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22Ney44

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Tout ce qui a été posté par 22Ney44

  1. Bonjour @m2hd, Le temps de la réflexion est un temps ingrat tant les questionnements sont multiples et la réflexion divergente. Vous avez actuellement un télescope 114/1 000. Si le tube fait environ 50 cm de longueur, c'est un télescope catadioptrique. Les spécialistes vous diront ici que ce n'est pas vraiment le meilleur outil en visuel déjà, mais il est pratiquement à proscrire en astrophoto. Cependant si votre monture a plus ou moins lâcher l'âme, vous pouvez toujours garder ce tube et vous fabriquer une monture Dobson. Cene sont pas les tutos qui manquent. Vous allez ainsi vous familiariser avec ce type de monture. Dans un deuxième temps vous pouvez également vous fabriquer un table équatoriale sur laquelle vous poserez votre Dobson. Vous aurez alors un suivi équatorial et pourrez vous initier facilement à l'astrophoto. Bien évidemment vous allez vous trouver limité avec le 114/1 000 en astrophoto. Ce sera alors le moment d'acquérir un Dobson de plus grand diamètre doté d'une optique newton conventionnelle pour lequel vous réaliserez aussi une table équatoriale (à moins de réaliser la première optimisée pour l'instrument que vous envisagez pour la suite). Voilà un nouveau squelette de scénario qui pourrait vous aider. Ney
  2. Bonjour @nico1038, Merci tout d'abord pour la manière pondérée que vous employez pour débattre. Je l'apprécie réellement. Vous dites : Une première remarque : vous dites que la notion d'horloge de l'apocalypse est complètement irréfutable. Votre pensée est je crois l'inverse, elle est réfutable. C'est comme cela que je le comprends en tout les cas. En effet du point de vue de la démarche scientifique elle ne répond pas aux normes admises et appliquées par la communauté scientifique. Ceci est aussi vrai pour la météorologie et les deux démarches sont similaires. Un avis de prévisionniste météo s'appuie sur des observations, des calculs (et pas du tout les plus simples dans la mesure ou le modèle impliqué est un modèle chaotique au sens mathématique du terme), des modélisations, autant de disciplines scientifiques incontestables, les mesures avec leurs normalisations, leurs agrégations, leurs lissages gaussiens ou autre ... qui concourent à construire une prédiction. Vous voyez alors que derrière ces prédictions il est tout à fait possible d'ajouter la phrase que vous avez écrite :"i.e. que ses prédictions ne peuvent être vérifiées ni contredites par un test ou une observation empirique), en tous cas tant que l'apocalypse n'a pas eu lieu ". Un ouragan, une tempête, une vague de froid, des précipitations répondent très exactement à cette définition. L'horloge de l'apocalypse joue le même rôle que les prévisions météorologiques. Des observations, des mesures, de la bibliographie, (la plus importante est le rapport du GIEC in extenso), des calculs qui sont tous disponibles au Comité de rédaction du "Bulletin of Atomic Scientists" ONG installée à l'Université du Michigan, disent que comme la météo, leurs prédictions collégiales s'appuient sur des éléments scientifiques. Mais à aucun moment, et c'est peut-être là le point d'incompréhension du sujet, il n'est dit que la prédiction est scientifique, tout comme un bulletin météo n'est pas scientifique. En réalité ces deux types de prédictions gagnent en crédibilité parce qu'elles se construisent avec des outils qualifiés de scientifiques observations, mesures, modélisation, qui sont vérifiables, reproductibles, contestables. Plus haut j'ai proposé une autre image de cet outil, à savoir le radar. Un radar est fait d'élément connus : composants, électronique, logiciels qui fabriquent une image de la réalité afin d'établir une prédiction, en général de mouvement et plus particulièrement de collision. Là aussi il est possible d'appliquer votre phrase citée ci dessus en bleu. Tant que la collision n'a pas eu lieu, hé bien on ne sait pas. Cependant grâce au radar, un aiguilleur, un pilote a pu prendre une décision pour éviter la collision et revenir à une navigation stable et sécurisée. L'horloge de l'apocalypse n'a pas d'autre rôle ni d'autre ambition que cela : fournir une image de ce qui peut arriver et à quelle échéance nous sommes de l'occurrence. Il est arrivé plusieurs fois que cette horloge recule, lorsque les facteurs qui la faisaient avancer se sont atténués ou résorbés. Dans tout cela, il faut ne pas se tromper de cible. Quand un patient a 41,7°C de fièvre, ce n'est pas le thermomètre qu'il faut mettre en cause, ni le soignant qui fait la mesure. C'est la pathologie qu'il faut combattre, c'est le patient qu'il faut sauver. Si le corps médical prend les bonnes décisions, le patient peut guérir et le thermomètre baissera jusqu'à une valeur indiquant le retour à une bonne santé. Pour cette horloge c'est très exactement la même chose. Le débat n'est pas sur l'outil mais sur la cause qui pourrait mener à une catastrophe et c'est bien ce débat que j'ai souhaité ouvrir dans la rubrique "On fait une pause". Visiblement cela crée des tensions. C'est tout à fait compréhensible, car sans doute pour la première fois dans l'humanité, c'est son extinction qui est pronostiquée, et les solutions connues pour éviter la catastrophe, à commencer par un changement radical de mode de vie, sont jugées totalement inacceptables par une très grande part des populations concernées. Alors que faire ? C'est bien la question du titre, c'est bien le sens du débat proposé. Ney
