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Futura est allé un peu vite en besogne en titrant "ExoMars est sauvée" ! "ExoMars garde la tête hors de l'eau" aurait été plus adéquat ! ^^

 

Certes, les discussions avec les Russes ont bien avancé (probablement grâce à l'aide apportée par les Européens dans la tentative de sauvetage de Phobos Grunt). Mais tout reste maintenant à concrétiser.

 

Financièrement d'abord (comme le mentionne la fin de l'article) : la tendance actuelle est plutôt aux diminutions ou aux stagnations des budgets publics, notamment dans la recherche. Dans ce contexte, je ne suis pas sûr que la rallonge nécessaire sera accordée si facilement par les États-membres de l'Esa.

 

Techniquement, ensuite : la mise au point du système d'atterrissage sera difficile dans le temps imparti. Car en la matière, les Russes en sont pour ainsi au même point que les Européens (à savoir à zéro, cf l'évocation de Beagle 2 dans l'article). Même s'il y aura un démonstrateur intermédiaire en 2016, avoir un équivalent du skycrane pour 2018 ne sera pas une mince affaire. Quid de la précision d'atterrissage ? Sera-t-elle suffisamment bonne par rapport à la mobilité du rover et aux objectifs scientifiques de la mission (tournée exobiologie, donc très dépendante du site étudié) ?

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Futura est allé un peu vite en besogne en titrant "ExoMars est sauvée" ! "ExoMars garde la tête hors de l'eau" aurait été plus adéquat ! ^^

 

Certes, les discussions avec les Russes ont bien avancé (probablement grâce à l'aide apportée par les Européens dans la tentative de sauvetage de Phobos Grunt). Mais tout reste maintenant à concrétiser.

 

Financièrement d'abord (comme le mentionne la fin de l'article) : la tendance actuelle est plutôt aux diminutions ou aux stagnations des budgets publics, notamment dans la recherche. Dans ce contexte, je ne suis pas sûr que la rallonge nécessaire sera accordée si facilement par les États-membres de l'Esa.

 

Techniquement, ensuite : la mise au point du système d'atterrissage sera difficile dans le temps imparti. Car en la matière, les Russes en sont pour ainsi au même point que les Européens (à savoir à zéro, cf l'évocation de Beagle 2 dans l'article). Même s'il y aura un démonstrateur intermédiaire en 2016, avoir un équivalent du skycrane pour 2018 ne sera pas une mince affaire. Quid de la précision d'atterrissage ? Sera-t-elle suffisamment bonne par rapport à la mobilité du rover et aux objectifs scientifiques de la mission (tournée exobiologie, donc très dépendante du site étudié) ?

 

Salut Pioneer,

En fait, moi, je me contente des 2 fusées Proton pour lancer nos sondes européennes.....parce que je pense que c'est "hautement risqué" de confier la confection du skycrane aux russes ....j'espère qu'ils ne me lisent pas !! :be: Et je pense qu'il faut être modeste : visons d'abord la fenêtre de tir 2016 et après, on verra.....mais j'espère pas que la fenêtre 2018, super-favorable, soit "oubliée" par les agences spatiales. Je crois avoir lu récemment que la Nasa pouvait encore viser une mission de 700 m $ en 2018. Réponse cet été.

Et puis, bon sang, pas possible d'avoir 100 m € avec l'ensemble des pays de l'ESA. Ca devrait pas couter beaucoup par pays.:b:

Je vais t'envoyer bientôt un message perso. Je pense que ce sera le 6 avril ...

Niman1992

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Le communiqué de l'ESA sur la signature de l'accord avec la Russie.

 

 

http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/ExoMars_ESA_and_Roscosmos_set_for_Mars_missions

 

Cela semble bien engagé maintenant.

