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joker0247

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Tout ce qui a été posté par joker0247

  1. Bonjour les amis, encore une magnifique soirée hier, j'ai pu remettre le couvert avec ces nouvelles pépites ! C'est par ici :
  2. Hello, suite à l'acquisition de mes nouvelles jumelles Sky Rover Banner Cloud 12x56 j'avais fait un premier retour ici : Et il ne m’aura pas fallu attendre longtemps pour pouvoir profiter à nouveau d’un bon ciel et d’une sortie aux jumelles. Moins d’une semaine après la première lumière voilà que je remets ça hier pour la seconde, avec un gros programme pour tester encore ces SRBC 12x56 . Il faut dire qu’en plus d’un ciel parfaitement noir, dégagé, et sans Lune, j’ai pu profiter depuis mon jardin d’une absence complète de vent et d’un généreux 20°C qui m’a permis d’être parfaitement à l’aise en cette mi-septembre. Une fois les lumières éteintes à 21h30, c’est parti pour une petite course de fond prévue sur plus de 3h et 18 objets. Pour me mettre en jambes je commence du côté de Pégase avec un objet déjà visité aux jumelles, M15. Proche d’une étoile brillante à l’Est et d’une plus faible de mv 7,7 au Nord, son noyau persistant en VD est un peu plus faible que cette dernière mais facile, tel une petite nébuleuse planétaire vue au télescope à faible grossissement. Une faible étoile (mv 10,4) est visible en VI2 entre l’amas et l’étoile brillante à l’Est et permet de donner un ordre de grandeur de la magnitude limite de ce soir. En VI, un beau halo brillant se développe, tandis qu’en VD le cœur ponctuel est bien discernable du noyau flou. Beaucoup de détails donc par rapport à ma première observation de cet objet qui commençait à dater (octobre 2023 !). Maintenant que je suis échauffé je tente cette fois une cible inédite, pourtant l’autre célébrité de cette constellation : la galaxie NGC 7331. On en parle beaucoup ces derniers temps puisqu’elle est actuellement le siège d’un cataclysme : la mort d’une étoile en supernova. Une fois le doublet d’étoiles de mv 6 repéré je distingue quelque chose au Sud en VI, grossièrement allongé. Une paire d’étoiles de mv 9 visibles en VD au NO aide également au repérage. Le noyau de la galaxie est à la limite de la VD, stellaire et brillant alors que le halo apparait plus difficilement en VI, mais son allongement est bien perceptible dans un rapport 3:1. Une étoile faible de mv 10,3 proche à l’Est perturbe un peu la concentration sur l’objet. Pas de supernova détectée évidemment mais j’en garde tout de même une belle satisfaction pour un objet finalement pas si évident aux jumelles. Mon programme de ce soir étant beaucoup inspiré du chapitre automnal du Binocular Highlights de Gary Seronik, on y trouvera donc quelques unes des plus belles doubles accessibles à cet instrument, dont Thêta Serpentis / Alya (4.6, 4.9 ; 22.4") sera la première représentante. Déjà facile à l’œil nu et proche de Delta Aquilae elle est aisée à pointer et aux jumelles son aspect double est immédiat. Une magnifique paire "d’yeux de chat" blanche et pratiquement équilibrée. Parfaitement résolue, la paire montre un alignement E-O avec la très légèrement plus brillante à l’Ouest. La double domine superbement le champ et semble avoir été faite pour être observée ainsi, dans son large environnement. Je peux la classer sans problème parmi les plus belles que j’ai pu observer pour l’instant. Changement de direction radical ensuite puisque la prochaine double se situe plein Nord, à moins de 10° du pôle céleste. Représentante peu connue de la constellation de la Girafe, peu visitée également, il s’agit de l’étoile double 32 Camelopardalis / STF 1694 (5.3, 5.7 ; 21.8"). Petit aparté à l’œil nu pour prendre mes repères dans cette zone : je n’aurais jamais passé autant de temps à scruter les étoiles de la Petite Ourse. Je distingue bien ce soir Pherkad et sa faible et proche compagne 11 Umi (mv 5.0), comme une nébulosité en VI, tout comme Eta Umi (mv 5.0) et plus facilement Theta Umi (mv 5.0). Non loin de là 32 Cam est alors facile à l’œil nu, en