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About This Club

Un appareil photo, un objectif grand angle et un trépied, c'est tout ce qu'il faut pour entrer dans le monde merveilleux des paysages de nuit (nightscapes chez les gibies). Quand vous postez, n'oubliez pas de préciser le tag [Paysage] dans la case "Étiquettes"...

  1. What's new in this club
  2. Merci pour ce lien. J’ai mis à jour la page.
  3. Salut Fred et merci pour toutes ces informations sur les objectifs Il y en a un qui n'est pas dans la liste, mais qui je pense a ça place, en tout cas c'est celui que j'ai choisi, mais pas encore testé, le Samyang 20mm f1.8 ED AS USM pour plein format. Tester ici: https://maximeoudouxphotographie.fr/test-samyang-20mm-f-1-8-ed-as-umc-astrophoto/
  4. Très bien ce sujet récapitulatif sur les filtres @Fred_76 Cokin a également sorti le sien, qui ressemble drôlement au Nisi. Il y a les courbes spectrales sur leur site http://cokin.com/fr/nuances-clearsky/1064-filtre-anti-pollution-lumineuse-nuances-clearsky-taille-m-3611532101492.html J'ai revendu le Nisi car je m'en servais peu, mais je crois que je vais tester le cokin. Je ferai un retour dès que je me serai décidé 😅
  5. Essai UHCE à 135mm (sur fond nuageux) avec le zoom sony 70/300 G OSS Essai à 300mm, c'est mieux mais hormis le vignetage il reste une variation colorée sensible. Pour être probant: à refaire sur ciel nocturne en zone polluée (chez moi donc...)
  6. @JMDSomme, je viens d'avoir la réponse de Astronomik (en fait Astro-shop car c'est la même société) : Bref, ils ne semblent pas bien au courant de la réelle qualité de leur produit, vu ce que tu as constaté.
  7. Il s'agit du Canon EF 35 mm f/2.0 IS USM (environs 500€)
  8. Je pensais effectivement tenter de faire deux séries avec le même nombre de prises avec et sans suivi pour avoir une homogénéité des expo avec les réglages identiques. Avec 5 images o a effectivement un décalage mais en prenant un peu large et en recadrant ça devrait être faisable. L'essai initial que j'avais fait ne comportait qu'une image du sol d'où l'hétérogénéité des expositions et la difficulté à fusionner proprement les images. C'est un peu addictif comme activité 😀. Il n'y a plus qu'à attendre une météo plus propice pour essayer. Bon WE jp
  9. @Fred_76 il faut tout de même préciser, pour mon image, qu'elle a été prise avec un 35mm (samyang AF) et que d'après ce qu'on m'a dit ensuite, cette focale très courte sur un format 24x36 met le filtre différentiel en difficulté car les rayons incidents sont alors loin d'être parallèles (d'ou le monstrueux gradient qui s'ajoute au vignetage sensible de cet objectif assez moyen). Faudrait tester avec le 300mm pour voir si c'est mieux... Oups.... j'avais pas lu correctement... tu as déjà tout expliqué parfaitement....
  10. Le suivi permet d’avoir plus de signal dans la VL car on peut poser plus longtemps. On peut donc faire en sorte de poser aussi longtemps pour le ciel (avec suivi) que pour le sol (sans suivi) avec les mêmes réglages Ouverture / ISO. Comme ça les 2 ensembles ont les mêmes IL et le traitement est plus simple. La difficulté dans ce cas est la jonction entre les deux ensembles. On ne peut pas stacker énormément d’images du ciel, sinon le filé du sol sera vite très gênant. L’autre méthode sans suivi est plus complexe car on est limité en temps de pose pour le ciel pour éviter le filé des étoiles. Et avec ce temps de pose le paysage est généralement sous exposé. On peut alors faire du light painting si le paysage n’est pas trop éloigné. L’avantage c’est que la jonction ciel/sol est plus simple à gérer.
