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'Bruno

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Tout ce qui a été posté par 'Bruno

  1. Autre particularité : quand le vaisseau traverse cette frontière (donc c'est bien l'horizon finalement ?) et qu'il regarde derrière lui, il voit notre univers atteindre l'infini des temps en accéléré (façon de parler) puis ne le voit plus : il a changé en quelque sorte d'univers. Question à propos des trous noirs supermassifs au centre des galaxies : ils sont vraiment formés (comme le suppose AstronomieLorraine) par augmentation de la masse d'un trou noir original ? J'imaginais que c'était un gros tas de matière qui s'était effondré (peut-être suite à la gravité énorme au centre de la galaxie, mais à mon avis c'est plus compliqué), effondrement qui finit par aboutir à une densité telle que l'objet effondré, qui est déjà supermassif, devient un trou noir. En tout cas je ne crois pas que leur origine soit celle des trous noirs stellaires (ceux formés après explosion d'une supernova).
  2. Merci pour cette réponse détaillée. Effectivement, tout ça est subtil... Ah, ça doit être l'explication du coup du trou noir qui met un temps infini à se former... Mais ça confirme qu'il faut des diagrammes d'espace-temps pour arriver à comprendre.
  3. Ah oui, c'est plus compliqué si de la matière s'approche du trou noir. Elle ne franchit pas la frontière, mais elle s'en approche tant que la masse de cette région augmente nettement plus que son diamètre, du coup c'est le trou noir qui s'agrandit, donc la frontière qui s'avance. Mais je ne vois pas pourquoi, de notre point de vue, elle ne mettrait pas un temps infini à s'avancer.
  4. Ah, un test classique d'oculaires qui se ressemblent ! Il confirme la bonne réputation des Delite. Je me demande ce qu'ils valent par rapport aux Pentax XW, qui sont un peu moins chers et ont un peu plus de champ... ce sera pour un autre test Tu ne parles pas de la transmission, et notamment de la magnitude limite atteinte. Y avait-il une différence ? Ça peut se tester sur des amas, comme M11.
  5. Tu veux dire que la limite au-delà de laquelle les objets « sortent » de notre univers, ce n'est pas l'horizon ? Bon, je me suis juste trompé de terme. Si ça ne s'appelle pas l'horizon, je ne sais pas comment ça s'appelle (comment s'appelle cette limite ? la frontière ?)... Si tu accompagnes la matière, oui, tu est gobé par le trou noir. Mais si tu es à l'extérieur, tu vois la matière figée juste devant le... la frontière. Lorsque l'univers aura 100 milliards d'années, elle se sera un petit peu rapprochée mais ne l'aura toujours pas franchie. Idem lorsque l'univers aura 100 milliards de milliards d'années. Alors elle l'a franchie ou pas ? Oui par rapport à elle, non par rapport à notre univers. En fait, en atterrissant dans le trou noir, la matière a changé d'univers. Il faut lire Les trous noirs de J.-P. Luminet (ou Le destin de l'univers), qui montre tout ça avec des diagrammes d'espace-temps. C'est vrai. Du coup, en pratique, on ne verra probablement plus rien avant les 100 milliards d'années.
  6. 'Bruno

    Barlow et filtres

    Si. Non. (Ce que dit Sixela est intéressant, mais acquérir de nombreux oculaires se fait sur le long terme et concerne un instrument qu'on garde longtemps.) Oublie, c'est pas pour du visuel planétaire (Il existe des filtres colorés, mais c'est utile à plutôt grand diamètre et pour des besoin très spécifiques. J'en possède deux, je j'utilise jamais le rouge, et le bleu me sert uniquement pour Vénus afin d'atténuer son éclat. Pour une 90 mm je ne suis pas sûr que ce soit utile.)
  7. 'Bruno