VI1. Aux jumelles elle est en revanche difficile à pointer directement car elle se fond dans un champ sans repères. Plus faible que la double précédente elle est tout de même bien reconnaissable avec une séparation qui semble un peu plus large. En revanche elle s’en distingue par un déséquilibre plus marqué avec la composante vers l’Est un peu plus brillante. La finesse des deux étoiles semble rendre la résolution plus aisée qu’avec Theta Ser. Une belle double à nouveau qui mériterait sans doute plus de notoriété. Allez encore une double, avec cette fois à l’Est 59 Andromedae (6.1, 6.7 ; 16.6"). Entre Almach et Bêta Trianguli je repère sans trop de difficulté 58 And en VI, mais la double voisine est en revanche à peine devinée à l’œil nu. Aux jumelles elle est en revanche évidente. Très serrée, presque difficile à résoudre, elle n’est pas équilibrée avec une plus brillante environ au Sud de l’autre. C’est une fine paire, délicate et blanche, qui ressort bien de son champ pauvre. J’ai le sentiment de commencer à taquiner les limites de résolution de ces jumelles. Je ferme cette parenthèse de binaires pour me consacrer ensuite à l’amas ouvert le plus proche, M34. Je ne suis pas parvenu à le dénicher à l’œil nu, simplement l’étoile 12 Persei au Sud. Aux jumelles voilà enfin un gros sujet pour ce soir, qui rivalise en taille avec la pleine Lune. 9 étoiles moyennes se répartissent en périphérie, formant presque un cercle autour de 9 autres étoiles, regroupées vers le centre, fines et serrées, avec un vide autour. Celles au centre de l’amas forment de petits groupes dont une fine paire remarquable (j’ai dit que j’arrêtais les doubles ? ) très serrée à l’Ouest. Il s’agit de HJ 1123 (8.4, 8.5 ; 21.1"). Tout ça en VD. En décalant le regard il y a juste un très léger changement avec un amas un tout petit peu plus lumineux et habité, mais dans l’ensemble il apparait déjà presque totalement résolu. Il est finalement bien plus subtil et intéressant qu’au premier abord et méritait bien une nouvelle visite prolongée depuis la première fois, il y a déjà 3 ans. À 22h45 les objets suivants ont pris suffisamment d’altitude pour être enfin observables au Sud, assez encombré depuis chez moi. Même si Saturne est aussi bien haute et a eu droit à un petit coup d’œil, c’est l’autre Saturne, la nébuleuse, qui fera l’objet d’une observation plus soutenue. NGC 7009 est trouvée rapidement ¼ de champ à l’Ouest de Nu Aquarii visible assez facilement sans instrument. La nébuleuse planétaire est évidente, presque aussi brillante en VI que l’étoile de mv 7 juste à l’Ouest. Je remarque immédiatement un effet « blink » bien prononcé puisqu’elle disparait complètement en VD. En vision « intermédiaire » un aspect presque ponctuel se dessine, beaucoup plus empâté au fur et à mesure que le regard s’en éloigne et j’y vois une teinte bleu-vert. En revanche pas facile d’y voir une ovalisation à ce grossissement, mais ça reste un objet très accessible et intéressant et je m’étonne toujours que Charles Messier soit passé à côté et ne l’ai pas ajouté à son catalogue. Tout proches, je passe justement tester les jumelles sur les deux objets de Messier présents, réputés très difficiles. Le premier est M73 : pas évident à pointer au départ, je le confonds d’abord avec la plus faible (mv 9,9) des trois étoiles très discrètes qui l’entourent et forment un triangle. Puis finalement en VI une petite nébulosité apparait, non résolue, comme une faible NP (mais un peu plus accessible que M76 tout de même). Un moment donné, le petit pâté d’étoiles trop serrées, allongé à peu près selon une direction N-S devient visible en VI 1, à la limite de supporter le regard en face. Enfin, M72 est visé à son tour. Collé juste à l’Ouest d’une étoile bien faible (mv 9,4) mais quasi visible en VD, l’amas globulaire parait d’abord homogène puis avec un peu d’attention sa moitié centrale devient à peine plus brillante. Accessible uniquement en VI mais persistant, il est petit et fantomatique, comme une petite version de M74. Ces trois derniers objets font office de révision et c’est le moment de passer