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cmltb612

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Tout ce qui a été posté par cmltb612

  1. Salut les astrams, Petite courbe du suivi à l'apn depuis le mois de février, avec pas mal de trous dans la raquette. La météo n'aide pas. Il y a d'autres astrams, par ici, qui la suivent d'une manière ou d'une autre ? En visu, en spectro ? A noter que l'AAVSO vient d'éditer de nouvelles cartes, accompagnées de nouvelles séquences photométriques. https://www.aavso.org/tcrb-charts-photometry-tables Tout le monde va suivre, très probablement, mais je me demande si c'était bien opportun. En B, ma courbe remonte artificiellement de 0.115 mag sur les deux dernières nuits ; en V, ça remonte de 0.045, tandis qu'en R, ça baisse de 0.063. Ce n'est pas anecdotique, et ça se voit très nettement sur la courbe. Va comprendre. C
  2. Merci tous pour les suggestions. Ottiche Zen, je connaissais, mais il ne fait pas de miroirs très rapides. Il se limite à f5, je crois bien. SW, j'ai eu, et c'est moyen, moyen moyen, pour rester gentil. j'ai un ami qui a eu les pires ennuis avec un miroir de 300 de chez Orion Uk, sans compter les délais. Du coup, je vais éviter aussi. je crois bien qu'il s'agit d'eux, chez TS. Pour la fabrication, c'est une idée. Je pourrais faire - et j'ai eu fait par le passé - mais, si je travaille honnêtement, je suis très lent. Très. Et sans doute trop perfectionniste. Alors, pour faire un barillet, va me falloir 6 mois pour décider quel alu acheter, en quelle épaisseur, et où, et encore six mois pour découper trois triangles, plus 6 mois pour le tube etc. Dans deux ans, j'y suis encore 😉 l'idée, c'est de pouvoir observer avant 2032 ...
  3. Salut tous, Je regarde un peu les optiques, les pièces mécaniques et tout et tout, de façon à assembler un T300 ou 350, orienté astrophoto, f3.5 ou 4, idéalement. Côté miroirs, il y a évidemment Franck Grière, qui arrive en haut de la pile ... Pour les tubes carbone, j'ai localisé ce fournisseur, que j'ai contacté mais qui ne m'a pas encore répondu ... http://www.klaushelmi.de/en/ Pour les pièces mécaniques, les tubes et optiques (surement bien moins bonnes que les optiques made in F), il y a bien sûr Telescope Service : https://www.teleskop-express.de/en/telescope-accessories-5/telescope-diy-improvement-299/telescope-making-optical-parts-91 En connaissez-vous d'autres ? Avez-vous des retours sur les miroirs Orion/GSO TS autres que bof-bof ? Et quid des pièces mécaniques ? des tubes ? Merci par avance, Christophe
  4. Désolé, Skatelife, les réseaux sociaux, X, insta et tout ce boxon, ce n'est pas mon truc, et donc, ce sera tant pis pour ma pomme. Je respecte ton choix, néanmoins, même si je le regrette, et je survivrais. 😉 Bons cieux, Christophe
  5. Même remarque que Polo. Si tu le peux, il faudrait voir à raccoucir au plus strict minimum les tiges filetées. Ou alors, les noyer dans le béton, si c'est une question de hauteur par rapport au toit. Tel que, c'est moyen.
