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Les causes du réchauffement climatique.


Pyrene
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La pirouette est classique. on attaque sur la forme plutôt que sur le fond. 

 

La faute a la modernité a vouloir écrire avec une tablette plutôt qu'un clavier aidé par mes gros doigts de cro-magon qui vit dans sa grotte et passe des heures par semaines à biner à la main (le maraichage bio... que veux tu... là ou quelques euros de roundup auraient fait le job), un peu de dyslexie, une large négligence sur les apparences et la bienséance.

 

Quand on vit seul au fond des bois comme tu sembles penser que je vis ca devrait suffire à laisser me passer ce genre de chose mais il faut bien que trouve quelque chose à répondre.

 

oui je suis contre le nucléaire comme énergie de substitution mais pour comme énergie de transition vers les ENR en attendant des solution de stockage (par en attendant d'équiper pour produire)... J'espère avoir été assez clair pour que tu ne m'attribue pas à nouveau l'étiquette rassurante "antinuc-écolo-greenpeace-zadiste-bobo-polpot-antivax-giletjaune-...." 😅

 

Toujours une étiquette caricaturale à me coller sur le dos dès que j'utilise un argument qui s'apparente à un courant de pensée : cette fois je suis un libéral et tu prônes l'étatisme, alors que quand je parlais de taxation des comportements polluants (prérogative de l'état) tu me traites de polpot...  c'est un peu fatiguant ces contre-pieds permanents pour relancer la discussion hors sujet et me classer dans une catégorie toujours très réductrice.

Et cette répétition d'autoritarisme que tu m'attribues alors que je passe mon temps à essayer de mettre en pratique personnellement ce changement de mode de vie SANS l'imposer à qui que ce soit, pour montrer que c'est possible de minimiser son impact sans pour autant retourner à l'âge de bronze (ce que tu me supposes de faire par pur masochisme idéologique - étiquette)...

Bref il faut peut être consulter pour Alzeimer... ça fait 15 fois que je le dis et qu'on refait un tour de cette discussion.

 

Au moins apporte de l'eau au moulin, des pistes de solutions crédible, des essais industriels généralisables à l'échelle planétaire et économiquement réalistes (vu que le fric dirige le monde). il y a bien des choses qui sont tentées et qui évoluent donc je changerai probablement d'avis sur certains points au fur et a mesure que des découvertes.

Bref évite STP les généralités vide de sens comme faire de la géoingénierie. ça peut vouloir tout et rien dire et ne tiens pas compte des réalités notamment la taille de la planète. Nos émissions de CO2 ca à l'effet d'une géoingénièrie involontaire... donc les conséquences ont pourtant été plus ou moins précisément anticipées depuis 50ans et pourtant on a toujours pas passé la première vitesse pour fermer les 3 robinets à l'origine du problème : gaz, pétrole et surtout charbon.

C'est pourtant pas plus compliqué que ça. on laisse tout ça sous terre et on apprend a s'en passer.

 

Tant qu'on cherchera a corriger un problème sans s'attaquer à la cause on avancera à rien si ce n'est déplacer le problème.

c'est un comportement humain très courant... c'est pas ma faute à moi, c'est l'autre... exemple : délocaliser la production industrielle en asie, puis les traiter de vilains pollueurs pendant qu'on se gave de leurs produits avec bonne conscience.

 

Citation

Dans Nature Climate Change, des considérations sur l'avenir incertain de l'AMOC. Ce sigle hermétique ne doit rien à Rufus d'Ephèse, mais fait référence à l'Atlantic Meridional Overturning Circulation, c-à-d ce qui nous garantit la douceur apportée par le Gulf Stream. Cette circulation est déjà à son plus faible depuis au moins 1600 ans,

 

si on a un petit échantillon des printemps, automne,  étés futurs on a du souci à se faire.

Au moins on manquera pas d'eau mais on mangera de la betterave, de la patate et du navet toute l'année en provence... la ratatouille n'aura plus même gout.

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Il y a 2 heures, charpy a dit :

 

 

et pourtant on a toujours pas passé la première vitesse pour fermer les 3 robinets à l'origine du problème : gaz, pétrole et surtout charbon.

C'est pourtant pas plus compliqué que ça. on laisse tout ça sous terre et on apprend a s'en passer.

