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Tout ce qui a été posté par narnodel
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J'ai bien étudié la question, avec cette histoire de "back-focus" ou quelque chose comme ça, je ne pourrai plus faire la mise au point. A moins de scier mon tube par le bas sur 3cm... mais je ne suis pas prêt psychologiquement. Et la barrette, c'est compliqué, l'araignée est pile en face du porte oculaire. Non je ne vois pas trop de solution simple et non destructive... Ooooh moi aussi... mais nous aventurons pas trop sur cette pente glissante...
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Oui je sais j'ai brouillé les pistes, ayant d'ailleurs exploré cet amas le même soir... Mais je trouve quand même que M17 ressemble plus à un canard qu'à un cygne, le cou n'est pas si long que ça dans cette nébuleuse. C'est entre les deux. On va dire. Le débat est ouvert !
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Ah ça c'est sûr que les attentes sont différentes ! On peut (moi le premier) s'émerveiller devant un quasar ou une nébuleuse planétaire improbable, qui ne sont que des points parmi d'autres. Mais on s'émerveille surtout de l'exploit de les avoir détectés ! Alors que pour les stars du ciel comme M57 localisables en quelques secondes, et que tout astram a déjà eu maintes fois dans son oculaire... on veut du sensationnel ! 😉
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Je viens déjà de le mettre au pluriel... avant d'être plus inspiré ! (ça ferait un peu pompeux que j'intitule mes propres CROA "chants du cygne dans toute leur splendeur", quand même 😉 )
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Salut à tous ! Je commence à avoir du retard, je m’étais dit que je ferai l’effort d’un CROA à chaque belle nuit d’observation, mais en voilà déjà trois de passées ! Je ne vous aurai donc pas raconté ma nuit du 29 mai « spécial nouveaux Messier » (15 d’un coup !), entre le Serpent, la Flèche, le Petit Renard, l’Ecu et le Sagittaire. Je n’aurai gardé aucune trace écrite de mon émerveillement dans la découverte de l’épatante Haltère M27, la mystérieuse M16 et ses fameux piliers (que je ne prétendrais pas avoir vu si clairement). Je n’aurai rien noté de mon émotion devant l’intrigant canard spatial de M17, le trèfle à 4 feuilles M20, l’écrasante M8 qui rivalise avec celle d’Orion. Non, tout cela restera dans l’oubli. Pas de traces non plus de cette soirée il y a 3 jours, où j’ai repris méthodiquement les listes des Splendeurs du ciel profond, et où j’ai minutieusement et exhaustivement parcouru le haut de la Balance et toute la tête du Serpent. Et où j’aurais pu faire un sans faute si je n’avais pas lamentablement échoué malgré mon insistance sur l’AG Palomar 5, et l’objet de Hoag… Je ne laisserai donc pas disparaître dans l’oubli la nuit d’hier à aujourd’hui ! Qui fut à la fois longue et forte par ses découvertes, mais exceptionnellement courte par la durée de mon sommeil… Nous sommes le 17 juin, 23h. La météo annonce des nuages qui vont apparaître progressivement, je ne vais donc pas dans les champs mais me contente de mon jardin pour cette nuit. Toujours entouré d’arbres, adieu le Sagittaire et le Scorpion, je vais viser plus haut. Avant que la nuit tombe complètement, je m’exerce à parcourir quelques étoiles doubles du Bouvier. Pour l’occasion je sors pour la première fois mon Interstellarum Deep Sky Atlas (appelons-le le IDSA), j’en parcours une petite dizaine, tantôt faciles, tantôt si proches qu’elles se noient dans la turbulence et présente une simple forme de patate. J’en trouve une mignonne, de mémoire STF 1879… mais je ne note pas en détail. Je n’en suis pas encore là. La nuit est désormais tombée, il est 23h30. Hercule est très haut, je tourne quelques pages de mon IDSA. Je pars d’un repère facile, M13. Il est extrêmement bien défini, comme à ma première observation en avril, le ciel n’est pourtant pas très noir en cette saison, mais visiblement très transparent ! Je reste sur ma page de l’IDSA et décide de cheminer au hasard de mon trajet, sans liste établie. Je découvre le plaisir de naviguer sans écran, on a certes moins de détails mais quelle liberté ! Je me contente des objets de difficulté moyenne, je sais que le ciel n’est pas assez sombre en ce moment pour aller chercher dans l’extrême. Je trouve la galaxie NGC 6207 juste à côté de M13, dont le noyau est bien clair en vision directe, mais l'ovale seulement en décalé. Je passe vite sur M92 que j’avais déjà vu, puis vais rendre visite à NGC 6229, un autre AG à peine plus résolu qu’une flaque ronde. Mais bien visible tout de même. Je continue ma promenade, NGC 6155 sur le passage, galaxie qui présente une simple tache ovale, puis je vais rendre visite au duo IC 1152-1153. Là les choses se compliquent, je suis vraiment au zénith, et je dois tourner dans tous les sens pour trouver mon chemin. Je cède et passe sur Stellarium, qui est quand même plus commode dans la situation. Je finir par trouver les deux galaxies, mais ce sont vraiment des présences légères plus que des zones définies. En retournant vers φ je croise le chemin de STF 2015, encore un petit couple collé l’un à l’autre ! L’IDSA me mène vers UGC 10200. Si j’arrive à la voir, ce serait une première pour moi dans ce catalogue ! J’insiste un moment, croyant ne pas y arriver, jusqu’à réaliser que ce que je croyais être une faible étoile est un peu trop étalé et flou pour en être une. Une minuscule galaxie de mag 13,5 ! Le ciel n’est donc pas si mauvais si j’arrive à la voir. Juste en-dessous, la quasi ponctuelle NP NGC 6058. Je teste la méthode du « blinking », en alternant vite à la main le filtre UHC devant l’oculaire (je rêverais d’une barrette ou d’une roue, mais je crois bien que c’est impossible sur mon newton…). Ça me permet tout de même de la mettre en évidence. Sans ça, il m’aurait été difficile de jurer que ce n’était pas une étoile ! Le ciel a déjà bien tourné, et voilà Céphée en entier qui dépasse au-dessus des arbres. J’avais son exploration en projet depuis des semaines, il est