  6. Salut Skatelife, Tu sembles avoir conservé encore une très belle mémoire photographique de cet instant d'exception ; ne pourrais-tu pas essayer de porter ça sur le papier, afin qu'on se fasse une idée plus précise de ce que tu as vu ? Merci par avance. Christophe
  7. Elle s'appelle Cinlilu1. Belle découverte. Sais pas si elle est encore active, mais Agnès Acker est la personne à contacter, il me semble. c
  8. Change pas de main, je sens que ça vient ! Bruit de lecture : 0 Jusqu'à 100000 im/seconde sur 1bit. https://www.axiomoptics.com/products/spad512s/ https://piimaging.com/product-spad512s https://www.horiba.com/fra/scientific/products/detail/action/show/Product/flimera-1989/ https://www.laser2000.com/en/single-photon-detectors/1448-single-photon-camera.html http://www.everyphotoncounts.com/instr-imager2d.php Sans compter les applis Lidar ... https://wisionlab.com/project/spad-lidar/
  9. Salut tous, Ce n'est pas nouveau à proprement parler, puisque la technologie est en développement depuis au moins deux décennies au niveau industriel, et est sans doute présente dans les labos les plus pertinents depuis bien plus longtemps que cela encore. Je suis pourtant persuadé que c'est l'avenir de l'imagerie, en astronomie/astrophysique, mais pas uniquement. La médecine, la biologie, l'environnement, le secteur de l'armement, la sécurité, les transports, l'industrie en sa globalité, etc, sont ou seront impactés à terme. Pratiquement une révolution, sinon un changement de paradigme. Cela s'appelle : single-photon-avalanche-diode-based, ou SPAD. Autrement dit, un capteur d'une extraordinaire sensibilité, grâce à une démultiplication secondaire des photons entrants (qui n'est pas sans rappeller le fonctionnement des premières caméras électroniques de type Lallemand dans les années 50), qui non content de cette performance déjà fort intéressante, permet en outre un comptage photon par photon, avec datation de l'instant d'arrivée sur le capteur, au quart de pouillème de pico-nano seconde près. Est-il nécessaire de signaler, en outre, que le SPAD fournit des mesures extrêmement peu bruitées, sinon totalement dépouvues de bruit ? https://en.wikipedia.org/wiki/Single-photon_avalanche_diode Une requête sur ADS/NASA ramène déjà plus de 1300 papiers tous extrêmement techniques. https://ui.adsabs.harvard.edu/search/fq=%7B!type%3Daqp%20v%3D%24fq_database%7D&fq_database=(database%3Aastronomy%20OR%20database%3Aphysics)&q=spad&sort=date%20desc%2C%20bibcode%20desc&p_=1 Un papier paru, cette semaine sur arxiv, a retenu mon attention, relatif à une observation de la récente occultation de Betelgeuse, faite avec un RC10'' muni d'une matrice SPAD de 64X64 pixels. L'observation y est décrite point par point, et le tout parait absolument fascinant. https://arxiv.org/abs/2406.14704v1 Tout cela nous ramène furieusement à l'émergence du CCD, dans le courant des années 80. Nul doute que nous ne sommes qu'au début de l'émergence de cette technologie, et qu'il faudra en reparler. D'ici dix ans, au plus tard, le CMOS commencera à décliner, suplanté par le SPAD. Canon a sorti, en 2023, une caméra de haute technologie utilisant le SPAD. Le capteur fait 1'' pour 2.1 Mp. Le prix ? 25000 Euros. Bagatelle ! Mais je gage que cela va très rapidement baisser, et que d'ici à cinq ans, au plus tard, une telle caméra – haut de gamme et encore onéreuse - sera insérée dans le PO de nos pionniers de l'imagerie astro. Puis ZWO, ensuite, s'engagera au travers de la brèche. https://www.canon.fr/video-cameras/ms-500/ https://www.youtube.com/watch?v=6zYrqOox8FU Qu'on associe à cela une mesure de l'énergie du photon incident, permettant une détermination de sa longueur d'onde, et la spectroscopie traditionnelle aura vécu. On en prend RDV et on en recause ? 😉 c
  10. Elle s'agite ; elle brasse de l'air, elle fait parler l'elle, en fine tacticienne qu'elle est. C'est déjà ça. Elle pourrait presque se lancer en politique, elle a tout pour 😉
  11. Par exemple : https://app.aavso.org/vsp/chart/?star=t+crb&orientation=visual&type=chart&fov=180.0&maglimit=13.0&resolution=150&north=down&east=right&lines=True et : https://app.aavso.org/vsp/photometry/?star=t+crb&orientation=visual&type=chart&fov=180.0&maglimit=13.0&resolution=150&north=down&east=right&lines=True Là, tu as plein d'infos. Tu élimines systématiquement les bino comps. Clique sur photometry table. Tu auras le B-V direct. B-V = couleur Donc si ta cible est rouge par exemple (étoile de type spectral K8 ou M), il faut une comp rouge. Soit B-V identique, ou type spectral proche.Sinon, ça fausse les mesures, en raison de l'extinction atmosphérique dans le bleu. Cible bleu (étoile type O B ou A) > comp bleue. (Et étoile chk idem, bien sur) Et sinon, sur Simbad, tu récupères les mags B et V et tu calcules le B-V toi même. Pour ta raquette, je dois avoir qq part en stock une vielle raquette de vixen SP. Mais savoir où elle est dans mon boxon ... ensuite savoir si c'est compatible ... Je crois me souvenir que c'est du st4 (à vérifier). après, c'est vixen, et les branchement son à l'envers, et non protégés des inversions de polarité... ça fait peut-être beaucoup de si ...
