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Vesper

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Tout ce qui a été posté par Vesper

  1. Bon, on verra. Au pire et comme tu le dis, ce sera corrigé en 20s. Jusqu'ici, je l'ai trimballé sur des petits chemins défoncés dans le coffre de la voiture et rien n'a jamais bougé. Je réagis juste sur le goto, que quelqu'un a évoqué, et sans vouloir rouvrir de vieilles polémiques : pour moi le goto éloigne du ciel, il en tient l'observateur à distance. Mon ambition est au contraire de devenir intime avec le ciel. Ou au moins de le connaître. Disons, le plus intimement possible. Mais c'est une démarche très personnelle, ok. La collim se fait par l'arrière ?
  2. Je n'irais pas jusque-là : c'est plutôt un moyen de gamme bien conçu. On est quelque part entre les productions industrielles de masse et les instruments d'artisan réalisés à l'unité. Idem pour la partie optique. A noter : j'ai vu plusieurs retours d'observateurs utilisant leur instrument sur table équatoriale (ce n'est pas mon cas), apparemment avec satisfaction. Ah oui : je n'ai jamais eu à toucher à la fameuse sangle (hors nettoyage du miroir, mais c'est une autre histoire). En rassemblement astro cet instrument a du succès, les gens viennent l'essayer puis le réessayer, quelqu'un est même revenu me proposer un test avec oculaire de Ronchi (ça vaut ce que ça vaut je sais bien...). Tous louent la douceur de manipulation de ce petit télescope. Bref, pour pouvoir mener à bien mon programme d'observation sans être dérangé il vaudrait mieux que je me cache !
  3. J'avoue que je suis perplexe vis-à-vis de ces émois autour d'une sangle. La collimation est notoirement "béton" sur les Taurus, il n'est que de voir les retours d'utilisateurs (qu'ils soient débutants, avancés ou experts) sur les forums internationaux (CloudyNights, Stargazerslounge...). De mon côté je ne constate ni astigmatisme de pliure ni déformations d'aucune sorte à l'image. La structure est très rigide, les retouches de collimation sont minimes d'un assemblage sur l'autre. Le miroir en finition "pro" est une marche au-dessus des Skywatcher et autres ES même si, bien entendu, les images n'ont pas la même douceur que celles d'un excellent miroir d'artisan (en revanche les structures de certains artisans bien connus... il y aurait matière à redire). Voilà, que dire de plus ? Ah oui : peintures et vernis sont fragiles. Mais je préfère que les économies aient été faites là. Je n'ai pas (du tout) l'impression d'avoir un instrument juste "suffisant" en qualité (pour cela il faut plutôt considérer la production ES). Je ne suis pas là pour défendre une marque etc. : je m'en fiche complètement, et si je n'étais pas entièrement satisfait je le dirais. Après : on peut aimer la belle mécanique pour la belle mécanique, pas de souci, chacun fait ce qu'il veut (encore heureux) mais le résultat à l'image sera ici identique. Pour conclure, certains observateurs parmi les plus pointilleux utilisent la production Taurus, cf. @laurent ferrero et son 500, voir ses dessins : https://splendeursducielprofond.eklablog.fr/belle-soiree-d-observation-avec-le-dobson-taurus-508-mm-a182779128 Beaux ciels !
  4. Si j'ai bien compris, l'élément majeur est la vitesse : les objets interstellaires ont une vitesse qui leur permet d'échapper à l'attraction du soleil. Par conséquent, ces objets entrent et ressortent du système solaire.
  5. Mais complètement : accéder aux galaxies, notamment, demande du diamètre. Il n'y a aucune comparaison possible entre ce qui est accessible à 100mm et ce qui l'est à 300.
  6. Bonjour, Je ne connais pas le Pentax, l'ES 24 en revanche oui : c'est une très bonne copie du Panoptic 24, ayant pu comparer les deux, et ce pour une fraction du prix...
  7. ...Et aux guêpes (piqûre au milieu du dos en m'affalant dans ma chaise longue : ouille). C'est dangereux, l'astro ! Sinon heureusement qu'il y a aussi la bière "Lumière cendrée", pour se soigner...
  8. Mu Céphée... je ne sais plus ! Faudrait (re)voir. 😀
  9. Une fois qu'on est sur le site du camping, on accède à tout, librement...🙂
  10. C'est grâce à ce cheminement que je l'avais trouvée à l'époque ! 🙂 Sûrement pas, car quand on passe dessus elle est immanquable, un vrai rubis.