Reste à chaque partenaire a faire son boulot dans sa partie avec un suivi qualité rigoureux de A à Z ..... :p

 

Concrètement' date=' les deux agences spatiales se sont mises d’accord sur un partage équilibré des responsabilités pour les différents éléments des missions. L’Esa fournira l’orbiteur d’étude des gaz à l’état de traces (TGO) et le démonstrateur d’entrée, de descente et d’atterrissage (EDM) de la mission de 2016, ainsi que le module de transport et le robot mobile de celle de 2018. Roscosmos sera chargée du module de descente et de la plate-forme de surface de la mission de 2018. Les Russes fourniront également les lanceurs destinés aux deux missions. À noter que malgré le retrait de la Nasa du programme début 2012 (qui avait failli enterrer le projet), l’agence spatiale américaine fournira l’ensemble radio UHF Electra du TGO, le système martien de télécommunications pour les liaisons de proximité et un soutien technique à l’EDM.[/quote']

source : Futura Sciences

 

Indéniablement on a quelques craintes sur la lanceur Proton et notamment sur son étage supérieur Briz-M .... dont le dysfonctionnement a fait perdre Phobos-Grunt (et il y a eu d'autres échecs récents pour des tirs de satellites) .... mais on peut espérer que d'ici le lancement de TGO/EDM en 2016, ils auront "resserré les boulons" et eut à coeur de retrouver une réputation de fiabilité.

Edited by montmein69_2

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Bonjour Monminou,

 

Apparemment, nous partageons un peu les mêmes inquiètudes. Ce sont aussi celles de gens tels que Francis Rocard qui ont un niveau d'expertise sensiblement supérieur aux nôtres.

Historiquement, dans le domaine du spatial, l'Europe est un nain face à la Russie.

Mais plutôt devrais-je dire l'URSS ?...

Les temps ont bien changé.

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e ne vois que des avantages à, en parallèle aux méthodes de la nasa, avoir vers quelque chose de plus rustique et aventureux.

Il me semble que Curiosity, c’est genre 30% du coût d’Apollo.

C’est le 4 em rovers consécutif, avec certes des nouveautés comme le spacecrane, mais en gros, même si on ne peut pas parler de routine, on cherche à minimiser les risques en partant sur les bases connues et solides. Et avec un max d’argent.

Une mission comme phobos grunt, qui était un empilage extravagant de « premières fois », « jamais vu », « risqué » etc, avait pour un coût qui n’avait rien à voir une sacrée gueule. Bon, elle se l’ait cassé, mais je reste demandeur de missions un peu différentes. Juste pour avoir une alternative aux trucs hypers coûteux qui n’ont pas le droit d’échouer de la Nasa. Pas pour en prendre la place, mais pour venir en sus.

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Il me semble que Curiosity, c’est genre 30% du coût d’Apollo.

 

Cette affirmation me semble très exagérée. Le programme Apollo a coûté environ $25 milliards de l'époque, soit environ $130 milliards d'aujourd'hui.

 

Sources: http://www.anecdotes-spatiales.com/le-cout-du-programme-apollo/

 

http://kopernic.webastro.net/fin.htm

 

Curiosity a coûté $2 milliards. On est très loin du 30%.

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Oui, je ne sais plus où j'ai choppé le chiffre mais soit c'était fantaisiste (ou embrouillé entre dollar de l'époque et actuel) soit j'ai rien pigé (ou les deux). CA me gonfle, je ne trouve plus ma source, je regarde ca en fin de journée.

 

On va dire plus prosaïquement que phobos grunt, c'est 10 % du coût de curiosity.

Donc, voila, je pense qu'il y a une place pour une autre exploration spatiale, moins fortunée, moins riche en image grand publique ou superlatifs et que la Russie y a sa place, ainsi que l'Europe (ou ce qu'il en reste après chypre).

Par contre, là où je tique un peu, c'est que c'est un rover de plus, sur Mars, pour changer...

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Bonsoir,

 

La maquette du lander d'ExoMars 2016 au banc d'essais...

 

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/en-image-latterrisseur-dexomars-2016-au-banc-dessai-vibratoire_46464/

 

Si je peux commenter (ironiquement) la toute fin de l'article, je dirais que le but de l'essai n'est pas de ne rien casser mais plutôt de s'assurer que les contraintes physiques exercées ne casseront pas l'engin... :cool:

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D'après mon expérience, je penses qu'ils ne veulent pas dire que le but de l'essai est de ne rien casser mais qu'il faut concevoir les stratégies d'essai avec une optique de protection de l'équipement.