  11. Bonsoir Fred, Oui c'est galère, j'ai laissé tombé pour l'instant. Pour la photo du dessus j'ai préféré travailler sur deux images avec des caractéristiques d'expo identiques. L'une sans suivi pour le premier plan net et l'autre avec suivi pour des étoiles sans filé. La superposition n'est peut être pas parfaite, il reste des zones dans les feuilles peut être à reprendre. A force d'avoir le nez dessus... Je ne maitrise pas du tout PS, je ne travaille qu'avec LR, mais là il va falloir que je m'y mette car la superposition des images dans Sequator réduit beaucoup le bruit.
  12. Ce n’est pas simple de traiter deux séries avec des expositions différentes, d’autant plus que les délimitations entre les deux sont complexes (arbres, branches, herbe, zones transparentes...). Il n’y a pas d’autre solution que de galerer avec les masques de fusion dans Photoshop... et beaucoup de patience !
  13. Bonjour à tous, Un second essai tant que le ciel était dégagé. Depuis c'est dépression sur dépression et ce n'est pas fini... Fusion de deux photos, l'une pour le premier plan et l'autre pour le ciel avec suivi Star adventurer. Iso 1600, 1 mn , F/4. La version jpeg est moins croustillante que le Tiff. J'ai fait un essai en prenant 5 images en suivi et traitement avec Sequator, super pour le bruit qui a disparu, mais trop galère ensuite pour fusionner avec l'image exposée pour le premier plan, pas la même luminosité couleur et bruit. On voit trop la différence entre les 2 séries à certains endroits. Une astuce pour ce cas de figure ?? J'ai vu la façon de faire dans le post de Fred_76 en utilisant Sequator, en masquant une première fois le ciel et une seconde fois le premier plan, mais ça n'inclut pas une photo exposée pour le premier plan donc sans doute moins de netteté... Merci pour vos remarques et conseils toujours les bienvenus. jp
  14. Coulée 61G du Kilauea (Hawaï) – Vraie ou fausse ? Cette photo a été prise par Mike Mezeul , un photographe américain qui était parti à Hawaï pour faire un reportage sur la coulée de lave « 61G » du volcan Kilauea. Elle montre la coulée de lave, la Voie Lactée, la Lune et un flash Iridium. De nombreuses personnes sont persuadées qu’il s’agit d’un photomontage. Le photographe a fourni les détails techniques suivants : Boitier Nikon D810 Objectif Nikon 14-24 mm Exifs : 14 mm f/2.8, pose de 25’’ à 2500 ISO (pose unique) Date de prise de vue : entre le 1er et le 6 septembre 2016 Les détracteurs disent qu’il n’est pas possible, avec une pose de 25’’ d’avoir en même temps la Voie Lactée bien exposée avec la lave non surexposée, tout cela avec la Lune. Qui a raison ? La coulée de lave 61G du volcan Kilauea s’est écoulée du 24 mai 2016 au 30 avril 2018. La date avancée par le photographe est bien comprise dans cet intervalle de temps. Mike Mezeul montre une copie d’écran d’un RAW de cette photo sur lequel on peut voir les Exifs, et une date comprise entre le 1er et le 6 septembre 2016 (on ne voit pas la date ni l’heure exactes de prise de vue). Le montage ci-dessous montre en superposition la photo présentée au-dessus du RAW. La photo correspond, elle a été légèrement recadrée et pivotée. Si l’on se place à l’angle de champ ciblé, à la date et au lieu indiqués, on peut simuler le paysage suivant avec Sky Safari, et c’est le 6 septembre 2016 entre 19h30 et 20h30 qu’on a une configuration très similaire à celle de la prise de vue. La Lune est à ce moment un croissant de 5 jours et n’est illuminée qu’à 30%. Le Soleil s’est couché à 18h30, et la nuit astronomique a commencé à 19h45. Au moment de la photo, la