    Barlow et filtres

    C'est en effet à ce type d'oculaire que je pensais. Il existe aussi un Explore Scientific 6,5 mm LER avec un prix comparable, mais je ne connais pas du tout.
  8. Aaaah ! Enfin quelqu'un qui pose de bonnes questions ! Par rapport à son temps à lui, pas de souci. Mais c'est par rapport à notre temps à nous que ça va peut-être coincer... Cette question, je l'ai posée il y a longtemps à un copain qui faisait des études de physique (niveau D.E.A. puis thèse). Plus exactement, ma question était : puisqu'il faut un temps inifini à un trou noir pour se former (infini par rapport à nous, pas par rapport à lui) (ce qui est vrai !), peut-on dire que les trous n'existent pas... encore ? (et n'existeront jamais, du coup). Il m'a donné la référence d'un article scientifique que j'avais essayé de lire et qui répondrait à cette question. Je crois que j'avais à peu compris le truc, mais c'était tellement compliqué que j'ai vite oublié. J'ai surtout retenu qu'il y avait une explication, sans être sûr que ça répondait parfaitement à mon objection. Je ne peux pas te donner de lien vers cet article (ça date d'il y a vingt-cinq ans), mais sache qu'il y a probablement des réponses − compliquées ! En tout cas tu as bien compris le fonctionnement du trou noir : Tout à fait. Il est impossible de voir une étoile disparaître dans un trou noir à cause de la dilatation infinie du temps au niveau de l'horizon. Et je suis sûr qu'on n'a jamais vu ça. Note bien qu'on n'a jamais vu de trou noir. Ce qu'on observe, ce sont des étoiles dont la révolution est si rapide que, si on applique la troisième loi de Kepler pour calculer la masse du corps central, on trouve une masse très importante, tellement importante que rapportée à son diamètre (forcément plus petit que le diamètre des orbites des étoiles qui tournent autour), ça ne peut être qu'un trou noir. Nos observations datent d'il y a quelques décennies, c'est bien trop court pour voir du grabuge autour du trou noir... surtout s'il faut attendre la fin des temps ! On a observé ces dernières années l'augmentation de la masse d'un trou noir ? Je ne te crois pas : c'est impossible. Tu es sûr que le truc était déjà un trou noir lorsque sa masse a augmenté ? (Ou alors il y a un truc qui m'échappe − n'hésite pas à me contredire !) L'augmentation des masses, non, en tout cas pas par apport de matière venue de l'extérieur du trou noir. Mais pour les fusions de trous noirs (là ça me dit quelque chose, il me semble que ça avait généré des ondes gravitationnelles) je ne sais pas si on a la même impossibilité due à la dilatation infinie des temps. C'est une bonne question que je te laisse poser !
  9. 'Bruno

    Barlow et filtres

    Avec une petite lunette de 90 mm je trouve que c'est un oculaire coûteux. Les 82° de champ sont-ils vraiment utiles pour le plus fort grossissement ? Pour se promener sur la Lune, c'est vrai. Chutney n'a pas donné de budget précis, mais vu son premier message je soupçonne qu'il est limité.
  10. 'Bruno

    Barlow et filtres

    Effectivement, il te manque un fort grossissement. Je verrais bien un oculaire de 6 mm, donnant ×150. À mon avis un grossissement de ×180 (obtenu avec le 10 mm et une Barlow ×2) serait trop fort la plupart du temps. De plus l'oculaire de 10 mm est probablement bas de gamme (à confirmer), du coup l'utiliser avec une Barlow n'est pas une bonne idée car même si la Barlow est bonne, le résultat sera de la qualité de l'oculaire. Je serais toi, je fouillerais les sites des magasins d'astronomie à la recherche d'un oculaire de 6 mm (ou proche). Tu pourras alors demander un avis précis sur tel ou tel oculaire.
  11. Bonne idée que ce genre de test ! Effectivement, on se demande souvent quelle est la différence entre des oculaires dont le prix varie parfois du simple au décuple... Est-ce que tu as vu une différence en terme de magnitude limite ? Par exemple voyait-on des étoiles plus faibles avec un oculaire par rapport à l'autre (si on observe au centre) ? Pour moi c'est quasiment le critère le plus important. Sinon, je n'ai pas compris cette ces deux phrases : Qu'est-ce qui est jaune ? Un truc qui ne devrait pas l'être ? Du coup la neutralité n'est pas bonne, si ? Elle est quoi ?
  12. 'Bruno

