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narnodel

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  1. narnodel

    Premiers CROAssements

    Côté collim je ne peux rien te dire, côté matos à mon avis tu es bon. A mon avis tu n'es pas à des années lumière ! Mais en effet j'ai grossi à x300 (Pentax XW 5mm) pour discerner des choses. Après, comme je n'ai pas de suivi, je n'ai pas pu détailler énormément car la nébuleuse file vite ! Mais j'ai vu qu'elle n'était pas régulière, j'ai eu la sensation de petites fibres concentriques à l'intérieur... mais c'est vraiment dur d'aller plus loin sans suivi. En tout cas avec un 12,5mm c'est normal que tu aies juste vu une bille bleue. Mais rien que la couleur mérite le détour !
  2. narnodel

    Premiers CROAssements

    Dans le Nord relativement à l'hexagone, je suis dans la limite sud-est de l'Ile de France, donc bien plus au sud que les Ardennes ! Mais je commence à croire que j'ai de la chance avec le climat par ici. Cela dit, je l'ai longuement guettée sur les sites de prévisions météo cette éclaircie, car il y en a eu très peu cette semaine. A 23h le ciel était encore voilé, j'avais une plage entre 1h et 7h du matin, il fallait viser juste !
  3. narnodel

    Premiers CROAssements

    Je l’ai observée rapidement en avril dernier ngc 4565, mais j’avais à peine un mois d’astro dans les pattes, je n’avais pas le regard aiguisé à l’époque. J’irai voir ça dans quelques mois !
  4. narnodel