  11. Dans mon souvenir R Leporis est plus grenat, effectivement. PS : après, ça dépend aussi du type d'instrument : j'avais constaté qu'au C8 par exemple les rouges étaient moins francs que sur un Newton, sans savoir pourquoi. Et puis un jour, j'ai lu que les traitements appliqués sur les lames de schmidt affectent la transmission de la longueur d'onde qui correspond au rouge. CQFD !
  12. Bonjour, Oui, je crois que c'est une des carbonées les plus rouges (le rouge varie suivant la teneur en carbone, de mémoire...). Celle-ci a effectivement une teinte très rubis "cramoisi".
  13. Pour anticiper ces situations, mieux vaut prévoir des autocollants dissuasifs...: 😀
  14. Bonjour, Vous êtes certainement au courant que ce service existe en ligne ? Vous leur envoyez les fichiers disponibles ici : https://magnitude78.astrosurf.com/strock-parametrable/ et vous réceptionnez à domicile les pièces découpées. Une société qui, fut un temps, était citée sur le site du club Magnitude 78 : https://damengo.com/ (mais je n'en retrouve plus la mention sur leurs pages, qui ont dû être refondues...). Je les avais contactés à une époque où je pensais éventuellement me fabriquer un strock, et ils avaient répondu (rapidement) qu'ils ont l'habitude de traites ce type de demandes.
  15. Il y a parfois des moments de grâce, comme ça. Reste à être là au bon moment, au bon endroit... Bravo !
  16. Merci pour ton commentaire élogieux, etoilesdes écrins ! Je suis malheureusement sur la même pente descendante (et nuageuse) ici en Alsace. Mais comme je me dis toujours : "l'espoir donne de l'espoir", alors, euh, bref, je garde espoir...😀
  17. Splendide ! La puissance dégagée par certaines photos... c'est fou !
  18. Yes, il n'y a pas de mauvaise pratique (sauf celle qui consiste à mettre la lumière blanche dans l'oeil de son voisin !). 🙂
  19. Petite question (constructive) : ne serait-il pas pertinent de peindre la surface de ton passe-filtre qui est tournée vers le secondaire en noir mat ?
  20. Ahhh, oui ! 🤨 Bravo, c'est éclairant (cas de le dire ! 😀).
  21. Excellente idée, je crois que le visuel est la seule façon de devenir vraiment intime avec le ciel. 🙂 Ah mais c'était prémédité votre honneur ! 😄
  22. Héhé, mais oui mais non !😃 Je m'explique : lorsque le groupe a été nommé on s'est basé sur l'observable, et effectivement à l'oculaire on perçoit 6 galaxies (si on dispose d'un grand diamètre et qu'on est attentif, mais c'est un autre débat). On s'est aperçu ensuite que 5 galaxies seulement sont en interaction, la 6e étant située loin à l'arrière plan. Le sextette ne comprend ainsi que 5 galaxies effectivement liées.😉 ...Y'en a au moins un qui suit ! 😀
  23. Merci Lune cendrée et, si je suis arrivé à restituer l'ambiance, l'atmosphère, l'objectif est atteint. Bien content !