temps de m’y atteler ! Je dois tout de même déplacer un peu mon gros compagnon pour ça, je regrette bien de n’avoir pas encore bricolé des roulettes à cet effet. Commençons par l’énorme IC 1396. J’utilise pour cela le nouvel oculaire 38mm Artesky (sur les conseils de @GeoffreyJoe, j’ai l’impression que c’est exactement le même que l’Omegon). Il ne m’offre pas la même propreté d’image que le Pentax 23mm, mais il a le mérite d’être sacrément plus large. Même là, la nébuleuse ne rentre pas à moitié. Je n’en discerne que des bribes, même l’UHC monté. Une grosse zone un peu plus claire, une traînée vaguement plus sombre au centre… mais il m’est impossible de l’apprécier dans sa forme globale. Elle est vraiment, vraiment très, très grosse. Revenons à des objets de taille plus raisonnable. NGC 40, très jolie petite NP avec son étoile centrale très nette. Elle me charme par sa forme bien dessinée, il faut dire que son nom « noeud papillon » attire déjà la sympathie ! En revanche, NGC 7139 est plus que décevante. J’y passe de nombreuses minutes, à vérifier et re-vérifier son emplacement… Je finis par la déceler avec l’OIII, mais c’est un disque à peine perceptible en vision décalée. C’est je crois la NP que j’ai eu le plus de mal à discerner ! J’aime bien les NP avec des formes claires et originales, là je ne suis pas gâté… NGC 7023, la nébuleuse de l’Iris, me console bien. Eclairée par son étoile, elle me révèle quelques détails dans sa texture. J’enchaîne sur une autre nébuleuse par réflexion, NGC 7129, une belle lueur qui accompagne la forme d’un petit amas ouvert. Un autre amas ouvert sur le passage, NGC 7160. NGC 7235 un peu plus bas, un amas ouvert qui tire un peu plus sur le globulaire peu lumineux. Si je peux me permettre… Ensuite une très belle surprise sur NGC 7380 ! Magnifique nébuleuse au milieu d’un amas, mise en valeur par l’UHC, qui révèle beaucoup de détails dans sa texture. C’est avec la petite NP du Noeud papillon ma favorite de cette constellation ! Pas très loin, la NP NGC 7354, qui avec l’OIII révèle une belle forme de petit disque très net. En me dirigeant vers NGC 7510 j’observe dans le viseur un astérisme assez remarquable, un V presque parfait, constitué d’une dizaine d’étoile, alignée en deux segments presque rectilignes. L’univers a ses mystères… Je tombe sur l’AO 7510, qui ressemble un peu à cet astérisme, mais en beaucoup plus dense et plus petit ! Très joli amas. Je vais vers la nébuleuse NGC 7538. Avec l’UHC, on en discerne assez bien la forme en vision directe, même si les contours sont flous. Ce qui est troublant, c’est ces deux petites étoiles de même magnitude pile au centre, qui donnent l’impression de deux yeux brillants se détachant d’un corps sombre tapi dans l’obscurité… Je fais une pause et lève un peu les yeux au ciel ! Tiens, le Cygne est très haut, c’est la première fois que je le vois dans mon jardin ! Je vais enfin pouvoir tester ma dernière acquisition faite grâce au paiement en 4x (et encore poussée par les conseils de GeoffreyJoe, il va me mener à la ruine). Je vais voir les dentelles dans mon 38mm, équipé de mon tout nouveau OIII en 2”, une première ! Quelle merveille ! Les deux grandes parties des dentelles, chacune tenant en entier dans mon champ de vision ! J’alterne avec le 23mm, en effet je capte légèrement plus de détails avec ce dernier, mais c’est un plaisir de voir l’objet en entier au 38mm. Et le filtre OIII m’emmène encore plus loin dans les volutes tortueuses de la Grande Dentelle… Un petit tour au 38mm avec l’UHC sur l’Amérique du Nord, j’en ai une vision plus large, quoique toujours partielle, j’en distingue mieux la forme générale. Cet oculaire n’est pas exceptionnel en soi, mais il m’apporte quand même pas mal de confort sur les objets géants. Retour sur Céphée, il me reste 3 objets à observer sur ma liste. NGC 6951, un galaxie tout ce qu’il y a de plus galactique (càd, un ovale flou), l’amas ouvert assez large NGC 6939, et juste à côté, une grande galaxie NGC 6946. Elle est parfaitement de face, mais pas assez lumineuse pour qu’on en distingue les bras spiralés, ce qui ne joue pas en sa faveur. Elle restera donc à mes yeux, en tout cas pour cette nuit, une grosse tache floue et ronde. Je finis donc sur cette galaxie mon observation de tous les objets cité par Laurent Ferrero dans son ouvrage ! (je crois finir, en rédigeant j'ai vu que j'avais laissé passer un amas ouvert !) Il est encore tôt, à peine 3h, alors que j’avais prévu ma nuit entière. Pour changer les plaisirs, je sors rapidement mon petit Star Adventurer trouvé d’occasion sur leboncoin il y a quelques semaines. Loin de moi j’idée de me lancer vraiment dans l’astrophoto, mais ça me fait des souvenirs de soirée. Je cale « vite fait » le pied et aligne la polaire du mieux que je peux en 5 minutes. Comme je n’ai pas de viseur, je tâtonne avec un très mauvais objectif 35mm pour centrer l’objet en question avec quelques poses rapides. Pas évident, mais j’y arrive… Je voulais garder en souvenir ma nébuleuse préférée de la soirée, NGC 7380. Je monte un vieil objectif catadioptrique Tamron 500mm, encore plus âgé que moi je crois bien. Ici, pas de Siril, pas de flats, de darks. Juste une grosse pause de 2 minutes avec un ISO monstrueux qui me génère autant de grain que d’étoiles. Un jour j’essaierai d’aller un peu plus loin en photo, là je veux surtout observer. Je prends aussi le petit amas 7510 qui n’était pas loin. J’en sors deux photos absolument catastrophiques au vu de ce qu’arrivent à faire certains ici, mais je suis content d’avoir une petite trace de ma nuit ! Au moins mon astrophoto ne ment pas, je n'en vois pas plus en photo que dans l'oculaire. Si ce n'est moins ! (la toute petite nébuleuse IC1470 apparaît un peu au-dessus, je ne l'avais pas prévue celle-là !) Là soirée aurait dû se terminer, mais… après avoir rangé, noté mes observations en sirotant ma tisane… je constate qu’il fait déjà jour dehors, et que la Lune est déjà bien sortie. Il est 5h. Quelle longue nuit. Mais, si la Lune est là… qu’en est-il de Saturne ? Après avoir vu tous ces objets, il se