    Premiers CROAssements

    Je vous prie de bien vouloir m’excuser pour cette inondation de CROAs, tant j’ai tardé à rédiger le dernier que voici le nouveau qui s’enchaîne. Ma nuit du 1er au 2 octobre se déroula autour des thèmes d’Andromède, Messier et proches voisins. Une fois n’est pas coutume, je prends la nuit dans l’autre sens : j’ai essayé de me coucher assez tôt pour mettre le réveil à 3h du matin. Une fois passé réveil difficile, le premier coup d’oeil dehors me console de l’épreuve que je viens de surmonter : le ciel est splendide ! La Voie lactée immédiatement visible, le fond du ciel bien obscur et les étoiles par milliers. Une très belle transparence pour ce début de mois d’octobre ! Je m’installe dans le champ, et débute mon observation un peu avant 4h du matin. Une brume bien dense mais heureusement très basse encombre l’horizon. Heureusement que j’ai avec moi mon petit sèche-cheveux sur allume-cigare, je sens que la condensation va s’inviter ! Le ciel est perturbant, tout à tourné par rapport à mes habitudes, Orion est déjà bien haut, je vois Sirius qui apparaît, Véga s’approche de l’horizon, Saturne est bientôt couchée… Une petite impression d’hiver ! Je commence méthodiquement, comme vous vous en doutez, à explorer ma liste d’objets dans Andromède tirés de ce fameux ouvrage (dont je n’oserais plus écrire le nom tant que je l’ai cité récemment). Cette constellation est peuplée de galaxie diverses, 10 au programme, 2 groupes et deux amas Abell. Toutes les galaxies ont été vues (il faut dire que parmi elles il y en a trois sacrément connues), avec une petite difficulté tout de même pour NGC 828, NGC 845 et IC 239, ou la vision indirecte et un peu de concentration se sont imposées. Les autres furent assez faciles, même NGC 404 pourtant extrêmement proche de Mirach mais qui est ressortie sans mal avec l’étoile dans le champ de vision. Mention spéciale pour la sublime NGC 891, qui fait partie des plus belles galaxies que j’ai pu observer. Grande, contrastée, de profil, avec un bel élargissement au niveau du noyau, et surtout j’ai pu apercevoir sans l’ombre d’un doute la bande d'absorption, trait poussière obscures qui la traverse et la coupe en deux ! J’en ai même fait un croquis bâclé pour garder l’idée en mémoire. Les groupes / amas de galaxies furent un peu plus ardus, mais tous ont été vus. Un petit grumeau pour NGC 68-70, 3 galaxies bien aperçues dans le groupe NGC 536-529-531, en revanche je n’ai pas fait un sans faute dans les amas Abell. Dans Abell 262, je n’ai vu qu'une grappe indistincte autour de NGC 703, et NGC 714 plus loin. Dans Abell 347 je n’ai eu de certitude que pour NGC 909, 906 et 911 alors qu'une dizaine aurait pu être présentes. Les amas ouverts sont très modestes, à part l’assez imposant NGC 752, les trois autres (NGC 272, 956 et 7686) ne comptent qu’une poignée d’étoiles chacun. Mais ils présentent des petites formes de crochets ou de zig-zag qui méritent le coup d’oeil. La nébuleuse planétaire NGC 7662, la « Boule de Neige Bleue » est une petite perle d’un bleu éclatant, en grossissant j’ai pu discerner quelques formes fibreuses à l’intérieur de son ovale bien contrasté. PK 107-13.1 m’a donné du fil à retordre. J’avais noté les deux étoiles SAO qui en étaient proches. Mais une fois sur les lieux, je vois qu’une bonne dizaine d’étoiles sont dans la zone potentielle. Ici encore le blinking m’a aidé, en faisant alterner le filtre OIII une de ces étoiles a mieux conservé sont éclat par rapport aux autres. Un petit schéma à la va-vite, et en rentrant j’ai pu vérifier avec satisfaction que c’était bien la NP que je cherchais ! De cette constellation, je retiendrai vraiment (hormis les 3 Messier vus et revus) NGC 891 et NGC 7662. Cette fois-ci, ce fut un sans faute par rapport aux SCP, et surtout, mise à part les trois Messier, uniquement des premières observations ! A propos de Messier… vu l’orientation du ciel et l’avancée de quelques constellations au-dessus de l’horizon, ne serait-il pas temps de boucler ma liste ? Ni une, ni deux, je révise d’abord celles sur lesquelles j’avais laissé un petit doute : M78 dans Orion, visible cette nuit même sans filtre alors même que j’avais peiné dessus en avril, M34 et la très belle M76 dans Persée avec sa forme de petit noeud-papillon. Et j’attaque les nouveaux : M79 dans le Lièvre (pas très bien résolu vu la hauteur), M41 dans le Grand Chien, M50 dans la Licorne, M48 dans l’Hydre… la Poupe est tellement basse, je ne peux voir que M46 et M47, et encore, avec difficulté, le chercheur étant totalement noyé dans le brouillard ! A cet instant de la nuit, il ne me reste plus qu’un seul objet de Messier pour compléter la liste : M93. J’attendrai donc ce qu’il faut, je ne pourrai pas me résoudre à remballer si près du but. De toutes façons, j’avais un autre objectif ce soir : la fameuse comète C/2025 Lemmon. Trouvée sans peine entre les pattes de la Grande Ourse et la queue du Lynx, je suis surpris par l’intensité de l’éclat de son noyau. Bien au delà de n’importe quelle galaxie ! Assez proche d’un amas globulaire très lumineux mais non résolu. La queue est toutefois discrète, le fond du ciel étant assez brumeux à cette hauteur. J’essaie alors de changer de point de vue et sors mes jumelles 20x80. Je ne m’attendais pas à une telle visibilité ! Je vois non seulement très bien le noyau, mais aussi parfaitement la queue, et sur une très belle longueur ! C’est finalement aux jumelles que cette comète m’aura donné le plus beau spectacle. M93 est à peine au-dessus de l’horizon. Il va me falloir encore patienter. Je me décide à céder à la tentation et à jeter un oeil à celle qui est désormais très haute dans le ciel, mais dont j’avais repoussé l’observation tant je suis captivé et perds notion du temps dès lors que j’y jette un oeil : Jupiter. Et cette fois-ci, avec deux yeux. Je monte mes deux orthoscopiques japonais de 6mm sur la bino, vise, fais péniblement le point sur un des lunes… Je suis cloué sur mon siège par tant de beauté. Il me semble même avoir juré à voix haute à cet instant. Je l’avais pourtant bien observée au printemps dernier, mais la vision binoculaire, la hauteur, l’absence de turbulence forte, la collimation plutôt réussie… tout a concordé pour me donner la meilleure image de Jupiter que je n’avais jamais eue. Tellement de détails dans les bandes équatoriales, la Grande tache rouge est cachée, mais une « mini-tache bordeaux » dans la bande nord, des petites volutes, des textures plus sombres, un hémisphère sud strié de multiples fines bandes gris-brun et d’une très fine bande rouge vif interrompue, dont l’avancement indique bien la vitesse de la rotation de l’astre… je ne peux même plus compter ni nommer les détails que j’ai pu admirer (certains me diront : fais un dessin !). La surface de cette planète est décidément surprenante et imprévisible, car pas grand chose ne correspond avec ce qu’affiche Stellarium. Je dirais même que j’en vois davantage. Trois quarts d’heures ont vite passé, les yeux rivés sur la belle géante. Il est temps de faire une pause planétaire et de boucler ma liste de Messier. C’est donc quasiment à genoux que j’ajoute M93 à mes objets observés, achevant ainsi cette fameuse liste vers 5h du matin. Certains la parcourent en une nuit, il m’aura fallu sept mois. Mais tout de même, célébrons l’instant : J’ai bouclé ma liste Messier ! Je replonge mon regard sur Jupiter, avec une courte visite à Uranus qui est parfaitement bien dessiné et stable, petit rond gris-vert d’une grande pureté. Malgré le pare-buée bricolé, l’eau ses dépose sur le secondaire, heureusement le petit sèche-cheveux m’a bien aidé à prolonger la nuit. Le jour se lève, l’horizon devient rouge. Je jette un oeil à Vénus, qui est excessivement lumineuse, mais ne présente qu’une forme gibbeuse très agitée par la turbulence et la dispersion atmosphérique. J’essaie pour la première fois le fameux filtre violet n°47 qui est censé faire des miracles dessus… et bien non, je vois toujours la même forme, mais bleue sombre. Pas de nuages en vue. A côté de Jupiter, le spectacle me semble bien pauvre désormais… J’insiste longuement sur Vénus, le jour se lève franchement. N’y décelant toujours rien de plus malgré mes efforts, je me décide à plier bagage vers 7h du matin, des bandes orangées tourbillonnantes encore plein les yeux… et surtout une belle liste de 110 objets enfin complétée !
  5. narnodel

    Premiers CROAssements

    Et bien quels beaux tableaux vous me montrez tous les deux ! Que d'application ! Je pense déjà essayer lors d'une prochaine session de prendre mes notes au dictaphone, j'ai tellement les doigts congelés, le papier détrempé, la lampe rouge qui se met à clignoter... qu'à la fin de la session je laisse des gribouillis que je n'arrive parfois pas à relire le lendemain. Ensuite il faudra encore que je retranscrive les notes sur un tableau aussi beau que le vôtre... C'est quand même un loisir qui prend du temps cette histoire, non ? Dessiner je n'y suis pas encore, je ne dis pas que je m'y mettrai jamais car c'est un excellent exercice de concentration, mais j'ai encore envie de rester dans la contemplation simple. Oui c'est sûr que je passerai plus de temps sur les objets, il y en a tellement que j'ai bâclés en me disant que j'y retournerai... et c'est déjà trop tard ! C'est bien ce qui m'inquiète, j'ai l'impression qu'une fois sorti des Splendeurs, on entre vraiment dans les objets très anecdotiques et peu remarquables... Cela dit j'ai passé quelques soirées avec l'IDSA en seul guide, en balayant une zone justement, et je suis tombé sur des objets (notamment des amas ouverts, mais aussi quelques galaxies et beaucoup de jolies doubles) qui n'étaient pas dans les Splendeurs et méritaient le coup d'oeil ! Peut-être que pour varier une année prochaine je me ferai un tour avec l'IDSA, j'aurai peut-être de bonnes surprises. Ah mince tu n'as pas une météo favorable par chez toi ! Finalement on n'est pas si mal au nord, depuis août il y a bien une vingtaine de nuits où j'aurais pu balayer la baleine de long en large, hier compris ! (mais je n'y suis pas retourné) Là justement je me demande bien ! 😄
  6. Et pourtant si c'est bien vrai ! Je suis assez nouveau sur le forum, et en astro également, je n'avais pas encore exploré toutes les rubriques. Je n'avais pas imaginé qu'il y ait tant de comètes visibles avec des instruments amateurs. Mais oui je vais davantage suivre les comètes désormais, surtout que je l'aie vue cette nuit cette Lemmon, elle a belle allure, il aurait été dommage que je passe à côté !
  7. narnodel