  3. Ces petits lézards sont en fait des iguanes et vivent sur l'une des iles Galapagos, essentiellement ces iles qui servirent de laboratoire d'observations et d'études à Charles DARWIN. Pour l'anecdote, DARWIN n'aimait pas beaucoup ces iguanes. Ce documentaire fait partie d'un ensemble de documentaires baptisés "Espèces en voie d'adaptation" sous entendu aux variations climatiques. Cette série montre plusieurs espèces qui au regard des mutations climatiques déjà en place ont également muté leur mode de vie, pour certaines profondément, afin de survivre. En toute humilité, nous serions bien inspirés d'envisager sérieusement le même cheminement. Voici le lien vers le replay https://www.arte.tv/fr/videos/100223-001-A/especes-en-voie-d-adaptation/ Le passage relatif aux iguanes commence à la minute 41. Nous n'avons peut-être pas perçu le message de ce documentaire de la même manière. Les auteurs non seulement n'ont rien remis en cause du mécanisme de l'évolution, mais ils ont insisté sur cette illustration supplémentaire par les iguanes des thèses et hypothèses imaginées puis démontrées par Charles DARWIN. Ces thèses ont depuis, comme le rappelle @Pyrene été moulte fois démontrées et consolidées par la communauté scientifique. Il n'y a plus personne dans cette communauté à remettre en cause la théorie évolutionniste. Par contre à l'instar de ce documentaire, les chercheurs découvrent de nouveaux cas ou de nouvelles situations. Ici ils nous montrent comment l'évolution, lorsque nécessité s'impose, fonctionne à rebours de la croissance. La remise en cause scientifique pourrait être dans ce cas, que personne n'avait imaginé à ce jour ce type d'inversion. Ce n'est d'ailleurs pas une remise en cause, c'est l'ajout d'un mécanisme biologique supplémentaire attribué à l'évolution d'une espèce pour s'adapter à son biome qui lui aussi évolue. Pour trouver des démarches de remise en cause de l'évolution selon DARWIN, il faut chercher du côté des créationnistes, ceux-là même dont un bon nombre défend aussi le principe d'une Terre plate. Ce qui a été édifiant dans ce documentaire, et qui était ignoré jusqu'à ce jour, est que pour s'adapter ces iguanes sont capables de rapetisser même sur des temps très courts. Ce raccourcissement a été mis en évidence par des radiographies in situ de plusieurs spécimens. Je tenais à témoigner de ma perception de ce documentaire et inviter chacun, si le temps le permet, à en regarder au moins quelques extraits. Ney
  4. Bonjour @Tchema57, Bienvenue sur WebAstro. En suivant ce sujet vous aurez l'essentiel de vos réponses sur la collimation : Ney
  5. Bonsoir @Pyrene, Vous avez raison de souligner ce fait. J'ai hésité à le faire, cela déclenche parfois des remarques fort peu amènes. Que l'on soit effrayé devant ces perspectives est certain, aussi comme il nous reste encore une petite marge de manœuvre pour ne pas entrer en zone létale, utilisons là avec le plus grand discernement et surtout la plus grande célérité. Ney
  6. Bonjour @SMASHY, Si c'est ainsi, et je prends votre écrit au premier degré, il me semble que la démarche scientifique recèle encore quelques notions cachées à vos yeux. Le principe FONDAMENTAL de la démarche scientifique est justement de pouvoir réfuter une vérité reconnue comme telle jusqu'à présent. C'est un droit inaliénable de tout chercheur scientifique. Comme en toute chose, du moins cela devrait être, s'emparer d'un droit implique nécessairement de recevoir en retour la contrainte d'un devoir. Ce devoir en science est assez simple à comprendre, plutôt difficile à exercer, la réfutation d'une vérité admise par les pairs de la discipline doit invariablement s'accompagner d'une nouvelle vérité qui surpasse celle communément admise et elle-même reconnue par la communauté scientifique. Alors oui, parce que cette démarche me convient, je considère qu'une vérité scientifiquement démontrée aura mon adhésion jusqu'à qu'une autre vérité vienne la détrôner à la régulière. Dans votre trait que vous dites d'ironie, il manque l'élément de substitution. L'ironie est une démarche abjecte que je n'utilise que contraint lorsqu'un interlocuteur a pris l'initiative de s'en servir. Elle est la marque d'une grande faiblesse d'esprit et traduit le désir de mépriser l'autre en l'abaissant ou en l'humiliant. Alors oui l'ironie est l'une des plus grandes nuisances sociétales, c'est un poison violent de la bienveillance. N'est-elle pas l'arme des faibles selon la tradition ? Les gens qui font l'effort de réfléchir et de chercher à préparer au mieux les profondes mutations qui nous attendent. Tourner le dos aux problèmes qui s'annoncent déjà, ne sera jamais une solution efficiente. Si la perspective de devoir changer radicalement de mode de vie vous effraie, sachez que vous n'êtes pas seul dans cette situation, les ignorer vous préparera bien mal à les surmonter. Ce genre de modélisation a exactement le même but que l'emploi des radars autant à l'usage des contrôleurs aériens que des pilotes. Monteriez-vous à bord d'un avion pour un vol de nuit d'orage tous radars éteints sur la planète ? Vraisemblablement pas. J'ai juste voulu en ouvrant ce sujet signaler l'existence d'un radar qui scrute le fonctionnement de notre monde sur des critères scientifiques. Il est vrai qu'ainsi les idéologies, si confortables à l'intellect parce qu'elles permettent l'économie de la réflexion et laissent l'illusion d'appartenir à un clan protecteur, n'ont plus leur place. Le grand embarras réside peut-être là ! Ney