à un objet du catalogue Messier encore jamais tenté. Direction le Dragon où à partir de l’étoile faiblement visible à l’œil nu située à mi-chemin entre Edasich / Iota Draconis et Thêta Bootis, je repère juste au Nord la galaxie NGC 5866 alias M102. Inscrite dans un triangle de 3 étoiles de magnitudes différentes elle se montre à la fois difficile mais persistante une fois sa position assurée, grâce notamment à une zone centrale brillante. Cette dernière s’entoure d’un halo faible avec un allongement 2-3 :1 bien perceptible. Rien n’est visible en VD, ce n’est pas la vue la plus fascinante de ce soir, mais ça fait toujours un Messier aux jumelles de plus dans l’escarcelle, ce qui porte le total à présent à 103 sur 110 ! À mi-chemin de ma promenade, je refais un passage dans le Verseau, cette constellation si difficile pour moi à appréhender, pour un autre objet du catalogue que je n’ai observé qu’une fois au tout début de mes observations et qui méritait bien d’en rafraichir le souvenir. Au Nord de Sadalsuud / Bêta Aquarii, M2 est vite trouvé, assez large et brillant, évident et sans étoile brillante à proximité. L’amas globulaire montre un noyau persistant en VD mais sans cœur ponctuel, avec un beau halo qui se développe en VI et triple sa surface. Dans ce halo une étoile (mv 9,9) ressort, au NE, presque en périphérie. Il est intéressant à comparer avec M15, qu’il dépasse en taille et en luminosité, et les deux sont facilement différentiables, chacun avec son style particulier. Comme je commence à en prendre l’habitude ce soir (ce qui n’est pourtant pas ma façon de faire en temps normal) je change à nouveau de direction pour aller attraper au moment opportun le sujet suivant. Il s’agit à nouveau d’une double, Psi-1 Piscium (5.3, 5.5 ; 29.8"). Dans son groupe de 4 étoiles brillantes c’est la seule qui se dédouble, avec une belle séparation. Les deux composantes blanches-bleutées presque égales sont orientées NO-SE, avec peut-être un léger avantage de 0,1mv pour l’étoile la plus au Nord. C’est encore là une belle paire à observer aux jumelles. Du côté de l’autre des deux Poissons je jette un œil rapide à une étoile carbonée qui m’avait un peu laissé sur ma faim la première fois. À quelques degrés seulement du point Vernal, TX Piscium n’est pas visible à l’œil nu, contrairement à l’astérisme de "l’Anneau" dont elle fait partie. L’étoile, également variable, montre une belle couleur orange pâle et brille de la même manière que l’étoile de mv 5,5 au SE. C’est un peu plus coloré que dans mes souvenirs mais loin d’une couleur rouge prononcée comme on pourrait s’y attendre. À minuit je retourne dans le Verseau chercher à l’Ouest de Upsilon Aquarii la nébuleuse planétaire Helix, NGC 7293. Elle m’aura demandé de nombreux déplacements dans la cour pour trouver l’endroit adéquat qui la libère de derrière les branches voisines, mais en définitive elle n’est pas si basse qu’imaginé et se laisse presque facilement attraper. C’est un patch gris peu contrasté mais évident au Sud d’une étoile de mv 8,2, homogène, rond et assez large. Je le trouve comme dans mes souvenirs plus petit et plus faible que M33, entouré d’étoiles très faibles dont une au NO (mv 9,9) et une au SO (mv 10,4) très proches. À force d’attention la nébuleuse parvient à accrocher le regard en VD, à peine moins bien qu’en VI. Je regrette à cet instant de ne pas avoir de filtres UHC sur les jumelles, ce doit être redoutable sur cet objet. La balade s’achève bientôt mais se poursuit dans le Dragon qui se révèle être une bonne source de sujets pour des jumelles. En premier lieu l’étoile double Nu Draconis / Kuma (4.9, 4.9 ; 62.2"), la plus faible des 4 étoiles qui constituent la tête du Dragon, une belle et large paire parfaitement équilibrée, de couleur blanc-bleue. Vraiment facile pour ce grossissement de 12x, presque trop séparée ; je m’étonne de ne la découvrir que maintenant. Un peu plus loin sur le corps de l’animal j’attrape une autre binaire plus serrée, Psi Draconis / Dziban (4.6, 5.6 ; 30.2"). Également visible à l’œil nu, elle est intéressante mais un peu moins esthétique