    Premiers CROAssements

    Oui j'avoue que j'abats les NGC de façon très méthodique. Je m'étais fixé comme objectif de boucler un premier tour des Splendeurs du CP en un an... et je pense être assez bien parti ! Extrêmement précis ton tableau ! Oui il faudrait que je m'y mette... pour l'instant ce sont des bouts de papiers griffonnés qui ont pris l'humidité de la nuit et finissent souvent dans l'allumage du poêle à bois... mes seules vraies traces sont mes CROAs mais pas simple de s'y retrouver en un coup d'oeil. Je ferai ça mieux lors de mon deuxième tour du ciel l'an prochain. IC 1590 est hyper abordable, je pense qu'elle est du même ordre de luminosité que M16 ou M17. Avec un UHC elle va te sauter aux yeux. IC1848 est quand même moins claire, et surtout je crois me souvenir, sauf erreur, que ton strock est équipé en 1,25”, ce qui va limiter le champ. Et il en faut pour celle-là ! Après sous un très bon ciel, si ça se trouve elle se devine à la lunette 60mm... C'est un peu vrai pour IC 1805, mais pour 1848 on voit quand même quelque chose au 300, on arrive à suivre les contours. Et mon ciel n'est pas extraordinaire, je crois que tu es mieux servi par chez toi. Et ça se tente certainement à la FC-100. Quand elles sont vraiment trop difficiles je m'aventure rarement à trop grossir. Sans suivi, le temps que je change l'oculaire et monte le filtre, je les perds de vue... et bonjour la difficulté pour retrouver une PK quasi stellaire à x300 dans un champ presque entièrement obscur à cause du filtre ! J'ai le suivi motorisé pour ma lunette mais je le monte rarement, comme elle ne présente pas d'intérêt à fort grossissement. J'ai déjà échoué dessus mais elle était plutôt claire le soir de la dernière observation. Je dirais du même ordre que M78 (que j'ai revue ce matin donc bien en mémoire)
  8. narnodel

    Premiers CROAssements

    Je prépare bien à l'avance quand même ! Je me fais mes plans et mes listes par constellation, ça fait gagner un temps fou au pointage. Et il est vrai qu'hormis amas ou nébuleuse particulièrement spectaculaire, je ne reste pas des heures sur les objets modestes. Je me contente souvent d'un "vu", d'une ou deux minutes pour chercher des détails, et si rien de vient, je passe au suivant... J'ai bien du temps devant moi pour faire et refaire le tour du ciel ! J'ai cherché mais non. Les nébuleuses PK (et autres catalogues exotiques) ne sont pas renseignées, et surtout il n'y a pas moyen de les enregistrer. Pourtant elles peuvent être visibles sur la photo qui sert de fond, mais rien n'est sélectionnable donc enregistrable sur une liste. Ça m'a compliqué pas mal la tâche certains soirs, j'ai dû revenir le lendemain avec un dessin approximatif des étoiles pour repérer l'objet. C'est vraiment dommage, il y a tous les catalogues dans la version de bureau de Stellarium, ça n'aurait pas coûté grand chose de rentrer ces catalogues dans la version portable (surtout dans la version payante !) Ça devrait tenir dans mon coffre, mais sacré temps d'installation et de mise en station ! Cela dit j'y songe, pour quand le dobson est impraticable à cause de la buée, ça me fait une belle solution de secours. Tant que je ne veux pas faire de planétaire... 🫣 Oui c'est vraiment enrichissant de varier de point de vue, même si évidemment j'en vois souvent un peu moins, j'en vois parfois un peu plus ! Dire que je pensais que ça allait être une petite solution légère cette lunette... une fois le tout monté et les contrepoids installés, c'est quand même un très gros bébé.
  9. T'inquiète c'était prévu de toutes façons. La liste est prête. Ma femme est au courant, je dors dans l'autre chambre. Je vais tenter un petit 2h-6h, ça va piquer mais je devrais bien m'amuser ! Sans ton post, je n'étais même pas au courant pour cette comète , voilà qui attise davantage mon impatience !
  10. narnodel

    Galaxies

    Bonjour Starlord, Qu'utilises-tu comme carte du ciel pour chercher tes galaxies, comme par exemple M51 ? Il faut vraiment une carte détaillée, M51 est près de la queue de la grande ourse (Alkaïd), mais même en partant de là il faut repérer le chemin avec d'autres étoiles moins lumineuses pour y arriver. On ne voit pas les galaxies au chercheur (sauf cas extrêmes comme Andromède et M33), donc pour viser juste il faut bien repérer les faibles étoiles autour. Cela dit, M51 est peu lumineuse, même si c'est une des galaxies les plus faciles, s'il y avait de la Lune, avec un 150mm, ça n'est pas étonnant que tu ne l'aies pas vue. Attends un soir sans Lune. Et je dirais même que la saison n'est plus idéale, la Grande Ourse est beaucoup plus haute au printemps. Pour Andromède, oui c'est normal, elle est énorme et lumineuse mais offre peu de détails, d'autres plus petites galaxies ont finalement des formes plus intéressantes. L'erreur c'est de s'attendre à voir ce que montrent les Astro-photos, mais n'oublie pas : les astrophotos montrent une réalité qui n'existe pas ! A aucun endroit de l'univers on pourrait percevoir les couleurs et les lumières comme les montrent les photos, ce sont des ré-interprétations techniques (et artistiques) du réel. Quant à ta question sur l'astrophoto : sur ton écran tu ne verras quasiment rien en direct. Moins qu'à l'oculaire. Seulement les étoiles les plus brillantes apparaissent sur l'image direct de l'appareil photo. En revanche, avec une pause pas trop longue (même 15s) et un ISO extrêmement élevé (6400 ou plus), tu verras déjà beaucoup. L'image sera très bruitée et très moche, mais ça pourra te servir pour bien centrer ton objet, avant de faire des pauses plus longues, multiples (pour les superposer), avec un ISO bas pour minimiser le bruit. Mais ça, c'est toute une histoire, et je suis vraiment nul dans ce domaine immense !
  11. narnodel