    Barlow et filtres

    Mais est-ce que tu as déjà des oculaires ? Lesquels ? Tu veux une Barlow pour grossir plus ? Pourquoi ? Rappelons que grossir plus fortement ne sert pas à voir plus de détails, mais à les voir plus gros (et moins contrastés). Si les images te semblent peu contrastées, il faut grossir moins. Si tu ne vois pas assez de détails sur les planètes, il faut changer l'instrument. Je dis ça au cas où. Effectivement, il faut d'abord définir les grossissements dont on a besoin et, ensuite, on verra si une Barlow peut-être utile.
  13. Skywatcher707 : mais est-ce que ces observatoires utilisent des Maksutov (c'était ça, la question) ? D'après le site http://www.obs-hp.fr/telescopes.shtml , les télescopes présents à l'OHP sont : 193 cm : Cassegrain - Newton - Newton coudé. 152 cm : Newton coudé. 120 cm : Newton. 80 cm : Cassegrain.
  14. Oui, l'occasion nécessite d'être patient. Est-ce que tu as un bon site d'observation ? Un 150 mm en ville, c'est nul en ciel profond, alors qu'en rase campagne ça pourrait t'intéresser (si tu acceptes de ne pas voir les nébuleuses en couleur). Mais il faut peut-être y aller, en rase campagne. Est-ce que tu auras besoin d'emmener le télescope en voiture et, si oui, est-ce que tu pourras le faire souvent ? Ce sont des questions très importantes avant de choisir un télescope.
  15. 'Bruno

    Choix d'oculaire

    Beaucoup de télescopes d'initiation sont livrés avec des oculaires de 25 mm et 10 mm, et tout le monde dit que le 10 mm est moins bon. Je me suis demandé si ce jugement ne vient pas du fait que le 10 grossit plus (d'où perte de contraste et de luminosité normale) car après tout, si le 10 mm était médiocre, pourquoi pas le 25 mm ? Mais il paraît que si, le 10 mm est moins bon. Sauf que ces oculaires sont des "Super", donc des oculaires bas de gamme (variante de Ramsden je crois). Or tu as un Plössl, c'est autre chose. Avec le Dobson 200 mm acheté il y a vingt ans, j'avais des Plössl 25 mm et 9 mm, et le 9 mm était tout à fait correct (comparé avec des Plössl Meade). Tu as un Plössl 10 mm, ça se trouve il est correct. Bref : tu as raison de douter et de ne pas te précipiter pour acheter son remplaçant, c'est en effet le fort grossissement qui est prioritaire. Et je suis 100 % d'accord avec Popov.
  16. Un oculaire de 4,7 mm est excessif sur un télescope ouvert à F/12, et je ne vois pas l'utilité du grand champ. Pour grossir 2×D il faut un oculaire de 6 mm (ce qui donne 300×, ça ne servira pas tout le temps). Et puis il manque une focale moyenne entre 26 mm et le fort grossissement.
  17. Afin d'avoir un truc symétrique. La tache d'Airy, ce sera pas tous les jours. Après, tu peux aussi tester sur des étoiles doubles serrées ça testera la collimation (si les deux étoiles ne sont pas bien rondes) et la turbulence (selon l'allure des deux étoiles et comment elles tremblent). En été j'aime bien utiliser π Aql, mais elle est peut-être serrée pour un 150 mm. Ce qui est bien avec les étoiles, c'est que ce sont des sources ponctuelles (vue leur distance). On peut donc faire plein de test avec (il y aussi le star test par exemple, c'est encore autre chose). Chaque fois qu'on a un doute, on pointe une étoile et on regarde ce qui se passe.
  18. Note que la difficulté à faire la mise au point ne prouve pas qu'il est décollimaté (ça peut venir de la turbulence). Pour savoir s'il est décollimaté, il faut examiner une étoile au plus fort grossissement.
  19. − Une fréquence, qui s'exprime en [durée]^-1, mesure un nombre d'événements (qui est sans dimension) par unité de temps. Par exemple un nombre de tour par minute. Une fréquence n'existe que pour un phénomène périodique. Là on parle de l'expansion de l'univers, c'est hors-sujet. − Un taux de variation, qui s'exprime en [durée]^-1, mesure une croissance (rapport sans dimension, positif) ou une décroissance (rapport sans dimension, négatif) par unité de temps. Par exemple un pourcentage d'inflation par an. Là on est dans le sujet. Et il me semble important de comprendre que l'expansion ne se fait pas à une certaine vitesse mais, justement, à un certain taux de variation, qui se mesure bien en [durée]^-1 : 7 % par milliard d'années. La constante de Hubble est une autre écriture de ce taux de variation (et ce n'est pas une fréquence ).
  20. Certes, c'est implicite, mais c'est par an. Un taux par mois serait différent. Faux. Ce rapport est plus grand que le taux dès lors que la durée est supérieure à un an. Exemple : je place 1000 € à un taux de 10 % par an pendant cinq ans. − 1ère année : 1100 €. − 2ème année : 1210 €. − 3ème année : 1331 €. − 4ème année : 1464,10 €. − 5ème année : 1610,51 €. Au final ce placement au taux de 10 % par an m'a rapporté 61 %. Dans un emprunt les calculs sont en quelque sorte à l'envers mais c'est pareil. Pour ma maison, j'ai un taux d'intérêt de 2 %, mais au final le prêt va me coûter nettement plus que juste le prix de la maison + 2 %. C'est ce que je soupçonnais : là ça un autre sens, c'est une proportion. Ah si, c'est par an. Comme pour les intérêts, par convention c'est toujours par an donc on ne le dit pas, mais c'est bien un pourcentage par unité de temps. Il y aurait donc deux sens à « taux » : − Le pourcentage d'un truc dans un machin. Je n'ai pas l'habitude de cette définition (du coup, pour moi c'est ce sens là qui introduit la confusion... ). − Le taux de croissance ou de variation, qui est défini en général par unité de temps. En maths on parle de taux de variation lorsqu'on fait un calcul de dérivée (la dérivée est la limite du taux de variation) et c'est défini par rapport à la variable (souvent notée x) qui n'est pas forcément le temps, mais c'est dans ce sens aussi.
  21. 'Bruno