  7. Bonjour @Pyrene, Comment cela sera-t-il possible que nous restions en dessous de +1,5 °C ? Nous sommes déjà pour la France pratiquement à cette valeur voire même peut-être l'avons-nous déjà dépassée. La "prudence" des climatologue les incitent à ne pas encore valider officiellement cette situation. Des changements radicaux de mode de vie dès maintenant,( mais je lis ici combien quelques uns sont très retords à cette perspective ), pourraient éventuellement limiter l'accroissement à + 2 °C. Il n'est plus secret pour personne que ces + 2 °C seront de toute façon déjà très lourds de conséquence dès le milieu de ce siècle. Les températures de pic actuelles seront les températures ordinaires de 2050. Quelles seront alors les températures de pic ? C'est glaçant (sans mauvais jeu de mots). Si nous prolongeons, seulement prolonger, les courbes d'évolution des températures actuelles sans en accroitre la pente actuelle, +4 °C seront forcément atteints dans le cas optimiste en 2100. Dans mon cercle de réflexion, un climatologue nous a montré un scénario difficilement discutable à + 7°C dans une situation optimiste. Il obtient ce résultat en ajoutant aux causes de dérives actuelles uniquement d'origine terrestre (au sens terres émergées) les causes d'origine maritimes (causes identifiées et valorisées dans les différents rapports du GIEC, en particulier le livre 3) qui n'ont pas encore commencer de manière mesurable à produire leur effet de réchauffement mais seulement de modifications hydrodynamiques qui elles entraineront des conséquences thermodynamiques sur le climat. Si nous nous appuyons sur les études et les rapports du GIEC, nous savons que les causes maritimes et surtout leurs conséquences seront d'un ordre de grandeur supérieures aux causes terrestres. Nous savons aussi que les causes maritimes sont déjà stockées dans les océans, nous n'avons par conséquent plus aucune action possible pour les modifier ou les réduire. Si cela se vérifie, +7 °C seraient encore un scenario optimiste. Au delà de cette valeur plus personne n'ose s'aventurer en hypothèses. Nous pensons que très vraisemblablement le courant Atlantique Ouest (dont un sous élément est notre bien aimé Gulf Stream régulateur) va ralentir plus précocement que prévu à ce jour. "Opportunément" cela refroidira sérieusement nos côtes en hiver, mais les eaux qui resteront alors en surface parce que réchauffées et donc moins denses , au lieu de plonger s'évaporeront de manière beaucoup plus intense. Nous estimons être sur le chemin de ces nouvelles précipitations qui relègueront au rang d'incident mineur les inondations actuelles sur le nord de l'Europe avec une tendance à la bipolarisation du climat : une saison sèche en été, une saison humide (du type inondations de plusieurs semaines à plusieurs mois comme dans les zones de mousson) froide en hiver. Il ne peut dans ce cas plus y avoir d'agriculture conventionnelle, tout au plus des cultures de graminées à pousse rapide et système racinaire de profondeur. En effet en surface il n'y aura plus d'eau en saison sèche, et moins encore de nutriments car il n'y aura plus de couche arable puisque emportée par les longues périodes sous l'eau. Ce sont des plantes à l'opposé de celles que nous avons sélectionnées depuis plus de 50 ans. Ce que j'écris là n'a de valeur que celle qu'on peut accorder à un cercle de réflexion, composé de personnes qui veulent comprendre et cherchent à se projeter le plus justement. Il se trouve que jusqu'à présent notre "travail" n'a pas encore été pris en défaut... Nous aurions pourtant tant aimé nous tromper. Ney
  8. Bonjour @krotdebouk, C'est à vérifier, mais je crois de mémoire qu'en France toute construction qui ne dépasse pas le niveau du sol, ( donc enterrée ) ne réclame pas de permis de construire. Ney
  9. Bonjour @SMASHY, Oui vous avez sans doute raison. Les éléments structurants des décisions de cette organisation { https://fr.wikipedia.org/wiki/Horloge_de_la_fin_du_monde } s'appuient, entre autres, sur les publications du Bulletin of Atomic Scientists. Cette dernière organisation a été fondée en 1945 par un certain Albert EINSTEIN qui comme chacun le sait n'était ni scientifique, ni rigoureux : un charlatan en quelque sorte. Je n'en veux pour preuve qu'il avait "tripatouiller" ses propres formules dès 1919 pour prouver que l'Univers était statique et identique à lui même depuis le début de l'éternité. Il a fallu qu'un abbé belge, Georges LEMAITRE remette de l'ordre dans tout cela bien avant Edwin HUBBLE autre charlatan peut-être selon vos canons ? Parlant de Hubble. Hier soir en zapotant, je suis tombé sur l'émission Prime Time de France TV la 5 : https://www.france.tv/documentaires/science-sante/3476158-l-odyssee-d-hubble-un-oeil-dans-les-etoiles.html documentaire instructif sur la vie de ce télescope. A revoir dans le cadre du sujet de ce fil : je ne saurais trop vous inviter à regarder ce documentaire ARTE également : https://www.arte.tv/fr/videos/108466-000-A/l-horloge-de-l-apocalypse-quelques-secondes-pour-sauver-le-monde/ Mais je vous l'accorde également ARTE, qui se déclare chaine culturelle, est en réalité une chaine d'une futilité inégalée. Ney
  10. Bonsoir les gens, Un peu de lecture issue d'un site scientifique : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/horloge-apocalypse-horloge-fin-monde-na-jamais-ete-aussi-proche-minuit-heure-fatidique-ne-jamais-atteindre-79311/?nl_optin=optin_alerte&md5=4ebb29be38ca39358da2ab67d46023df Ney