  12. Petit complément ... Et encore. L'aavso ... et encore ! Selon la variabilité de ta cible, il faut bien checker une par une toutes les comps indiquées sur les cartes aavso après une requête. Il faut cliquer pour obtenir les tables photométriques. Lorsque tu fais ce genre de demande, tu t'aperçois vite que parmi les étoiles comps recommandées, il y a d'une part les comps indiquées uniquement pour du visuel - à éliminer d'office en photométrie image, et d'autres part les comps qui sont stables ... jusqu'à un certain niveau. C'est mentionné. Telle comp est stable à 0.03 mag près, telle autre à 0.001 etc etc. Si tu vises un transit de 0.008 de profondeur, faut faire attention, on a vite faire de se vautrer avec la mauvaise comp. Et puis la couleur des comps qu'il faut vérifier en fonction de la cible ... Des fois, ce n'est pas simple. Poisse. ça se rachète pas, des fois, chez Pierro ?
  13. On *peut* faire comme ça. s'il n'y a aucun autre moyen, si la cible a une large amplitude qui ne sera pas trop regardante sur les comps, mais ce n'est pas du tout recommandé. Je crois qu'en ce moment, tu t'interesses beaucoup aux transits d'exoplanètes. Admettons que tu observes un transit qui dure 4 heures, amplitude dérisoire. Suppose que dans ta sélection de comps, tu inclues sans le savoir, une variable de période 6 heures, amplitude 0.1 mag ... que va-t-l se passer au niveau de ta courbe de transit ? Sélectionner 10, 20, 30 comps, c'est possible ; ça s'appelle une photométrie d'ensemble, et c'est ce que l'on fait le plus souvent avec AIJ sans même le savoir, en sélectionnant une comp et un chk, si on ne décoche pas la bonne case. Pour que ce soit irréprochable, et admissible scientifiquement, il te faut avant toute chose, vérifier une par une la non variabilité de chacune de tes comps. Et donc, il faut vérifier toutes les comps deux à deux, et éliminer toutes celles qui ne sont pas stables d'une manière ou d'une autre. Sinon, d'une manière générale, déjà commencer par aller rechercher les noms (HD, UCAC, Gaia ou autre) de toutes tes comps, et vérifier dans le VSX si elles n'y sont pas inclues. Puis compléter par des requêtes Simbad/Vizier pour vérifier les flags Gaia et toute la doc dispo. In fine, il y a aussi les courbes TESS qui permettent de lever le doute. Dans tous les cas, quand tu fais une courbe "science", qui sera communiquée ensuite à un chercheur ou placée dans une database, il faut donner le nom de toutes tes comps avec la courbe du transit, afin qu'on puisse tout revérifier après coup, en cas de doute.
  14. C'est comme ça que l'on apprend le mieux, et que l'on obtient de meilleurs résultats. Bien souvent, il n'y a de toute façon pas de comps correctes dans le champ qu'on vient d'imager ; les comps sont soit trop faibles soit trop brillantes, ou elles n'ont pas le bon type spectral, ... soit il y en a une un peu meilleure à peine plus loin. Et parfois, tout simplement, il n'existe pas même de séquence dans la zone observée. Après avoir édité le fichier texte et placé le nouvel observatoire dans la zone dévolue (custom), il faut aller valider l'option dans les préférences, dans les menus du DP ; ensuite fermer AIJ, et le réouvrir. Alors seulement le nouvel obs apparaît. Enjoy ! PS : ta monture est réparée ? Et bon ciel, ça se dégage. C
  15. Il va chercher les comps sur le site de l aavso, il me semble. A verifier toutefois.
  16. Ok, merci. Mais alors, quelle est l'unité en jeu en Y ? Sur les graphs, je vois inscrit nT ... faut-il comprendre micro-Tesla (µT) ? C'est ton montage, sur la photo ? Tu détectes aussi les rayons cosmiques alors ? Super projet.
  17. Merci pour la réponse ! Tu détectes donc des flux de particules solaires qui interagissent avec l'atmosphère, en somme ? C'est ça ? On conçoit effectivement que ça baisse la nuit. Mais du coup, l'autre question, ce serait ... quel type de particules ? Rayonnement électromagnétique ? Ton détecteur a l'air très sensible.