nuit était donc largement tombée. L’historique des flashs Iridium ne remonte pas aussi loin dans le temps, il n’est pas possible de déterminer plus précisément l’heure de la photo. L’éclairage des nuages en bas à gauche correspond bien à la position de la Lune. Pour éviter que les étoiles ne filent, la règle NPF donne un temps de pose de l’ordre de 8 s avec ce matériel, qu’on peut pousser à 16 s pour un filé légèrement perceptible. Ici, le temps de pose est de 25 s, et on peut effectivement constater un filé non négligeable. Sur 500px, on trouve d’autres photos de la Voie Lactée avec des coulées de lave et voici en vrac quelques réglages utilisés: Canon EOS 7D, 16 mm f/2.8, 25 s 3200 ISO Canon EOS 6D, 14 mm f/2.8, 20 s à 6400 ISO Canon EOS 6D, 14 mm f/2.8, 25 s à 6400 ISO Nikon D750, 14 mm f/4, 15s à 3200 ISO (VL à peine visible) Canon EOS 60D, 18 mm f/3.5, 20 s à 1600 ISO (VL à peine visible) Le Nikon D810 est réputé pour son excellente dynamique, bien meilleure en particulier que les boitiers ci-dessus. Enfin, la présence de pixels chauds sur l’ensemble de la photo montre que le traitement qu’elle a subit était globalement assez rapide et sommaire (généralement un photographe de nuit retire les points chauds) et exclu en particulier l’empilement de plusieurs images : Tous les éléments présents sur l’image permettent de conclure que cette photo n’est pas un montage.
  15. Merci Samuel, Effectivement, les images sont bien détaillées jusque dans les angles (ci-dessous x300%). Ca serait bien que tu mettes en ligne un test de cet objectif pour le paysage astro. Par contre, de quel Canon 35 mm f/2 parles-tu, il y en a deux... Canon EF 35 mm f/2.0 IS USM Canon EF 35 mm f/2.0 (tout court) Cliquer ici pour la comparaison sur DxO. PS : @Astropaysages, peux tu stp éditer ton message pour retirer la citation de l'article d'origine, ça prend de la place pour rien...
  16. Perso j'utilise beaucoup le 35mm canon f2 pas trop cher et pas mauvais un poil fermé
  17. Au fait, quelle est la différence entre un objectif "Grand Angle" et un objectif "Fisheye" ? On peut trouver deux objectifs de 8 et 15 mm de focale qui offrent tous deux un angle de champ de 180° et dans la même marque, un autre objectif de 14 mm de focale avec un angle de champ de "seulement" 114.2°. Pourquoi un tel écart ? En fait, le 14 mm est un "Grand Angle", et les 8 et 15 mm sont un "Fisheye". La nuance tient dans la formule optique. Un grand angle projette l'image sur le capteur selon une projection globalement conique. On peut facilement calculer l'angle de champ qu'il embrasse en fonction de la taille de la diagonale du capteur et la focale : Avec un capteur 24x36, la diagonale mesure 43.3 mm et l'angle de champ du 14 mm Grand Angle fait logiquement 114.2°. Pour un angle de 180° avec une telle formule optique, il faudrait une focale nulle. La formule optique d'un fisheye est complètement différente. Ici, l'opticien essaye de faire tenir un champ de 180° sur le capteur. Il existe diverses formules optiques qui exploitent des projections circulaires (l'image est projetée dans un cercle) ou semi-circulaires (l'image est projetée dans une zone qui rempli plus ou moins le rectangle du capteur). Mais dans tous les cas, l'angle de champ est de 180° quelque soit la focale indiquée. Pour ce genre d'objectif, il n'est pas possible de calculer l'angle de champ à partir de la focale, et d'ailleurs, la focale indiquée ne veut plus dire grand chose. A note que la règle NPF est valable pour les objectifs "Grands Angles", mais sous estime le temps de pose pour les objectifs "Fisheye".