  11. Bonjour @audrey83250, Bienvenue sur WebAstro. Voici un lien vers un article très détaillé qui concerne la collimation, en particulier quand il faut tout reprendre à zéro, ce qui semble être votre situation : http://www.astrosurf.com/altaz/collimation.htm#secondprim Certes cela va vous paraitre ardu en première lecture, mais réellement je suis certain que vous y arriverez en le suivant pas à pas et en comprenant bien les effets de chaque action. @sixela qui maîtrise bien ce processus saura vous guider. Surtout prenez le temps nécessaire pour bien comprendre ce qui est expliqué et décrit afin de bien mentaliser l'étape. Pour alléger un peu la lecture, vous pouvez commencer au paragraphe 1-3 l'explication du vignettage. Une fois réglé votre instrument, vous pourrez aborder le début de cet article très complet pour comprendre l'optique de votre instrument et ses potentiels défauts intrinsèques. Courage et patience vous allez y arriver. Belle et longue vie d'astronome à vous. Ney
  12. 22Ney44

    Couche RVB

    Bonjour @berenthor, En réalité je ne comprends pas bien votre question. Tentons cependant une réponse. En photographie (mais pas que) pour "construire" une image constituée d'une infinité de couleurs puisque le spectre lumineux naturel est continu, il est apparu aux pionniers de la discipline que comme en peinture ou en imprimerie toute couleur du spectre pouvait être reconstituée à partir de trois couleurs appelées couleur primaire. Puisque nous sommes en photographie, la méthode de synthèse d'une image sera la méthode additive (par rapport à l'imprimerie ou la peinture où ce sera la méthode soustractive). Dans ce cas les trois couleurs primaires seront le rouge, le vert et le bleu RVB en abrégé (par opposition à la méthode soustractive où les couleurs primaires seront le magenta, le jaune et le cyan.) On comprend dès lors que chaque portion d'une image, un pixel sur une photo (pour picture element) sera invariablement composé d'une combinaison à dose variable de chacune des trois couleurs primaires. Voilà pourquoi, en en venant à notre discipline, il est nécessaire pour reconstituer l'image d'un objet du ciel d'avoir pour chaque élément de cette image la dose en quelque sorte de chacune des trois couleurs. Pour arriver à ce résultat deux voies nous sont offertes : 1) Les caméras monochromes. Ces caméras sont incapables de distinguer les couleurs. C'est pourquoi il est nécessaire de faire pour chaque objets trois poses, une dans chacune des couleurs en interposant un filtre qui ne lasse passer que cette couleur, et ensuite de les assembler électroniquement par l'intermédiaire d'un logiciel adapté. 2) Les caméras couleurs. Ces caméras fonctionnent tout comme les caméras monochromes sans pouvoir initialement détecter la couleur. Aussi par construction, chaque photosite de la caméra est doté d'un filtre couleur qui là aussi ne laisse passer qu'une seule couleur. Les photosites sont groupés par quatre chacun spécialisé pour une couleur primaire, un recevra un filtre rouge, un recevra un filtre bleu, deux recevront un filtre vert (pour tenir compte de la physiologie de l’œil humain dont le pic de sensibilité est centré sur la couleur verte). Ce motif est reproduit sur toute la surface du capteur et appelé Matrice de Bayer. la particularité est que vous construirez votre photo en une seule pose, puisque chaque groupe de photosites spécialisés produit chacune des trois couleurs primaires. Vu du côté de l'utilisateur, les trois couleurs semblent être traitées globalement ensemble, la réalité technique est que comme pour le procédé monochrome, chaque couleur est bien traitée individuellement. La grande différente vient de la capture. Avec une caméra monochrome, les couleurs sont captées séquentiellement, avec une caméra couleur elles sont captées simultanément. Ceci introduit alors un deuxième débat ou un deuxième questionnement. Avec quelle caméra obtient-on les meilleurs résultats ? D'un côté les caméras monochromes mobilisent tous leurs photosites sur une seule couleur. On est alors tenté de penser que d'une part la résolution sera meilleure, et d'autre part les temps de pose seront plus courts puisque plus de photosites concourent à collecter et convertir les photons en information photographique. De l'autre une caméra couleur collecte en données brutes moins d'informations par couleur mais permet de plus facilement réaliser la capture et introduit donc moins d'erreur de capture. S'il était vrai qu'au début de l'apparition des caméras couleur atteindre le haut niveau de production imposait la voie des trois captures par une caméra monochrome, nous sommes aujourd'hui amenés à constater que les caméras couleurs ont fait de tels progrès, qu'en terme de haut niveau de production il devient difficile de faire la différence. Cette différence ne va se retrouver que dans le très haut niveau de capture, où on parle alors de dizaines d'heures cumulées de capture. Il est aussi communément admis aujourd'hui que pour améliorer ses chances de succès en débutant, il est conseillé de prendre une caméra couleur. Le porte-monnaie sera aussi soulagé, car vous éviterez la dépense d'une roue à filtre, de au moins trois filtres, du pilotage de la roue et de toute sorte de complexité supplémentaire tout à la fois à la capture qu'après au traitement. Les astram's chevronnés, dont je ne fais pas partie sauront mieux que moi développer ces aspects. J'espère simplement vous avoir dévoilé le début du sujet. Ney
  13. Fermez le ban ! Ney