    Reports de bugs

    Bonjour, il y a un petit bug de mise en page dans le forum "Matériel général". − Lorsqu'on augmente la largeur de la fenêtre du navigateur, une marge se positionne à droite avec quelques infos. − Lorsqu'on réduit la largeur de la fenêtre (afin de faire de la place sur l'écran de l'ordinateur), les éléments de cette marge se positionnent en bas, permettant d'avoir une vue large de la partie forum. Eh bien ça ne marche plus dans "Matériel général" : quand on réduit la largeur de la fenêtre du navigateur, il y a toujours un truc qui se positionne dans la marge de droite, ce qui rend la partie forum plus étroite. ------------ Youpi, ça remarche, merci !
  22. Ça fait 3,0" par pixel. Effectivement c'est trop grossier pour l'imagerie planétaire. Saturne, par exemple, fera 6 pixels de diamètre.
  23. D'ailleurs quel est l'échantillonnage des images ? L'info doit pouvoir se calculer avec les spécifications des appareils, mais peut-être que quelqu'un a ça sur lui ? La connaissance de l'échantillonnage peut permettre de comprendre immédiatement pourquoi ce n'est pas fait pour l'imagerie planétaire (sauf la Lune).
  24. Quel est le taux d'inflation ? 5 % par an, pas 5 % tout court. Pareil pour un taux d'intérêt. Est-ce que le terme « taux » peut avoir plusieurs sens ? En tout cas ,lorsqu'on parle de taux d'expansion de l'univers, c'est forcément par unité de temps.
  25. Bonjour tout le monde... Je poste ici pour ne pas parasiter une discussion. − Ce message était initialement une réponse postée dans cette discussion : https://www.webastro.net/forums/topic/243101-evscope-2/page/4/#comment-3093669. Mais ça parasitait le sujet initial. − J'aurais sûrement dû le poster dans "Observation en Visuel Assisté", mais je n'ose pas, il y a là des gens assez susceptibles sur ce genre de question. Et puis je ne cautionne pas ce vocabulaire, alors soyons cohérent... Du coup je poste ici. Mais c'est de l'astro. Le sujet : il ne faut pas employer l'expression « visuel assisté ». Ce que certains (notamment les pratiquants) appellent le visuel assisté, c'est la pratique qui consiste à observer les astres sur une image (en général électronique). C'est de l'observation, mais indirecte en quelque sorte. Pour moi il y a deux choses différentes (tout ça dans le contexte de l'astronomie pratique) : − L'observation : observer, c'est examiner une image. Ce terme existe pour distinguer observer et regarder. Regarder les étoiles, ce n'est pas la même chose qu'observer les étoiles. − Le visuel (c'est-à-dire l'observation visuelle) : c'est un cas particulier d'observation, qui est directe : on capte directement les photons. En fait on observe directement le ciel, à part qu'il y a quelques miroirs ou lentilles pour faire converger les photons. Je pense que les gens qui parlent de visuel assisté confondent visuel et observation : c'est l'observation qui est assistée, mais ils ne font pas d'observation visuelle. Du coup l'expression récente « visuel assisté » est mal choisie. Malheureusement elle plaît et commence à se propager. Je vous recommande de ne pas propager l'erreur et d'employer une autre expression. Ne faites pas croire que c'est du visuel, ça n'en est pas et vous tromperez vos interlocuteurs s'ils ne connaissent pas les détails. Voici les arguments que j'avais postés dans l'autre discussion : ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Ici, quand on parle de visuel, c'est dans un contexte de pratique astronomique amateur, hein, on ne parle pas de regarder la route. La question, c'est : quand on fait de