que Nu, peut-être à cause du déséquilibre prononcé de presque 1 mv entre ses deux composantes blanches. Enfin, non loin de là, presque exactement située sur le pôle Nord écliptique, je vise la nébuleuse planétaire NGC 6543, dite de « l’Œil de Chat ». Elle est visible en VD comme une faible étoile et grossit en VI où elle prend alors l’aspect classique des NP. Elle se différencie alors facilement de l’étoile faible de mv 9,8 juste à l’Est. La couleur bleutée de cette petite nébuleuse ronde et peu étendue est visible. Finalement assez brillante et facile. Pour clore ce long périple, je retourne une dernière fois dans les Poissons pour chercher l’étoile double Zêta Piscium / Revati (5.2, 6.3 ; 22.8"). C’est une fine paire bien serrée, sans doute la plus serrée de ce soir (en impression seulement, car après vérification ce n’est que la 4ème), et inégale avec la plus brillante à l’Ouest. D’un blanc bleuté elle doit être très intéressante à voir à plus fort grossissement. À 0h45 je boucle donc mon gros programme, si riche en étoile doubles et en nébuleuses planétaires qu’il aurait pu être préparé pour la lunette un soir de Pleine Lune... Au moment où je quitte les oculaires des yeux, j’ai le droit à une magnifique étoile filante, dirigée presque exactement de Mirach vers Alpheratz, juste au-dessus de mon champ de vision. Parfait !
  3. Bonjour et bienvenue. Tu es donc au bon endroit, n'hésite pas à publier des photos pour qu'on puisse t'aider (et à ouvrir un sujet séparé dans le support débutants). Alexis
  4. Bonjour, voir ici un retour sur les oculaires zoom svbony 3-8 en bino : Si ça peut aider
  5. Ah OK. J'en ai pris un équipé d'un réducteur 1:50, je ne sais pas si ça joue. Ce n'est pas censé être en 12V ? Pour le courant c'est peut-être un peu bas ? Par ailleurs, utilisé en UART, le TMC2209 permet en principe l'interpolation à 256 micropas (fonction MicroPlyer) ce qui lisse bien les impulsions. C'est bon contre les vibrations mais je ne sais pas si c'est efficace contre le bruit, a priori oui...
  6. c'est étonnant quand même. Tu utilises quel driver déjà ? Sur la mienne, avec un TMC 2209 v2 même en vitesse rapide (à peu près 75s d'un bout à l'autre) ça reste très silencieux. J'utilise le mode UART qui permet d'activer un truc qui s'appelle Stealthchop, apparemment ça réduit fortement le bruit. En fait la planche se lève côté Ouest et donc le tube pointe à l'Est. Mais je me comprends 😄
  7. joker0247

    Nicolas dans le 78

    Bonjour et bienvenue Nicolas ! Ah oui la première Saturne et la première Lune à l'oculaire, c'est quelquechose ! Et en famille, génial ! Merci pour cette belle présentation accompagnée d'un premier compte-rendu Au plaisir de se croiser sur le forum. Alexis
  8. Ah merci pour ce compte-rendu ! Je confirme que tu dois avoir un excellent ciel et une très bonne vue pour dénicher M13 à l'oeil nu C'est un bon choix. Le OIII sera plus spectaculaire sur certains onjets comme ces dentelles, mais l'UHC est plus polyvalent, je pense que c'est mieux pour commencer si l'on doit choisir entre les deux. ça va venir, au bout d'un moment tu te dispersera moins et choisira peut-être une zone du ciel spécifique pour y passer le plus gros de ta soirée. Bonne continuation et au plaisir de lire à nouveau tes CROAs Alexis
  9. Oui je crois comme toi que cette marque va se multiplier rapidement dans le monde des astrams. Effectivement le trépied change absolument tout et c'est pourquoi lorsque je souhaite faire des observations précises et prolongées c'est toujours ainsi que j'observe. Oui j'ai eu ce sentiment aussi, d'observer dans une petite lunette en grand champ. Elles me font oublier complètement la petite APO de 60mm que j'ai dû vendre et qui me manque beaucoup moins ainsi. J'ai observé sans mes lunettes (qui corrigent essentiellement mon astigmatisme) ce soir là, mais je pense pouvoir gagner encore un chouia en mv limite avec elles. Faudra que je teste et mesure précisément tout ça. Non je n'ai pas eu l'impression d'un ciel trop clair avec. Mais à 4,7mm ça reste très raisonnable et pas si loin des 4,2mm des monarch.