 

 

 

👍

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C'est parce que je ne veux pas voir les gens forcés de travailler la terre comme charpy que j'approuve une énergie à la fois massive et décarbonée, sans me livrer à d'étranges contorsions pour la déclarer impossible, ou encore à placer ma foi dans la fuite en avant dans les EnRi à travers l'espérance qu'on trouvera le stockage après (1). Ce n'est pas moi qui t'ai forcé à imaginer que le nucléaire ne peut plus marcher désormais parce que ça ne rapporterait pas assez et assez vite aux entrepreneurs. Elle valait dix, celle-là. Après cela, on ne devrait plus rire des écolos comme celui de ce matin qui ont peur que se vacciner entraîne à fumer, à boire et à manger n'importe comment.

Il est vrai qu'on parle de remettre du monde dans l'agriculture. La connaissance croît tous les jours, le niveau moyen de diplômes aussi, et on recréerait des métiers de merde démolissants pour le corps et avilissants pour l'intelligence. Voilà l'avenir vu par certains. Inouï. Quand le président clame haut et fort qu'il va en finir avec le glyphosate qui est un gros mot pour toi,  je me demande s'il ne fait pas la part du feu pour préserver le nucléaire. Oui, on peut en finir avec le glyphosate comme on peut en finir avec le dernier  becquerel ; sanitairement c'est du même niveau. 

 

(1) Même si on le trouve, tout ça, production et stockage, sera tellement envahissant qu'on n'en construira que le strict nécessaire pour une vie dirigée garantie sobriété de chez sobriété. 

 

 

 

Edited by Albuquerque
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Le rapport du GIEC vient d'être publié, il indique que les 1.5°C de réchauffement par rapport aux niveaux préindustriels seront dépassés au cours des deux décennies qui viennent. On est donc certain d'être au-delà des Accords de Paris. Les effets sont maintenant "inévitables et irréversibles", parmi lesquels la hausse du niveau marin, la fonte de la banquise arctique, et le réchauffement/acidification des océans, et évidemment les événements climatiques extrêmes comme ceux que nous vivons cet été.

Les causes sont illustrées par ce schéma du Guardian :

 

causeHumaine.JPG.83ffca33534ceffe79af43b2ef77f542.JPG

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Il y a 2 heures, Pyrene a dit :

Le rapport du GIEC vient d'être publié, il indique que les 1.5°C de réchauffement par rapport aux niveaux préindustriels seront dépassés au cours des deux décennies qui viennent. On est donc certain d'être au-delà des Accords de Paris. Les effets sont maintenant "inévitables et irréversibles", parmi lesquels la hausse du niveau marin, la fonte de la banquise arctique, et le réchauffement/acidification des océans, et évidemment les événements climatiques extrêmes comme ceux que nous vivons cet été.

Les causes sont illustrées par ce schéma du Guardian :

 

causeHumaine.JPG.83ffca33534ceffe79af43b2ef77f542.JPG

Coucou 

 

Qui  pouvait penser le contraire à par les idéalistes,  les rêveurs,  bienvenue dans la réalité 😅😅 

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Le GIEC met en ligne un atlas des différents scénarios climatiques détaillés selon les régions/époques et selon différents critères de température, niveau de la mer, pluviosité etc... Toutes les données sont sourcées, comme dans les rapports du GIEC, et différentes possibilités d'export sont proposées.

En anglais, et exigeant pas mal d'attention et un peu d'apprentissage.

Ex : les températures moyennes en Méditerranée :

1118492765_CMIP6-Meantemperature(T)ChangedegC-Warming2CSSP58.5(rel.to1850-1900)-Annual(34models)-MED_timeserie.thumb.png.dba9a4468e71a3c2394cfcb0eee8d43b.png

 

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Charpy, tu pourrais nous prévenir quand tu fais des vidéos !!

 

https://www.agoravox.tv/actualites/technologies/article/tourisme-spatial-aucune-raison-de-90531

 

Bon, une fusée à l'hydrogène ça ne pollue pas beaucoup ; alors si quand même, ça pollue l'éthique, non ?  

 

Et comme d'habitude, le couplet que tous les astronautes qui ont vu la terre depuis l'orbite ont été frappés par sa beauté (d'accord...) et par sa fragilité !  Parce que la fragilité se voit ! 

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Le 07/08/2021 à 20:12, Albuquerque a dit :

C'est parce que je ne veux pas voir les gens forcés de travailler la terre comme charpy que j'approuve une énergie à la fois massive et décarbonée, sans me livrer à d'étranges contorsions pour la déclarer impossible, ou encore à placer ma foi dans la fuite en avant dans les EnRi à travers l'espérance qu'on trouvera le stockage après (1).  