    Premiers CROAssements

    Bonsoir à tous mes chers compères du visuel, Je reviens à nouveau pour une CROA, un peu plus lourd que les autres, puisqu’il s’agit du résumé de cinq belles soirées que j’ai pu avoir durant cette pleine Lune de septembre avant que cette perturbation nous arrose si généreusement ! Appelons ce CROA : la Dernière Ligne Droite Estivale Première soirée, 15 septembre. Après une belle période d’arrosage automatique généralisé, voici le ciel qui se découvre enfin ! Cette soirée était inattendue, les nuages étaient encore supposés être présents, mais le traditionnel petit coup d’oeil avant d’aller me coucher me prouve le contraire. J’ai donc fait simple ce soir là et sorti ma « petite » lunette 152/760 dans le jardin. Après la mise en station la plus sommaire qui soit, je décide d’explorer le Verseau, qui me montre un petit bout entre les arbres de mon jardin. C’est une constellation que je n’ai presque pas visitée pour l’instant. Je trouve sans grande difficulté les galaxies NGC 7371, 7585, 7606, 7723, 7727… mais avec ce diamètre elles m’offrent peu de détails, je suis tout de même content de les percevoir sans trop de mal, avant que le Verseau ne disparaisse derrière les arbres. Je ne manquerai pas d’y retourner avec mon 300mm. Vient le tour de Cassiopée, qui est sans conteste la première constellation que j’ai su reconnaître dans mon enfance avec la Grande Ourse, mais que je n’avais explorée que partiellement jusqu’ici. Et c’est surtout la première fois que j’y jette un oeil dans ma lunette. Je pars de Ruchbach et suis un parcours direct, démarrant par M103, puis poursuivant sur le minuscule AO Trumpler 1, NGC 659, 663, 654, 743… pour arriver à l’ "Homme Musclé" Stock 2. J’étais déjà passé dessus au 300, mais là je le vois dans toute son entièreté, et c’est sans peine que je distingue bien ce prétentieux arborer fièrement ses biceps étoilés ! Enfin le clou du spectacle, les Nébuleuses IC1805 et IC1848 aidées par l’UHC. IC1805, la nébuleuse de la Saint Valentin, est assez peu définie mais je perçois tout de même vaguement ses filaments qui accompagnent les diverses structures étoilées qui l’habitent. Seule se démarque clairement la petite nébuleuse NGC 896 à une de ses extrémités. En revanche IC 1848, la nébuleuse de l’embryon, se dessine parfaitement, et surtout est entièrement englobée dans le champ de vision ! Quelle beau spectacle, j’y passe un certain temps, identifie la tête, les bras, le dos, la jambe… de ce qui est clairement plus un foetus qu’un embryon ! Je vais devoir m’arrêter là, mais avant de partir je jette un petit oeil sur Saturne qui est sorti des arbres. La vision est… offensante. Un pâté rond avec vaguement un petit trait au milieu. A côté du 300mm, on frôle l’insulte au planétaire. En grossissant c’est encore pire, le tout se brouille davantage avec une bonne dose de franges colorées. Voilà qui confirme bien les limites de ma lunette, elle a son domaine de prédilection, tout comme des faiblesses évidentes ! Deuxième soirée, 16 septembre. A la poursuite de Cassiopée ! Je sors cette fois-ci mon 300mm et reprends Cassiopée où je l’avais laissée, en commençant par les deux belles nébuleuses IC1805 et IC1848. Ici clairement ma lunette montre sa supériorité. Même oculaire, même filtre, mais je peine à discerner les contours. Seule NGC 896 ressort mieux, ainsi que les AO Stock 7 et NGC 1027 un peu plus fournis. La forme du foetus n’apparaît que parce que j’ai en mémoire la vision de la veille… Je me concentre ensuite sur les autres nébuleuses de la constellation. Le filtre OIII en place, j’explore les nébuleuses planétaires. IC289 à 150x me montre une tache que je ne détaille pas davantage, IC 1747 une très petite bulle presque stellaire mais contrastée. Les deux autres, PK 114-4.1 et PK 112-10.1 sont un peu plus difficiles, je les perçois mieux en prenant un peu de recul à 65x avec le filtre UHC. La première n’est qu’une tache floue, mais la deuxième, qui borde une étoile, semble par intermittence prendre une forme de trognon de pomme qui pourrait rappeler M27… mais je ne suis pas sûr de moi, c’est une vision très fugace et je me méfie de mes premières observations. En passant par M52, j’observe la nébuleuse de la Bulle NGC 7635. C’est une nébuleuse assez petite (je grossis à x150) et exigeante, mais je finis par discerner une forme de Yin (ou de Yang) enroulée contre une étoile. IC 59-63 est extrêmement difficile, notamment en raison de l’éblouissement engendré par γ. J’essaie différents filtres, et finalement c’est sans rien, en utilisant la méthode du « gigotage », que je finis par discerner à peine une vague zone plus laiteuse que le reste. A la limite entre la perception et l’imagination… Il paraîtrait qu’un filtre Hβ pourrait aider, voilà encore un futur prétexte pour dépenser plus d’argent que nécessaire ! Le rémanent de supernova Sh 2-188 est également très difficile, mais je finis par percevoir la zone en vision décalée, avec le filtre OIII, de façon très intermittente. J’espérais un mini-dentelles du cygne, on en est très, très loin, en tout cas à mon diamètre ! Je fais un tout petit détour à côté par l’AO NGC 436 et bien sûr le magnifique amas de la Chouette NGC 457, déjà observé maintes fois ! Je termine l’exploration de nébuleuses par la splendide IC 1590, la nébuleuse de Pac-Man, qui est vraiment LA nébuleuse de la constellation à observer. Avec le filtre UHC, elle donne l’impression d’un visage renfrogné caricatural, avec un petit groupe d’étoiles en guise d’oeil. C’est peut-être une impression due à la difficulté des nébuleuses précédentes mais j’ai vraiment envie de la classer dans la famille