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fred-burgeot

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Everything posted by fred-burgeot

  1. Oui très beau, avec un coup de crayon très enlevé, léger comme les protus Fred.
  2. Merci Daniel, Gildas, Eric C'est clair, surtout la Tarentule, quel objet sensationnel... Fred.
  3. La galaxie de Barnard ??? Non !!! On attend donc que tu publies ta production. On se tient au courant pour le Restefond 2019, et bons préparatifs pour la Namibie 2020 ! Fred.
  4. Ouarf, en tant que "gros débutants" tu ne fais pas preuve de la circonspection qui serait de mise. Tu commentes uniquement avec des a priori et sans connaître ni la manip' ni le gars qui la préconise. Que la méthode te pose question, je conçois (quoique, avoir peur de rayer le miroir en le passant sous l'eau...qu'est-ce qui peut ne pas le rayer alors ?) mais la forme... Fred.
  5. Salut Etoilesdesecrins, de belles observations que voilà ! Eh oui, les grandes nébuleuses de l'été gratifient la montée en diamètre, elles deviennent spectaculaires. Surtout quand on a un OIII. Pour M17, quel que soit le diamètre ça reste la n°1 en termes de luminosité et de détails offerts. Ta description est excellente et en te lisant on parvient sans souci à situer mentalement les détails dont tu parles. Elle est tellement pêchue qu'elle rend compatibles l'OIII et le fort grossissement (il n'y a pas tant de nébuleuses que ça qui ont la même propriété...). Au T400, pour moi la meilleure vue de M17 est à 220X avec OIII, donc pour ton T300 les 170X couplés à l'OIII devraient faire des merveilles. Tu l'évoques dans ton compte-rendu, sans l'avoir tenté, ce sera pour la prochaine fois M8, oui elle est impressionnante, massive, avec l'OIII et du diamètre. On gagne aussi des extensions. Le chenal sombre ne l'est finalement pas tant que ça, car par endroits il est parcouru de filandres de gaz. Comme tu le dis, la texture devient évidente, notamment il y a deux globules sombres qui sont visibles si on grossit un peu, toujours avec l'OIII. M16 : c'est vrai que juste après M17, elle peut décevoir, autant M17 est découpée, autant M16 n'a pas de limites nettes même avec l'OIII (même au T1m, mais elle est ainsi faite !). Pour les piliers, ils devraient être accessibles avec ton 300, sous la forme d'une zone sombre condensée. Une fois que cette zone est repérée elle devient inratable les fois suivantes. Toujours avec l'OIII, au T400 cette zone montre un contour sinueux, avec un "doigt" qui pointe, puis un autre plus petit et un peu détaché, mais bien contrasté. Avec un T300 il devrait être possible d'approcher de cette vision, à l'exception peut-être du petit doigt. Bonnes observations futures ! Fred.
  6. Salut Gildas, pas de souci, on reconnait bien le cygne avec sa queue de coq Fred.
  7. Merci Alexandre pour ton message. NGC 1365 m'a un peu laissé sur ma faim et c'est une vision un peu inhabituelle : mon dessin montre ce qu'on voit immédiatement, mais malgré le temps passé dessus je n'ai rien perçu de plus... c'est très étrange, d'habitude des détails s'ajoutent au fur et à mesure. Rastaman, découvrir un 'nouveau ciel', c'est pas rien ! Y retourner ? C'est pas l'envie qui manque Fred.