trouve que je n’ai jusqu’ici jamais observé les anneaux de Saturne de ma vie ! Serait-ce la grande première ? Je vais dans le jardin avec mes jumelles. Et oui, elle est là. Je ne peux pas rater ça, c’est donc vers 5h15 que je ressors mon gros télescope, vise ce petit point déjà invisible à l’oeil nu, mais qui se distingue dans le ciel de l’aube à travers le viseur… mon coeur bat la chamade, c’est un événement énorme pour un astram débutant, découvrir les anneaux de Saturne ! Je me jette sur l’oculaire. Et oui. Elle est là, les anneaux sont là, parfaitement de profil, les bandes nuageuses sur sa surface sont là, malgré la lueur du ciel et sa faible hauteur sur l’horizon. Je reste quelques minutes. (Une petit film/photo bâclé avec mon pauvre téléphone devant l’oculaire. En bricolant rapidement avec Lynkeos je devrais pouvoir retrouver ce que j’ai vu. Sans l’émotion.) Quelle nuit ! Allez, je vais pouvoir dormir 3h bien méritées !
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Et bien, voilà un CROA d'exception, pour un instrument d'exception ! (et visiblement un connaisseur du ciel d'exception aussi) Incroyable d'en voir autant aux jumelles, sans trépied et sans stabilisation ! Ce sont des cibles qui ne sont déjà pas si flagrantes au 300mm (pour celles pour laquelle j'ai la comparaison en mémoire, comme par exemple L'AG NGC 5466 dans le bouvier), à ce que je lis j'ai l'impression que tu en vois presque autant. Là où je suis le plus épaté, c'est d'avoir pu cibler autant d'objets aux jumelles sans trépied ! Avec un trépied, on peut s'y reprendre à plusieurs fois pour cheminer parmi les étoiles, et jeter un petit coup d'oeil à sa carte entre chaque déplacement. Avec les jumelles sans trépied, il faut mémoriser tout le trajet en un seul coup ! Je me souviens d'une nuit où j'ai voulu cibler M102 sans trépied aux 20x80, j'ai dû m'y reprendre à 20 fois, en repartant toujours à zéro... Et une fois en vue, je tremblais de toutes façons tellement qu'il m'était impossible de détailler quoi que ce soit. Pourtant j'étais allongé au sol...
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Skywatcher 150, Bellatrix 130, ou autre chose pour débuter ?
narnodel a répondu à un sujet de bleepbloop dans Support débutants
Salut @bleepbloop, Je vois que tu as été victime d'un phénomène courant par ici : tout le monde a des avis très différents, et on est vite perdu dans la multitude des réponses ! Ta requête de base est assez complexe : télescope facile d'utilisation + transportable en train + polyvalent + 350€ ! Je crois bien qu'il n'y a pas de solution idéale qui puisse répondre parfaitement à toutes tes attentes... - Les jumelles : oui c'est intéressant d'en avoir, mais on ne peut pas observer longtemps avec. On se tord tout de même très vite le cou, ou si on observe allongé, le poids des jumelles sur le tour des yeux et la position des bras en l'air est assez vite inconfortable. Personnellement, à part fixées sur un trépied pour observer pas trop haut dans le ciel, je n'ai jamais pu tenir longtemps aux jumelles. De plus, leur instabilité et leur faible grossissement fait qu'on ne peut pas détailler les objets, ni du ciel profond, ni les planètes. A mon sens elles sont plus un bon complément qu'un outil complet. Moi j'ai commencé avec des jumelles 10x50, puis 20x80, et deux mois après je me suis acheté un télescope finalement... - Le Newton 150/1200 sur Dobson : En effet, tu as visé plutôt juste ! Pour ta demande, vis à vis de ton budget, c'est un assez bon choix. Au niveau polyvalence (assez grand diamètre), il va te donner des images intéressantes du ciel profond et des détails sur les planètes et la Lune. Sa monture Dobson est d'une simplicité enfantine, on ne peut pas faire plus rapide en montage et plus intuitif à l'usage. Son seul défaut est l'encombrement, et le transporter en train... n'est pas impossible, mais pas évident non plus ! En tout cas au niveau rapport visuel / prix / polyvalence, un newton est le plus intéressant. Si vraiment le transport en train est primordial, il me semble que les deux autres choix proposés par les autres membres (Maksutov 90mm ou lunette 80mm) sont aussi valables. Ils seront très légers, facile d'installation si tu favorises une monture azimutale (les montures équatoriales sont plus lourdes et longues à installer, et pas vraiment recommandées pour s'initier). En revanche, ils ne t'offriront pas la même polyvalence et seront plus limités que le Dobson 150/1200. Au risque de contredire Ant-1, j'éviterais le goto (ça a un coût, et je trouve que pour s'initier il vaut mieux chercher soi-même pour s'approprier progressivement la carte du ciel...), et tous les télescopes numériques type Seestar. L'expérience est quand même très différente entre regarder sur une tablette et dans un oculaire, et pour découvrir je pense qu'il n'y a rien de plus fort que de voir les choses en vrai plutôt qu'à travers un écran. Je vais conclure en te disant ce que moi, dans ta situation, je choisirais personnellement (à la fois compact, léger, bon diamètre de 150mm, dans ton budget, polyvalent) : https://www.astroshop.de/fr/telescopes/telescope-dobson-skywatcher-n-150-750-heritage-flextube-dob/p,67527 Bon courage pour faire le tri là-dedans ! -
Dans ce cas, une bonne soirée d'amas globulaires se profile à l'horizon ! (dans les deux sens du terme...) 😉
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Ah oui, une seule observation et tu en as 5 qui vont être vite vus ! (M56 est quand même vraiment facile en ce moment). J'ai pas mal exploré le Sagittaire la semaine dernière, j'avais bien ces 4 là en projet, mais j'ai été envahi par la buée juste quand ils ont commencé à dépasser de l'horizon. Tu es plus au sud que moi, ils devraient être un peu moins périlleux. En tout cas tu devrais pouvoir accomplir la mission des Messier d'ici août, une grande étape ! Tu ne manqueras pas de nous en informer, on sablera le champagne virtuel pour l'occasion ! Moi il va me falloir attendre jusqu'à la fin de l'automne, j'en ai bêtement oublié dans la licorne et le lièvre en mars dernier...