 

En tant qu'ingénieur d'essai en environnement pour l'industrie spatiale, je fais ce genre de qualification en vibration en permanence et nous placons des "notchs" (diminution controlée du niveau injecté) aux fréquences de résonance de l'équipement pour ne pas l'endommager car le but est de vérifier sa capacité à encaisser un certain niveau de vibration mais pas aux fréquences de ses modes propres.

On coinçoit les équipement en prévision des fréquences d'excitation qu'ils verront lors du lancement/atterissage (chaque lanceur ayant sa signature propre, il est important de le choisir au moment de la conception de la charge utile) or, lors d'un balayage sinus, on passe par toutes les fréquences comprises dans la tranche (en général, 5 Hz à 150...200 Hz pour les gros équipements/satellites et 5 Hz à 2000 Hz pour les sous-équipements).

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Je ne vois que des avantages à, en parallèle aux méthodes de la nasa, avoir vers quelque chose de plus rustique et aventureux.

 

.../cut/....

Une mission comme phobos grunt, qui était un empilage extravagant de « premières fois », « jamais vu », « risqué » etc, avait pour un coût qui n’avait rien à voir une sacrée gueule. Bon, elle se l’ait cassé, mais je reste demandeur de missions un peu différentes. Juste pour avoir une alternative aux trucs hypers coûteux qui n’ont pas le droit d’échouer de la Nasa. Pas pour en prendre la place, mais pour venir en sus.

 

Pour répondre un peu tardivement au post de Beam :

La russie a beaucoup perdu de ses compétences par rapport à ce que faisait l'URSS. Les bouleversements politiques ont déjà éclaté des industries du spatial entre plusieurs pays ... il a fallu soit trouver de nouvelles modalités commerciales, soit recréer des industries.

Il y a eu souvent une profonde désorganisation dans les industries, et le contrôle qualité a en général périclité.

Les budgets ont aussi subi les contrecoups ... si cela s'est maintenu pour l'ISS et les vols habités .... les priorités (satellites militaires ou Glonass qui partaient en cacahuette ...) ont rétréci les budgets d'exploration scientifique, dispersé des équipes (sans compter les départs à la retraite des anciens ingénieurs)

De ce fait l'exploration interplanétaire qui était un point fort de l'URSS (les Luna, les Venera,...) est quasiment revenu à ses balbutiements.

 

On ne sait pas trop ce qu'aurait fait Phobos-Grunt ... si la sonde avait quitté l'orbite terrestre (voyage vers Mars, atterrissage sur Phobos, exploration).

C'est dès le début que le lancement a posé problème.

Et par ailleurs l'étage Briz-M de la Proton a fait échouer des lancements commerciaux. Cela semble rentrer dans l'ordre, mais on comprend que pour Exo-Mars ... on souhaite que le lanceur -un pour chacune des parties de la mission -, comme les instruments qui seront fournis par les russes soient de qualité "européenne" (cf l'ESA, Arianespace).

Il y a de bonnes relations entre l'ESA et Roscosmos, et une habitude de travailler en contrôle croisé dans le cadre de Starsem (les lanceurs Soyouz tirés de Baikonour pour les missions commerciales internationales, et depuis l'an dernier de Sinnamary en Guyane).

Donc on ne fera pas du bricolage aventureux. Une telle mission coûte cher aux deux agences spatiales (et donc aux contribuables), il faut un cadre rigoureux et définir précisément ce qu'on veut faire, ce qui est réalisable ou pas, et fabriquer chaque élément avec la meilleure qualité de matériaux, de tolérance en dimension, en résistance , idem pour l'assemblage, les essais etc ...

D'autant que maintenant ... vu le contexte .... il ne faudra pas trop compter sur des rallonges budgétaires.

 

Le sérieux du travail effectué est d'autant plus important que pour les sondes .... pas d'intervention ni de réparation envisageable à bord une fois que c'est parti (hormis les interventions logicielles qui sont envisageables)

 

Et si on veut être respecté, notamment par la NASA, il faut montrer qu'on sait faire des missions propres et avec une haute technologie. On a si bien réussi l'ATV, que la NASA a demandé que l'ESA fournisse deux modules de service pour Orion .... C'est une clé pour être partie prenante dans de futures collaborations, sans jouer le rôle du grouillot assis sur un strapontin.