des grandes nébuleuses à effet Wouaw, à côté des beautés du Sagittaire, d’Orion et du Cygne. Je termine la nuit par un petite observation de Jupiter au binoculaire, au grossissement x150. Elle encore basse, mais c’est la première fois que je la vois si haute avec mes deux yeux. La grande tache rouge apparaît comme le nez au milieu de la figure, pile au centre. L’analyse des couleurs est bien plus efficace avec un oeil de plus ! J’ai hâte de pouvoir l’observer quand elle sera plus haute dans le ciel, et que je pourrai mieux profiter des méandres de ses bandes… Troisième soirée, samedi 17 septembre. Cette fois-ci, je fais les choses sérieusement et m’installe dans le champ à côté de chez moi, pour explorer librement l’horizon sud. Au programme, le Capricorne, le Verseau, le Microscope et le Poisson Austral. Le Capricorne n’est pas très généreux. Hormis le bel AG M30, je passe sans difficulté mais sans émerveillement sur deux galaxies NGC 6907 et 6903, le groupe Hickson 87 est très - trop - difficile, j’ai à peine la sensation de 2/3 taches galactiques en agitant le tube… l’amas Palomar 12 montre une vague lueur sous deux étoiles (en agitant aussi) mais impossible à résoudre. Je me rabats sur l’observations des doubles Al Giedi (si grande que résolue au chercheur), de la jolie paire jaune-bleue de Dabih, et de la petite carbonée RT Capricornis. Je termine dans le Capricorne par un nouvel essai sur notre petite planète naine Pluton. Sans succès, l’objet est assurément pointé, mais rien ne parvient à ma rétine. Peut-être un minuscule flash en vision décalée, un petit photon qui viendrait heurter un bâtonnet, mais trop aléatoire et furtif pour assurer qu’un monde lointain se trouve bien ici… D’ailleurs je vous pose cette question qui me taraude depuis un moment : pourquoi les astrologues nous bassinent en ce moment avec « Pluton en Verseau » alors qu’il est clairement en Capricorne ? Les astrologues n’auraient pas accès aux cartes mises à jour ou y a-t-il des notions d’astrologie qui m’échappent ? Sous le Capricorne, le Microscope est au méridien. La galaxie NGC 6925 apparaît très vaguement, en revanche rien n’est convaincant pour NGC 6958. Il faut dire que je pointe à -37°, le sol est visible dans mon chercheur ! La galaxie est pourtant exactement au méridien, je me résous à accepter que je ne la verrai pas de chez moi. Au moins, α forme une jolie petite double, je ne serai pas bredouille sur ce Microscope ! Le Verseau est désormais plus proche du méridien. Je commence par la galaxie NGC 7184, dont je n’arrive pas bien à discerner la zone centrale pourtant spectaculaire sur les photos ! Après un passage rapide sur les deux Messier M72 et M73, je m’attarde sur la Nébuleuse de Saturne, déjà visitée plusieurs fois, qui est une vraie beauté. Son bleu-vert est éclatant sans filtre. En grossissant à 300x, avec le filtre OIII, j’arrive à distinguer une structure annulaire à l’intérieur, et surtout très légèrement ses deux petites excroissances sur le côté qui lui donnent son nom. De l’autre côté de la constellation, la nébuleuse Cederblad 211 autour de R aquarii est autrement plus ingrate. Je finis par distinguer une très vague nébulosité avec le filtre UHC, en vision indirecte, mais sans pouvoir affirmer avec certitude que ce n’est pas juste le reflet de R dans l’oculaire… J’échoue également sur l’AG NGC 7492, ce qui est très décevant pour un objet NGC ! Je suis sûr de mon pointage, mais ce que je crois voir est trop pâle pour être certain. J’enchaîne ensuite les galaxies (dans l’ordre NGC 7727, 7723, 7606, 7585, 7371, 7252, 7284, 7377). Je ne vais pas détailler, certaines furent faciles, d’autres très difficiles, certaines avec un beau noyau, certaines rondes et d’autres allongées… mais toutes ont été vues ! Je termine la constellation par l’imposante NP Helix, qui pourtant presque invisible sans filtre, est spectaculaire dès lors que le filtre OIII est monté. Une belle et grande trace de rouge à lèvres au milieu de l’espace… en tout cas c’est ce qu’elle m’évoque ! En attendant que le Poisson Austral finisse son ascension, je décide de terminer mon exploration de Cassiopée. Il me reste une belle collection d’amas ouverts à observer. Je commence par NGC 7789 récemment recommandé par @GeoffreyJoe, et qui est en effet spectaculaire par sa densité et sa taille imposante, il emplit tout mon champ de vision à x65. J’explore ensuite tous les autres AO recommandés dans les Splendeurs du CP : NGC 7790, 7788, King 12, NGC 103, 109, 225, 381, Alessi 1, Collinder 463, dans cet ordre. Quelle belle déclinaison d’amas ! Comme un exercice de style, des grands, des petits, des étoiles par milliers ou qui se comptent sur les doigts de la main, certains très définis, d’autres nébuleux… Cassiopée n’est pas très riche en galaxies, mais les Splendeurs en recommandent tout de même quelques unes. Les deux répertoriées également par Caldwell, NGC 185 et 147, sont très grandes, et assez diffuses, donc assez peu spectaculaires. Non loin, NGC 278 est finalement plus jolie, avec son noyau défini, je crois même en deviner une tendance spirale. IC 10 est une vague et grande zone sans contraste. Quant à UGCA 34… je pense voir une zone nébuleuse entre deux étoiles. En vérifiant plus tard sur les Splendeurs du CP, ça pourrait correspondre. A classer dans les « incertains probables » ! C’est ainsi que j’achève cette exploration de Cassiopée, étalée sur trois nuits. 