pioneer6014

Rosetta

Votre avis sur les chances de succès de Rosetta ?  

255 members have voted

  1. 1. Votre avis sur les chances de succès de Rosetta ?

    • Ca va marcher, c'est sûr.
    • L'atterrisseur va probablement s'écraser sur la comète.
    • Les chances de succès sont très minces.
    • Ca n'a aucune chance de march
      0


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Puisque l'on est dans l'histoire, je suggère l'écoute de ces 6 'hangouts' du CNES qui à l'époque sont restés très confideniels.. pour la petite histoire, j'ai été incapable de retrouver leurs traces sur le site du CNES. On est très loin de la 'comm NASA'. Malgré tout je trouve que ces questions/réponses restent très actuelles, bien que balbutiantes, concernant cette fantastique mission.

 

Michel Rocard

 

Philippe Gaudon

 

Eric Jurado

 

Cedric Delmas

 

re Francis Rocard

 

 

Je pense que c'est dans l'ordre chronologique. A l'époque du largage de Philaé il y avait approximativement 100 vues... ça a un peu progressé depuis!

 

Edit: correction d'un lien, et ajout d'un autre.

Edited by Zento

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http://true-news.info/died-a-famous-ukrainian-astronomer-klim-churyumov/

 

Triste nouvelle : Klim Churyumov, Co-découvreur avec Svetlana Gerasimenko de la comète qui porte leur nom à tout jamais, est décédé à l’âge de 79 ans…

Au moins a-t-il eu le bonheur de vivre l’aventure de Rosetta et l’exploration sous toutes les coutures du petit monde qu’il a contribué à faire découvrir…

 

En 1969, année de la découverte, en URSS :

 

NgO4rCbW.jpg

Edited by jackbauer

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Bonsoir,

 

Vous vous souvenez sans doute de cette photo de 67P, où l'on pouvait distinguer des structures qui ressemblaient à des dunes de sable...:?:

 

http://blogs.esa.int/rosetta/2015/11/09/a-fall-of-comet-dust-and-a-field-of-boulders/

 

Eh bien une étude vient de montrer qu'il s'agit bien de dunes! Dunes qui se forment grâce à un 'vent' thermique entre la face diurne, et la face nocturne: malgré une gravité minimale, et une absence d'atmosphère; lors du dégazage de la comète il se crée justement une 'atmosphère' extrêmement ténue, du moins un courant thermique (un différentiel de pression plutôt) de particules qui aboutit à la formation de dunes! :cool:

 

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/4895.htm

 

La mission est bel(le) et bien terminée, mais la science continue...

Edited by Zento

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https://www.cieletespace.fr/actualites/comment-la-comete-chury-a-fondu

 

Le site de C&E relate les derniers travaux sortis sur 67P il y a quelques jours :

 

Comment la comète Chury a fondu

Grâce à la sonde Rosetta, les chercheurs ont accumulé des milliers de photos du noyau de la comète Churyumov-Gerasimenko. Et en comparant des clichés de mêmes zones pris à des mois d’intervalle, ils ont constaté des évolutions spectaculaires du paysage. Leur résultat fait l’objet d’une étude publiée dans la revue Science.

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http://www2.cnrs.fr/presse/communique/5175.htm

 

Un communiqué du CNRS :

 

La matière organique des comètes plus ancienne que le système solaire ?

 

La matière organique découverte massivement dans le noyau de la comète “Tchouri” par la sonde Rosetta n'aurait pas été fabriquée au moment de la formation du système solaire, mais auparavant, dans l'espace interstellaire. C'est la théorie avancée par deux chercheurs français, dans un article publié le 31 août 2017 dans MNRAS.

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J'ai lu ce communiqué de presse il y a quelques jours...

La phrase finale pose une question intéressante :

"Si la matière organique des comètes a bel et bien été fabriquée dans le milieu interstellaire, et si elle a pu jouer un rôle dans l'émergence de la vie sur la Terre comme les scientifiques l'imaginent aujourd'hui, alors elle a pu également atteindre un grand nombre d'autres planètes de notre galaxie… et y engendrer également la vie ?"

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Il ne reste qu'à aller chercher un échantillon. Une mission Rosetta II se profile ?

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Il ne reste qu'à aller chercher un échantillon. Une mission Rosetta II se profile ?