  24. Dans les rassemblements astro, les journées sont indolentes. Et c'est bien normal : le jour n’est pas l’objet, n’est pas le sujet, enfin on est pas là pour ça, quoi. On est bien là pour la nuit, les nuits, qu’on enchaîne dans une frénésie de ciel enfin noir et dégagé. Le matin on dort, aussi longtemps que possible du moins, avant d’être réveillé par la chaleur du jour qui, il faut le dire, est parfois accablante par ici. Les gens de ces contrées sudistes disent : “il pleut du feu”. Pas faux. Bref, en journée on somnole et on prépare la nuit. Certains courageux exhibent des instruments solaires. L’an dernier en particulier, j’avais pu admirer le soleil en bino dans une lunette de 180 mm. Quelle claque ! Cette année elle n’est pas là (c’est honteux), mais il y a force instruments équipés en H-alpha et il est toujours impressionnant d’observer les protubérances, filaments et autres facules qui animent notre étoile. Car oui, ça bouge ! Si on y repasse tous les jours (on y prend goût), on voit l’évolution de certaines formations : telle protubérance qui s’était transformée en arche s’écroule, une autre surgit… Ce côté vivant est fascinant surtout quand on est habitué à l’observation d’objets du ciel profond qui, à échelle humaine, sont immuables. Pour ceux qui ne sont pas trop fatigués, l’après-midi il y a aussi quelques conférences. J’assiste par exemple à celle de Laurent Bourrasseau, qui présente un très astucieux télescope de voyage tout en carbone : le “slim 400”. 12kg pour 400mm : un 400 dans l'encombrement d'un 300 pour un poids proche d'un 200. De la bien belle ouvrage et beaucoup d’inventivité, de créativité ! Accessoirement, il fait un peu plus frais à l’endroit où se tient la présentation, une ancienne bâtisse templière. Enfin bien entendu on peut toujours taper la discute’ avec le pèlerin de passage et tenter de mettre des visages sur les ombres de la nuit. Car sinon, l’astro est désastreuse pour la vie sociale, il faut bien le dire : la nuit, on a que des ombres et des murmures. Mais je suis un peu pessimiste peut-être, car une fois on m’offre une bière artisanale opportunément nommée “Lumière cendrée”, qui est fort bonne, on parle matériel et observations. Et durant certaine pose nocturne, tout de même, j’ai l’occasion de refaire le monde avec un gars qui feint d’être un anti-dobsonneux primaire (et proclamé -;) ) mais fort sympathique malgré ce terrible défaut (il se reconnaîtra, s’il passe par ici). Au fil des nuits, dans le Cygne qui trône au sommet de la nuit, j’aborderai l’Amérique du Nord (NGC 7000), le Pélican et toutes les nébulosités du coin, qu’il faudrait que je prenne la peine d’identifier formellement. Elles sont assez faciles avec le 30 mm 80° et le filtre OIII, mais j’ai vu mieux. Puis 61 Cygni, la belle classique double colorée : "61 Cygni, l'étoile volante de Piazzi, deux étoiles oranges, très esthétique à l’oculaire, “remarquable par son très rapide mouvement propre au sein de notre Galaxie." (Wikipedia). NGC 6826, la blinking, est une autre source d’émerveillement dans le ciel d’été. Elle est mieux sans OIII ni UHC (ce dernier par acquit de conscience). J’ai beau alterner visions centrale et périphérique, j’ai toujours du mal à la faire blinker correctement. Mais finalement, elle clignote comme un petit ver luisant (les vers luisants clignotent, maintenant ?). Ruprecht 173, un petit amas ouvert avec une supergéante jaune, X Cygni, qui est une céphéide. Difficile de le délimiter avec Ruprecht 175, juste à côté. NGC 6888, le Croissant, ne m’apparaît ici que par glimpses : à la longue et à force de temps “d’intégration” il acquiert quand même de la structure, voire des filaments ! Mais il est moins évident, moins facile qu'à Valdrôme. NGC 6874 ou Basel 6, un amas ouvert qui ne présente rien de remarquable (je passais par là, quoi…). Et bien sûr dans le cadre de mes animations spontanées aux ombres de passage, je montrerai de nombreuses fois, au fil des nuits, d’autres classiques : les dentelles sont à la fois fines et structurées (filtre OIII), on devine le triangle de Pickering et dans un moment de pur fantasme j’imagine la vision si l’ensemble pouvait tenir dans le même champ. Ah, il y faudrait un oculaire optiquement impossible ! Et puis bien entendu je passerai et repasserai par Albireo et les Messiers du coin. Revenu au calme, le Petit Renard me tendra les bras avec son cintre (si je puis dire), Collinder 399 ou amas de Brocchi, dont le crochet contient la jolie quadruple Struve 2521 (cf. Sue French, Celestial Sampler, p. 127). L’une d’elle est une belle orange, à chercher au nord du champ. Puis IC 4954, dit encore Ced 174, une nébuleuse par réflexion vaguement éclairée par NGC 6823, une zone de formation d’étoiles. C’est franchement discret, du moins à mes yeux et ces soirs-là. Et