40 objets, dont une bonne trentaine de nouveaux, tous visés, tous probablement vus mais avec une petite incertitude sur la dernière galaxie… beau succès ! En tout cas, de cette constellation je retiendrai la Nébuleuse PacMan IC 1590, la Nébuleuse de l’Embryon IC 1848, et les amas ouverts Stock 2 « l’Homme Musclé », NGC 457 « La Chouette » et le splendide AO NGC 7789. Il y a de quoi se ravir la rétine ! Il est tard, minuit est largement passée, mais le Poisson Austral est si proche du méridien que je ne peux me priver d’une petite exploration. Je vois sans peine la galaxie NGC 7314 qui forme un bel ovale vertical, et à ma surprise je vois également le groupe Hickson 90 ! Un grumeau constitué de NGC 7176, 7174 et 7172, et un peu plus loin le noyau de NGC 7163. Nous sommes pourtant à -31°, voilà le groupe de galaxie le plus méridional que j’ai vu jusqu’à présent ! Je finis le tour de cette constellation par l’observation des doubles β, η et γ, et poursuis un peu plus bas sur l’étoile γ de la Grue. Rien d’exceptionnel mais voir un bout de la Grue me donne comme une impression de voyage vers des contrées plus méridionales… Quatrième soirée, 18 septembre : A la conquête du Dragon. Il me restait une seule constellation pour pouvoir boucler le volume Eté des Splendeurs du CP, j’y ai donc consacré cette soirée avant qu’il ne soit trop tard. Le Dragon est une belle collection de galaxies. J’en ai listé 23 à observer sur les Splendeurs, ayant mis de côté le groupe Hickson 55 que je sais d’office hors de portée. Je ne vais pas détailler ici, même si pour une fois mon compte-rendu était plutôt précis. Les 23 galaxies prévues ont toutes été observées, dans un ordre bien anticipé, en partant de la queue du Dragon, en suivant la courbe du corps pour arriver au sommet des ailes. Certaines ont été très difficiles et donc peu impressionnantes (les plus difficiles ont été NGC 4236 et NGC 6286), mais je retiendrai tout de mêmes certaines assez contrastées et intéressantes (NGC 4125, 3147, 5879, 5982, 6654), et certaines vraiment remarquables comme bien sûr M102, mais aussi NGC 5907 qui montre une élégante ligne de profil ainsi que NGC 6503, imposante et bien lumineuse. J’ai également visité les deux nébuleuses planétaires répertoriées, NGC 6543 bien sûr, le fameux « Oeil de chat », déjà observé plusieurs fois, et aussi la discrète NGC 6742 qui se présente comme un petit disque pâle à la limite du visible. Je termine cette soirée par un petit tour des objets discrets de la Lyre, notamment les très difficiles à repérer NP PK64+15.1 et NGC 6775, la petite galaxie NGC 6703 et le très pâle AO NGC 6791. Histoire d’être bien certain qu’aucun ne m’avait échappé dans cette petite constellation. Cinquième soirée, 20 septembre : modeste incursion dans le Lézard. Voilà une constellation dans laquelle je n’avais jamais plongé l’oculaire. J’ai noté que moins les constellations sont faciles à identifier à l’oeil nu, plus tard je m’y penche. Pour le lézard, j’ai opté pour la lunette 152mm, histoire d’avoir une première introduction en vue large. Malheureusement, à cet instant elle était à la fois au zénith et au méridien, ce qui ne facilite vraiment pas la manipulation de la monture équatoriale ! Les AO NGC 7209, 7243, 7296 et IC 1434 ont été repérés sans peine (je commence à beaucoup apprécier suivre la grille équatoriale aux flexibles, sans décoller l’oeil de l’oculaire…). Mention spéciale pour le bel AO NGC 7243, assez gigantesque et fourni, et dont la forme rappelle une hélice. Je suis content de l’avoir vu à la lunette, je ne l’aurais peut-être pas englobé au 300mm. IC 1434 était en revanche très peu résolu et mériterait un diamètre plus large. Deux NP étaient proposées dans les listes des Splendeurs, IC 5217 et PK 100-8.1. Toutes deux assez semblables, presque stellaires. J’ai toujours un peu de mal à viser les objets PK car malheureusement Stellarium ne les connaît pas, je cherche généralement une étoile répertoriée assez proche, mais suis livré à moi-même sur la fin… Cela dit les deux NP se sont révélées grâce à la méthode du « blinking » avec le filtre OIII. En grossissant convenablement mais pas trop (76x) sur la zone suspecte, et en passant brièvement le filtre entre mon oeil et l’oculaire, les deux petits points verts se sont illuminés entre les étoiles comme par magie. Ma lunette ne me dévoilera pas davantage sur ces NP mais je suis déjà heureux de savoir qu’elle peut me révéler d’aussi modestes objets comme des nébuleuses géantes dans leur entièreté ! Et voici comment j’achève enfin cette éprouvante dernière ligne droite avant d’entrer dans l’automne (et de dormir 10h trois nuits de suite). Je ne pensais pas avoir le temps d’en faire autant, mais en cinq nuits et probablement près d’une vingtaine d’heures passées dehors, j’ai pu explorer une belle panoplie de constellations (Cassiopée, le Dragon, la Lyre, le Capricorne, le Verseau, le Poisson Austral, le Microscope, le Lézard), avec encore une fois les Splendeurs du ciel profond et mes petites cartes / listes maison qui en sont extraites comme guides. Je suis bien heureux du nombre d’objets découverts et re-découverts, pour finalement très peu d’échecs (trois en comptant Pluton), 5 objets incertains (mais probables), et un seul abandon ! Voilà une très, très belle moisson que m’ont offerte ces dernières belles nuits sans Lune de l’été !
  12. Magnifique ! Beau rendu de l'éclat du noyau. Voilà qui me conforte encore dans l'idée de mettre mon réveil très tôt cette nuit !
  13. Merci pour le tuyau du n°23 sur les doubles ! Je l'utilise de temps en temps sur la Lune pour bien stabiliser l'image (et le rendu visuel est très beau avec...), mais je n'y avais pas songé pour les doubles. 1,8“ de séparation ! Pas mal dis-donc cette lunette 100mm, sur le 300 c'est pas loin du maximum que j'arrive à avoir avant de me contenter d'une cacahuète !
  14. narnodel