  10. joker0247

    Temps de m....

    Ah bravo pour l'AG de M31 ! Et merci pour ce partage, du coup comme je découvre je suis allé fouiner un peu sur le net et j'ai trouvé ça : https://www.astrosaone.fr/spip/IMG/pdf/mayall2_g1.pdf peu de chances de l'attraper au 250 mais bon ça reste intéressant comme challenge
  11. Bonjour Charles, merci pour cette nouvelle vidéo. Ces petits "animalcules" et leurs déplacements sont vraiment plaisants à regarder
  12. J'utilise un trépied eq5 avec adaptateur pour vis au pas Kodak. Dessus une rotule et un support pour jumelles comme celui-ci :
  13. Salut @Lune cendrée. Merci pour les bouteilles ! 😅. Franchement je n'y croyais plus beaucoup à M74 aux petites jumelles. Mais finalement le bon instrument le bon soir...👌 Sur le plan de la luminosité je m'attendais bien sûr à un bon écart, mais la différence réelle entre 42 et 56mm dépasse ce que j'avais imaginé. Sur celui du champ effectivement je ne pensais pas que le champ impeccable des SRBC serait à ce point meilleur que celui des Nikon qui était jusqu'à présent ma référence. Mais bon elles restent super ces MHG hein, juste pas parfaites. Clairement ! Dans mes souvenirs je ne prenais pas autant de plaisir avec ma 80ed qu'avec ces 56mm et il me semble que j'en voyais à peine plus.
  14. joker0247

    Temps de m....

    Hello, enfin une nuit claire après la réception de mes SRBC 12x56 ! Et quelle nuit ! Je vous laisse parcourir mon dernier CROA, mais pour résumé, ce qu'on en dit est vrai : elles sont extra ces Sky Rover. Le champ est réellement parfait d'un bord à l'autre (de jour comme de nuit) et les étoiles d'une sacré finesse. J'ai eu un peu de mal de jour à trouver mon placement d'oeil idéal pour éviter les ombres volantes, mais une fois la bonne hauteur et l'écartement réglés ça se fait bien (petite remarque : les oeilletons sont un peu larges et le nez passe moins facilement que sur les MHG plus confortables). Le champ annoncé est conforme à la réalité, vérifié sur étoiles. À côté, visuellement, les nikon monarch hg 10x42 paraissent une bonne gamme en-dessous, alors qu'elles m'ont toujours semblé excellentes en comparaison d'autres bonnes paires. Un détail : j'aime beaucoup le fait qu'il y ait une sangle pour la sacoche (sacoche par ailleur de bonne facture je trouve). Celle des Nikon n'en a pas et c'est très ballo en rando par exemple... Finalement, après juste une nuit avec, je trouve qu'elles ont un sacré potentiel ces 12x56, vraiment taillées pour l'astro, avec le Gr et le diamètre qui vont bien. Elles valent largement une bonne lunette de 70mm utilisée à faible grossissement.