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Oh que non !!! D'après mon atlas Interstellarum, je devrais pouvoir espérer voir un jour 15000 objets, il va m'en falloir des nuits !
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@etoilesdesecrins, désolé, j'étais passé de ce message, la cloche bleue de Webastro a fait des siennes ! Oui j'ai bien réalisé que vu les conditions et le peu de temps, 18 c'était vraiment les yeux plus gros que le ventre. Et en effet, quand j'ai accumulé une cinquantaine de galaxies, c'était autour de la chaîne des Markarian, entre la chevelure de Bérénice et la Vierge comme tu as bien deviné... et là c'est facile de les enchaîner, on saute d'une galaxie à l'autre dans l'oculaire. Les nébuleuses prennent aussi plus de temps parce qu'elles ont toutes de tailles différentes, et à essayer avec des filtres différents. Les manipulations sont donc d'autant plus longues entre chaque objet, alors que je reste sur le même oculaire pour enchaîner les galaxies (150x pour l'instant, quand je passe à 300x ça commence à être vraiment trop sombre, et sans suivi c'est aussi un peu plus sportif ! ) Pour les sharpless mystérieuses, qui sont toutes très bien répertoriées dans l'insterstellarum deep Sky atlas d'ailleurs, je pense que je me les garde pour plus tard, quand j'irai dans d'autres régions avec un ciel plus noir qu'ici...
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Quel chance d'avoir pu avoir un ciel pareil ! Discerner des galaxies à l'oeil nu... je suis déjà bien content quand c'est la nôtre que j'arrive à deviner ! M51 est une de mes favorites sur laquelle je reviens souvent, mais jamais je n'ai pu autant la détailler que ce que tu décris là. Voilà qui me donne envie de faire les 2h de route un de ces soirs pour aller me perdre dans le Morvan... ou alors de souhaiter une panne électrique généralisée comme l'Espagne en a connu il y a quelques semaines ! 😉 Encore une belle avancée dans ta liste de Messier, combien t'en reste-t-il à présent ? Une poignée je suppose...
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Observation planétaire : remplacement d'un mak SW ? [TS102 F11 ED]
narnodel a répondu à un sujet de GeoffreyJoe dans Matériel général
Je viens ici en parfait ignorant en matos, donc sans aucune réponse à apporter, mais juste en te posant une question plutôt ! Je vois que tu as aussi un Dobson 300 (donc le même genre que le mien à mon avis). Si on met de côté l'encombrement et le suivi sur monture équatoriale (qui ne sont pas des points négligeables non plus !), et qu'on ne parle que de finesse de détails de l'image, ton Mak t'apportait quelque chose par rapport à ton Dobson ? Le diamètre de 300mm ne fait pas que ton Dob surpasse tout le monde quoi qu'il arrive, même en planétaire ? Voilà je n'encombrerai pas davantage ta discussion, désormais aux spécialistes des lunettes de répondre ! -
Dommage que les remèdes à ce virus ne soient pas remboursés par la sécu ! Bonne photos et bienvenue !
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Oui le sèche cheveux j'y songe, mais il me faudrait un sèche-cheveux sur allume-cigare ou sur batterie... Et oui j'ai conscience d'avoir de la chance avec la météo. On a traversé un an de grisaille, mais là quelle joie d'avoir pu sortir mon télescope régulièrement, voire tous les soirs ! Pour l'Atlas, on avait parlé de l'interstellarum deep sky atlas quelques messages au-dessus, je l'ai commandé il y a un mois, et reçu aujourd'hui ! Il a l'air excellent, mais sur le terrain j'ai des doutes, je pense que c'est plus un livre à consulter pour se préparer des listes à la maison. Il est également assez exhaustif, il m'indique beaucoup d'objets que je ne verrai jamais sous mon ciel, avec mon matériel. Donc il faut faire le tri, mais c'est un très beau livre ! En ce moment, je suis en train de me faire mon propre Atlas, j'ai acheté les Splendeurs du Ciel Profond à Laurent Ferrero le mois dernier, et j'établis des listes avec tous les objets qu'il cite (et qui me sont visibles pour une bonne majorité d'entre eux), et je créé avec Stellarium des carte imprimables les plus épurées possible, en N&B, constellation par constellation, de ces objets. En gros je continue le travail qu'avait fourni @Oeil noir sur ce site il y a quelques temps, et qui avait commencé à faire des listes des "objets visibles au 300mm". Il avait fait un super boulot sur une vingtaine de constellations , mais il me manquait le Cygne par exemple ! Ses listes étaient validées par l'observation, moi elles sont pour l'instant uniquement théoriques. Je rajoute les détails qui m'intéressent (les filtres conseillés), enlève ceux qui ne me servent à rien sur le terrain (les coordonnées), et surtout je fais une carte, ce qui manque justement au livre de Laurent Ferrero. Il n'y aura pas tout, mais j'ai bien du temps devant moi avant d'avoir vu l'intégralité des objets présentés dans les Splendeurs du Ciel profond... Un peu de taf en perspective donc, j'ai déjà fait la liste de pas mal de constellations, mais la carte de trois seulement ! Je vais y passer un certain temps... mais c'est assez intéressant, au moins j'étudie à fond une constellation avant ma soirée astro. Voilà un exemple : la prochaine en vue c'est Céphée, j'ai donc fait une liste et un plan correspondant: (le plan seul ne suffit pas, j'ai toujours mon appli Stellarium qui tourne pour le guidage précis)
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Je grossis en effet à 300x pour les nébuleuses planétaires, mais n'ayant aucun suivi c'est aussi plus sportif... La table équatoriale est en projet ! Après je perds aussi un peu en luminosité à ce grossissement, n'ayant qu'un "petit" 300mm chaque photon est précieux ! Mais oui avec le temps je m'attarderai sur les galaxies, pour l'instant j'ai dû en visionner pas loin d'une centaine, mais j'avoue être resté rarement plus de deux minutes sur chaque (sauf pour les exceptionnelles).