  8. Hello, pour faire suite au premier volet sur les nébuleuses : voilà celui sur les galaxies. Sauf mention contraire, les dessins sont faits au T406 à 220X. NGC 1097, ou Arp 77, dans le Fourneau. De toutes les galaxies que j’ai observées, je pense que c’est ma préférée. C’est pour ça que je la mets en premier . Elle ne fait pas partie des galaxies mentionnées comme étant à voir absolument dans l’hémisphère sud, et pourtant avec un T400 elle montre sa structure particulière. La «grosse» exhibe un fuseau lumineux et structuré, d’où part un bras démesuré qui en fait le tour. La petite est très lumineuse, autant que le fuseau précédent, elle baigne dans un nuage diaphane. Bel exemple de couple galactique qui montre les déstructurations qui peuvent se produire quand deux galaxies sont un peu trop proches l’une de l’autre. NGC 5128, ou Centaurus A, est-il utile de la présenter. C’est un gros morceau ! Je l'avais déjà dessinée il y a plus de quatre ans à Ténérife. Les bordures du canal sombre, sinueuses, sont bien définies en partie centrale, alors qu’elles se diluent dans le fond de ciel aux extrémités. La bordure du bas montre plusieurs nodosités, indentations et courtes projections orthogonales au canal. Des traînées plus ou moins filiformes parcourent le canal. NGC 4945, dans le Centaure. T406 à 130X. Galaxie étendue mais un peu diaphane qui montre immédiatement une texture grumeleuse. Un gros nuage de poussières la barre en partie gauche. NGC 6872 et consorts, dans le Paon. NGC 6872 est celle du bas. Jolie courbure prise par la chaîne de galaxies et belle variété de types galactiques. NGC 6769, 70, 71. Triplet de galaxies situé dans le Paon. Avec une quatrième en prime, un peu plus loin. Bel ensemble bien resserré et esthétique. NGC 6744, dans le Paon. T406 à 130X. La région centrale ainsi que quelques tronçons de spires sont bien visibles au premier coup d’oeil mais après quelques minutes d’observation la galaxie laisse deviner toute l’ampleur de son étendue. Des morceaux de bras s’enchevêtrent, avec mon dessin je n’ai pas la prétention d’avoir démêlé la complexité de la chose, c’est davantage une évocation de cette pelote. NGC 7552, dans la Grue. Petite mais assez lumineuse, sa structure et des détails dans le bulbe sont accessibles sans trop de peine au T400. NGC 55, dans le Sculpteur. T406 à 130X et 220X. Fuseau diaphane qui n’en finit pas de traverser le champ de l’oculaire. Les extrémités se diluent dans le fond de ciel si bien qu’il est difficile de savoir exactement où la galaxie se termine. La nodosité centrale est évidente, les deux petites plus bas le sont aussi, elles sont plus petites mais plus lumineuses. Magnifique vaisseau intersidéral ! NGC 1365, dans le Fourneau. Galaxie emblématique du ciel du sud. Très belle structure en «couteau de robot de cuisine» qui a la particularité de sauter aux yeux, une fois n’est pas coutume. Le dessin ne montre que ce qui est évident, il aurait fallu que je lui consacre plus de temps pour apporter quelques détails supplémentaires. NGC 1532, dans l’Eridan. Couple de galaxies en interaction, avec de jolies formes. NGC 6438, dans l’Octant. Encore un couple, à l’oculaire c’est pas bien grand ni lumineux mais la forme en virgule apparaît après quelques instants d’observation. J’en ai dix autres, les voici regroupées pour éviter la lassitude d’une longue liste. Pour finir, complètement hors sujet (y compris pour la provenance puisque ça a été fait à Ténérife le 17 juillet 2018), un Saturne à 470X et 600X en bino sur le T406, seeing excellent. Image exquise, fine et nuancée de belles teintes allant du jaune paille (zone équatoriale du globe) au vert olive (pôle) en passant par le vieux rose (régions tempérées). La portion de l’anneau de crêpe qui est devant le globe montre des nuances, notamment il m’a semblé être séparé de l’anneau B par une division. A plus tard ! Fred.
