SBRCoach Posté Mardi à 19:50 Posté Mardi à 19:50 (modifié) Moi je n'ai pas totalement délaissé l'astronomie ... Mais ... ... MARRE DES LAMPADAIRES, MARRE DES SATELLITES c'est de pire en pire, DES AVIONS (suis à moins de 60 km de CDG) - Il faut poser de longues heures et faire du traitement derrière etc ... et le traitement c'est pas trop mon truc... J'ai trouvé une alternative, même si je continue le ciel profond de temps à autres en VA ... Je me suis mis au SOLAIRE ... là, pas de soucis de lampadaires, traces satellites, pas besoin de faire des heures de poses et les traitements qui vont avec ... Modifié Mardi à 19:52 par SBRCoach 2 Citer
etoilesdesecrins Posté Mercredi à 10:57 Posté Mercredi à 10:57 (modifié) hé hé ...oui le solaire bonne idée, on en est hélas réduits à s'adapter à des pratiques qui ne nous auraient pas forcément intéressé à la base. Idem, lassé d'attendre LE soir clair sans lune il y a 2 ou 3 ans j'ai investi dans un hélioscope qui sauve bien la mise même si la variété n'est pas celle du ciel profond. Cela augmente un peu le temps passé à la lunette 😆 Autre "astuce" divertissante, pour qui aime l'optique et la nature, comme moi : les jumelles ! Là on explose carrément le temps à regarder dans un instrument, c'est multiplié par 2 ou 3 ! pas de contrainte météo (ou peu si on est sur du 42 mm assez lumineuse par temps couvert), pas de gêne de satellites, ces bouses volantes, pas de gêne de lampadaire, hop ! c'est quand on le décide ! Et si on a un peu de moyens on peut même jouer sur 2 ou 3 modèles, pour varier les plaisirs, pas besoin que ce soit du high level. Sinon, perso, oui j'avoue que ça part mal à cette rentrée, je sais pas si l'activité ne va pas un peu s'étioler ....Je me surprends à ne plus trop envier un ciel clair ...à force d'avoir attendu et attendu. En gros maintenant chez moi c'est 9 mois de grisaille suivis de 3 mois de canicule mais juste au moment où les soirs deviennent trop longs pour observer en bossant, ou juste lors des déplacements d'été hors astro ...Ca en devient donc tellement frustrant que je ne sais guère si je vais avoir le courage cet automne, comme chaque année, de recommencer à passer mon temps à attendre LE soir clair parmi un océan de nuages. Et sans parler des satellites. De plus j'arrive au bout de mes listes, donc moins de motivation pour découvrir de nouveaux trucs ou m'intéresser à la petite tâchouille de mag 14 infime et inconnue. Je ne rejoins pas trop l'avis plus haut évoquant l'élitisme ou l'aspect onéreux de la passion. Mais tout est relatif et à chacun de juger. Ces dernières années on a vu nombre de débutants s'équipant de 250, 300 voire 400 chinois pour quelques centaines d'euros. Quand j'ai débuté en 85 la norme était la 6O ou le 115, le C8 pour les fortunés ou chanceux. Quand je compare l'astro au vélo par ex, une autre de mes passions, je rigole doucement. J'ai l'impression d'être taxé de privilégié parce que je roule en Taka FC-100, mais à ce prix on est très très loin du haut de gamme en vélo. Et ces vélos de luxe sont loin d'être une exception, j'en vois à longueur de temps sur les routes. D'ailleurs le prix des vélos vraiment haut de gamme est une hérésie contre laquelle je m'insurge, plus de 15 000 et cela augmente chaque année. Après, on est d'accord, on n'a pas besoin du premium pour se faire plaisir et progresser, en astro ou ailleurs, mais il y a effectivement une tendance très représentée pour laquelle il n'est pas envisageable de ne pas posséder ce qu'il y a de plus cher (pouvoir, apparence, reconnaissance de soi, engrenage social ...) Modifié Mercredi à 11:03 par etoilesdesecrins 1 Citer
Fred_76 Posté Mercredi à 19:45 Posté Mercredi à 19:45 Mettre ça sur le dos des satellites, des réseaux sociaux, etc. c’est vain. Les clubs tout comme les associations attendent souvent que les gens aillent à eux. Avec des soirées organisées dans des locaux souvent éloignés (évidemment à cause de la PL), ou souvent des membres vieillissants parfois désabusés. Les « jeunes » veulent du rapide, et facilement accessible. Ils se désintéressent aussi des réseaux sociaux (plus de 30% de baisse en moins de 2 ans). Nous devons nous déplacer là où sont les gens : dans la rue. C’est pour cela que je compte bien organiser à la rentrée des sessions des « Astronomes au Coin de la Rue » sur le modèle de John Dobson avec son « Sidewalk Astronomers ». J’ai déjà trouvé deux endroits propices au Havre. J’attend que les officiels rentrent de congés pour investiguer cette organisation. À suivre donc. 2 1 1 Citer