 

(1) Même si on le trouve, tout ça, production et stockage, sera tellement envahissant qu'on n'en construira que le strict nécessaire pour une vie dirigée garantie sobriété de chez sobriété. 

 

Le stockage ça avance... t'as la réponse dans l'autre sujet polémique centrales VS voitures élec...

 

et voila un graph

bloombergbatteries2030.jpg (832×533) (nextbigfuture.s3.amazonaws.com)

 

Le 11/08/2021 à 15:50, Albuquerque a dit :

Charpy, tu pourrais nous prévenir quand tu fais des vidéos !!

https://www.agoravox.tv/actualites/technologies/article/tourisme-spatial-aucune-raison-de-90531

Bon, une fusée à l'hydrogène ça ne pollue pas beaucoup ; alors si quand même, ça pollue l'éthique, non ?  

Et comme d'habitude, le couplet que tous les astronautes qui ont vu la terre depuis l'orbite ont été frappés par sa beauté (d'accord...) et par sa fragilité !  Parce que la fragilité se voit ! 

 

No comment.... Suppose ce que tu veux... ou railles autant que tu veux...

 

Mais que font les géo-ingénieur en méditerranée?

Arrêter le vent, faire baisser de quelques de grés et faire tomber de la pluie c'est leur job non? Hop en quelques heures de bonne ingénierie ils devraient pouvoir arrêter les incendies depuis leur bureau d'étude a coup de logiciels de satellites et de drones!!!

Edited by charpy
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De la géoingénierie "naturelle" ?

Différentes études pointent un effet du réchauffement climatique sur les éruptions volcaniques. D'une part la charge de la glace diminuant permet une remontée des terrains sous-jacents libérés d'un poids important (le glacioeustatisme en jargon géologique), ce qui peut libérer des contraintes favorablement à un regain d'activité volcanique (on pense notamment à l'Islande). D'autre part les modifications de la circulation atmosphérique provoquées par le même RC favorisent la dispersion en haute altitude des particules émises, ainsi que leur circulation autour du globe.

On atteindrait ainsi "naturellement" une diminution de l'ensoleillement que certains ici appellent de leur voeux.

Avec toutefois quelques bémols : d'une part, comme déjà souligné plus haut, le premier effet d'une telle diminution de l'ensoleillement sera une chute de la productivité primaire, aussi bien dans les océans que sur terre, et donc des famines prévisibles, d'autre part la position géographique des terres glacées est moins favorable à une dispersion globale efficace des poussières volcaniques que celle des volcans tropicaux. Les années "sombres" comme 1816 ont ainsi été provoquées par des éruptions indonésiennes, bien plus efficaces dans la dispersion par la circulation atmosphérique.

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Le Guardian se fait l'écho d'une fuite organisée par une fraction des scientifiques qui finalisent actuellement le sixième rapport du GIEC.

Seule la première partie de ce rapport est actuellement publiée, la seconde portant sur les impacts du RC doit sortir cette année, mais la troisième portant sur les préconisations est prévue seulement pour mars 2022. C'est cette dernière partie qui fait l'objet de la fuite : il semble que certains craignent que les pressions de certains gouvernements n'affadissent considérablement ses conclusions (notamment le Résumé pour Décideurs, que les gouvernements peuvent amender).

Selon ces fuites, la principale recommandation vise la réduction des émissions, de façon urgente et ciblée ; entre 36 et 45 % des émissions viennent de 10% des pays (qui sont aussi les plus riches), soit dix fois plus les 10% les plus pauvres. Là sont les responsables, et nous en sommes.

Les recommandations concernent au premier rang le chauffage et la climatisation, et les transports, notamment l'aviation. L'alimentation aussi, avec une réduction suggérée des apports caloriques, et de la consommation de viande.

A contrario, alimenter en énergie électrique les quelques 800 millions d'humains qui n'en ont pas n'aurait qu'un effet négligeable sur le climat.

L'accent est mis sur l'urgence, les mesures doivent être prises dans la prochaine décennie. Les investissements dans les énergies décarbonées devraient être multipliées par cinq, tandis que les centrales à charbon et fuel devraient être démantelées.

La technologie de capture et piégeage du CO2 est immature et ne peut jouer aucun rôle dans un avenir proche, mais doit être envisagée comme une solution possible. Les coûts en chute de l'éolien et du solaire sont par contre encourageants. Le captage par la végétation est une piste, mais n'est pas en mesure de compenser les émissions.