  18. Salut Gaby, Félicitations pour ce bricolage achevé et efficace. Ta courbe est intéressante ; on voit bien que quelque chose se passe, mais je n'ai aucune connaissance pour la lire. Peux-tu la commenter un brin ? Que mesures-tu, en fait ? Quelles sont les unités utilisées ? Le champ magnétique terrestre ? Une interaction entre l'atmosphère et des particules solaires ? Mais, si oui, à quelle altitude cela se passe-t-il ? Bon, ce genre de choses. Cela m'interpelle, mais je n'ai aucune connaissance dans le domaine. Merci d'avance. Christophe
  19. Le ciel a été clair pratiquement pendant toute la journée, mais depuis un moment, des cirrus par paquets ont remplacé le bleu par le blanc ; ça commence à franchement sentir le paté par ici. J'espère que des petits veinards auront plus de chance ailleurs et sauront nous régaler de leurs images. 😥 Il y a encore une possibilité demain...
  20. Salut les autrementistes, Quelques semaines déjà que l'éclipse de cette étoile est achevée. Il a fallu pas mal bagarrer pour arriver à sortir quelque chose avec la météo désespérante qu'on s'est traînée cet hiver et ce printemps. Dans la courbe ci-dessous, j'ai ajouté les data de Wolfgang Vollmann aux miennes ; Wolfgang qui observe depuis Wien, avec un canon 600D et un zoom 28-75, en additionnant une dizaine de poses courtes pour chaque point de data. La période est égale à 10.36 ans, et l'éclipse a duré 77 jours. RDV donc en 2035 pour la prochaine éclipse. Le shéma montre la disparition de la composante naine et chaude derrière la géante rouge, qui aboutit à une importante baisse de luminosité dans le bleu, plutôt que dans le rouge. D'un point de vue technique, l'éclipse n'est pas encore totalement terminée, puisque la naine est actuellement encore partiellement éclipsée par la chrosmosphère de la rouge - ce jusqu'en novembre ou décembre. On a une baisse après le quatrième contact d'environ 0.02 mag, par rapport à avant l'éclipse totale (cela se voit notamment sur la courbe en V). En 2013, il y avait eu une augmentation d'éclat en sortie d'éclipse. Je ne résiste pas à l'envie de vous passer une image prise dans des conditions épiques, le 11 mai au soir. Ceux qui en étaient sauront de quoi je parle 😉 Il y aura une publication préliminaire un de ces jours ... on en recausera peut-être. Bons cieux, C
  21. Salut Geoffrey, Je n'ai pas beaucoup d'expérience avec Hops, alors je n'aurais pas vraiment d'avis tranché. Simplement, je remarque que ta courbe de wasp21 n'est pas bien belle. Il manque le début, et il y a un gros trou d'air au moment des derniers contacts ... et du coup, il a peut-être tout simplement du mal avec le fit à cause de ça. C
  22. Salut les astrams, Une bafouille pour signaler que le 17 juin, la Terre va traverser le plan orbital de 13P (période critique : du 16 au 18 juin). Il y aura donc des observations, et des images sans doute inhabituelles à faire et obtenir. La comète pointe aux environs de mag 7.0 en ce moment, donc pas mal brillante. Reste à savoir si l'étalement des poussières sera ou non vraiment important, et à quel point la config sera exceptionnelle. Il circule peu d'image d'Olbers ces derniers jours. En voici une, toutefois, où l'étalement commence à être sensible à l'avant de la comète : https://www.astrobin.com/mua1oq/G/ https://www.cobs.si/comet/485/ Sur Spaceweather, des images de la traversée du plan orbital de Pons-Brooks, vue depuis la Namibie par Michael Jaeger : https://spaceweathergallery2.com/index.php?title=comet Amusez-vous bien 😉 C
  23. cmltb612

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    Hélas... Point point. Toujours de longs temps d'attente, et des erreurs 503.
