuleuse résultante un diamètre d'environ 11 années-lumière à ce jour pour une magnitude apparente d'environ 8.4. - Tout ce qui vivait dans un diamètre de 10 années-lumière a donc été vaporisé par l'onde de choc et par le flux de matière éjectée. - Entre 25 et 50 années-lumière de distance, l'énorme quantité de rayons gamma et de rayons cosmiques éjectés lors de l'explosion a tué toute cellule vivante et détruit une hypothétique couche d'ozone de toute planète se trouvant dans cette zone, la laissant exposée aux radiations de son étoile. Concernant notre système solaire, aucune étoile dans les 50 années-lumière n'est susceptible de finir en supernova, nous sommes donc à l'abri ! Les plus proches candidates au statut de supernova sont : IK Pegasi ~150 années-lumière (type Ia, binaire avec une naine blanche qui vampirise la matière d'une autre étoile) Nunki (Sigma Sagittarii) ~225 années-lumière (type I binaire avec 2 étoiles massives proches qui vont fusionner) Bételgeuse ~500 à 600 années-lumière (type II) Antarès ~550 années-lumière (type II) Une dernière image réalisée par le télescope James Webb : ET MAINTENANT ? Et bien maintenant est venu pour moi le moment de t'expliquer pourquoi je t'ai raconté toute cette histoire ! - 972 ans après l'explosion de l'étoile invitée, un petit matin de septembre, en allant pisser dehors en regardant les étoiles vers l'est et en IMAGINANT ces chinois faisant la même chose que moi 972 ans plus tôt, je me suis mis en tête d'imager cette nébuleuse avec la meilleure résolution possible. - Tous les matins de septembre, entre 3h et 6h du matin, parfois alors que le crépuscule nautique était terminé, la TOA 150 a pointé toujours le même objet proche de l'étoile chinoise Tianguan, j'ai nommé Messier 1, ou encore NGC 1952, Taurus A, Taurus X-1, ou Sh2-244. - Les conditions de seeing de ce mois de septembre étaient exceptionnelles. Entre 1.7" de FWHM pour les brutes les plus pourries et 1.25" pour les meilleures, en Ha notamment. Matériel utilisé : TOA150 + correcteur TOA645 + EFW 7x36 ZWO + ASI2600MM (filtres Antlia 3nm), échantillonnage 0.7" Guidage par ASI174 mini sur OAG-L ZWO ; Le tout sur EM400 Temma2 avec réhausse faite maison et l'ensemble piloté par ASiair Plus ; Connexion de l'ASiair à un CPL TPLink, puis second CPL Wi-Fi dans le camion ; Batterie LIFePo4 "boîte-accus" de 37Ah pour alimenter l'ensemble. Poses et traitement : - 60 poses de 300s conservées (sur plus de 100 poses au départ) pour chaque couche S, H, O soient 5 heures par couche ou encore 15 heures au total. - Pré-traitement SiriL 1.4.4 en drizzle 2x avec tri des brutes sur Rondeur > 0.9 et FWHM < 1.8" pour chacune des couches - Extraction gradient sous Pix sur chaque couche - BlurX ML5 avec 0.5 sur le non stellar et -0.05 sur les halos d'étoiles sur chaque couche - NoiseX 3.1 avec 0.5 et 5 itérations sur chaque couche - Stastistical stretch sur chaque couche - recalage des 3 couches sous SiriL - StarX puis script Foraxx SHO ou OSH (pour coller à la palette Hubble) - Suppression du bruit vert - Remise de l'image à 80% de sa taille originale soit un échantillonnage résultant de 0.56" - finition sous Photoshop CS5 La FWHM mesurée sur les brutes d'empilement S, H et O : LA BIZARRERIE HUBBLE : C'est en voulant comparer mon image avec celle d'Hubble, notamment pour chercher à obtenir un peu la même palette de couleurs, que je me suis aperçu que les gars qui ont traité l'image d'Hubble n'ont pas pris la même palette que d'habitude (généralement SHO ou parfois HSO). Sur cette animation de mes 3 couches SHO, on voit bien que le soufre est le moins étendu et le OIII est plus étendu que le Ha : Cela s'explique comme suit : - le soufre, situé très près du cœur de l'étoile dans sa structure en pelure d'oignon, possède également une masse atomique beaucoup plus élevée que l'hydrogène et l'oxygène, par conséquent il est éjecté plus tardivement et avec moins de vitesse. - Le pulsar génère un vent de particules ultra-énergétiques qui produit un rayonnement dit synchrotron (très riche en rayons X et en ultraviolets extrêmes). L'hydrogène s'ionise très facilement avec des photons de basse énergie. Il a tendance à briller intensément dans des zones plus denses et confinées (les cœurs des filaments). L'oxygène doublement ionisé (OII ou OIII) responsable de la lumière verte/bleue très étendue, nécessite des photons beaucoup plus énergétiques (35,1 eV) pour être produit. Les photons très énergétiques du pulsar voyagent plus loin à travers le gaz moins dense avant d'être absorbés, créant ainsi une enveloppe ionisée beaucoup plus large et diffuse autour du cœur des filaments. Le bord externe du filament est directement exposé au rayonnement violent du pulsar. Le gaz y est moins dense, plus chaud, et l'oxygène y est fortement ionisé en OIII, créant cette impression visuelle de filaments d'oxygène enveloppant et dépassant largement les structures d'hydrogène. Pour obtenir la même palette que Hubble, j'ai du appliquer le OIII dans… le rouge !! La palette utilisée pour l'image de Hubble est ici OSH, très curieux ! Et enfin la photo... Je vous propose donc 2 palettes, réalisées avec le script Foraxx. Palette OSH comme pour Hubble : (cliquez ICI pour obtenir la full en bien meilleure qualité) Et palette SHO classique que je trouve personnellement plus jolie et surtout plus proche de la réalité de l'expansion des gaz : (cliquez ICI pour obtenir la full en bien meilleure qualité)
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voici SH2-185 visible dans la constellation de Cassiopée. capture lunette 102mm ,asiaiplus ,asi2600,mixage siril