 

Bonsoir,

 

Il existe plusieurs projets de mission pour ramener des prélèvements de matière organique cométaire, notamment ceux proposés dans le cadre du programme New Frontiers de la NASA pour la prochaine décennie (Lancement projeté entre 2020 et 2030). Ces projets sont en concurrences avec d'autres missions, douze au total, et font l'objet d'une sélection qui verra, à son terme, le projet gagnant, financé et réalisé. Nous n'avons donc pas pour l'instant l'assurance de voir une mission Rosetta II, sous bannière américaine, rapporter sur Terre un morceau de cette "pierre philosophale". ;)

 

Voici un extrait d'un post que j'avais écrit sur un autre forum et qui traitait plus globalement des projets New Frontiers (2020/2030). Pour être plus exact, ce contenu n'est que la traduction d'un article publié sur Van Kane's Blog :

 

"La mission CONDOR retournerait sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko pour collecter deux échantillons à étudier dans des laboratoires terrestres.

 

La mission CORSAIR concernerait, elle, les études de la comète 88P/Howell, qui n'a jamais encore été approchée par une sonde spatiale.

 

En demeurant dans le système solaire extérieur, les comètes ont préservé les glaces et les matières organiques dont elles sont constituées. Elles ont subi peu de modifications au cours du temps. Les scientifiques s'intéressent particulièrement à l'étude de la matière organique pour mieux comprendre les processus qui les ont créés, et de qu'elle façon elle pourrait être impliquée dans les processus ayant conduit à l'apparition de la vie. Les comètes sont également riches en particules de poussière qui peuvent raconter l'histoire des matériaux à partir desquels se sont formés les planètes rocheuses autour du Soleil. La mission Stardust avait récolté des centaines de particules de poussière lors d'un survol à grande vitesse d'une comète. Cependant, le processus de collecte avait dégradé les échantillons et aucunes glaces n'avaient pu être collecté. Les éléments volatiles qu'elles contiennent auraient été nécessaire pour bien comprendre les débuts de l'histoire de notre système solaire.

 

La mission proposée pour le retour de poussières et de matières organiques d'un noyau cométaire (CONDOR) prélèverait jusqu'à deux échantillons de matériaux provenant de la surface de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, dont chacun représenterait une masse de plus de 50 grammes. Les échantillons seraient recueillis par des méthodes appropriées qui n'entraîneraient que peu ou pas de modification du matériau cométaire. Pour obtenir ces échantillons préserver de modifications induites par la chaleur du Soleil, ces matériaux seraient prélevés jusqu'à 15 centimètres sous la surface. Après la collecte, les échantillons seraient maintenus à -20°C pendant le voyage de retour puis réfrigérés à -80°C une fois stockés au centre de conservation de la NASA afin d'éviter toute altération.

 

Beaucoup d'entre vous connaissent probablement la comète cible de cette mission. 67P C-G a été étudié en détails par la mission européenne Rosetta. En revenant vers cet objectif, les scientifiques pourraient analyser des échantillons acquis in situ. Le vaisseau spatial CONDOR utiliserait également sa caméra et réaliserait des mesures du champ de gravité pour étudier comment 67P C-G a évolué après ses passages à proximité du Soleil depuis la fin de la mission Rosetta.

 

Une deuxième mission cométaire proposée, la mission COmet Rendez-vous, Sample Acquisition, Investigation and Return (CORSAIR) échantillonnerait la comète, 88P/Howell, qui n'a jamais été étudié par une sonde spatiale. Ce serait l'opportunité d'explorer une nouvelle comète de manière approfondie. Alors que l'engin spatial CONDOR ne comporterait que deux instruments (avec son système radio pour les études de gravité cela ferait un troisième instrument utile), le vaisseau spatial CORSAIR emporterait cinq instruments pour mesurer la composition des gaz et des poussières émises et pour imager et étudier à distance sa surface pendant 10 mois. En plus de deux échantillons prélevés eux aussi à au moins 10 cm de profondeur, neuf autres seraient collectés pour recueillir des poussières provenant de la coma. Ces échantillons ne seraient par contre pas conservés réfrigérés.

 

Selon le rapport, il existerait aussi une troisième proposition de retour d'échantillon cométaire dirigée par Steve Squyres, qui a également dirigé les missions Martienne MER (Spirit et Opportunity)."