 

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Il y a 4 heures, Pyrene a dit :

De la géoingénierie "naturelle" ?

 

Ca c'est des cycles ou des phénomènes naturels +/- prévisibles mais totalement incontrôlés.

 

la géo INGENIERIE c'est justement la maitrise de tout ça en dépit des aléats! 

 

A ce compte là les premiers géoingénieurs sont les agriculteurs, ils contrôlent le couvert végétal qui a une grande influence sur el climat, arrosent, taillent, plantent...

. En général c'est comme pour charbon/pétrole/gaz ils se foutent des conséquences sur le climat (exemple du défrichement pour faire le l'agriculture!)

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Le plus haut sommet de Suède n'est plus le plus haut.

Le pic Sud du Kebnekaise est le seul glacier suédois. Situé à près de 150 km au Nord du cercle arctique, il appartient à la zone protégée du Laponia World Heritage Site. Il vient d'être mesuré à 2094.6 m, soit deux mètre de moins qu'en 2019. Dans les années 90', il mesurait encore 2118 m, soit une perte de 20 mètres en vingt ans.

Le GIEC classe la fonte des glaciers parmi les principaux impacts du réchauffement.

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De la pluie pour la première fois sur le plus haut sommet du Groenland : c'est la troisième fois y qu'on observe des températures positives, mais la première que l'eau n'y tombe plus sous forme de neige. Cette pluie de plusieurs heures ce 14 août a provoqué une fonte importante, ainsi qu'une diminution de l'albedo qui va dans le même sens. On craint également la production d'une croûte glacée qui perturberait plus encore l'équilibre de la calotte.

Lors de la récente vague de chaleur de juillet, la calotte avait déjà perdu un record de 8,5 milliards de tonnes de masse en une seule journée.

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Je relève cette phrase amusante et instructive dans l'Illustration du 25 septembre 1897 :

 

L'emploi de la houille ne fut introduit en Angleterre qu'au début du XIVe siècle. En 1340 quelques fabricants privilégiés obtinrent l'autorisation de brûler du charbon de terre, dont la combustion était alors regardée comme dangereuse pour la santé publique.

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Il n'y a pas si souvent de bonnes nouvelles dans ce fil, et celle-ci mérite donc d'être soulignée : les accords internationaux, ça peut marcher.

Le protocole de Montréal (1987) interdit les chlorofluorocarbures, gaz très utilisés dans les années 70' dans l'industrie du froid.

Et il est respecté !

L'effet des CFC sur la couche d'ozone qui nous protège des UV était avéré : elle disparaissait à l'époque au-dessus de l'Antarctique, les scientifiques alertaient les politiques sur les risques immédiats pour la santé. On ne soulignait pas alors les effets climatiques.

Or les CFC sont également des gaz à effet de serre. Une étude parue dans Nature vient de modéliser leur effet si le protocole de Montréal n'avait pas existé : une augmentation de température de l'ordre de 2.5°C vers la fin du siècle !

Il faut dire qu'à l'effet direct sur l'effet de serre s'ajouterait une perturbation dans la flore, la chlorophylle réagissant mieux au spectre visible qu'aux UV, avec des conséquences sur la séquestration du carbone par la végétation.

Il faut croire que les arguments des scientifiques des années 80' étaient plus convaincants, ou que les politiques de l'époque étaient plus sensés que ceux d'aujourd'hui...

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Il y a 2 heures, Pyrene a dit :

Il faut croire que les arguments des scientifiques des années 80' étaient plus convaincants, ou que les politiques de l'époque étaient plus sensés que ceux d'aujourd'hui...

 

Il faut surtout croire qu'arrêter les CFC ne modifiait pas autant les modes de vie qu'une forte réduction de l'émission des gaz à effets de serre.

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il y a 40 minutes, Alhajoth a dit :

 

Il faut surtout croire qu'arrêter les CFC ne modifiait pas autant les modes de vie qu'une forte réduction de l'émission des gaz à effets de serre.

 

oui et cela touchait peu d'industriels qui avaient des solutions techniques... cela créait aussi des nouveaux marchés.

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Il y a 22 heures, Alhajoth a dit :

 

Il faut surtout croire qu'arrêter les CFC ne modifiait pas autant les modes de vie qu'une forte réduction de l'émission des gaz à effets de serre.

A vrai dire, je ne pense pas qu'il y ait eu de meilleurs arguments que ceux qu'on a pour le RC.