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Ah mince, ai-je laissé penser que j'étais déçu par les galaxies ? Il y en a certaines tout de même qui ont accroché mon regard, celles qui se dessinent bien de profil, d'autres qui laissent entrevoir leurs bras spiralés... Après oui j'avoue qu'une bonne partie d'entre elles ont une forme de tache ovale assez similaire, en tout cas à mes yeux, sous mon ciel, et avec mon matériel... je grossis à 150x pour les galaxies, j'ai l'impression que c'est plutôt optimal, non ? Bon ben voilà, c'est décidé, commande de filtre OIII dès que j'ai reçu ma paie 🤑. NGC7000 va me demander encore pas mal de temps d'exploration, je l'avais aperçue aux jumelles mais c'est vraiment avant-hier que j'ai pu en profiter plus en détail. Même si j'ai manqué de "recul" et que j'aurais aimé la voir en grand. C'est une de ces cibles géantes qui va me donner du fil à retordre...
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Bienvenue Gwen ! Je suis nouveau ici aussi (mais n'ai pas eu la politesse de me présenter contrairement à toi), et vu la réactivité des membres ici, tu auras certainement les réponses à toutes les questions que tu peux imaginer !
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Oui, pour l'instant comme je n'en suis qu'à mon troisième mois d'astronomie, je suis encore un peu dans la course frénétique aux objets ! Mais je sais que je me fais des repérages pour la suite, et que j'y reviendrai des dizaines fois, en essayant d'aller toujours un peu plus loin...
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Me revoilà déjà pour un nouveau CROA, mais je préfère lui donner le numéro 2bis plutôt que troisième. Il vient finalement compléter celui d’avant-hier, n’ayant pas pu venir à bout de mes espérances en cette nuit venteuse du 15 au 16 mai. Je vais donc intituler cette soirée : La Revanche du Cygne. Je ne pensais pas retourner si tôt dans le champ, mais la nuit d’hier était trop belle. Aucun vent, aucun nuage, aucune Lune. D’ailleurs, en m’installant et en vérifiant la collimation sur l’étoile polaire, j’ai pu constater immédiatement que les conditions étaient excellentes. Les anneaux de diffraction, qui habituellement bouillonnent dans tous les sens, ondulaient paisiblement. Dommage qu’il n’y ait plus de planète valable à l’horizon pour y scruter leurs détails les plus intimes ! Je commence mon échauffement par l’ajout d’un objet de Messier à ma liste. M83, dans l’Hydre, qui est si basse sur l’horizon qu’elle ne m’offre pas grand chose de plus qu’une petite lueur floue sur un fond bien trop lumineux. Il est désormais temps de reprendre les choses où je les avais laissées, dans le Cygne ! Tout d’abord, commençons par une cible facile, M39, un amas ouvert assez élégant et qui emplit parfaitement mon champ de vision. 2e nouveau Messier de la soirée ! J’enchaîne sur un deuxième amas ouvert, NGC 6819, bien plus petit, et tellement condensé qu’un aurait pu le croire globulaire. Mais il mérite le détour. Je reprends la quête des nébuleuses planétaires. D’abord NGC 7048, qui présente une bulle très peu lumineuse, mais assez large. J’avais noté IC1318 dans la liste, évoquée dans l’article https://www.cloudynights.com/articles/cat/user-reviews/accessories/astronomical-filters/filter-performance-comparisons-r1471 (qui m’aiguille beaucoup dans le choix de mes filtres.) Cette nébuleuse n’est même pas citée dans les splendeurs du ciel profond de Laurent Ferrero, et pour cause : je ne discerne rien. Peut-être une légère lueur, mais que je ne peux pas vraiment détacher du fond de la Voie lactée. Passons ensuite sur IC5070, la nébuleuse dite « Du Pélican », un peu sous Deneb. Celle-ci se laisse mieux percevoir. Les contours ne sont pas nets, mais sa forme globale se dessine. Je fais rapidement des allers-retours entre Stellarium et l’oculaire, essayant à chaque fois de confirmer ce que je crois percevoir. Je ne suis pas si loin du compte ! En allant un peu sur le côté de cette nébuleuse, je vois tout à coup une grosse masse bien lumineuse, qui dépasse largement de mon champ de vision, avec un front bien rectiligne. Et bien voilà une Amérique du Nord digne de ce nom ! Rien à voir avec ce que j’ai eu il y a deux jours ! J’arrive à en parcourir toutes les frontières, sa zone des Grands Lacs, plus sombre et contrastée, est évidente, je fais le tour de la côte Atlantique… sa frontière mexicaine et pacifique est un peu moins nette mais tout de même discernable. En tout cas la frontière droite avec le Canada et la zone Nord-Est est saisissante ! Finalement, je réalise à quel point un bon ciel peut tout changer. Il devait y avoir une humidité dans l’atmosphère l’autre soir qui m’a un peu gâché la vision. Une question me taraude : mais à quoi ressemblent les Dentelles ce soir ? Je me précipite sur l’aile basse, déjà bien haute au-dessus de l’horizon, je file sur l’étoile 52 (je commence à bien connaître la zone). En effet, le « balai de sorcière » se dessine bien plus nettement. Il dépasse à peine de mon champ de vision, je peux en apprécier une bonne partie. Je voyage un peu vers l’est dans l’oculaire, je tombe sur le « Triangle de Pickering ». La zone est moins évidente, mais j’en discerne tout de même les vagues contours. Encore un peu plus à l’est… et voilà la grande boucle de NGC6992. Rien à voir avec l’autre soir, j’en vois déjà bien mieux les formes tortueuses, comme torsadées, les filaments qui s’en échappent, surtout dans son crochet au sud. Encore une fois, j’aimerais l’avoir en entier, et je suppose qu’un filtre OIII me permettrait d’aller encore plus loin que l’UHC que j’utilise, mais je suis déjà ravi d’avoir assisté à autant d’amélioration en si peu de temps ! Je retourne à ma liste de petites nébuleuses… IC5076 : j’ai bien une petite luminosité un peu étirée autour d’une étoile. Pourtant elle n’est pas citée dans les splendeurs du ciel profond. IC5146, la « Nébuleuse du Cocon ». Celle-là, je l’attendais ! Mais je n’ai quasiment rien, juste une petite tache floue à peine visible. Et encore, je ne garantis pas qu’il ne s’agit pas de mon imagination… en rentrant et en consultant les Splendeurs, je verrai qu’elle est inscrite dans une longue nébuleuse obscure, que j’ai oublié d’observer. Je devrai donc retourner bientôt sur la nébuleuse du Cocon, je ne pourrai pas me satisfaire d’une observation aussi décevante ! Il me reste deux nébuleuses : SH2-101 et SH2-112, encore une fois non citée dans les Splendeurs, mais sur l’article de cloudynights. Et en effet, je ne perçois rien. Mais alors là, vraiment rien. Celles-ci, je pense que je les enlèverai de ma liste, elles doivent être réservées aux astrophotographes, ou à ceux qui ont un miroir de 60cm… Même échec sur l’étoile à Hydrogène de Campbell, je retourne la voir, grossis à 300x… mais c’est toujours une étoile. Je lis qu’il faudrait un filtre Hb pour celle-ci, je vais mettre ça sur le dos du filtre ! Pour me consoler, je retourne voir la Nébuleuse du Croissant, qui se dessine encore un peu mieux qu’il y a deux jours. J’en ai fini pour le Cygne ce soir ! Il me reste encore plein d’objets à observer cités dans les Splendeurs du ciel profond, mais je n’ai pas encore préparé de liste d’observation pour eux. En tout cas, si je peux retenir quelques objets marquants dans cette constellation, ce sera évidemment les Dentelles, mais aussi l’Amérique du Nord, le Croissant, la Nébuleuse clignotante… et évidemment la Nébuleuse du Foetus, qui m’avait laissé une forte impression l’autre soir. Il me reste encore du temps avant que la Lune apparaisse… Dans l’Aigle, je n’ai noté qu’un seul élément : NGC 6781. La nébuleuse planétaire dite « du Nid de l’Aigle ». J’en perçois une bulle floue, mais sans davantage de détails. Elle va s’inscrire avec NGC 7048 dans ma collection des Nébuleuses planétaires « qui ressemblent à M97 (le hibou) mais en moins bien ». N’ayant rien préparé d’autre pour l’Aigle, je m’attèle à des constellations que je n’avais pas prévues au programme : tout d’abord Scorpion, où je m’applique un peu mieux sur M4 et M80, deux amas globulaires. Le reste de Scorpion est sous l’horizon, je devrai y retourner un autre jour. Au-dessus de la pince de l’arachnide, Ophiuchus se dessine en entier. Je me décide d’aller en faire la tournée Messier, entamée partiellement il y a un mois. Tout d’abord l’amas ouvert M52, tout en bas, puis le grand tour des amas globulaires : M19, M9, M14, M10, M12, M107, dans cet ordre… progressivement je les trouve de moins en moins lumineux, de plus en plus pâteux. J’enlève mon oculaire et sors ma lampe de poche. C’est bien ça, la buée est arrivée sur le secondaire ! Elle arrive toujours quand je suis dans le serpentaire, il doit y avoir une raison à cela. La constellation interdite ? Mais tout est parfaitement synchronisé. La Lune apparaît déjà, et quelques minutes plus tard, le ciel est rempli de sa lueur blanchâtre. C’est donc sans regret que je range mon matériel, après avoir cette fois-ci pu poser mes yeux sur plus d’objets qu’espéré, dont une quinzaine de nouveaux pour moi. Et sans oublier : une belle avancée dans la liste Messier, 6 de plus ! Ça m'est arrivé aussi oui, mais j'ai résolu le problème en emmenant toujours deux cales avec moi et, l'application niveau à bulle de mon téléphone... pas parfait, mais permet d'avoir assez d'horizontalité pour ne plus frotter !
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Oh là tu es très près du but !! Je crois j'ai à peine dépassé les 70, et pourtant j'y travaille dur ! Celui-là j'ai failli l'avoir hier, mais j'ai eu la bonne idée de garer ma voiture pile devant. J'ai pu avoir M83 de justesse, mais je n'ai pas eu le courage de déplacer la voiture sur le moment... Bravo en tout cas pour avoir pu avancer malgré un timing aussi chronométré !