Edited by montmein69_2

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ExoMars : l’Esa teste des parachutes pour l'atterrissage

 

 

L’Agence spatiale européenne partira à la conquête de la planète Mars avec deux missions scientifiques et technologiques ambitieuses, ExoMars 2016 et 2018. Encore faut-il réussir l'atterrissage. L’Europe ne l’a jamais fait mais s’y prépare. Des parachutes viennent d'être testés, qui seront utilisés pour freiner les modules de rentrée des missions.

 

Article complet : http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/mars-exomars-esa-teste-parachutes-atterrissage-49427/

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Bonsoir,

 

Merci Stef'. ;)

Dans la même lignée que le post précédent :

 

Dans le désert de l’Atacama (au Chili) un prototype du roverExoMars a été testé...

 

http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Engineering/ESA_s_test_rover_begins_exploring_Atacama_Desert

 

Détails des opérations :

 

http://safertrial.wordpress.com/

Edited by quetzalcoatl

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Autres tests qui sont aussi importants, ceux de parachutes prévus pour ralentir lors de la rentrée atmosphérique la vitesse du module de rentrée de mach 2 à mach 1. Cela sera actionné après l'aéro-freinage.

 

Les parachutes sont conçus par une société roumaine pour l'ESA.

 

http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/mars-exomars-esa-teste-parachutes-atterrissage-49427/

 

Il est prévu un premier test de l'EDM (et donc de ces parachutes) lors de la mission ExoMars 2016.

Cela servira pour la conception (par les russes) du module transportant le rover lors de la mission ExoMars 2018. Après l'action des parachutes, l'atterrissage sera géré par des rétro-fusées.

Edited by montmein69_2

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Premiers tours de roues pour ExoMars

 

Le rover européen ExoMars ne se posera pas sur la planète rouge avant 2018, mais d'ores et déjà, des tests sont menés dans le désert d'Atacama, avec un prototype.

 

Bridget, le robot de SAFER (Sample Acquisition Field Experiment With a Rover), a fait ses premiers tours de roue dans l'Atacama (Chili), près de l'observatoire du Mont Paranal, le 7 octobre (voir séquence vidéo ci-dessous).

 

L’Europe sur Mars

 

L'engin permet de tester en grandeur nature une mission de type ExoMars, dans laquelle l'Agence spatiale européenne (ESA) s'est engagée en collaboration avec la Russie.

 

Pour ces essais, les concepteurs de Bridget ont choisi l'un des déserts les plus secs de la planète. De plus, le désert d'Atacama est considéré comme un terrain proche de ceux que l'on rencontre sur Mars, avec du sable et des roches éparses.

 

Source : http://www.cieletespace.fr/node/10997

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Si il y a une chose qui m'agace parfois dans certain forum, c'est les gens qui postent sans ce soucier (ou faisant comme si cela n'avait aucune importance) de lire les interventions qui précèdent les leurs.

Juste un petit mot, de temps en temps, pour signaler que le point que l'on traite l'a déjà été par un autre, et, que l'on ajoute à ce qui a été dit précédemment.

Bien entendu, il n'y aucune obligation à le faire, tout comme ne pas tenir la porte, lorsque quelqu'un passe derrière vous, n'entraine pas de sanction pénale.

Mais oui, vraiment, ce manque de correction m'exaspère...

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Oups ! mon message précédent faisait doublon ... :confused:

 

Mes excuses à Stef-Astro.

Et bon rétablissement à ceux qui auraient pu en être offusqué.

Edited by montmein69_2

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Offusqué..., certainement beaucoup moins qu'il n'y pouvait paraître. ;)

D'ailleurs, ma petite diatribe s'adressait tout autant à Stef-Astro qui ne semble pas trop s'intéresser aux messages des autres...

M'enfin, ton post m'a réconforté pour moitié. :D

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Offusqué..., certainement beaucoup moins qu'il n'y pouvait paraître. ;)

D'ailleurs, ma petite diatribe s'adressait tout autant à Stef-Astro qui ne semble pas trop s'intéresser aux messages des autres...

M'enfin, ton post m'a réconforté pour moitié. :D

 

désolé, je n'avais pas vu que tu avais également mis le lien de ciel&espace ! autant pour moi cela ne se reproduira plus!!!