Quand au bon sens des politiques... comment dire... :lu:

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Une nouvelle que cette fois j'ai hésité à poster sous le fil Hominisation ou celui-ci : selon une étude parue dans Nature Communication, plusieurs sorties successives d'Afrique auraient finalement donné naissance à l'humanité telle que nous la connaissons, toutes contraintes par le climat.

Dans tous les cas, le moteur essentiel serait la sécheresse, un minimum de 90 mm annuel étant le seuil en dessous duquel aucune trace humaine n'a été retrouvée (correspondant à un climat désertique...). Cela n'ouvre que quelques fenêtres pour la sortie d'Afrique par le Nord (Egypte et Sinaï ouvrant le Moyen-Orient), autour de 250 000 et 120 000 ans, mais il est aussi possible d'imaginer une voie par l'Est en franchissant les quelques kilomètres du détroit de Bab-el-Mandeb : la distance peut être tombée sous les 4 km entre 65 000 et 30 000 ans.

Les reconstructions climatiques effectuées sont confrontées et trouvées compatibles avec les données archéologiques d'Arabie Saoudite, d'Israël et de Grèce et leurs datations.

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Géoingénierie climatique : un état des lieux

 

Un ouvrage récent remet le couvert sur la géoingénierie, et passe en revue les différentes propositions.

Au delà des inventions fumeuses style déplacement de l'axe de rotation terrestre, les suggestions actuelles restent sur deux options :

    • la séquestration du carbone

    • le développement d'un écran à l'énergie solaire

 

Séquestration : on parle de capter et stocker des centaines de milliards de gigatonnes...

 

L'option la plus simple consiste à planter des arbres. C'est efficace sans approcher toutefois de l'échelle des quantités à stocker. De plus les forêts sont sensibles au RC qu'elles sont supposées combattre, les récents incendies de 2021 en témoignent.

Se rattachent à cette solution le développement de pratiques agricoles respectueuses du climat, stockant plus de carbone dans les sols. On sait par ailleurs que les zones humides sont de bons réservoirs de carbone, à respecter, donc -pour autant que les changements liés aux précipitations l'autorisent-...

Dans le même ordre d'idée, la fertilisation des océans par des particules de fer a été envisagée. L'idée est de favoriser le développement du plancton, dont la majorité s'abrite dans des coquilles calcaires et stockent donc du CO2. Les premiers essais sont toutefois restés décevants.

La météorisation de roches éruptives pourrait aussi séquestrer 0.5 à 2 milliards de tonnes de CO2 par an : le principe consiste à broyer des basaltes et autres roches siliceuses ; la dissolution des silicates fixe le CO2 pour former des carbonates. Mais on est encore loin, on le voit, des quantités de carbone à capter.

 

On a donc imaginé des méthodes de captation directes du CO2 atmosphérique qui serait ensuite injecté dans des réservoirs profonds. La technologie d'injection est bien connue des pétroliers, et du reste pratiquée en routine sur certains champs producteurs pour améliorer la récupération des hydrocarbures. Elle est raisonnablement maîtrisée, aux soucis habituels des forages près.

Ces méthodes ne sont toutefois applicables qu'aux centrales thermiques, seules susceptibles de générer des quantités suffisantes de CO2 : le secteur des transports et autres industries dispersées n'est pas concerné...

Trois méthodes d'extraction du CO2 existent : les processus post-combustion captent le gaz en aval par des procédés chimiques. Il s'agit de passer les gaz brûlés dans une colonne de solvant type ammoniaque, ensuite chauffé vers 120°C pour extraire le CO2 quand le solvant est saturé.

 

On peut également intervenir en amont en convertissant le carburant en gaz dont la combustion sera « propre ». Typiquement, du charbon est gazéifié pour former produire un gaz de monoxyde de carbone et d'hydrogène. Le monoxyde est hydraté pour faire le CO2 qu'on capte tandis que l'hydrogène alimente une turbine (ou est stocké pour alimenter le marché des voitures à hydrogène, comme on en voit passer tous les jours...).

 

On sait enfin brûler le carburant dans un milieu concentré en oxygène (procédé « oxyfuel ») qui génère alors du CO2 pratiquement pur. Dans une combustion classique, le CO2 ne constitue que 3 à 15% des résidus, alors que la combustion dite oxyfuel ne génère que du CO2 et de la vapeur d'eau qu'on sait condenser. Le procédé exige toutefois d'alimenter le bruleur en séparant l'air en oxygène liquide, azote gazeux, et argon et autres gaz, ce qui consomme près de 15% de l'énergie produite.