Fredo747576 Posté Jeudi à 17:37 Posté Jeudi à 17:37 (modifié) Oui le solaire on ne pourra pas nous le prendre (enfin attendons de voir ce que les Musk et autres givrés de la tech préparent encore....), l'observation ou la photo lunaire c'est une discipline vaste, qui dure une vie, et qui s’accommode facilement de la PL. Jupiter, Saturne, Mars en visuel et photo ça devrait le faire encore longtemps, à fort grossissement les satellites ne me semblent pas (encore) si nombreux. Avec les étoiles doubles, y'a de quoi faire aussi. Bref le planétaire devrait encore se faire la cerise un bout de temps mais je compatis pour les photographes CP, ça doit être décourageant sachant que même un ciel très noir ne sera pas épargnè pas les mégalos de la tech et leurs constellations de satellites. Modifié Jeudi à 17:37 par Fredo747576 2 1 Citer
Humboldt Posté hier à 21:12 Posté hier à 21:12 Vers l'âge de 10 ans, j'ai observé la Lune, Mars, Jupiter et Saturne à travers les oculaires des instruments de mon grand-père astronome amateur et scientifique érudit. Je suis incapable de me souvenir des caractéristiques des instruments (une lunette et un télescope. Les deux sur monture équatoriale, achetés rue de Rivoli chez La Maison de L'Astronomie), mais j'étais surtout fasciné par le fonctionnement de la monture équatoriale. C'était au tournant des années 70 et 80 et je me souviens d'avoir reçu Cosmos de Carl Sagan en cadeau d'anniversaire en 1981. Je suis resté un curieux du ciel, mais sans faire d'observations régulières et encore moins approfondies. De temps en temps, la lecture d'un numéro de Ciel et Espace ou des livres d’Hubert Reeves ou de Trinh Xuan Thuan (en fait je les ai tous lus...) ramenait mon regard vers le ciel. J'ai une formation universitaire en littérature, en langues anciennes et en histoire antique ainsi qu'en anthropologie(tout ça pour devenir prof...) ; j'enseigne en BTS, en CPGE scientifiques et aussi dans des classes de lycée – scientifiques et techniques aussi... J'aurai donc pu en rester là et me contenter d'une pratique « livresque » de l'astronomie. C'est vrai, après tout : les magazines, les sites internet et et les documentaires d'Arte nous donnent à voir des images exceptionnelles que nous ne pourrons jamais voir avec nos yeux. Et puis je me suis mis à observer le ciel à l’œil nu il y quelques années après avoir acheté une carte mobile du ciel (la carte réalisée par Pierre Bourge dont j'avais hérité de mon grand-père était alors bien usée et menaçait tomber en morceaux)... Et puis l'envie d'acquérir une lunette astronomique m'est venue progressivement. Une lunette, pas un télescope … Une lunette, c'est facile à utiliser, pas de collimation ni d’entretien du miroir. Après plusieurs mois d'hésitations, de recherches, de comparaison de lunettes de différentes marques, de différents modèles, je me suis finalement décidé à acquérir une lunette de 127 mm de diamètre et de 1200 mm de focale sur monture équatoriale... Si vous n'avez pas déjà interrompu votre lecture, je vais faire un petit parallèle entre l'astronomie amateur et un sport nautique que j'ai pratiqué jusqu'à l'âge de 45 ans : le surf. Quand on est surfeur on doit accepter que des conditions météorologiques favorables et une houle non gâchée par le vent sont rarement présentes quand vous êtes disponible pour aller surfer. Je me souviens d'avoir attendu plusieurs mois pour pouvoir surfer avec une planche que j'avais fait fabriquer sur mesure. Pire ! En été, sur les spots, il y a les baigneurs-touristes, les nageurs-sauveteurs et les arrêtés municipaux anti-surf (encore eux !). Il faut donc être patient et surveiller les bulletins du NOAA comme du lait sur le feu pour surfer dans les meilleures conditions. D'une certaine manière, c'était très élitiste en ce qui concerne le matériel, comme pour l'astronomie. Les meilleures session de surf ont lieu en hiver, en général très tôt le matin, sous un ciel terne après avoir parcouru des kilomètres pour trouver le spot le mieux orienté par rapport à la houle... Un petit peu comme les belles nuit d'observation en hiver... Vous lisez encore ? Je me suis lancé