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Pas grave, Stef'! ;)

Ce n'était d'ailleurs pas le lien "Ciel & Espace" mais, le mien traitait de la même information.

En tout cas, vos réponses me prouvent que mon intervention, si elle n'était pas inutile, était très excessive par les qualificatifs que je vous adressais.

Je vous prie, tout deux, de bien vouloir m'en excuser. :)

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Les scientifiques ont choisi quatre sites potentiels d'atterrissage pour ExoMars, un rover européen conçu pour la recherche de la vie sur Mars. Dans le cadre d'une mission conjointe de l'Agence spatiale européenne (ESA) et l'agence spatiale russe Roscosmos, un rover devrait atterrir sur la planète rouge au début de 2019. Equipé d'un système de forage qui peut percer 2 mètres de roche, le rover recherchera de la matière organique préservée qui, sur la surface, aurait été détruite par le rayonnement cosmique.

 

La semaine dernière, 60 scientifiques se sont réunis au Centre de l'ESA, près de Madrid, pour discuter de huit sites potentiels. Le 27 Mars, ils votaient, et pour l’instant, quatre sites apparaissent comme favoris :

 

Mawrth Vallis , Oxia Planum , Hypanis Vallis et Oxia Palus.

 

Un groupe de travail d'experts chargé de recommander un site d'atterrissage final va maintenant travailler sur la base de ces propositions, avant d'annoncer une liste officielle de trois ou quatre sites au mois de Juin. Après une étude détaillée des sites présélectionnés, le choix définitif d’un site sera donné à l'ESA et Roskosmos, pour la fin 2016.

 

Trouver le bon endroit est essentiel, dit Matt Balme, Planétologue à l'Open University de Milton Keynes , Royaume-Uni . « Si nous faisons le mauvais choix, nous pourrions atterrir dans un endroit dangereux , conduisant à l'échec de la mission, ou quelque part où nous n'avons aucune chance d'atteindre les objectifs scientifiques de la mission, » dit-il .

 

Des contraintes scientifiques et techniques nous interdisent d’atterrir dans une grande partie de la planète. Pour avoir une chance de trouver des preuves d’activités biologiques (anciennes), les scientifiques du groupe de travail doivent choisir un site ayant connu l’eau liquide, il y a plus de 3,6 milliards d'années. Ils ont également besoin d'un site où les sédiments hydratés ont été rapidement ensevelis et conservés dans des strates géologiques, explique Jorge Vago, scientifique du projet ExoMars de l'ESA. Les quatre principaux sites se répartissent en deux catégories:

Les endroits où il y a des preuves solides minéralogiques de sédiments humides, et les endroits où il y a des preuves géomorphologiques de mécanismes fluviaux qui auraient déposé des sédiments fins, et qui sont idéals pour le piégeage et la préservation de matériaux organiques .

 

Mawrth Vallis et Oxia Planum , deux vastes plaines qui contiennent certaines des plus vieilles roches de la planète, entrent dans la première catégorie . Des minéraux appelés phyllosilicates détectées depuis l'orbite indiquent que les roches étaient autrefois des argiles humides, et qu'ils se sont formés dans un environnement de pH neutre qui aurait pu être favorable à la vie.

 

Les images orbitales ont montré que Oxia Palus possède la trace d’un ancien lit de rivière à méandres , et que Hypanis Vallis fût autrefois un delta . Ces deux caractéristiques auraient permis

d’enterrer de la matière organique, menant à sa conservation dans des roches sédimentaires .

 

 

« Devrions-nous aller là où il existe des preuves d'une hydrologie active à grande échelle, ou aller où se trouvent les argiles ? " demande John Bridges, Planétologue à l'Université de Leicester UK et membre du groupe de travail de sélection du site. " Il y a de bons arguments pour les deux options. "

 

Jack Mustard, Géologue à l'Université Brown, Rhode Island , et ancien président du groupe consultatif pour Mars de la NASA , dit que le meilleur endroit pour trouver des signes de vie sera une région avec une longue histoire où l’eau s’écoulait . " Nous voulons être dans un endroit où l'eau aurait été présente assez longtemps pour avoir capturé les traces de vie, si jamais elle a existé », dit-il. Pour cela, ajoute-t- il, Mawrth Vallis se distingue particulièrement ", parce que sa chimie suggère que la région a été marqué par l'eau pendant une période prolongée. Ce site a manqué de peu d'être la destination de Curiosity, le rover de la NASA , qui a atterri finalement dans le cratère Gale en 2012 .