  9. Salut Thomas, content que tu passes par là. Tu as fait un Restefond cette année ? Je me rappelle t'avoir entendu parler de préparatifs vers le sud, mais je m'imaginais que c'était pour 2019. Tu as le temps de préparer tout ça tranquillement alors. Tu es fixé sur la destination ? Du coup ça laisse aussi la possibilité de se revoir au Restefond en été 2019 Exaxe, toi qui es devenu spécialiste en petites NP et autres objets de taille similaire, oui l'Homuncule serait un sujet de choix pour toi. Merci pour ton passage ici, les imageurs interviennent rarement dans cette section. José, merci pour ton message sympa. Y aller ? Mais j'espère bien qu'avec ton T350 minimaliste tu vas très vite franchir l'équateur maintenant Franck, j'ai d'autres Mars, certains ont autant de détails que celui-là, d'autres moins. Bon, le deep sky aura été un joli lot de consolation. D'ailleurs, une fois parti à passer d'un objet à l'autre, j'aurais eu vite fait d'oublier Mars. On attend de voir tes dessins de Mars et des Dentelles ! Jeremy77, merci Rastaman, dès le premier soir j'ai commencé à dessiner (La Carène), en me disant "on ne sait jamais". La prochaine fois, je crois que je passerai plus de temps à observer à l'oeil nu ou aux jumelles, tout simplement. Ou à me balader avec les scope dans la Voie Lactée (comme je l'ai fait autour de M7 par exemple), ou dans les Nuages de Magellan. Merci pour ton passage ! Fred.
  10. Salut oncle_dom et tous, bonne idée que de vouloir remettre les choses en place pour que les débutants ne soient pas déçus par rapport aux images qu'on peut trouver dans les livres. Par contre, je trouve que tu vas loin dans le sens inverse du coup Pour illustrer ce qu'on en voit à l'oeil nu, ton image est pessimiste, dans un bon ciel on voit quand-même plus qu'un point flou. On perçoit une nébulosité de forme elliptique et relativement vaste, perception qui se rapproche plus de ton illustration aux jumelles. Pour illustrer ce qu'on voit au télescope, c'est complexe car ça dépend de plein de choses, et pas seulement du diamètre. Le temps passé à observer est déterminant, après plusieurs heures il n'est pas surprenant de détecter de nouveaux détails car le cerveau demande du temps pour faire son traitement de l'info. Quand on découvre l'image, notre attention est happée par les formations contrastées, et on passe à côté de détails jugés comme secondaires par notre inconscient, alors qu'ils sont bel et bien visibles. Il faut un long moment pour que l'attention se dirige vers ces formations moins contrastées. Quant à la structure de M31 au travers d'un télescope, elle est visible mais que par tronçons. Ce sont les chenaux sombres qui la révèlent (et pas uniquement les deux grands arcs noirs bien connus). Un peu comme sur les photos d'ailleurs, il n'y a pas de grands bras bien détachés. Au passage, pour percevoir de la structure, le grossissement équipupillaire (que tu mentionnes dans ton article) n'est pas adapté et il faut grossir pour la mettre en valeur. C'est contradictoire avec l'envie de voir la plus grande portion possible de la galaxie... Je pense que, dans le cadre d'une description destinée aux débutants, il est important de ne pas s'en tenir à : "sur M31 avec tel diamètre et telle qualité de ciel, vous allez voir ci et pas ça" mais aussi de rappeler que, pour voir des détails, il faut aussi (et surtout) retirer son costume de zappeur pour enfiler celui d'observateur OK pour dire : "attention vous allez être déçus car on ne voit pas ce que montrent les photos" mais peut-être compléter avec quelque-chose de positif, comme : "mais avec l'expérience vous allez en voir bien plus qu'à vos débuts" Fred.
  11. Salut, j'ai déjà vu un Nadirus 300 que j'ai regardé d'assez près, y compris en enlevant le miroir pour voir le barillet. J'ai trouvé que c'était bien pensé et réalisé soigneusement, avec une finition nickel et des pièces mécaniques réalisées au tour/fraiseuse, pas de sensation de "bricolage que j'aurais pu faire moi-même". Tu m'apprends le prix : eh bien ça me semble être une bonne affaire. Maintenant, et comme dit par les copains, reste à voir s'ils ont la même structure mais en 12,5 pouces. Fred.