  15. Comme promis, voici mes premières impressions et mon premier récit d'observation avec mes nouvelles petites jumelles Sky Rover 12x56. Il aura fallu bien évidemment attendre une semaine après réception pour que la météo digère cet achat et offre un ciel clair. Mercredi soir, je bénéficiais donc d'un ciel d'une rare beauté, sans Lune, sans vent et d'une superbe transparence. Des conditions parfaites pour honorer cette nouvelle optique. Premiers tests à main levée : l'image tremble un peu mais le poids des jumelles ne se fait pas ressentir autant que je l'avais imaginé et finalement elles ne sont pas moins utilisables sans support que les 10x42 un tiers plus légères. Je pointe quelques astérismes préparés à l'avance sur Stellarium pour vérifier le champ annoncé de 6,2° : celui du Dauphin entre bien en entier de Gamma à Epsilon, tout comme la tête du Dragon dont les 4 étoiles sont visibles d'un extrême bord à l'autre. Un très bon premier point. En parlant de bord, c'est la vérification suivante : je fixe les jumelles sur trépied et pointe la région de Mirfak. Que de belles têtes d'épingles ! Il n'est aucunement besoin de refaire la mise au point en déplacant Alpha Persei du centre vers la périphérie, contrairement aux Nikon Monarch HG qui en comparaison directe montrent clairement leur infériorité en bord de champ, dès les 80 %. La finesse est telle que mon léger astigmatisme est bien visible sans lunettes, où les étoiles passent d'un léger étirement horizontal à vertical selon la mise au point. C'est moins visible aux MHG grâce, j'imagine, à une pupille de sortie un peu plus faible (4,2 vs 4,7). En parlant de mise au point, voilà encore une occasion pour les SRBC de prendre l'avantage : la molette est d'une fluidité incroyable comparée à celle des Nikon bien plus raide, si bien qu'un réglage ultrafin est alors possible. C'est vraiment appréciable (bien qu'il faille en conséquence faire attention à ne pas toucher la molette par inadvertance...). Allez, passons à l'observation. Je débute par le double amas de Persée, sujet classique et bien connu mais qui finalement reste peu décrit dans mes notes aux jumelles. La vue aux 12x56 est absolument splendide ! Avec des étoiles d'une finesse..., cristallines, qui brillent telles des paillettes, de petits cristaux sur une roche au soleil. L'amas à l'Est, NGC 884, est un peu plus large que l'autre, avec une étoile isolée qui domine au Nord du groupe divisé en deux parties un peu allongées de part et d'autre. La partie Est a trois étoiles brillantes tandis que l'autre moitié est plus homogène avec des étoiles plus faibles. L'amas est vide en son centre et dans sa partie Sud. En revanche en VI il se remplit pour passer d'une quinzaine d'étoiles à un nombre indéterminé sur fond nébuleux. L'autre amas, NGC 869, est comme complémentaire du précédent : dominé par une paire égale en son centre et une plus faible qui accompagne celle la plus à l'Ouest des deux, il se vide tout autour et ne laisse voir d'autres étoiles faibles qu'en périphérie plus lointaine. En VI il se remplit également de dizaines d'étoiles, davantage sur la partie Ouest, sur un fond un peu moins brilant que celui de son voisin. L'ensemble des deux est vraiment grandiose et je crois n'avoir jamais passé autant de temps à l'admirer. Le retour aux 10x42 est difficile après ça, avec des détails plus difficiles à saisir, une impression de moindre netteté et surtout beaucoup moins d'étoiles perçues en VD ce qui enlève tout l'aspect cristallin de l'objet qui semble moins résolu. Je ne m'attendais vraiment pas à une telle différence entre les deux paires, sans parler du champ moins propre des Nikon qui désormais saute aux yeux (alors qu'il me paraissait excellent comparé à d'autres paires de moyenne gamme). Pour rester dans le très classique je dirige ensuite les jumelles vers la galaxie d'Andromède et ses deux satellites. M31 est vraiment brillante, occupant presque la moitié du champ. Je n'ai jamais eu une vue aussi facile et belle de cette galaxie, tout instrument confondu. Il me semble que c'est l'instrument idéal pour cette cible parmi mes possibilités actuelles. M110 est évidente en VI et presque aperçue en VD, bien plus grosse que d'habitude dans les 10x42, orientée