  18. La notion de respect et les paysages de nuit La photographie de paysages de nuit est désormais de plus en plus facile avec les progrès réalisés dans la sensibilité et la gestion du bruit des capteurs. D’un autre côté, il n’a jamais été aussi facile de retoucher les photos. Et enfin, la course au Like dans les réseaux sociaux pousse de nombreux photographes à rendre leur travail le plus populaire possible, quitte à prendre des risque ou à truquer une image qu’ils ne jugent pas assez accrocheuse. Le respect du spectateur Précepte de base : le photographe doit respecter le spectateur et ne pas sciemment l’induire en erreur. Photomontage Cette technique consiste à assembler diverses parties de photographies prises à des endroits et moment différents, et parfois même issues d’autres photographes. On pourra ainsi assembler un paysage d'un lac du Gers avec une Voie Lactée de Hubble et la Lune et son reflet au dessus du lac Léman, une afin d’obtenir un effet saisissant. Voici un exemple d'un photo-montage que j'ai fait. C'est un exemple extrême car il s'agit d'une composition avec photo-montage et ajout d'élément artificiel. Le paysage et le ciel du lac Léman ont été pris de nuit vers 4h du matin. Il y a 4 photos empilées pour réduire le bruit (composition). Il y avait un orage au dessus d'Évian à ce moment, mais trop éloigné pour voir les éclairs, j'ai donc ajouté un éclair pris la veille à quelques km de là (photo montage). L’étoile filante a été prise un peu avant le paysage sur la gauche (hors champ) avec le même objectif (Samyang 14 mm f/2.8) (photo montage). La photo de ma femme a été prise de jour le lendemain midi du même endroit mais avec un autre objectif (24-70 mm Canon) (composition). Seule son ombre a été faite artificiellement... Bref, pas mal de modifications, mais je l'ai toujours expliqué quand j'ai présenté le résultat ! Photo Fred_76 Cette technique peut être trompeuse, surtout si elle est faite en dépit de l’orientation, de la taille naturelle des éléments, ou des lois physiques de base. Par exemple : - Lune bien plus grosse que nature : Photo Greg Zastawny - mauvaise orientation des ombres et éclairages : Photo Ray Cologon - Voie Lactée dans une mauvaise orientation par rapport au paysage (plus difficile à démontrer) : Photo Marius Kasteckas - dupliquer des zones entières en dépit du bon sens : Photo Beth Moon / National Geographic Attention, si vous utilisez le travail d’un autre, vous devez le créditer. Notez qu'en fonction de la quantité d'éléments ajoutés, ça peut ne plus être de la photographie, mais un travail artistique. Composition photo Cette technique consiste à assembler diverses parties de photographies de la même scène, prises du même endroit, cadrées de la même façon, mais à des moments différents. On profite ainsi d’une période où l’éclairage du paysage était par exemple éclairé par la Lune, et d’une autre période où la Voie Lactée est bien orientée ou la pollution lumineuse est réduite. Cette composition est un assemblage de plein de photos dont une première a été prise dans la période dite de l’heure bleue, ce qui m’a permis d’avoir cette belle couleur bleue du ciel et les détails des épaves. Le reste a été pris un peu après pour obtenir le filé d’étoiles selon la technique de l'empilement. Photo Fred_76 Empilement (et suivi ou alignement) Au lieu de prendre une seule pose longue, on prend plusieurs photos plus courtes, avec éventuellement un suivi des étoiles, afin d’augmenter le signal utile par rapport au bruit. Un logiciel, par exemple Sequator, est utilisé pour l’alignement des images et leur empilement. C’est aussi la technique utilisée pour faire les filés d’étoiles. On prendra soin de préciser la technique de prise de vue (N images, suivi à la monture équatoriale…). Panorama Cette technique consiste à assembler de nombreuses photos légèrement décalées les unes des autres afin de couvrir une zone plus importante que ne permettait l’objectif. Elles sont assemblées avec un logiciel spécialisé, par exemple ICE de Microsoft. Cette technique de prise de vue est tout à fait légitime et ne dénature pas le paysage. On doit par contre le signaler au spectateur si la