  12. Deux dessins au rendu très évocateur, comme à ton habitude ! Fred.
  13. Etoiles, disons que les glapissements lointains pendant que tu observes te rappellent que tu n'es pas à la maison Merci Eric ! Fred.
  14. Non mais, JCB qui t'empêche de faire des dessins, maintenant ! Gonflé, le JCB... Fred.
  15. Xavier : eh oui, maintenant que mon expédition dans l'hémisphère sud est terminée, c'est la vôtre (avec JCB) qui est imminente Pour la turbu : la plupart du temps on a eu un seeing médiocre, y compris au zénith, donc le filtre rouge servait non seulement pour 'transpercer' la poussière (qui était toujours bien présente alors) mais aussi pour tenter de gagner un peu en turbu. Pour les animaux : autour de la ferme on a surtout vu des terriers (de chacals, fourmiliers, porc-épiques), et aperçu un steenbok (petite antilope) qui sautait parmi les herbes de la savane, à environ 40m de nous. La nuit, pendant qu'on observait on entendait des glapissements de chacals, ce qui déclenchait la fureur des chiens de la ferme. Etoilesdesecrins : j'ai pointé Mars hier soir et c'est vrai qu'elle retrouve enfin de son contraste. Malgré la turbu on arrive à cumuler les détails en mémoire grâce aux instants où c'est plus calme. Iserois et Thierry : merci Fred.
  16. Ah mais je comprends tout à fait qu'on aime utiliser divers instruments . J'en ai eu de plusieurs types aussi. D'ailleurs, à un moment je ne jurais que par les lunettes pour les planètes, j'en ai eu plusieurs (jusqu'à 200mm), testé d'autres (apo 180, mak...) mais en mettant de côté mes préférences pour les réfracteurs le constat froid et objectif que j'en ai tiré est que le diamètre fait sa loi quand il s'agit de voir des détails sur les planètes. Mais pas de souci je comprends qu'on puisse privilégier le modelé d'image de telle ou telle formule optique. Fred.
  17. Tu l'as déjà : ton T400 Pareil que Olivdeso au niveau argumentation. Il n'y a que le diamètre qui permet de grossir 350-400X sur Jupiter (par exemple) sans avoir la sensation de perdre de trop en 'luminosité'. Et un tel gr n'est pas du luxe quand on veut chopper les petits détails qui font vraiment l'intérêt du planétaire régulier. Vu que tu as un abri, le mettre sur une plateforme équatoriale ? C'est vrai que les images dans un Intes Mak 180 sont ciselées, l'image stellaire défocalisée est ultra propre, mais ça reste 180. Fred.
  18. Salut Gildas, c'est exactement ça, avoir le bulbe bien centré dans la Voie Lactée donne une impression vertigineuse d'être sur le disque galactique. Merci pour ton avis de connaisseur du ciel austral ! Fred.
  19. Très intéressant ce que tu cites sur les critères qui permettent de différencier les groupes/amas. J'ai également un dessin de la Chaine de Markarian qui est en suspens et qui sera peut-être complété au fil d'observations futures. Fred.
  20. Great gig in the sky, Dédé, Gérard, Bertrand : merci pour vos commentaires sympas Stef, de mon côté je me doutais que tu viendrais voir par là tu auras tous les détails que tu veux de vive voix. Laurent, si ce topic donne envie de prendre les crayons alors le but est atteint. Fred.