  24. Et voilà ! Tout juste vingt ans ce jour. Ce que le temps passe 😉 Voici donc quelques images capturées ce jour-là, et quelques dessins, aussi. Les observations ont été faites depuis Nauplia, dans le Péloponnèse. L'occasion de tenter une mini expédition à la façon des grands astronomes voyageurs du XVIIIième siècle. Le ciel était sensé être plus clément statistiquement là-bas qu'ici, et les contacts se faire avec un Soleil plus haut dans le ciel. Mais les nuages se jouent des statistiques, et aiment à ridiculiser le mortel. L'entrée : La sortie : Observation en Halpha : L'entrée, à la webcam, au mak150 : La sortie : Et pour terminer, un petit cro qui (sans le vouloir, à l'époque) prend, à la relecture, de faux airs de Compte-Rendu à destination de l'Académie Royale des Sciences. (J'en avais trop lu depuis des décennies, sans doute 😉 ). Bon .... on a tous pris vingts ans, depuis, et on ne refairait sans doute pas les choses de la même manière. Aperçu préliminaire des observations faites à Nauplia. Sans être le moins du monde laiteux, signe de voile d'altitude, le ciel bleu du Péloponnèse n'était pas au mieux de sa forme ... Bleu assurément oui, mais sans doute pas aussi pur que ce que nous avions rêvé ; magnitude 5.2 en vision directe, et 6.0 en vision décalée en magnitude limite au coeur de la nuit du 7 au 8 juin, avant que la Lune ne se lève. De clair et entièrement dégagé pendant toute la seconde partie nuit et jusqu'au premier tiers du phénomène, le ciel s'est ensuite progressivement couvert de lourds nuages de moyenne altitude, entrées d'air maritimes, condensations au dessus des reliefs environnants. En l'absence quasi totale de vent, ces formations nuageuses faisait du sur-place et ont envahi toute la zone sud de notre ciel pendant de trop nombreuses heures, nous empêchant de voir quoi que ce soit - ou presque - pendant les trois dernières heures du passage. Fort heureusement, après de lourds moments d'angoisse morne, le ciel a finalement consenti à se dégager presque totalement quelques minutes seulement avant le troisième contact, nous laissant à peine le temps de repointer tous les instruments, de lancer la capture d'image et d'observer dans des conditions idéales les quatre dernières minutes avant le dernier contact interne, et toute la sortie de Vénus. Au final, donc, les quatre contacts ont été observés dans d'excellentes conditions, dans un air relativement turbulent pour les deux premiers contacts, et dans des conditions de stabilité remarquables pour la sortie avec, alors, de longue secondes de turbulence zéro entrecoupées de périodes de turbulence très faible. La turbulence au moment de l'entrée de Vénus a empêché de faire une mise au point correcte à 3900 mm de focale (Bx2), aussi les images furent-elles capturées directement au foyer du Mak 150 à 1800 mm de focale. A la sortie, les images ont été parfaites à 3900 mm et Vénus apparaît bien ronde, son limbe, ainsi que celui du Soleil, étant très faiblement dégradé par les optiques, presque découpé au rasoir parfois, sur certaines images. Visuellement, il nous est presque apparu en totalité la palette des phénomènes optiques décrits historiquement et nous avons été plus que comblés : (Observation faites à l'etx90 et au Mak 127, filtre Astrosolar, grossissement 75 à 100x, occasionnellement 125 à 150x) A l'entrée de Vénus (Soleil à 24° de hauteur) : - observation du premier contact avec trente seconde de retard environ, - auréole lumineuse ténue mais réelle observée visuellement deux à trois minutes avant le deuxième contact, - premier contact interne "géométrique" puis apparition du filet de lumière entre le limbe de Vénus et celui du Soleil observés avec un décalage de quelques dix-quinze secondes (bandes son encore à relever), persistance de l'auréole lumineuse au moment du quasi contact interne, se transformant progressivement en "filet de lumière solaire" en une à deux secondes environ, absence de toute forme de goutte noire, mais aspect curieux du limbe solaire pendant vingt à trente secondes, en quelque sorte incurvé en direction de Vénus, comme si une deuxième planète Vénus venait de faire son entrée sur le limbe solaire à la suite de Vénus, phénomène déjà observé sur les images du dernier transit de Mercure ... A la sortie de Vénus : - contact interne pas vraiment net ; au préalable, trémulations rapides et apparition dans la zone de contact de "lignes parallèles mouvantes et tremblotantes" tangentes aux deux limbes, assez longtemps avant le contact géométrique, Vénus étant encore assez à