dans l'astronomie amateur, l'observation visuelle et l'astrodessin (dessiner c'est bien, mais soyons ringard ou old-school jusqu'au bout...) dans les pires conditions... Même s'il y a un magasin d'astronomie très réputé près de chez moi, j'ai fait mes choix et tout appris tout seul en ce qui concerne le matériel (c'est vraiment très élitiste et très intimidant l'astronomie, même quand on n'est plus tout à fait novice...). Dans les meilleures conditions, j'ai un ciel de niveau Bortle 5,5. Mon horizon, au nord est complètement barré par des chênes de presque 15 m. J'ai décidé d'observer le ciel depuis le toit de mon garage (je gagne en visibilité sur l'horizon est-sud-ouest) : ça demande beaucoup d’organisation et de prudence, mais moins que les précautions que les observateurs qui ont participé aux expéditions de La Condamine ou de Bougainville ont dû prendre au 18e siècle (pour protéger leurs instruments et eux-mêmes). Mais il faut tout expliquer aux voisins qui se demandent ce que je fais sur le toit de mon garage avec des petites loupiotes rouges... Malgré toutes les difficultés que j'ai pu rencontrer, j'ai eu de très belles satisfactions au cours de mes observations (Lune et planètes surtout). Après tout, Copernic, Kepler et Galilée avaient des instruments et des outils de calcul très inférieurs aux nôtres. Ma démarche d'observation et de recherche s'appuie sur un livre du physicien et historien des sciences américain James Evans qui a publié Histoire et pratique de l'astronomie ancienne (Éditions Les Belles Lettres pour la traduction française, c'est un beau livre avec beaucoup d'astronomie et un peu de maths et de physique dedans...). C'est un petit peu de l'archéoastronomie pratique. Je ne suis pas pessimiste en ce qui concerne l'avenir de astronomie amateur malgré toutes les difficultés et toutes les déceptions que nous pouvons rencontrer. J'ai expliqué à mes élèves de première et mes étudiants ce que je fais de certaines de mes nuits : « Mais, Monsieur, vous êtes complètement barré ! », « Çà vous avance à quoi ? » et j'en passe... Quand je montre mes petits dessins et mes notes d'observation, ils deviennent curieux, ça les intrigue... Après avoir montré la carte mobile Stelvision et expliqué comment elle fonctionne, un élève de première est venu me voir et m'a dit timidement : « J'ai offert la carte à mon cousin pour son anniversaire ; maintenant il regarde le ciel avec des jumelles... ». Il ne faut pas être pessimiste, il y aura toujours des curieux du ciel, des amateurs éclairés (par les étoiles) et des passionnés vraiment mordus... Et quand j'installe mon matériel d’observation (Pardon ! Quand je mets en station...), je pense souvent à ce que Carl Sagan a écrit (je cite de mémoire et très approximativement – oui, je sais, c'est inadmissible pour un prof de lettres …) : « là-haut , il y a peut-être quelqu'un qui nous observe et qui se livre à de vagues spéculations sur notre Soleil et son système » ... ✨🔭 3 5 Citer
QSO Posté hier à 21:22 Posté hier à 21:22 1 minute ago, Humboldt said: Vers l'âge de 10 ans, j'ai observé la Lune, Mars, Jupiter et Saturne à travers les oculaires des instruments de mon grand-père astronome amateur et scientifique érudit... Un joli texte bien sympathique! Dommage que tu n'aies pas eu de meilleures lectures que Reeves et Trinh Xuan Thuan - il y a pire bien sûr, mais il y a bien mieux, surtout pour un enseignant😉 Tu devrais nous montrer tes dessins... Citer
'Bruno Posté il y a 11 heures Posté il y a 11 heures Humboldt : j'aime bien ton témoignage d'astronome amateur à l'ancienne ! Il y a 13 heures, Humboldt a dit : je me souviens d'avoir reçu Cosmos de Carl Sagan en cadeau d'anniversaire en 1981 Ah, je ne suis pas le seul. C'était quelques années plus tard, j'en avais entendu parler et je me le suis fait offrir pour mes quinze ans. Lecture mémorable ! Il y a 13 heures, Humboldt a dit : je me suis finalement décidé à acquérir une lunette de 127 mm de diamètre et de 1200 mm de focale sur monture équatoriale... J'ai la grande sœur, la 150/1200, vraiment pas pratique à utiliser à cause de la longueur du tube. Je ne fais pas de planétaire avec, je l'ai achetée pour le ciel profond. Je n'ai pas fait beaucoup de dessins avec, mais elle a son utilité, je la garde. 1 Citer
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