  21. Voilà, c'est fait. Quinze ans que je me promettais d’aller dans l’hémisphère sud en été 2018 pour observer Mars au plus haut dans le ciel, après une opposition 2003 particulièrement impressionnante malgré une hauteur modeste sur l’horizon. Cinq ans que le T400-avion est construit, spécialement pour cette occasion, de façon qu’il soit compatible avec un transport en soute mais aussi avec le poids de la bino, accessoire qui m’est indispensable pour les observations planétaires. Beaucoup d’heures passées à éplucher divers atlas pour établir des listes d’objets du sud à pointer absolument (merci encore à Laurent Ferrero pour ses SDCP), en complément aux observations de Mars. Le ciel du sud m’était alors totalement inconnu ! Et c’est déjà passé. Le «planning martien 2018» a commencé avec un séjour de deux semaines en famille à Ténérife en juillet, avec un bilan positif grâce au seeing au volcan et aux 20° d’élévation gagnés, avec un sujet déjà posté ici : http://www.astrosurf.com/topic/120632-mars-depuis-ténérife/ Puis départ pour l’Afrique du Sud du 1er au 16 août. Choix du site Après quelques hésitations et contre-temps, le choix de l’Afrique du Sud a été fait. Le Chili et la Namibie étaient aussi en lice. Les récits dithyrambiques de l’ami Rastaman à propos de l’astro farm Klipfontein Ranch (ou Stargate) ont pesé dans la balance et c’est cet endroit qui a été choisi. Jean, un copain du club intéressé par l’aventure, a ensuite pris la décision de participer également. Nous n’avons pas regretté cette option : Rastaman nous a grandement aidés à préparer le séjour jusque dans les détails. Sur place, nos hôtes Hottie et Sarah ont été adorables, toujours aux petits soins pour qu’on se sente bien et qu’on tire le maximum de profit de notre séjour. Kai (astro amateur allemand) et sa fort sympathique famille étaient également là, et à nous tous nous avons formé une petite communauté dans laquelle il a fait bon vivre deux semaines durant. Le quotidien à la ferme astro La ferme propose plusieurs chambres de confort tout à fait correct, avec tout le nécessaire classique y compris le wifi pour donner des nouvelles à la maison et consulter les prévisions météo, entre autres. Les repas sont pris dans une salle commune : petit dej à 10h (c’est l’horaire qu’on avait demandé) très copieux, de type allemand avec œufs brouillés, lard, fromage, laitage en plus des traditionnels café-pain-beurre-confiture. Repas suivant à 18h, très copieux également, confectionné par Sarah qui est une excellente cuisinière ; en tant que gaulois, la qualité des repas, ça compte beaucoup pour que le moral soit au top ; quand on sortait de table la nuit était déjà établie et il n’y avait plus qu’à rejoindre le terrain d’observation à 200m de là. La formule est vraiment adaptée pour profiter à fond de l’astro, pas besoin de se soucier de l’intendance, Sarah et Hottie s’occupent de tout pendant qu’on se concentre à 100 % sur les observations. Le coût est modique, dans les 700€ pour deux semaines, incluant hébergement, repas, transfert astrofarm-aéroport AR. Sur place il y a trois Dobs de location (deux T400 et un T500), mais comme dit j’avais mon propre T400. Jean et Kai ont loué le T500 et un T400. Hottie se charge parfois de nous occuper en journée et nous emmène volontiers faire un tour pour visiter les environs. On n’a pas le temps de s’ennuyer et surtout les virées diurnes valent le coup à elles seules. Une photo du petit déjeuner, avec de gauche à droite : Kai, Jutta, ma pomme, Jean, Sarah (photo de Hottie). Moment très sympa pendant lequel on fait le bilan de la nuit passée et où on se projette dans celle à venir. C’est aussi l’occasion d’échanges ‘internationaux’ sur des sujets variés. Hottie, préparant son fameux «braai» pour les amateurs de viande bovine. On y voit aussi un joli ciel du soir bien prometteur Mon