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Et voilà, problème réglé ! Tout était monté comme il faut, mais le petit tube central en acier est trop long. La molette de serrage ne serrait donc rien, elle ne faisait que maintenir l'assemblage, mais ne faisait aucune pression sur le bois. J'aurais pu raccourcir le tube, mais dans la crainte de le regretter j'ai juste fabriqué une grosse rondelle en bois. Maintenant ça freine bien la rotation azimutale quand je serre à fond ! On verra combien de temps elle tient. Ravi d'avoir évoqué ce sujet dans mon CROA, je pensais qu'il était normal qu'un Dobson parte en roue libre de gauche à droite ! Je vais désormais pouvoir changer d'oculaire plus sereinement, sans retenir ma respiration de crainte de faire tourner le tube de quelques degrés... Sinon pour cette histoire d'oculaire, c'est bien un Omegon SWAN 38mm dont tu parles ? Je vais y réfléchir, le prix est quand même raisonnable... Je suis retourné dans les champs hier, de minuit à 3h, et les conditions étaient nettement meilleures qu'il y a trois jours ! (pas de vent, turbulence très faible), un nouveau CROA se prépare...
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Sans doute trop vu les cibles, oui ! Mais comme l'autre soir, il y a deux ou trois semaines, j'avais réussi à enchaîner une cinquantaine de galaxies, j'ai été un peu optimiste... Oui c'est ce que j'avais calculé. Je suis trop juste avec mon 23mm. Suite au débat que j'ai eu dans l'autre sujet (auquel tu avais participé il me semble), je crois qu'une solution raisonnable en attendant serait effectivement de tenter un oculaire plus large, les débats divergent sur cette histoire de pupille de sortie maximum, il va falloir que je me fasse une idée moi-même Et aussi un filtre OIII en 2”... Ce qui va quand même me faire un budget astro non négligeable dans les mois qui viennent ! Mais me laissera le temps de quelques mois de réflexion avant de décider si je dois ou non chercher deuxième un télescope plus court. Pas sur le mien, la molette est serrée à fond et la base en rotation libre. Mais je soupçonne le premier propriétaire d'avoir monté des choses à l'envers, je vais y jeter rapidement un oeil, j'aimerais bien pouvoir freiner un peu l'azimuth de temps en temps !
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Je ne vais pas créer un nouveau sujet à chaque soirée : voici mon deuxième CROA, à la suite du premier. Après avoir passé deux semaines à contempler la Lune, qui, égoïste et narcissique, nous interdit d’observer quiconque d’autre en sa présence, je me dis qu’il est enfin temps pour moi de reprendre mon exploration des astres lointains. J’ai deux heures devant moi, entre la fin de lueurs du crépuscule et le lever de la belle éblouissante. Cette fois-ci je ne vais pas me laisser limiter par les arbres, j’emmène mon télescope dans le champ à quelques centaines de mètres de la maison. En déballant, deux mauvaises surprises : le vent est bien plus fort que je l’avais ressenti dans mon jardin, et surtout une belle couche de nuages me nargue et s’étale à l’instant même où j’ai enfilé le tube de 20kg sur sa base. J’aurais été à la maison, je serais rentré, mais l’idée de devoir tout remballer pour rentrer bredouille ne m’enchante guère. Je fais donc preuve d’optimisme, et me dis que les choses devraient s’arranger. En attendant, je parcoure rapidement les quelques cibles qui apparaissent entre les cumulus. L’amas de la ruche me salue… Mars, pas très loin, se fait de plus en plus petit, et est déjà bien bas, je n’en distingue rien de plus qu’un petit disque orangé. Jupiter n’est plus que l’ombre de lui-même, à quelques degrés au-dessus de l’horizon il n’a plus rien à m’offrir, même ses quatre compagnons se sont presque éteints. Je réalise avec un petit pincement au coeur qu’il va me falloir lui dire désormais adieu, jusqu’à l’automne prochain, lui qui avait été ma cible privilégiée pendant quelques semaines. Les nuages se sont déplacés, voilà l’horizon Est qui commence à révéler certaines constellations ! Je retourne rapidement sur les objets les plus évidents. L’amas d’Hercule que j’avais découvert dans mon précédent CROA, pointé en quelques secondes, ne m’offre pas tout à fait le même spectacle que la précédente fois, il s’assombrit régulièrement, masqué par un voile nuageux intermittent. La nébuleuse planétaire de l’anneau dans la Lyre en revanche m’offre un beau moment, c’est la deuxième fois que je l’ai dans l’oculaire, et elle mérite bien sa réputation. Je distingue l’aspect légèrement fibreux de son anneau. Un peu en-dessous, l’amas globulaire M56, voilà un nouveau Messier à mon tableau de chasse ! Le temps passe vite dans la Lyre, l’œil rivé sur l’oculaire. Et quand je relève la tête, voilà les nuages disparus ! En revanche le vent, lui, a plutôt tendance à se confirmer. La soirée ne va pas être de tout repos, je vais constamment devoir garder le pied sur l’embase Dobson pour que le télescope ne dévie pas soudainement de 40°… Je peux donc commencer mon exploration de la constellation que j’avais en tête, et qui m’est pour l’instant presque inconnue : le Cygne. Il est encore assez bas sur l’horizon, et surtout dans l’axe d’une des seules villes de la région. Ce sera un premier avant-goût, je sais d’avance que les conditions ne seront pas idéales. Mais c’est bien ainsi, mieux vaut commencer bas pour laisser une place à l’émerveillement par la suite ! J’ai préparé une liste de 18 objets à observer. Je commence par la nébuleuse d’Amérique du Nord, déjà observée brièvement aux jumelles il y a un mois. Cette fois-ci, c’est au 300mm. Sans filtre, je ne discerne rien. Avec le filtre UHC, je distingue très vaguement la zone plus sombre qui correspondrait aux Grands Lacs, mais le reste se confond avec le fond du ciel. Finalement j’avais eu un meilleur aperçu aux jumelles, ici le grossissement n’apporte rien. En tout cas dans ces conditions. Maintenant que le filtre est monté, je poursuis ma quête de nébuleuses. Je cherche la Nébuleuse du Croissant, NGC 6888, un