  14. Peut-être n'avons-nous pas les mêmes échelles de valeur, ce qui expliquerait la divergence de vue. Désigner les voitures et plus généralement les véhicules à moteur thermique comme source de désordre climatique n'est pas un biais cognitif (ou alors il est nécessaire de redéfinir ce concept) mais bien un constat mesuré avec rigueur, modélisé sans plus grand monde issu de la sphère scientifique (les experts du GIEC dont on peut dire avec une quasi certitude que leurs conclusions sont malheureusement justes parce que publiées, vérifiables et déjà passés au crible de l'analyse factuelle par des tiers indépendants) pour le remettre en cause. Personne n'affirme non plus que le véhicule thermique est la cause de tous les maux, mais simplement une cause suffisamment structurante et impactante pour poser la question de son maintien en service au regard de la balance avantages/inconvénients. Faire le forcing comme vous le dites n'est pas un biais cognitif une fois encore mais une attitude, un choix opéré par des gouvernants légitimement élus voire réélus. Dire que la voiture électrique n'est pas moins polluante qu'une voiture thermique n'est malheureusement pas loin d'être vrai si on se donne la peine d'inclure TOUS les coûts : 1) Sa fabrication a un impact carbone fossile et énergétique qui n'est effacé que passés les 120 000 km d'exploitation. La très haute présence de matériaux de synthèse en particulier issus du pétrole. 2) Le difficile problème des batteries, de leurs composants en sous abondance et de leur recyclage. Les batteries Sodium offrent une perspective moins sévère à cet égard. 3) Vient enfin le délicat problème de l'exploitation de ces voitures. Elles fonctionnent comme leur dénomination l'indique, à l'électricité. A l'arrêt de la production des voitures thermiques, dans 11 ans, il nous faudrait environ 6 EPR en production pour assurer l'alimentation du parc, voitures camions, et engins de toute sorte. Nous ne les aurons bien évidemment pas. A défaut il va falloir mettre du charbon dans la production énergétique. Où est alors l'intérêt de tels véhicules, je me perds encore en conjectures. Toujours dans la propulsion électrique, l'emploi de l'hydrogène est une toute aussi fausse bonne nouvelle. L'hydrogène est solide jusqu'à 14,01 K (-259,14 °C) , température à laquelle il fond pour devenir liquide. A 20,28 K (-252,87 °C) il se vaporise. Pour espérer avoir une autonomie suffisante sans trainer une remorque surdimensionnée d'hydrogène gazeux, il est nécessaire de le conserver au moins à l'état liquide. Vous aurez compris, d'une part qu'avoir une telle infrastructure à bord d'une voiture ou même d'un camion quand il va faire jusqu'à 50 °c à l'extérieur ne pourrait éventuellement se faire que dans une conception incompatible avec la voiture de Mr Toutlemonde, et que d'autre part liquéfier les énormes quantités nécessaires va être un puits insondable de consommation énergétique. Aussi concernant la voiture électrique je suis plutôt d'accord avec vous, mais vraisemblablement pour des raisons différentes. Je vous ai exposé les miennes. Bon là on tombe pile poil dans la vocifération populiste que je ne suivrai bien évidemment pas car elle ne présente aucun intérêt pour chercher et trouver une solution et une parade à ce que l'avenir nous a déjà préparé. Ney
  15. ... et des rosicruciens ! Ney
  16. Bonsoir @m2hd, Oui bien sûr, si votre budget le permet. Cependant, si une caméra ASI 224 d'occasion passe près de vous, pourquoi ne pas démarrer avec ce modèle ! Plus tard soit vous la revendrez, soit vous vous en servirez comme caméra guide sur votre setup photo à venir. Ney
  17. Bonjour les gens, Cette vidéo est remplie de biais cognitifs intentionnels ou pas, je ne prendrai qu'un seul exemple : Il y est affirmé qu'une cheminée à foyer ouvert produit des dizaines à des centaines de fois plus de particules fines qu'une voiture. (De mémoire il faudrait je crois un siècle de voiture pour "produire" la même quantité de polluants qu'une seule année de cheminée). C'est vrai et c'est incontestable. De cette observation le narrateur tire la conclusion que réduire puis interdire les voitures thermiques est un non sens puisque sur le bilan final la disparition de la voiture thermique n'apporterait qu'une variation insignifiante. En complément du discours, les images "parlent" également en nous montrant des villes polluées dont l'agglomération de Lyon, avec moultes cheminées fumantes en arrière plan, fléchant ainsi une autre cause que la voiture thermique, afin que s'installe dans l'esprit du spectateur toutes les nuisances qu'en fait il subit déjà. Sauf que ... ... et le biais cognitif est là, il est déjà STRICTEMENT interdit dans les grandes agglomérations d'employer des chauffages au bois de toute nature (Paris), ou en foyer ouvert (Lyon par exemple mais il y en a d'autres). Il devient alors un jeu d'enfant d'opposer aux éditeurs d'une telle vidéo que leur comparaison Foyer ouvert versus Voiture thermique est dénuée à la fois de sens et de pertinence puisque ces villes sont déjà sur-polluées SANS contribution de brûlage du bois. Il apparait alors que ces sur-pollutions sont provoquées par des facteurs différents du brûlage du bois, un facteur parmi d'autres : les voitures thermiques par exemple. A partir de ce premier exemple je vous invite à revisionner cette vidéo et à identifier les autres biais cognitifs, le jeux des N erreurs en quelque sorte ! C'est le genre de production "piège à gogos" qui pourrait prêter à sourire. Le drame est que cela passe pour une information valide même par des gens qui ont le droit de vote, c'est bien cela qui est effrayant. Aussi @polorider, vous n'êtes pas tombé dans le piège en vous interrogeant, il n'y a que quelques esprits peu développés qui se laissent facilement prendre. Quand à ceux qui en font la promotion et s'en servent à des fins idéologiques ou autres, je vous laisse faire vous-même votre opinion à leur propos. Les services gouvernementaux, le CITEPA en l'occurrence, ont publié les résultats d'études commandés par le Gouvernement, à savoir la quantité et la nature de polluants émises par chaque source identifiable, à partir de quoi et depuis longtemps déjà, les différentes strates gouvernantes, État, Région, Métropoles ont pris des décisions fondées. Vous voyez qu'il n'y a pas d'incohérence dans la démarche, ni de menterie non plus du moins sur ce sujet. Ney