T400-avion Le T400 a fonctionné comme prévu, en Afrique comme à Ténérife. Le voyage en soute n’a posé aucun souci, il faut dire que je me suis bien pris la tête avec le colisage, à l’imaginer et à tester diverses solutions, mais un paquet prévu pour un transport musclé est la meilleure des assurances. Un miroir de 400 de chez Mirro Sphere mérite d’être protégé comme il se doit avant d’être envoyé en soute Le Sky Commander a été précieux, le nombre de nuits était limité et à l’inverse ma liste deep sky était bien longue, alors j’ai apprécié de ne déplorer aucun temps perdu dans la recherche d’objets dans un ciel qui m’était au départ inconnu. Autre avantage du push to, on n’hésite pas à rendre visite aux objets qui peuvent sembler insignifiants sur le papier, et qui passeraient à la trappe de peur de consacrer trop de temps à leur recherche pour finalement être déçu par l’aspect à l’oculaire. Avec le push to, on y va, on a l’objet dans le champ en quelques secondes et on voit bien s’il mérite un dessin ou si c’est mieux de passer à la suite. Quelques-unes des étapes pour que le miroir voyage tranquillement en soute. La boite à miroir sert aussi de caisse de transport, une fois débarrassée des éléments métalliques du barillet. Le miroir est bloqué face optique vers le fond, 3 points d’appui sur le chanfrein, pas de papier de soie. Emballage de la caisse dans 10mX1m de bulle-pack, puis dans deux tapis de sol de qualité (15mm d’épaisseur chacun). On peut lancer le colis sur le carrelage, ça rebondit Ciel, météo et bilan des observations La ferme est en pleine savane, à 30km de la petite ville de Vryburg. Certes, de nuit on perçoit quelques lumières du côté de cette ville, mais l’air est tellement sec que ça ne monte pas et que l’impact sur le ciel est nul. La noirceur est excellente, Kai a mesuré des SQM autour de 21,9. D’ailleurs, quand on circule en voiture dans le secteur, on comprend pourquoi le fond de ciel est si noir : on peut rouler droit devant sur des dizaines de km sans rencontrer âme qui vive… La transparence est très bonne, les étoiles et la Voie Lactée sont bien perçues jusqu’au ras de l’horizon. La turbulence a parfois été forte, si bien que je n’ai pas autant de dessin de Mars que je l’aurais voulu. Pour attraper au vol le bon seeing j’ai dû pointer la planète rouge à intervalles de temps réguliers. Question météo, on n’a pas eu de bol : en juillet-août c’est la saison sèche et elle est censée pourvoir 100 % de ciel dégagé, mais on a eu 3 nuits couvertes et 3 avec des cirrus sur l’intégralité du ciel donc pas utilisables en dépit des étoiles visibles à l’oeil nu. Malgré ces quelques désagréments météo on s’en est mis plein les yeux car la moitié des nuits ont été favorables, quand c’était dégagé c’était vraiment très bon (et froid ! Avec des températures négatives parfois). Le nombre total de dessins en atteste : 37 dessins, dont 6 nébuleuses, 5 nébuleuses planétaires, 21 galaxies, 5 Mars. Une photo prise par Kai, au crépuscule alors que les télescopes viennent d’être sortis. A gauche mon T400, au milieu le T400 de Rastaman, à droite le T500 de Timm Klose. C’est tout confort, avec dalle de béton pour installer le scope, sièges réglables en hauteur, tables. Celle-ci est prise à l’aube, avec Orion, tête en bas, au-dessus de mon T400 en ombre chinoise. La vision que je retiens avant tout de ce séjour astro : la Voie Lactée à l’oeil nu, avec son centre galactique énorme et bulbeux, scindée par des nuages de poussière, comme si nous faisions partie de NGC 891. Elle domine totalement le paysage nocturne, elle brille fort, pleine de condensations lumineuses ou de poches sombres. Une tache claire attire immanquablement le regard, entre le Sagittaire et la queue du Scorpion : c’est M7, qui baigne dans une zone de forte densité stellaire. Mince alors, j’avais jamais remarqué cette boule de