 

 

Pour conclure , je rajouterai qu'il me semblerait bien vain de ne chercher l'origine du vivant que dans la matière organique cométaire (comme un vecteur universel dispersant la vie dans tout l'Univers). Selon les plus récentes études que j'ai pu consulter, il ne fait guère de doute que les conditions physico-chimiques que l'on a pu trouver sur Terre il y a plus ou moins 4 milliards d'années, ont été déterminantes pour qu'à partir de simples composants organiques, et quelques soient leurs complexité chimique, on puisse finalement aboutir aux premiers organismes vivants.

Alors oui, ces conditions existent aussi très probablement sur certaines exoterres et même, pour pousser le bouchon plus loin, des conditions différentes pourraient peut-être produire la vie sous une forme indéterminée...

 

Mais ne nous leurrons pas. Les comètes ne peuvent être, au mieux, qu'un des nombreux éléments participant au processus conduisant à l'apparition de la vie.

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Merci pour toutes ces infos quetzal.

 

Pour conclure , je rajouterai qu'il me semblerait bien vain de ne chercher l'origine du vivant que dans la matière organique cométaire (comme un vecteur universel dispersant la vie dans tout l'Univers). Selon les plus récentes études que j'ai pu consulter, il ne fait guère de doute que les conditions physico-chimiques que l'on a pu trouver sur Terre il y a plus ou moins 4 milliards d'années, ont été déterminantes pour qu'à partir de simples composants organiques, et quelques soient leurs complexité chimique, on puisse finalement aboutir aux premiers organismes vivants.

Alors oui, ces conditions existent aussi très probablement sur certaines exoterres et même, pour pousser le bouchon plus loin, des conditions différentes pourraient peut-être produire la vie sous une forme indéterminée...

 

Mais ne nous leurrons pas. Les comètes ne peuvent être, au mieux, qu'un des nombreux éléments participant au processus conduisant à l'apparition de la vie.

 

 

Je suis bien en phase avec ce point de vue.:)

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J'ai lu ce communiqué de presse il y a quelques jours...

La phrase finale pose une question intéressante :

"Si la matière organique des comètes a bel et bien été fabriquée dans le milieu interstellaire, et si elle a pu jouer un rôle dans l'émergence de la vie sur la Terre comme les scientifiques l'imaginent aujourd'hui, alors elle a pu également atteindre un grand nombre d'autres planètes de notre galaxie… et y engendrer également la vie ?"

 

C'est juste du teasing à 2 balles pour les journalistes. le soleil n'a jamais fait de carbone et 100% de la matière organique (carbonée) était présente dès la formation du système solaire. c'est pas un scoop.

il me semble aussi que quelques molécules de base ont été détectées dans des nuages moléculaires à l'autre bout de la galaxie.

 

bref jusque là on est dans des choses apparemment courantes. pour faire de la vie il faut une chimie autrement plus complexe que qq acides aminés et autre tholins. A priori il faut de l'eau liquide et c'est déjà beaucoup moins courant que le "charbon" interplanétaire.

en plus on est tellement loin de comprendre ce qui s'est passé qu'on a aucune certitude sur l'intérêt d'avoir déjà des acides aminés dans la première soupe. Peut être que ça démarre à condition d'avoir du ribose sous la main, ce qui est peu courant et relativement difficile à synthétiser par voie chimique...

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http://www.eso.org/public/france/news/eso1732/?lang

 

Communiqué de l’ESO (en français)

 

Extrait :

 

Grâce aux données acquises par ALMA au Chili et l’instrument ROSINA à bord de la sonde Rosetta de l’ESA, une équipe d’astronomes a découvert de faibles traces de Freon-40 (CH3Cl), un composé chimique par ailleurs baptisé chlorure de méthyle et chlorométhane, autour du système stellaire en formation IRAS 16293-2422 [1] situé à quelque 400 années lumière de la Terre, ainsi qu’au sein de la célèbre comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (67P/C-G) dans notre propre système solaire. Cette nouvelle observation d’ALMA constitue la toute première détection d’un organohalogène dans l’espace interstellaire [2].

Les organohalogènes se composent d’halogènes, tels le chlore et le fluor, liés au carbone et parfois même à d’autres éléments. Sur Terre, ces composés résultent de divers processus biologiques – au sein d’organismes allant de l’Homme aux champignons – ainsi que de processus industriels tels la production de colorants et de médicaments [3].

La récente découverte de l’un de ces composés, le Fréon-40, en des lieux antérieurs à l’origine de la vie, pourrait s’avérer décevante, des travaux antérieurs ayant suggéré que la présence de ces molécules pourrait indiquer la présence de vie.

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