scène embrasse un champ bien plus large (>180°) que ce que permet un objectif grand angle. Ligthpainting Ici, le paysage est éclairé artificiellement avec une lampe torche, un drone, etc. afin d’en souligner certains détails ou tout simplement l'éclairer. Il faut prendre soin de respecter les autres photographes et la réglementation du site. Certains parcs nationaux interdisent cette technique, notamment aux USA. Les couleurs Certains puristes veulent que les couleurs soient parfaitement respectées. C’est tout à fait louable, mais le ciel prend alors une teinte brunâtre qui n’est pas esthétique, surtout s’il y a un léger voile éclairé par la pollution lumineuse. Cette teinte brunâtre est même interprétée comme fausse par nombre de spectateurs qui s’attendent à voir un ciel bleu-noir. Ce n’est pas à cause du nombre de photos de nuits bleues vues sur Internet que les spectateurs réagissent comme cela, c’est juste que le soir, une fois le Soleil couché, le ciel de début de nuit est effectivement bleuté. On ne trompe donc pas le spectateur en lui montrant un ciel légèrement viré au bleu. Attention à ne pas exagérer, c’est tout ! On peut aussi utiliser des filtres pour réduire l'effet des lumières artificielles, mais ils sont de moins en moins efficaces avec les éclairages à LEDs. Si vous avez des conditions vraiment bonnes, prenez soin de ne pas masquer la lueur de l’air (en anglais « airglow ») qui laisse des subtiles traînées vertes dans le ciel. Le respect du paysage Des constructions (pylônes, câbles, poteaux, clôtures, panneaux…) ou objets (détritus…) peuvent altérer le paysage. S’il s’agit d’objets fortuits que vous n’aviez ou ne pouviez pas retirer de la scène, il est tout à fait légitime de les retirer en post traitement. Exit donc le paquet de chips et les canettes de bière laissées par des pique-niqueurs indélicats. Par contre, les constructions fixes devraient être laissées en place. Au mieux, atténuez les (par exemple affinez les câbles électriques, obscurcissez les zones avec des clôtures…). Si vous tombez sur un spectateur qui connait la zone, il ne pourra pas vous reprocher d’avoir truqué la photo. De même, on ne pourra pas vous reprocher d’avoir trompé un photographe qui a fait le déplacement exprès, suite à votre photo, et constaté ce fichu pylône au milieu du champ. Ce n’est pas tricher que de retirer en post traitement les pixels morts ou chauds, les poussières sur le capteur ou de réduire des reflets parasites. Ces défauts n’ont rien à voir avec le paysage. Le respect de la nature Vous prendrez soin de ne pas dénaturer le lieu. Il est parfois interdit de sortir des sentiers balisés afin de ne pas endommager le site, la végétation, déranger la faune ou simplement pour votre sécurité. Restez sur les sentiers et zones autorisés. Une branche vous gêne, écartez là avec précaution ou changez de place. Ne la cassez pas, ne la coupez pas ! En bord de mer, faites attention à la marée et ne vous retrouvez pas coincés sur un rocher ou au fond d’une crique. Faites aussi attention aux vagues, surtout en cas de tempête. Il en va de votre survie ! Le respect des riverains et de la propriété Le point de vue est tellement meilleur depuis le jardin de cette maison que vous décidez de grimper discrètement au-dessus de la clôture pour y entrer. Non seulement c’est illégal, mais vous risquez de vous faire prendre par le propriétaire ou lors d’une ronde de police. Si vous souhaitez vraiment accéder au jardin, passez voir le propriétaire et demandez-lui la permission. S’il n’est pas là, allez ailleurs. Le respect des autres photographes Quoi de plus frustrant que de faire des kilomètres avec tout son matériel et de constater sur place qu’un autre photographe s’est placé en plein dans la scène repérée avec soin, et fait du lightpainting ou n’éteint jamais sa lampe frontale ! Si vous souhaitez faire du lightpainting, signalez-vous aux autres photographes présents, et arrangez avec eux un moment pour allumer votre éclairage. Si d’autres photographes sont sur la zone, n’utilisez votre frontale ou lampe torche qu’avec parcimonie en masquant au maximum la lumière avec votre main pour n’éclairer que la zone nécessaire.