lumière, tellement basse depuis chez nous… je pense alors au dessin de Serge de cette Voie Lactée du sud, ben oui, c’est tellement évident qu’elle mérite un dessin. En deuxième position viennent les nuages de Magellan. Quand je les ai parcourus pour la première fois au T406 à faible grossissement, je n’en suis pas revenu de la profusion d’objets qu’ils contiennent. Où qu’on pointe, c’est un festival d’amas ouverts, amas globulaires, de nébuleuses souvent groupées et en forme de pompons. Pour éviter un message trop long (il l’est déjà bien assez) et aussi me laisser le temps de faire ça tranquillement, je sectionne le bilan en 3 posts : Partie 1 que voici : nébuleuses et nébuleuses planétaires (11 dessins). Partie 2 : galaxies (21 dessins) dans quelques temps. Partie 3 : bilan martien de cet été (Afrique + Ténérife + …), plus tard, car c’est pas fini, enfin je l'espère ! Nébuleuses NGC 3199, dans la Carène. T406 à 88X et OIII. Bel arc échevelé. C’est un dessin assez approximatif, davantage une première approche pour le refaire lors d’une autre occasion avec une feuille déjà munie des étoiles du champ. NGC 3324, nébuleuse «Gabriela Mistral» dans la Carène. T406 à 88X et OIII. Objet diaphane mais qui montre une forme intéressante de bulle éclatée sur la gauche. NGC 3372, LA nébuleuse de la Carène. T406 à 88X et 220X pour mieux détailler les traînées gazeuses. C’est un monstre à plus d’un titre : immense, lumineuse (visible très facilement à l’oeil nu), aux formes complexes et sinueuses. Même si l’OIII réagit très bien, pas besoin de lui pour entrer dans le détail car cette nébuleuse est vraiment très brillante. Je n’en ai croqué qu’une partie sur une feuille préparée avec des étoiles déjà placées dessus. Eta carène et sa nébulosité (Homunculus). T406 à 440X. Avec un grossissement plus modeste (220X) on distingue déjà les deux lobes symétriques par rapport à l’étoile, formant un nœud papillon jaune. A 440X on peut détailler davantage lesdits lobes qui montrent des nuances en luminance. Pour le lobe le plus lumineux : ce qui semble être au départ une boucle étirée s’avère en fait être une bulle assez sphérique, les arcs du bord n’apparaissent qu’après avoir passé du temps à observer. Pour l’autre lobe, sa moindre luminosité donne une impression de perspective, celui-ci étant placé derrière le premier lobe. Les aigrettes (peu soignées sur mon dessin) causées par les branches de l’araignée empêchent de détailler ce qui pourrait se trouver à leur emplacement. La nébulosité est une éjection de matière de cette étoile extrêmement massive. NGC 346, nébuleuse située dans la constellation du Toucan. Elle fait partie du Petit Nuage de Magellan, c'est donc une nébuleuse d'une autre galaxie... T406 à 88X et 220X en OIII. Elle se ferait presque passer pour une belle galaxie bien lumineuse ! Mon dessin n'est qu'une évocation sur laquelle il faudra que je passe plus de temps la prochaine fois. NGC 2070, la Tarentule, située dans le Grand Nuage de Magellan (Dorade). T406 à 220X, avec et sans OIII. C’est un festival de boucles gazeuses. Si l’OIII rend la nébuleuse plus dodue et sustente les portions les plus ténues, j’ai trouvé qu’il était plus facile de détailler le centre en filandres sans ce filtre. La région centrale est tellement lumineuse et ciselée qu’on croirait observer un dessin. Au point qu’il n’est pas compliqué de la dessiner sur la feuille préparée : il suffit de bien identifier les étoiles et de faire circuler le crayon entre elles. Ca prend quand-même un temps certain car il y a profusion de détails. Les nuages de gaz externes sont plus diffus ce qui donne une impression de relief assez saisissante. Nébuleuses planétaires NGC 6302, l’Insecte, dans le Scorpion. Taille : 45’’ d’arc (donnée Simbad) T406 à 220X et 440X. NP gratifiante car elle est assez grande et lumineuse, de plus elle a une