peu à l’est de Sadr. La recherche est loin d’être aisée ! Le vent ne cesse de faire tourner mon tube dès que je lâche par maladresse la pression de mon pied sur l’embase. Et la zone est tellement dense en étoiles qu’il n’est pas si facile de s’y frayer un chemin. Je finis par la trouver. Elle se dessine bien, je vois nettement la forme du croissant autour de l’étoile brillante qui en est à l’origine. Il paraît qu’il ne lui reste plus que quelques dizaines de milliers d’années à vivre, je me recueille quelques instants au chevet de cette vieille dame qui n’a plus que 5000 fois mon espérance de vie, une fraction de seconde pour elle… Je fais un bref détour vers M29, amas ouvert. Il était juste à côté, et j’ai bien l’intention de cocher toutes les cases Messier dans l’année ! Le Cygne est légèrement plus haut, je me dis qu’il est temps pour moi d’aller explorer les Dentelles, qui sont tout en bas. Je monte mon filtre OIII, malheureusement je ne l’ai pas encore en 2”, je vais donc me contenter d’un oculaire qui m’offrira un champ de vision plus restreint. Je commence par le Balai de Sorcière autour de l’étoile 52. Sa forme est bien visible, mais ne se détache pas si nettement du fond. Il me faudra attendre quelques semaines pour que le Cygne soit plus haut. Et surtout, je ne peux pas l’observer en entier, je dois la parcourir de haut en bas. Je fais de même pour l’autre partie, NGC 6992. J’en distingue mieux les contours, mais encore une fois elle est loin de rentrer dans le champ de vision, je dois la suivre, commence par le bas, prendre le virage vers la gauche (oui je parle en newtonien, tout est à remettre à l’endroit). Mais cette partie se détache mieux du fond. Cependant, je ne discerne pas autant de détails dans la structure que j’aurais pu l’espérer. J’essaie désormais avec mon oculaire plus large, mais cette fois-ci au filtre UHC. Je la perçois, mais le fond du ciel est encore plus lumineux, et les contrastes moindres qu’avec le filtre OIII. Et elle ne tient toujours pas dans le champ de vision, voilà encore un des objets qui me fait penser qu’un jour il faudrait que je me procure un télescope plus court. Il me reste beaucoup de progrès à faire sur cet ensemble, que je découvre pour la première fois. Au moins j’aurai eu un aperçu des Dentelles du Cygne, c’est un grand pas de franchi dans ma petite vie d’astram ! Je pars désormais à l’exploration d’autres petites nébuleuses moins réputées… Je commence par l’étoile à hydrogène de Campbell (PK 64+5.1). Je la trouve, sans aucun doute, mais je dois me contenter d’un grossissement 150x (si je me lève pour aller chercher mon autre oculaire, le vent va tout faire tourner et je vais devoir tout recommencer !). Je ne discerne rien d’autre qu’une faible étoile. J’y reviendrai un soir plus confortable. C’est alors que je vois traversant le ciel en une minute, un astre brillant comme deux fois Jupiter, qui part de Dragon, passe par le Cygne, le Lyre, puis disparaît tout à coup quelque part entre l’Aigle et Hercule. Je n’ai pas de connexion internet, je ne m’attarde pas dessus, mais je vérifie bien en rentrant à la maison qu’il s’agissait de l’ISS. En temps normal je n’aime pas les astres artificiels, mais celui-ci est tout de même remarquable. Je n’avais encore jamais eu l’occasion de la voir apparaître ! Je reprends ma chasse à la nébuleuse, avec NGC 6826, la « nébuleuse clignotante ». Je ne la trouve pas si clignotante que ça, en revanche, de tous les objets que j’ai pu observer jusqu’ici, c’est celui qui me semble le plus coloré. Un beau disque bleu-vert. Entre Alderamin de Céphée et Deneb, je pointe NGC 7008. La Nébuleuse du Foetus. En effet sa forme est saisissante, on a vraiment l’impression d’observer un embryon de l’espace, avec sa forme de haricot, son crâne plus lumineux, et en guise de cordon ombilical deux petites étoiles. Je reste un moment dessus tant son apparence est troublante et sujette à toutes sortes de méditations métaphysiques. Je poursuis ma quête de nébuleuses planétaires. Je trouve la nébuleuse du Cheeseburger, dont le nom est largement moins poétique que la précédente. En effet je perçois deux très petits lobes, mais qui m’évoquent plus la forme du signe ∞ qu’un hamburger. D’ailleurs la nommer « nébuleuse de l’infini » aurait été hautement plus poétique ! Je vais voir NGC 7027 (le « Scutelleridae »), que j’ai le temps d’apercevoir sa forme ovale quelques secondes… en voulant changer d’oculaire, je lâche le pied de mon embase et une rafale emmène le télescope 30° vers le sud… C’est à ce moment que je vois la Lune qui sort de derrière les arbres. Ma chasse à la nébuleuse va prendre fin ici. J’en profite pour admirer le spectacle de la belle rougeoyante, je l’observe s’extraire lentement de la cime des chênes à quelques centaines de mètres d’ici. Je l'admire monter quelques minutes, devenir de moins en moins rouge… et le ciel de moins en moins noir. Tout près de la Lune, Antares, un bout du Scorpion qui dépasse… je pointe rapidement M4 et M80, je les perçois, mais ils sont tellement estropiés par la Lune juste à côté que je ne veux même pas me dire que je les ai vus ! Il est temps pour moi de ranger. Et sans lampe de poche, tant la Lune inonde vite le champ de sa lumière. Je n’ai pas beaucoup avancé dans mes observations, finalement je n’ai pu voir que huit nouveaux objets, mais vu les conditions nuageuses et venteuses, je n’en suis pas si mécontent ! Je suis pour l’instant un peu déçu par l’Amérique du Nord, et les Dentelles ne m’ont pas vraiment révélé ce que j’espérais… il va falloir que j’attende des conditions plus favorables, un Cygne plus haut, une nuit plus calme, et en effet réfléchir à une focale plus courte… Finalement la nébuleuse qui m’aura le plus marqué ce soir est bien la Nébuleuse du Foetus !
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Oui j'ai vu que ça existait, mais ça me surprend : ça ne créé par une turbulence énorme de mettre un chauffage en bout de tube ? Tant que ça n'a été qu'un nettoyage, tu t'en es finalement bien sorti ! 😉