  19. Voie Lactée à Squeaky Beach (AUS) – photo truquée Voici une photo des blocs de granite de la plage de Squeaky Beach, dans le parc national de Wilson Promontory, à 180 km au sud-est de Melbourne en Australie. La photo est de Ray Cologon. Sur la page 500px où la photo est exposée, il est dit qu'elle a été prise entre juillet et août 2019. Une recherche de photos de la plage sur Internet et un passage dans Google Map permettent de repérer la position et l’orientation de la prise de vue. Le cœur de la Voie Lactée est donc situé au Nord-Ouest du photographe et orientée à 45° environ montante vers le Nord. On constate une Voie Lactée sortant de l’horizon entre l’Ouest et le Nord-Ouest et partant en diagonale vers le Nord, avec Altair dans l’axe Nord-Ouest. Jupiter et Saturne sont bien à leurs positions de mi-2019 telles simulées dans Stellarium ou Sky Safari. Problème Altair ne se trouve la nuit dans cet axe et assez haute au-dessus de l’horizon qu’entre fin mai et fin octobre. Cela correspond bien à la date de prise de vue, indiquée entre juillet et août. Mais à cette date, quand Altair se trouve au Nord-Ouest, la Voie Lactée sort de l’horizon au Nord et monte vers l’Ouest, autrement dit dans l’autre sens ! C'est en début de soirée que la Voie Lactée prend une orientation similaire à la photo, mais dans ce cas elle sort de l'horizon au Nord-Est, pas au Nord-Ouest, et Altair se trouve entre le Nord-Est et l'Est. Cette image est donc un montage d’un paysage et d’un ciel qui ne tient pas compte de la position réelle des éléments.
  20. La Voie Lactée au phare de Fanad Head – 2 exemples de photos truquées Voici deux photos de la Voie Lactée avec le phare de Fanad Head, en Irelande. Ces deux photos sont de Marius Kastečkas. En allant sur Google Map, il est possible de déterminer d’où le photographe a pu prendre ces points de vue : Voici quelques repères tels qu’on peut les voir sur les photos : Problème : 1. On ne peut observer la Voie Lactée dans cette position qu’en hiver (nov-déc) et dans ce cas, Vega est quasiment au Nord quand elle est sur l’horizon et certainement pas à l’Est. 2. Altair n’est dans cette position qu’en automne (sept-oct) et elle se trouve entre le Sud-Ouest et l’Ouest, pas au Sud-Est. Ces deux photos sont donc des montages d’une Voie Lactée sur un paysage, ne respectant pas la position réelle des éléments. Ce photographe - ou plutôt artiste - est coutumier du fait et réutilise assez souvent les mêmes fonds de ciel sur ses photos, par exemple : Ou encore (regardez les nuages en diagonale qui partent du centre vers l'angle en haut à droite) : Et puis, on trouve aussi ces deux photos sur ses sites (FlickR, 500px...) : Cela dit, si ce ne sont pas des « vraies » photos de paysages, il n’en reste pas moins une esthétique qui plaît à beaucoup, d'où le (relatif) succès de cet artiste.