forme complexe qui est intéressante à décrypter. NGC 5189, dans la Mouche. Taille : 2,3’ d’arc. T406 à 220X et 440X, avec et sans OIII. Comme la précédente, ça vaut le coup de passer du temps sur cette NP totalement atypique qui donne davantage l’impression qu’on a affaire à une galaxie spirale. La boucle très lumineuse apparaît très facilement, quelques nodosités isolées viennent juste derrière. Les filaments qui relient tout ce petit monde sont plus difficiles. A ne pas manquer ! NGC 6337, le Cherrio, dans le Scorpion. Taille : 47’’ d’arc. T406 à 220X et 440X. Plus discrète que les deux précédentes, du coup c’est son aspect éthéré qui lui confère une partie de son esthétisme. Les étoiles qui sont alignées à l’intérieur y sont aussi pour quelque-chose. NGC 2440, "la Chauve Souris", dans la constellation de la Poupe. Taille : 33’’ d’arc. T406 à 440X. Observée en toute fin de nuit, du côté du Soleil levant, à moins de 25° d’élévation. On peut en espérer davantage avec un placement dans le ciel plus favorable. En l’état, la partie centrale plus lumineuse laisse apparaître un trou en son sein et des contours biscornus, les arcs qui en partent sont ténus mais se devinent par intermittence. IC 5148. Taille : 2’ d’arc. T406 à 220X et OIII. Objet assez vaste mais diffus, quelques arcs plus lumineux apparaissent par instants à l’intérieur. Allez, un p’tit Mars pour finir ce premier sujet ! C’était quand-même le motif du voyage. T406 à 600X en bino et filtre RG610. Fred. PS : n'hésitez pas à cliquer sur les dessins de la Carène et de la Tarentule pour les agrandir.
  22. Salut, comme dit par JM, le budget est une limite forte. Tu dis aussi vouloir partir en virée dans les montagnes, c'est un second paramètre important car l'encombrement dans le véhicule devra être contenu. De ce dernier point de vue il me semble que certains modèles industriels avec Goto soient fort mal adaptés. S'orienter davantage vers des modèles artisans pensés pour être compacts. Ca dépend aussi de ton véhicule, si tu as un camping-car c'est différent ! Pour la limite de diamètre imposée par ton site : c'est toujours mieux d'avoir du gros diamètre, même si le fond de ciel est clair (parfois on lit que plus le diamètre augmente et plus le fond de ciel clair réduit le contraste, c'est faux), même si le seeing n'est pas excellent. Quand il y a de la turbu le rendement du gros diamètre est moindre mais il ne montre pas moins de choses qu'un diamètre plus petit. Autrement dit, l'adage qui veut que "les gros diamètres sont plus sensibles à la turbu" est à interpréter correctement. Il montre même davantage de formations, car on parle toujours de la limite de résolution imposée par l'atmosphère mais jamais des propriétés du capteur qu'est l'oeil. Pour bien voir, il faut beaucoup de luminosité, il faut aussi agrandir l'image ; mais quand on augmente le grossissement on diminue la "luminosité", dans ce cas le diamètre tire son épingle du jeu et montre avec évidence ce qu'un plus petit peine à faire sortir (l'image manque de "luminosité"), voire montre davantage. Donc : vu que tu as déjà de l'expérience avec un diamètre 250, prendre le plus de diamètre possible compatible avec ton budget et la contrainte du transport. Après, il faut bien le mettre en température, bien le régler à s'assurer que la qualité optique atteint un niveau suffisant. Fred.
  23. Et le site ALTAZ, alors ? Une vraie mine, qui a été la référence pour de nombreux constructeurs de Dobs, avec des pages écrites par... Fred Géa (Stellarzac). Fred.
  24. Ce n'est pas de ce genre de fond dont je parlais (avec des tasseaux), je parlais d'une boite à miroir primaire dont le fond est une plaque épaisse de CTP, en termes de rigidité ça n'a rien à envier à un cadre de profilés alu dès lors qu'on met la bonne épaisseur. Fred.
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