  18. Bonsoir @m2hd, Cette caméra ne fonctionne qu'en USB2. J'y vois deux inconvénients : 1) Les ordinateurs récents ne disposent plus de l'interface USB2 mais maintenant de USB3, Donc il y a une très forte probabilité que cela ne fonctionne pas. J'ai dû abandonner une caméra à cause de cela. 3) En astrophoto planétaire plus le débit entre caméra et ordi est élevé, plus vous pourrez accumuler de prises de vue en un temps court. Ce point est très intéressant. Une planète comme Jupiter a un temps de révolution de 10H00, cela veut dire que ça tourne plutôt vite. Plus court sera le temps de prise de vue mais avec un maximum d'images individuelles, meilleur sera le résultat final. Pour obtenir cela USB3 est bien meilleur que USB2. Avec quelques dizaines d'euros de plus, vous trouverez une ASI 224 MC de chez ZWO par exemple qui aura un très net débit supérieur. Dans le Grenier il en passe régulièrement avec des prix qui vont de 150 à 245 €. Surveillez ce produit. Ney
  19. Bonsoir @sixela, Votre remarque est très juste, mais @tiff642003 parlait bien de changer de monture pour une monture motorisée, pas seulement Push To. Son éventuel besoin est bien le suivi motorisé, d'où le sens de ma réponse. Ney
  20. Bonsoir, Si votre budget le permet, 1) Prenez tout de suite un instrument Dobson motorisé qui non seulement assurera le suivi, mais trouvera pour vous les objets du ciel profond, les planètes aussi. Voici un exemple : https://www.leboncoin.fr/sport_plein_air/2468696710.htm En astronomie amateur l'achat en occasion est une constante et fait partie de la norme. 90 % de mon équipement est d'occasion, mon instrument est l'un des "grand-frères" de celui sur l'annonce. 2) Prenez maintenant un instrument manuel et transformez le plus tard en instrument motorisé, sachant que économiquement ce n'est pas terrible comme démarche. Mieux vaut revendre l'instrument manuel et en acquérir un autre motorisé. Ney
  21. Bonjour @tiff642003, Oui bien sûr, cela ne posera aucun problème, mais une question majeure demeure : "Ce sera pour faire quoi de plus?" @'Bruno a très bien décrit la situation. Si vous voulez poser votre tube sur une monture équatoriale, c'est en vue de faire de la photo, et là la monture en question va vous coûter un poumon, un rein, les deux jambes, le deux yeux (ah non le vendeur vous en laissera un pour signer le chèque), les deux bras (ah non là aussi un seul car le vendeur vous en laissera un ,toujours pour signer le chèque). On devine dans votre projet photo une transition lente et douce ce qui est prudence. Il existe alors une solution séduisante, c'est la table équatoriale. Dans ce choix vous conservez votre instrument Dobson sans aucune modification. Le jour où vous souhaitez aborder la photo, où bien évidemment un suivi motorisé se fait nécessité, vous construisez vous-même votre table équatoriale motorisée sur laquelle vous posez votre Dobson. Et vous voilà avec une monture équatoriale à faible coût qui vous permet de faire vos premières armes astrophoto en conservant votre instrument sans modification, en ne dépensant que peu dans la table équatoriale. Les résultats en ciel profond ne sont pas mauvais du tout, et voici pourquoi : 1) Lorsqu'on astrophotographie le ciel profond avec un instrument de petit diamètre il faut d'autant plus de temps de pose pour capturer un nombre suffisant de photons. Afin d'avoir un instrument, disons en langage courant lumineux, on privilégie un rapport F/D petit. Ce rapport petit engendre alors des contraintes plus fortes en précision de mise au point, de collimation qu'un instrument à F/D plus grand par essence "un peu" plus permissif. D'où un premier intérêt pour un débutant astrophoto. 2) Comme vos temps de pose vont être plus courts car le diamètre du tube collecte davantage de photons par seconde, la précision de suivi dans la durée est un tout petit peu moins critique, et la table équatoriale devient suffisante pour un résultat très honorable. Voici un exemple plutôt réussi et convainquant par @aeropic d'une table équatoriale DIY : Voici un exemple d'une très belle réussite d'astrophoto par @N.Houel avec un Dobson T 500, il est vrai, sur une table équatoriale : ou encore ceci par @Julooo : Je rejoins donc mes camarades dans les conseils, orientez vous vers un dobson, prenez le en main, prenez plaisir à observer et progressez par la suite dans l'équipement vers l'astrophoto. Soit vous continuez avec votre Dobson comme montré ci dessus sur table équatoriale, soit et c'est une solution très souvent choisie, vous continuez à observer visuellement avec votre Dobson pendant que votre deuxième setup, "taillé" sur mesure pour l'astropho poursuit son œuvre. Ney
  22. Bonsoir @m2hd, Le rapport F/D d'un instrument d'optique n'est pas un détail, loin, très loin s'en faut. Vous allez le découvrir assez vite si vous vous investissez dans l'astrophoto. Démarrer l'astrophoto avec le planétaire est une excellente idée à bien des égards et je vous encourage à demeurer sur cette idée. Les objets sont lumineux, ce qui écarte un peu tous les problèmes de faible rapport Signal/Bruit. Les prises de vue sont plus faciles à réaliser tant par la quantité de matériel à mettre en œuvre, que par leur coût et par le temps nécessaire sur le terrain. A contrario, les objets disponibles en planétaire sont bien moins nombreux que ceux du ciel profond. Nous avons : 1) Le Soleil, la Lune et Vénus qui sont présents tout au long de l'année, sont lumineux voire très lumineux. ceci veut dire que les temps de pose individuels sont très courts évitant ainsi bon nombre de difficultés liées à la turbulence. 