    formation D.U ecu

    Ça a l'air plus léger quand même (60h sur l'année) ! J'ai l'impression que l'ensemble des parcours (il y en a 8 de mémoire) constitue une formation plus approfondie que le DU ECU, mais à ce que j'ai compris on ne peut faire qu'un parcours par an... il en faut du temps pour faire les 8. Je pense que le parcours 1 devrait être plutôt aisé, en ce qui me concerne j'ai une licence de physique mais qui date tellement (déjà 20 ans... c'est qu'on se fait vieux par ici) que je vais me dérouiller un peu les neurones et commencer doucement. Ça me fera de bonnes révisions pour repartir sur des bases un peu moins vétustes.
  15. Je me suis permis d'estimer la longueur de la fameuse lunette, en effet ce doit être un objet impressionnant ! Vous avez dû en prendre plein les yeux avec ces "grands classiques" qui sont déjà gratifiants en plaine !
  16. Magnifique ! Je suis jaloux de cette bande d'absorption sur NGC7331. Je l'avais observée lors d'une soirée claire dans le Morvan (en théorie Bortle 2-3), mais j'étais bien loin d'avoir autant de détails. Il est vrai qu'à ce grossissement chez moi, les objets défilent en 5 secondes à l'oculaire, l'idée d'une construction de table équatoriale commence à me démanger légèrement... Avec ce nouveau système de mesure de dérive du suivi que nous pourrions nommer "seconde d'arc / vessie", j'aurais de quoi me baser sur des chiffres solides ! Belle interprétation de M17 également !
  17. narnodel

    formation D.U ecu

    Et bien je me suis lancé, j'ai envoyé ma candidature ! Parcours 1, je commence facile... J'en ferai un retour dans quelques temps !
  18. Je confirme bien l'impression : dans mes observations début septembre l'ombre était visible et soulignait d'un trait sombre l'anneau sur le disque planétaire, et j'y ai passé pas mal de temps ces derniers jours et l'ombre est devenu invisible. Juste le trait un peu plus lumineux des annea !ux ! Content de voir que ce n'est pas juste mes yeux (ou ma collimation) qui fatiguent !
  19. narnodel

    Premiers CROAssements

    Bravo ! Il ne doit donc t'en rester plus que 4... Elles donnent souvent du fil à retordre ces PK. Je n'ai pas encore exploré Andromède, il me tarde d'y jeter un oeil. Depuis 4 jours j'ai enchaîné l'intégralité de 7 constellations, j'ai beaucoup de sommeil à rattraper, et de longs CROA à rédiger ! Et surtout je viens de boucler hier soir le volume "été" ! Sauf erreur de liste (je referai un tour de vérification en 2026), 100% des objets visés, hormis ceux clairement destinés aux diamètres hors de portée. Quelques échecs tout de même mais ça me fait une belle collections d'objets déjà !
  20. Merci pour le petit voyage céleste ! Même si quelques centaines de kilomètres au nord de chez toi, j'ai eu la même éclaircie surprise au même moment avant-hier, nous avons visiblement exploré les mêmes objets au même moment ! NGC 7789 est au programme de la nuit qui arrive (ou celle de demain, je vais mettre le paquet dans cette petite parenthèse de beau temps), hâte de le voir vu ce que tout le monde en dit ! M11 c'est un de mes amas ouverts préférés, il ne sera plus visible longtemps... Oui NGC7000 est tellement grande qu'au 300 j'ai eu du mal à la cerner. Maintenant je m'y fais, c'est une de mes cibles récurrentes, mais vraiment trop grande pour l'apprécier dans un 300 Ça ne m'étonne pas que tu en aies eu un superbe aperçu dans une petite lunette ! Je l'ai même vue une fois avec un ciel exceptionnel dans mes jumelles hibou avec des filtres montés. En revanche, j'ai toujours eu un doute quant à ce golfe du Mexique, moi j'ai plutôt l'impression que c'est la région des grands lacs, mais dans ce cas il manquerait la Floride... Oui tout à fait d'accord. Après quelques mois au 300 (qui a été mon instrument de débutant), je me suis pris une lunette 152/760, et beaucoup de nébuleuses que je n'avais jamais pu voir se sont révélées d'un coup. NGC7000 mieux définie que jamais, mais aussi celle du pélican juste à côté, la trompe d'éléphant dans Céphée, l'Embryon dans Cassiopée... toutes ces régions gazeuses que j'avais peu ou très mal vues au 300 se sont illuminées !
  21. narnodel

    formation D.U ecu

    Bonjour à ceux qui se sont inscrits au DU ECU ! Grâce à vous j'ai pris connaissance de ce DU le ... 4 septembre ! Soit 4 jours après la clôture. Le contenu avait l'air fort intéressant... tant pis pour moi. Par contre j'ai vu qu'il y avait également proposé un DU Lumières sur L'Univers, avec plusieurs parcours au choix, et pour lequel on peut s'inscrire jusqu'au 25 septembre. Chaque parcours a l'air plus léger que le DU ECU (ce qui m'arrange un peu), mais moins complet. Il faudrait donc plusieurs parcours (et donc années) pour avoir l'équivalence en contenu du DU ECU. Est-ce qu'il y en a certains qui ont déjà testé ces parcours Lumières sur L'Univers ?
  22. Magnifique ! En métropole elle était splendide également, un petit aperçu du spectacle : (😪)
  23. narnodel