 

Reste à transporter le CO2 récupéré vers son stockage souterrain. Un pipeline coûte de l'ordre du million d'euro au kilomètre ; près de 40% de l'énergie produite par les centrales ainsi équipées iraient alors au captage...

 

La seconde option consiste donc à bloquer une partie du rayonnement solaire.

Bien qu'il existe des projets impliquant des systèmes de miroirs, les plus aboutis concernent l'injection de gaz ou particules dans la stratosphère (ce qui pourrait être peu populaire sur ce forum ; la seule chose dont on est assuré, c'est la fin de l'observation astro). J'ai évoqué plus haut les lourds inconvénients de cette idée, qui ne vise pas à gérer la réalité du problème (l'excès de CO2), mais à jouer avec notre source d'énergie -et de vie. Les analogues vécus lors des plus importantes éruptions volcaniques dans les temps historiques sont connus comme des périodes de famines, les récoltes et la production primaire étant directement impactées. Les analogues plus anciens dans les temps géologiques sont associés à des phases d'extinction massives de la vie sur notre planète (-notamment les éruptions sibériennes du permien, et les trapps du Deccan à la limite K/T). Mais on est dans du faisable, malheureusement.

 

Toutes ces « solutions » restent toutefois purement techniques, et tirent un voile pudique sur leur réalisation dans le système dans lequel nous vivons.

Il est difficile d'imaginer un modèle économique assurant à un investisseur privé une rétribution pour des fonds engloutis dans des opérations de ce type. Des financements publics peuvent s'envisager, sous réserve que des acteurs politiques s'impliquent dans des dépenses et des campagnes explicatives hasardeuses. En réalité, un problème aussi global que le RC exige une autorité mondiale qui fait d'autant plus défaut que les pays qui pourraient l'imposer sont les premiers à la combattre.

La toute première solution reste comme le préconise explicitement le GIEC au niveau de l'élimination des émissions actuelles. Cette évidence première ne semble guère en chemin de s'imposer. On verra cet automne à Glasgow si la situation évolue.

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Parmi les solutions techniques à suivre l'hydrogène comme vecteur énergétique en remplacement des hydrocarbures changerait durablement la donne.

De nouvelles pistes s'ouvrent pour le produire à base d'électricité renouvelable ou a minima décarbonnée.

Cela éviterait de devoir recourir à la séquestration sur le long terme.

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il y a une heure, Albuquerque a dit :

 

C'est impressionnant lorsqu'on sait que l'atmosphère entière représente seulement cinq millions de gigatonnes.

“We’re in a climate crisis,” she tells me. “Mitigation isn’t going fast enough. Adaptation needs far more support than it’s getting. It’s clear that we need to remove some amount of carbon from the atmosphere.”

How much? “Hundreds of billions of gigatons,” Buck says. “We have emitted so much, and now we have so much legacy carbon. The challenge isn’t just cutting emissions.”

Interview de Holly Jean Buck , auteur du bouquin, dans le Guardian.

 

Edit : "Le CO2 contenu dans les océans correspond en effet à une quantité de carbone gigantesque, proche de 40 000 milliards de tonnes, alors que l'atmosphère n'en contient "que" 600 milliards de tonnes. " Source

Ou encore : "Pour en arriver là, les chercheurs estiment qu'entre 3.000 et 7.000 gigatonnes de carbone ont dû être accumulées dans l'atmosphère sur une période comprise entre 3.000 et 20.000 ans. Des estimations qu'ils tirent de l'analyse de carottes de sédiments océaniques montrant des modifications sur les minéraux carbonatés au cours de cette période.Aujourd'hui, une étude menée par des chercheurs de l'université du Michigan (États-Unis) révèle que l'humanité rejette, dans l'atmosphère, 10 fois plus de CO2 que ce que la Terre faisait lors du PETM. Si rien ne change, les émissions totales de CO2 d'origine anthropique pourraient égaler celles observées à ce moment-là dès 2159." Source

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Oui, "des centaines de milliards de gigatonnes". 

Cela fait donc au moins 2 centaines de milliards de gigatonnes. 

La masse de la terre est 6000 milliards de gigatonnes. Cette personne veut donc capter une masse de CO² valant 200 / 6000 masse terrestre, soit 3,3% de la masse terrestre.

Je ne savais pas qu'il y en avait tant même en comptant celui qui est dissous dans les océans. 

Edited by Albuquerque
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