l'astro, est-ce qu'on fait du visuel ? Tu dis oui parce qu'on utilise la vue. Mais alors on fait tout le temps du visuel ! − Quand on fait de la spectroscopie, on observe un spectre avec ses yeux... sauf que ce n'est pas de l'observation visuelle. − Quand on fait de la photométrie, on observe une courbe de lumière avec ses yeux... sauf que ce n'est pas de l'observation visuelle. Si vous utilisez l'adjectif « visuel » chaque fois qu'on utilise les yeux, vous l'utiliserez toujours puisqu'on utilise toujours ses yeux, et donc l'adjectif ne sert à rien, preuve que la définition est mauvaise. L'observation visuelle, ça a toujours été l'observation au télescope (ou lunette, ou jumelles, ou œil nu). Pas besoin de rédiger une définition officielle, tout le monde a toujours considéré qu'examiner un astre à l'oculaire, c'est de l'observation visuelle, tandis que regarder une photo ou un spectre, quel que soit le média (via une pellicule, un écran rectangle ou rond), ce n'est pas de l'observation visuelle. De quel droit changerions-nous le sens de cette expression ? Sans compter qu'on va tromper les gens (cf mes deux exemples ci-dessus). Par contre, il me semble correct de dire qu'observer une image sur un écran, c'est de l'observation. Mais ne confondons pas « visuel » et « observation ». C'est trompeur. Personne n'avais jamais appelé ça de l'observation visuelle avant que quelqu'un, récemment, propose cette expression (*). Et pourtant ça faisait des années que cette pratique existait, notamment via la vidéo. Si on dit que c'est de l'observation visuelle, on trompera les gens qui ne connaissent pas tous les détails. Et c'est trompeur aussi parce que cette discipline obéit aux règles de l'imagerie et pas de l'observation visuelle : filtres pour l'imagerie, recherche d'un F/D court, amélioration de l'image avec le temps de pose. Si on adopte cette mauvaise définition, on sera obligé à chaque fois de préciser : − En observation visuelle, c'est le diamètre qui compte − sauf en visuel assisté où c'est le F/D. − Pour l'imagerie des nébuleuses, on utilisera un filtre Hα, mais en observation visuelle ce sera plutôt un UHC − sauf en visuel assisté ou ce sera un Hα. − En observation visuelle, un suivi motorisé n'est pas indispensable puisqu'on n'a pas la notion de temps de pose − sauf en visuel assisté où augmenter le temps de pose améliore l'image. − En observation visuelle, la résolution dépend du diamètre − sauf en visuel assisté où elle dépend avant tout de l'échantillonnage. C'est bancale, ça montre bien que « visuel assisté » ne convient pas. Mais toi aussi tu confonds observation et visuel. Il faut dire : l'« observation assistée », c'est l'observation (avec ses yeux, ça va sans dire) d'objets astronomiques à l'aide d'un appareil etc. Et là tout va bien, tout est cohérent. Conclusion : il me semble qu'il ne faut pas considérer l'« observation assistée » comme une sous-pratique de l'observation visuelle, mais comme une pratique à part, nouvelle, qui navigue quelque part entre l'observation visuelle (pour le côté observation directe) et l'astrophoto (beaucoup de pratiquants enregistrent les images et les exposent dans les forum). ----- (*) Si j'ai bien compris, cette expression a été proposée pour ne pas que cette pratique soit considérée comme de l'astrophoto. C'est tout à fait vrai : ce n'est pas de l'astrophoto (en astrophoto, on construit une image, on l'expose, alors qu'avec un Evscope on peut très bien ne rien enregistrer, on aura juste regardé l'image : c'est autre chose).
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