2) Vous aurez ensuite épisodiquement Jupiter et Saturne qui sont de grosses planètes lumineuses aussi quand elles passent au plus près de la Terre. Enfin Mars est un beau sujet quand chaque 18 mois à 20 mois elle passe (presque) à proximité de la Terre. 3) Vous aurez enfin Uranus et peut-être Neptune mais qui réclameront un peu plus de technicité. Ce sera pour plus tard. Comme montré dans ma réponse précédente, votre appareil EOS 60D ne vous sera pas utile en planétaire. Préférez lui une caméra dédiée à l'astrophoto planétaire. Trois capteurs ont montré leur grande compétence dans le domaine : l'IMX224 et 225, l'IMX 462 et la dernière génération l'IMX662. Ces trois capteurs équipant différentes marques de caméras donnent d'excellents résultats en planétaire. En matière d'instrument un dobson de 200 mm à F/D = 6 fera parfaitement l'affaire. Prévoyez plutôt un modèle motorisé. Le Flextube que vous avez envisagé dans votre premier message est un bon candidat, car la longueur variable de son tube autorise des backfocus longs. Nous pourrons développer ce point plus tard. Avec un F/D de 6 il devient beaucoup plus permissif tant en précision de mise au point qu'en collimation, étant entendu que plus ces processus sont travaillés par l'observateur, meilleur est le résultat final. Les logiciels auxquels vous devez vous intéresser pour la prise de vue sont, parmi les plus connus, : Firecapture, SharpCap ainsi que la suite livrée avec votre caméra. Le traitement se fera avec l'incontournable SIRIL, Winjupos, Gimp et quelques autres que vous découvrirez par la suite. Tous les logiciels que je vous ai cités appartiennent au monde du Libre, ce qui n'empêche pas de faire une petite donation de temps à autre. (C'est ma manière de reconnaitre un travail accompli et performant). Vous avez enfin deux logiciels qui vous seront également utiles : Stellarium qui est un planétarium de haute qualité, et l'Atlas Virtuel de la Lune pour préparer vos observations sans oublier bien sûr tous les outils déjà présents sur ce Forum, Météo, éphémérides etc. Enfin pour vous mettre le pied à l'étrier je vous invite à passer tout le temps nécessaire sur le blog de Christophe PELLIER : https://www.planetary-astronomy-and-imaging.com/reussir-images-planetaires/ ainsi que sur la chaine YT de notre ami @CDLC qui vous expliquera tout pour bien choisir votre instrument, votre caméra et bien plus encore comme une table équatoriale pour améliorer le suivi : https://www.youtube.com/@cdlc48 D'autres avis viendront. Ney
  23. Bonjour @m2hd, Bien d'accord avec @olivufu, quand à vous lire on devine davantage l'envie de photo plutôt que du visuel pur. Reprenons alors votre proposition NT 203S/800 et la monture proposée EXOS-2 Concernant le tube, avec son ouverture à F/d = 3,9 bien sûr que les temps de poses vont se réduire mais cela à un prix et pas des moindres. 1) Plus le rapport F/D est petit, plus la tolérance de mise au point devient très petite et difficile à obtenir même avec un focuser motorisé. Pour une mise au point au top on parle de 0,05 mm de tolérance. Ce point est un gros écueil possible (certain même) pour un débutant. Aussi au moins l'accessoire de démultiplication 1/10 devient une nécessité et non plus une option. 2) Plus le rapport F/D est petit, plus la qualité de la collimation doit être extraordinairement précise pour obtenir une image piquée. C'est un incontournable. Quand on sait que les variations de déformation du tube sous son propre poids au cours de sa course de suivi modifie suffisamment les données pour impacter la collimation d'un F/D court, je vous laisse deviner le désarroi d'un débutant en astrophoto. Ces déformations sont d'autant plus attendues sur un Newton que la charge imageur, contre-poids agissent en porte à faux latéralement et de manière variable au long su suivi. Le tube seul sans accessoire est donné pour 8,7 kgp et 11,5 kgp avec tous ses accessoires de base. A cela ajoutez le poids de votre appareil photo, le poids du contre poids supplémentaire, et quelques autre bricoles comme la fixation du tube à la monture, un pare-buée, une roue à filtres, et vous voilà aux environs des 13 kgp de charge. Le constructeur donne la monture EXOS 2 pour une charge nominale de 13 kgp, oui MAIS ! Cette charge est la charge en visuel pur. En astrophotographie du ciel profond il est nécessaire d'apporter un facteur correcteur de 0,7 soit donc pour une monture EXOS 2 13 kgp X 0,7 = 9,1 kgp de charge astrophoto maximum soit déjà presque le poids du tube nu. La conclusion sera alors : oubliez cette proposition si l'astrophoto vous attire. Passons maintenant à votre appareil photo. Il est défiltré c'est un plus pour le ciel profond, mais oubliez le également pour le planétaire. La dimension du capteur, même en APS-C n'est pas du tout adapté à la photo planétaire sauf peut-être un peu la Lune et ce d'autant que vous avez un F/D petit ce qui ne convient pas non plus en planétaire. Il vous serait de toute façon nécessaire d'ajouter une lentille de barlow dont le calcul montre que son rapport idéal se trouverait autour de 5,4. Quel intérêt alors à rechercher un instrument à F/D petit pour le rallonger très notablement en ajoutant un élément optique conséquent dans le train optique. En réalité vous devez AVANT de chercher le matériel définir avec assez de précision quelle activité astrophoto vous souhaitez réaliser. L'instrument polyvalent n'existe absolument pas en astronomie. Rechercher le compromis c'est adhérer sans réserve à l'acceptation de résultats moyens dans tous les compartiments de la discipline. Si vraiment votre souhait est d'exploiter votre EOS 60D, c'est assez préférentiellement dans le domaine des grands objets du ciel