    Premiers CROAssements

    Avec cet Hector de 250mm, il y a très peu de chances pour que tu regrettes ton investissement ! (et même avec ton chercheur, tu en auras quelques uns !! 😁)
  24. narnodel

    Premiers CROAssements

    Minuscule CROA de la petite sortie de tout à l'heure : Soirée à deux yeux ! Je n'ai utilisé presque que ma bino ce soir. D'abord à x100, recherche de quelques étoiles notables dans Cassiopée. ι est une très jolie triple, mais très serrée. C est facilement discernable, mais B est vraiment proche. Mais une fois l'oeil aguerri, le tout forme un très beau triangle asymétrique ! η est beaucoup plus simple à distinguer, et surtout la couleur de la petite compagne, un peu rouge-violet discernable au 300, rend le duo intéressant. J'ai l'impression que les couleurs ressortent mieux avec le fond du ciel un peu lumineux à cause de la Lune, ce n'est pas la première fois que je note ça... σ est très, très serrée, à la limite de la distinction, mais avec de l'attention on y arrive. Il y a bien deux points, c'est plus qu'une "cacahuète" ! WZ est une très belle carbonée bien cuivrée et facile, par contre W ce soir a été extrêmement difficile à trouver. J'ai fini par y arriver et voir sa teinte rouge sombre, mais cette variable est plutôt dans sa phase faible en ce moment... Passons ensuite à la Lune ! Là les deux yeux sont un régal. A x100, l'image est saisissante de beauté, la Lune presque en entier. L'impression de flotter dans l'espace et de pouvoir la toucher... Je me perds un peu sur le terminateur et les diverses mers, et retourne comme à chaque fois sur l'arène de Platon (dont @Lune cendrée et moi-même sommes actuellement les plus fidèles compteurs de ses craterlets). Je monte cette fois-ci le grossissement à x250, la première fois que je peux y aller puisque je viens de recevoir mon deuxième orthoscopique 6mm. Le positionnement est exigeant, mais une fois bien réglé, que de détails ! Je compte 5 craterlets sans difficulté, alors que le terminateur est très loin, et qu'il n'y a aucun contraste sur l'arène. J'aurais pu faire bien plus dans une meilleure phase, le fait d'avoir deux yeux donne un immersion et une capacité d'analyse des détails énorme. Et enfin, Saturne, là encore pour la première fois au bino à x250. Vision magnifique, la turbulence est faible ce soir. Dans certains trous, je discerne la division de Cassini, qui est pourtant très aplatie ! J'ai l'impression de ne rien perdre par rapport aux belles astro-photos postées ici, or ici ni empilement ni déconvolution ! Je crois voir un sixième satellite, avant de constater que c'est HD224860 qui est venue jouer les trouble-fête entre Dioné et Rhéa. L'illusion était parfaite ! En une heure passée sur la planète, j'essaie différents filtres, les bleus n'apportent rien et même soulignent le chromatisme (dispersion atmosphérique ou défaut de ma bino?), rendant l'image plus molle et moins contrastée. Le #80A était super sur Jupiter, là il me massacre Saturne ! En revanche j'apprécie beaucoup le petit plus que donnent le jaune-vert #11 et l'orange #21. Ils contrôlent assez bien les reflets internes de la bino, donnent une sensation d'image très nette sans dénaturer la vue, et mettent bien en valeur le contraste des bandes. Avec le #21, le contraste de la zone claire sous l'anneau est saisissant. Le vert #58a donne une image bien nette et contrastée également, j'ai l'impression de bien voir l'assombrissement aux pôles, mais l'écart avec la réalité me dérange un peu. Je termine la soirée en repassant sur un oeil, au Pentax XW 5mm. Je guette la sortie d'Encelade, mais trop près de l'anneau, je n'arrive pas à le voir. Pourtant l'image à x300 est magnifique, je mesure alors la qualité du Pentax dans un soir calme comme aujourd'hui. Malgré tout ce qu'elle apporte, je ne peux pas dire que la bino laisse l'image intacte, avec tous ces reflets internes. Passer au Pentax donne une sensation de pureté impeccable... mais beaucoup plus fatigante avec un seul oeil. A quelques pas d'ici je rends visite à la belle perle bleue de Neptune. Je cherche son petit compagnon, qui devrait en théorie pouvoir être aperçu. Je crois le déceler l'espace d'un instant, en vision décalée... ça pourrait correspondre à ce que je vérifie ensuite sur Stellarium... mais c'est vraiment très incertain, le fond du ciel lunaire n'aide pas à voir le pauvre Triton avec sa magnitude de 13,5. Une autre nuit sans Lune je m'y appliquerai davantage. Les nuages arrivent, je dois me coucher, tout est parfaitement synchronisé. Et voilà, deux petites heures dont une sur Saturne, j'ai finalement de quoi m'occuper même quand le ciel profond m'est interdit !
  25. Merci pour ce retour ! Et pour aller à contre-courant, là où on aurait tendance à vouloir pousser le diamètre pour en voir davantage, j'admire l'approche minimaliste qui consiste à réduire le diamètre pour voir jusqu'où on peut aller pour voir encore quelque chose. Je n'avais pas réalisé que Chi variait autant, en jetant un oeil aux Splendeurs du CP je viens de voir qu'elle allait de 3,3 à 14,2 ! Si tu tiens tes observations tu vas en effet constater du changement ! Je me demande à quoi ressembleraient la vie sur une planète habitable en orbite autour d'une telle variable...
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