distance du limbe solaire, puis transformation progressive de toute la "zone de trémulation"en "zone de contact", avec assombrissement de cette région d'affleurement de Vénus contre le limbe solaire, et passage progressif du blanc au gris léger puis moyen de toute la zone. Apparition ensuite d'un très mince et discret fil gris sombre entre Vénus et le limbe solaire, sorte de ligament tel que décrit historiquement ... Ce ligament s'épaississant et se transformant progressivement en point sombre puis en un petit rond noir, la teinte de toute la zone de contact s'assombrissant continuellement en simultané, devenant gris "ardoise", puis "anthracite" et enfin presque noire. Le contact interne géométrique était alors largement dépassé, que toute cette zone de tangence est alors devenue noire formant une sorte d'immense pont de "matière" entre les deux astres. Les cornes étaient alors très nettement arrondies, et dans le "pont de matière sombre", on pouvait à nouveau discerner la très discrète auréole lumineuse déjà vue au moment de l'entrée de Vénus. Cette seconde auréole eut une durée de vie d'environ deux minutes peut-être, sans doute plus courte qu'à l'entrée de Vénus, puis ce fut la longue sortie de la planète ... - le dernier contact fut bien observé et chronométré, mais sur un limbe solaire tout de même tremblotant, il y a lieu de penser qu'il y aura au final un décalage avec la théorie. Nos chronométrages diffèrents de vingt à trente secondes au jugé ... En Halpha (Coronado 40 mm sur Taka FS102), Vénus est entrée sur le Soleil à quelques distances d'une magnifique protubérance et les images seront superbes (du moins l'espère-t-on). Autre phénomène curieux : à fort grossissement, le limbe de Vénus présentait un net dédoublement annulaire concentrique, avec une sorte de petit filet lumineux à une ou deux secondes d'arc du limbe réel. Certaines images webcam à 2400 mm de focale semblent montrer le phénomène, sans doute dû au très faible diamètre de l'optique (40 mm) ... Sans optique, mais avec un simple morceau d'Astrosolar, Vénus se laissait parfaitement observer à l'oeil nu, sous la forme, non pas d'un point immatériel, mais bel et bien d'un petit "pois" bien rond et très net, ayant une "consistance palpable" et un diamètre certain, non nul. Le contraste était excellent, et l'image était au final bien meilleure que ce que nous avait laissé présagé une simulation sur papier de détection de Vénus sur le disque solaire avant notre départ. Au final, nous n'avons encore passé en revue qu'une très petite quantité d'images au hasard (gravure de CD de sauvegarde en priorité), mais nous avons déjà pu confirmer la plupart des phénomènes que nous avons observés visuellement et ce en toute indépendance (au Mak 127 et à l'ETX90). Préalablement déjà, nous avions pris un temps pour dessiner immédiatement après le transit, ce que nous avions vu, et nous assurer que nous avions bien vu, globalement la même chose. L'angoisse accumulée sous les nuages, sans voir le Soleil pendant près de trois heures, et la tristesse supposée de ne pas pouvoir observer la sortie de Vénus nous ont sans doute donné à percevoir alors ce que fut le désespoir de tous ceux qui étaient allés jadis au bout du monde pour ne rien apercevoir de ce spectacle magique - combien de fois avons nous pensé à notre ami Le Gentil de la Galaisière ce 8 Juin ? - ou plus prosaïquement, à tous ceux qui, bloqués sous les nuages sans avoir eu la chance de pouvoir se déplacer, n'avaient pas eu comme nous la chance d'avoir pu assister au moins à l'entrée de Vénus. Il est des spectacles célestes qui rendent humble.
  25. Salut Geoffrey, Petite réponse en passant. Tes courbes son très sympas. Quelle maîtrise ! La profondeur d'un transit ne dépend pas des images que l'on a sous la main, mais de paramètres physiques réels localisés à l'autre bout de l'univers. Pour savoir si une observation colle (ou pas) avec la "théorie" (c'est à dire avec ce qui a été déterminé au moyens d'autres observations), il faut chercher dans la littérature des papiers de référence. Par exemple sur ADS NASA, ou sur Arxiv. Quel que soit l'exoplanète observé, il y a forcément un transit de référence qui a été publié ; on récupère alors les paramètres de base et on peut comparer. Et si notre observation ne colle pas, et bien, il faut se remettre à l'ouvrage ... soit la prise de vue ou le chronométrage a manqué de rigueur, soit l'extraction des data n'a pas été effectué dans les règles de l'art. Bon courage ! C
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