profond, champs stellaires, grandes nébuleuses. Retenez cependant que le haut niveau sera difficilement atteignable car votre imageur ne sera pas refroidi, le bruit thermique sera alors un handicap. Le bruit photonique également lors de la lecture des photosites. En effet conçu pour de la photo terrestre, ce type d'appareil n'a pas vu son rapport signal/bruit travaillé à fond contrairement aux caméras astro dédiées pour lesquelles c'est l'une de grandes préoccupations. Assurez vous également que vous pouvez piloter votre appareil photo en temps de pose au delà de 30 secondes etc etc. Ne vous découragez pas. Il vaut bien mieux savoir avant que d'apprendre après. Pour finir vous avez compris que ce sont les cibles recherchées qui vont orienter votre type de matériel. dans l'ordre vous aurez à définir : 1) Votre imageur et son échantillonnage, pour ce dernier c'est impératif. 2) La monture car c'est un élément très déterminant de la qualité finale. 3) Le tube enfin dont les critères de choix, diamètre et F/D seront ceux qui donnent l'échantillonnage correspondant à votre imageur, et que bien entendu il respecte aussi le devis de poids admissible par la monture. Bonne recherche à vous et n'hésitez pas à questionner. D'autres avis viendront. Ney
  24. Bonjour Monsieur @Mac Murphy, Soyez le bienvenu sur WebAstro. Aussi légitime qu'elle puisse paraitre, voilà une question à laquelle il est pratiquement impossible de répondre tant les possibilités de combinaisons ne sont pas dénombrables tout autant par la diversité des matériels proposés que par l'infinie multiplicité des possibilités d'assemblage. Ceci d'une part. D'autre part, votre question est bien trop ouverte ou trop généraliste pour pouvoir vous donner une réponse qui un tant soit peu, ait du sens. Rien qu'un seul critère sur les oculaires, 1,25" ou 2" auraient déjà pu restreindre le champ de la réflexion, mais il y en a tant d'autres. La réponse de @Skywatcher707 allait bien dans ce sens, à savoir que si vous souhaitez avoir une vue exhaustive des possibilités, il n'y a à ce jour pas beaucoup d'autres possibilités que de les essayer toutes. Pour la majorité ici nous avons essayé une dizaine ou une vingtaine de combinaisons pour un instrument, mon voisin une vingtaine d'autres, car par habitude, connaissance, pratique il a une démarche différente. Ce sera aussi votre cas à l'avenir, forcément. En réalité la réponse à votre question, c'est vous qui la trouverez en lisant les sujets de ce forum, et plus particulièrement les sujets épinglés dans chaque rubrique qui ont été placées là à l'attention de personnes comme vous qui êtes en recherche. L'astronomie n'est pas un fastfood avec un menu qui s'affiche sur un écran où il ne reste plus qu'à cliquer pour être servi. Cela ne marche pas du tout comme cela. Nous sommes tous passés par une période très frustrante j'en conviens, où il a fallu beaucoup lire, en ne comprenant que peu très souvent, puis essayer sur le terrain, se confronter à d'autant plus d'échecs que la compétence était encore essentiellement en devenir. Et encore, là je vais faire le vieux que chaque jour je deviens un peu plus, "de mon temps" internet n'existant pas, les publications étaient plutôt rares, davantage encore si vous habitiez la campagne. Avec les écrits de Camille FLAMMARION, de Pierre BOURGES, de Jean TEXEREAU et autre Christian BUIL plus tard, nous avions fait le tour de ce qui était disponible. Les clubs étaient tout aussi rares. Nous avons retroussé les manches, mangé notre pain noir, et puis de proche en proche, découverte par découverte nous avons progressé. Alors au lieu d'invectiver, faites comme nous, attelez vous à la tâche et vous verrez, les compétences viendront. Oubliez donc le principe de la question/réponse immédiate, ce n'est pas tout à fait cela l'Astronomie amateur. Par contre dès que vous aurez lu et découvert telle ou telle technique, vous aurez alors des questions beaucoup plus précises sur tel ou tel point particulier à poser. Vous verrez alors fleurir de nombreuses réponses parfois très pointues à partir desquelles vous aurez de nouvelles questions avec de nouvelles réponses qui à leur tour déclencheront encore d'autres questions. Ce sera à cet instant que le Forum prend tout son sens et chacun se mobilise pour l'autre. Encore serait-il utile à chacun de connaitre la marque et le modèle de ce que vous avez acquis et cerise sur le gâteau l'endroit où vous l'avez acheté. Il est certes trop tard maintenant, mais une recherche sur ce forum vous aurait informé qu'il ne vous était pas nécessaire de changer tout le porte-oculaire. Lacerta produit un kit spécifique aux instruments SkyWatcher qui permet d'implanter le vernier démultiplicateur et améliore significativement le fonctionnement du porte-oculaire. Une autre fois pour autre chose peut-être. Belle vie d'astronome à vous. Ney
  25. 22Ney44

    Bonsoir à tous

    Bonjour @tga94, La lune est un excellent sujet de début .... et de fin aussi ! Une vie entière d'astronome ne suffit pas à sa découverte. Je vous propose d'installer sur votre ordinateur un logiciel libre " L'Atlas Virtuel de la Lune" vous le trouverez ici : http://ap-i.net/avl/fr/download Cet outil va grandement vous faciliter la préparation de vos observations ainsi que les apprentissages sélènes. Si l'envie astrophoto vous attire, il vous est tout à fait possible de réaliser vos premiers clichés au smartphone derrière l'oculaire. Cela s'appelle la digiscopie http://www.digiscopie.info/Digiscopie-pratique/Digiscopie avec smartphone.htm . Sur notre forum vous avez aussi le sujet traité avec beaucoup de détails. C'est ICI Ney
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