à 45° par rapport à M31. Elle apparait quasi homogène avec des limites un peu floues, mais j'arrive à percevoir une zone centrale un peu plus brillante, sans être un coeur net comme pour la Grande. Quant à M32 elle se montre ronde et bien plus petite avec un noyau faiblement visible mais sûr en VD, entouré en VI d'un halo rond. Positionnée au tout début du halo de M31, elle pourrait d'abord être confondue avec une étoile, mais celle brillante qui se trouve à proximité autorise la comparaison et permet de lever le moindre doute. Finalement facile, cette galaxie satellite a l'aspect d'un petit amas globulaire. Aux Nikon 10x42 l'image est bien plus sombre même si les deux petites galaxies sont détectées, avec difficulté par rapport aux 56mm. Il devient évident et incontestable que ces SRBC 12x56 sont taillées pour l'observation astronomique ! 1h30 s'est déjà écoulée, je reste dans la même zone du ciel et pointe l'amas ouvert NGC 752. Plutôt arrondi mais avec des contours irréguliers, j'y dénombre une trentaire d'étoiles faibles sur une surface plus grosse que la pleine Lune, toutes à peu près égales sauf une qui domine moyennement au Sud du centre de l'amas. Pas de grosse différence entre la vision directe et décalée (un peu plus fourni en VI tout de même) ce qui me laisse à penser qu'il est entièrement résolu. Je remarque immédiatement deux étoiles au Sud-Ouest, brillantes et identiques qui ajoutent beaucoup au charme de cette vue : il s'agit de l'étoile double 56 And, très bien espacée. Pour terminer mon passage autour d'Andromède et du Triangle je passe voir la galaxie M33. D'une remarquable évidence par rapport aux pointages habituels aux 10x42, elle est juste un peu plus petite que l'objet précédent. Ovale, la galaxie est visible en VD et montre en VI un contraste entre sa zone centrale plus brillante et le halo, qui partagent chacun la moitié de la surface. Je n'en reviens pas de la facilité avec laquelle je la vois ! Bien mieux que dans mes souvenirs à la petite APO de 60mm. Je m'octroie une petite pause à l'oeil nu, accompagnée d'un thé bien chaud, et remarque que NGC 752 est en fait accessible sans instrument, comme une tache plus faible que M31. J'aperçois au passage les Pléiades du coin de l'oeil qui émergent au-dessus des arbres lointains. C'est l'occasion de voir à quoi elles vont ressembler dans ces nouvelles optiques. Et je ne suis pas déçu : effet Whaou immédiat ! Magnifique ! Comme l'amas est encore un peu bas ses étoiles scintillent superbement. Le petit triangle près d'Alcyone (en fait ses 3 autres composantes) est parfaitement visible en VD. L'ensemble est réellement plaisant avec ses étoiles cristallines, et telle une décoration de Noël semble annoncer déjà l'hiver prochain. Sur cette dernière célébrité je quitte les facilités pour me lancer dans la deuxième partie de soirée. Cette fois place aux objets moins observés, voire pas encore détectés aux jumelles. En premier lieu, toujours dans la même zone du ciel, M76. Elle m'avait échappé la seule fois que je l'avais tentée aux jumelles, mais cette fois elle est enfin vue, proche d'une étoile de mv 7 et entourée de 3 étoiles très faibles (mv de 9,5 à 10,9). Encore plus délicate à observer que ces trois étoiles, elle n'est pas tout à fait ronde et demeure visible uniquement en VI par intermittence (VI 4-5). Je suis très heureux d'ajouter enfin la dernière nébuleuse planétaire du catalogue Messier à ma liste, même s'il m'aura fallu pour cela monter un peu en diamètre. J'ai cru y voir lors d'un glimpse une légère teinte bleu-vert typique des NP. Cerise sur le gâteau . Minuit approchant, puisque cette difficulté est surmontée, je me dis : "Pourquoi ne pas tenter une autre cible qui me résiste depuis longtemps : M74 serait-elle enfin accessible ? " Direction Eta Piscium facile à l'oeil nu pour en avoir le coeur net. Je repère les deux étoiles 103 et 105 au NE ainsi que 101 au SE. L'ensemble forme avec Eta un triangle qui doit abriter la galaxie vers son centre. Un patch très discret y apparait presque immédiatement, quasiment rond et très peu contrasté. C'est elle, enfin !! Il m'aura fallu deux ans et de nombreuses tentatives mais la voici ! Quelques étoiles à la limite de la VD (mv entre 10 et 11) entourent