 

Mais avant qu’ExoMars puisse commencer à rechercher la vie, il doit atterrir en toute sécurité. La responsabilité du système d'atterrissage est déléguée à Roscosmos , qui a signé le projet l'an dernier après que la NASA ait abandonné le projet en 2011. L'expertise de la Russie s’est construite principalement sur les succès de ses atterrisseurs lunaires dans les années 1960 et 70 (petite remarque personnelle - AU SECOURS !!!!!!:(). Vago dit que l'équipe va tester sa technologie avec un essai pour une rentrée et descente atmosphériques puis atterrissage d’un module de démonstration - en 2016 , avant d’entreprendre la mission principale (Deuxième remarque personnelle – C’est déjà plus rassurant :cool:!).

 

 

La technique d'atterrissage retenue limite le nombre de sites accessibles. ExoMars utilisera un bouclier thermique et des parachutes pour traverser la mince atmosphère martienne. ExoMars devra exploiter une longue séquence de freinage à travers l'atmosphère pour ralentir suffisamment et effectué ainsi un atterrissage en toute sécurité. Cette contrainte liée à la technique employée, impose que la zone d'atterrissage soit à basse altitude. En outre, contrairement à Curiosity qui est équipé d’un générateur radio-isotopique, le rover européen sera alimenté uniquement par des panneaux solaires. Cela signifie que seules les régions les plus ensoleillées, pas trop loin de l'équateur, seront accessibles.

 

Le secteur d'atterrissage pour ExoMars , étant donné les incertitudes de sa trajectoire , est une ellipse de 104 km de long et de 19 kilomètres de large - plus de dix fois la surface de la fenêtre de Curiosity , qui avait la capacité d'atterrir beaucoup plus précisément (rappelez-vous le skycrane) . Le site final doit être globalement exempt de la présence de gros rochers et de cratères à fortes pentes. Pourtant, parce que le rover ExoMars parcourra seulement quelques kilomètres au total, son chemin doit contenir des sites scientifiquement intéressants tout au long. Au cours du mois prochain, le groupe de travail va essayer de trouver la meilleur ellipse d'atterrissage pour chaque site encore retenus, dit Vago .

 

La NASA , pour sa part, doit commencer le processus de sélection d’une destination pour son prochain rover Mars en mai (GAG) , le lancement est prévu en 2020 . Obtenir les données nécessaires pour évaluer les sites pour les deux missions ExoMars et le rover 2020 sera une course contre le temps, dit Mustard. Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA, qui a fait de la spectroscopie à haute résolution et imager d’éventuels sites de débarquement , est maintenant âgé de neuf ans , et commence à souffrir de problèmes techniques . « L'idée est d'obtenir les données avant qu’il ne meurt », conclut Mustard.

 

Traduit du lien :

 

http://www.nature.com/news/exomars-scientists-narrow-down-landing-sites-1.14971?WT.mc_id=TWT_@NatureNews#/mars

Edited by quetzalcoatl

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Bonsoir,

 

Rien de très nouveau depuis presque six mois. :confused:

 

Par contre, je serai curieux de savoir si la crise ukrainienne impacte de quelques façons que ce soient, la coopération entre l'ESA et Roskosmos sur le projet ExoMars ?

 

Je ne le pense pas, mais si cela devait quand même être le cas, je doute aussi que l'on puisse en obtenir confirmation par les médias ?...

 

Enfin si quelqu'un à des infos sérieuses à ce sujet... ;)

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Vous croyez pas qu'il faut passer à autre chose ?

Tout le monde s'en fout maintenant de Mars ! Une multitude de sondes depuis 17 ans ...et toujours pas la moindre molécule organique. Quant aux faibles résultats de Curiosity, n'en parlons même pas !!

 

Passons à Europa !!!

 

Bon, je fais dans la provoc', j'en suis conscient...;)

 

Niman 1992

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cérès, visitée par dawn l'an prochain, je pense que les résultats qu'on va y obtenir vont remettre un peu de perspective par rapport au choix martien systématique.

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