  21. Bonsoir, L'image corrigée avec les conseils de Fred_76. Demain nouvelle sortie avec un autre premier plan, tentative infructueuse avant hier, pas pensé que la lune était presque pleine 🤨, résultat, la VL à peine visible... Bonne soirée jp
  22. La Voie Lactée et le volcan Bromo Un photographe, Kris Bednarzewski a publié une photo de la Voie Lactée au-dessus du volcan Bromo, en Indonésie, pendant une éruption. Il a publié cette photo le 24 avril 2016 sur ses comptes Instagram et Facebook. Il dit qu’il a composé cette photo à partir de deux images prises à 37 minutes d’intervalle, du même endroit. La première pour la Voie Lactée, une pose de 30 s, l'autre pour le paysage, avec une pose de 1 s. Il a utilisé un Nikon D850 avec un objectif 14-24 mm. Il a profité d’une brèche de 15 minutes entre les nuages pour voir la Voie Lactée et n’a réussi à ce moment que 3 poses. Est-ce que cette photo a bien été composée telle que le photographe le dit, ou bien a-il juste superposé une Voie Lactée sur un paysage, comme on le voit (trop) souvent sur le Net ? Emplacement de la prise de vue Il est assez simple de savoir où le photographe s’est placé pour prendre la photo. Google est très pratique pour cela avec la modélisation du relief. Les lieux « classiques » dans la zone pour cadrer le volcan de cette façon se trouvent le long d’une route qui monte jusqu’au point de vue de « Penanjakan ». Étant donnée la hauteur nécessaire pour surplomber les formations, le photographe devait être placé à peu près dans la zone de Penanjakan, depuis lequel on peut voir ce que j’ai représenté sous l’extrait de la photo. S’il ne se trouvait pas exactement à cet endroit, il devait être sur cet axe. Date de la prise de vue L’éruption du volcan a duré un an entre novembre 2015 et novembre 2016. La photo ayant été postée en avril 2016, elle n’a pu être prise qu’entre novembre 2015 et avril 2016. La Voie Lactée dont on voit très bien le cœur (cerclé en blanc) est orienté légèrement à gauche et semble émerger du flanc droit du cône du premier plan (Batok). Le tableau suivant montre la position de la Voie Lactée le 15 de chaque mois en début, milieu et fin de nuit, les simulations sont faites avec PhotoPills : Mois Novembre Décembre Janvier Février Mars Avril On se rend compte qu’il n’y a qu’à partir du mois d’avril que la Voie Lactée prend une position similaire à la photo de Kris Bednarzewski en fin de nuit. C’est vers 3h30 du matin que le cœur se trouve juste à gauche de l’axe du cône volcanique et que la Voie Lactée semble surgir de la droite du cône : Si on observe bien, on peut distinguer Mars et Saturne à droite du cœur de la Voie Lactée. Comme Mars se déplace assez rapidement d’un jour sur l’autre, on doit être en mesure de déterminer la date avec un peu plus de précision. Sky Safari ou Stellarium permettent de simuler la position des planètes à la date voulue. C’est début avril qu’on arrive à cette configuration, ci-dessous une simulation au 4 avril : On peut maintenant raffiner la date en analysant sa position relative de Mars avec les étoiles voisines. Il faut repérer les coordonnées en pixels (x,y) de ces objets guides afin de calculer leur distance en pixels, puis de faire le rapport avec la distance angulaire mesurée avec Sky Safari ou Stellarium. Comme Mars se déplace beaucoup d'un jour à l'autre, on peut calculer la distance théorique entre Mars et ces 7 objets à diverses dates, et comparer ces distances avec la distance mesurée sur la photo. On arrive au tableau suivant : La photo n'a pu être prise qu'entre le 7 et le 10 avril, plus probablement le 8 ou le 9. Conclusion La photo de Kris Bednarzewski n’est pas un trucage. Elle a été prise depuis la point de vue de "Penanjakan" au nord du volcan Bromo, entre le 7 et le 10 avril, plus probablement dans la matinée du 8 ou du 9 avril 2016, vers 3-4h du matin. On peut par contre discuter du surtraitement qui donne à la Voie Lactée un aspect pas du tout naturel... mais ça plaît à la foule !
  23. Salut, J'ai testé mon fisheyes 8mm peleng canon 3.5 dans mon jardin. c'est une compo de 6 photos calculée par Hugin. Chaque photo est un resultat de 700 photos sans lune il y a 15j avec le canon 1300d à 3200iso. Chaque star trail est fait par Sequator 1.55. la full: https://cdn.astrobin.com/thumbs/WEaSzBQU63Tn_16536x16536_wmhqkGbg.jpg Stephane
  24.  

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