ce morceau de fond de ciel un peu plus clair, finalement plutôt légèrement ovale et homogène. Ah quel soulagement, quelle satisfaction aussi ! Le fantôme aura tenu son rôle jusqu'au bout mais sera finalement apparu dans des jumelles. "Tiens, et si je tentais dans les plus petites maintenant ?" C'est bien plus difficile aux 10x42 mais après quelques essais (entre deux apparitions de buée sur les oculaires également...) j'obtiens enfin un glimpse pafaitement sûr ! Une seule seconde qui me ravit, la petite tache est apparue avec certitude au bon endroit. Quel exploit pour ces petites jumelles ! Je me dis un moment qu'on s'exalte tout de même pour pas grand chose, mais à vrai dire, cela suffit ce soir à faire mon bonheur. Je remets un dernier coup d'oeil aux plus grosses et là c'est franchement évident, stable, presque facile ! J'adore ces 12x56 !! Pour terminer cette soirée, je me décale vers la Grande Ourse, certes un peu basse en cette saison mais à une hauteur plus confortable pour des jumelles. Après un échec d'entrée sur le couple M97/M108, probablement lié à la faible hauteur et à un peu de pollution lumineuse dans cette direction, je pointe la toute extrémité Ouest de la constellation. L'étoile Muscida / Omicron UMa est un bon point de départ pour aller chercher la galaxie la plus brillante de la Girafe. Facile au premier coup d'oeil, NGC 2403 montre un allongement 3:1 avec une étoile de mv 9,9 collée à une extrémité et deux autres proches à l'opposé. Ceci implique après vérification que c'est surtout la partie centrale de la galaxie qui m'est apparue, facile en VI 1 et presque accessible en VD. Enfin, comme il est assez proche je rends visite au couple M81 / M82 bien visible et accessible en VD pour clore cette promenade. La galaxie de Bode juste au-dessus d'une étoile de mv 8,8 est plus grosse et brillante, et arbore un noyau bien lumineux et un large halo elliptique. De son côté la galaxie du Cigare montre un fuseau homogène un peu plus difficile mais aisé à observer en VI avec une étoile très faible (mv 10) collée juste en-dessous de son extrémité droite. Je perçois très bien son orientation perpendiculaire à M81 et son allongement 4:1. Vers 1h je me lève de ma chaise et jette un dernier coup d'oeil à main levée en direction du Cocher puis rentre absolument satisfait. Ces nouvelles jumelles, à n'en pas douter, risquent fort de prendre l'air très très souvent ! Edit : photos des deux paires de jumelles côte à côte, pour se rendre compte de la différence de taille
  16. joker0247

    La collimation

    Bonjour, il me semble en effet qu'en général lorsque cheshire et laser réglé ne sont pas d'accord c'est que le secondaire est soit à la mauvaise hauteur soit mal orienté en rotation. Mais je laisse parler les experts. Sinon un petit conseil HS : si tu as une barlow tu peux y glisser ton laser pour étaler le faisceau sur l'oeillet du primaire. S'il est bien positionné sur le miroir il suffit alors de centrer son ombre sur la cible du laser. C'est fichtrement précis et peu importe que le laser soit ou non parfaitement collimaté
  17. Pour cette partie je dois bien avouer qu'on se passe aisément d'autre chose que la croisée manuelle sur la polaire qui fonctionne vraiment très bien : en quelques allers et retours de table c'est réglé 🙂. Je me suis fait un pense bête, imprimé et plastifié : Bravo en tout cas pour cette réussite et tous ces ajouts originaux.
  18. Ah encore une superbe vidéo. On aimerait qu'elles durent bien plus longtemps tellement c'est effectivement un bon moment passé à regarder. Merci Charles 😉
  19. C'est juste que sur temu les prix sont parfois ridiculement bas (la qualité aussi)
  20. Bonjour et bienvenue Philippe. Au plaisir de voir tes clichés 🙂
  21. Bravo pour cette réalisation Fred 😉
  22. Ça pourrait marcher avec n'importe qui du moment qu'on peut faire un jeu de mots avec son nom et la nomenclature en chimie 🙂
  23. https://fr.wikipedia.org/wiki/Erling_Haaland Pour l'explication : Alcane_Alcène_Alcyne_Alcool_Acide carboxylique_Amine (fonctions chimiques en chimie organique)
  24. joker0247

    Temps de m....

    Chouette. Et un coup dans les reins pour Murphy !
  25. Bienvenue
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