encore M 27 bien entendu, qui sera ici très belle à plusieurs reprises, en majesté jusqu'au 5 mm… Bêtement j’oublie d’aller chercher l’éclair bleu, ou NGC 6905, dans le Dauphin. Une ombre déboule en courant pour me montrer la jolie comète 13/P Olbers dans un 250. Elle est empêtrée dans les pattes de la Grande Ourse. On distingue une courte queue, la chevelure et un noyau de feu froid. C’est glacial, luisant, sensation de quelque chose qui s’enfuit dans les lointains. De loin en loin, je fais un tour du camp pour me dégourdir les jambes et voir ce que font les autres ombres. Une nuit en particulier, je me rends auprès d’un bon géant : un binoscope 360. Deux Newton de 360 mm accouplés, leurs faisceaux optiques reliés par un astucieux système binoculaire : on observe par l’avant. Oui, on a la tête dedans. Son inventeur est à proximité et me demande sur quelle cible pointer la bête. Sans penser à rien je lui réponds “M 13” et ce ne sera pas un mauvais choix : après un départ laborieux car je n’arrive pas à fusionner les images, l’écartement oculaire est réglé et, vlouf, M 13 emplit le champ. L’impression de rotondité est la plus frappante : la vision binoculaire restitue la 3e dimension, on visualise la sphère. Laquelle est très résolue (2 x 360 !), on pourrait compter les grains, pardon les étoiles agglutinées en grappe, c’est impressionnant. On discute cinq minutes du 2 x 600 en cours de réalisation (oui) et dont l’avancement est raconté sur tel forum d’astronomie. C’est étonnant, intéressant, spectaculaire. Ce qui l’est moins, ce sont les instruments automatisés et autonomes qui fleurissent ici et là. Ces robots qui font tout, tout seuls, diffusent autour d’eux un réseau auquel les touristes de passage peuvent se connecter avec la promesse de pouvoir admirer “en direct” la photo prise par ledit automate. Le résultat est un festival d’écrans de téléphones qui éclairent les alentours de leurs blanches lumières. Vertus éducatives, peut-être (quoi que : on apprend au public à découvrir le ciel sur écran…) mais nuisances lumineuses certaines. De retour dans mes pénates heureusement à l’écart de la pollution lumineuse, des ombres de passage, enfin des touristes, me demandent le Hibou. Je leur montre la Chouette, fine et détaillée ce soir-là. Puis M 103, un petit amas ouvert triangulaire, et encore NGC 663, autre amas ouvert plus intéressant visuellement : il y a une quarantaine d'étoiles au 30 mm et, en grossissant au 13, apparaît comme une couronne d'étoiles au centre. Plus tard et comme je suis dans Cassiopée, je vais voir la Rose de Caroline (NGC 7789) mais je ne perçois pas la nébulosité, je ne vois que l’amas ouvert. L’humidité doit être en train de tomber. Vite, je me rends sur M 52 et NGC 7635. Ils sont sont bien jolis, mais de Bulle, point : une vague nébulosité au filtre OIII. C’est la Bulle… sans bulle. Faute peut-être là-aussi à l’humidité qui, chaque nuit, s’abat sur les Cévennes vers les 2 - 3h du matin. Après la fin officielle des NCN le terrain se videra brutalement. Ne resteront que quelques tentes sur le vaste terrain. Nous verrons cependant, quelques jours plus tard, arriver quelques martiens. Qu’on se rassure, nulle histoire à la Orson Welles ici et encore moins de panique : il s’agit de membres d’un club d’astronomie de Mars, en Ardèche. L’un d’eux assemble non loin de mon site un 600 monobras : avec cette longue perche, on dirait un gaffophone. Au fil des nuits suivantes, nous échangerons quelques vues mémorables : le Sextette de Seyfert, dans le Serpent, splendide, qui comme l’indique son nom contient cinq galaxies en interaction. L’ensemble est assez compact dans le champ, les galaxies sont proches et semblent en effet liées, on le devine, on le voit ! Cette grappe de galaxies a de la profondeur, de la perspective, il y a un vertige dans l’image. C’est une belle observation et une belle vision. Nous irons aussi rendre visite à la nébuleuse Saturne (NGC 7009), dans le Verseau. Là il faut grossir : la nébuleuse est assez détaillée, mais ça vibre un peu, au bout de la perche-monobras. Il y aura encore M 2, l’amas globulaire, bien résolu, détaillé, fin. De mon côté je lui montrerai entre-autres la fenêtre de Baade, qu’il ne connaît pas. Il est étonné. Et pour sûr, le 600 apporte un peu de lumière à l’image… Mais au fil des nuits, un fin croissant de Lune se fait de plus en plus présent et signale, par son insistance lumineuse, la proche fin du séjour. Il va falloir partir. Partir et espérer revenir. Un matin tôt, je replie le camp, entasse tout comme je peux dans la voiture, salue les quelques survivants de la piste aux étoiles et repars. Le détour par le viaduc de Millau en vaudra la peine : quel ouvrage, tout à la fois imposant et élégant, c’est magnifique ! Au fil des kilomètres vers le nord-est, le ciel se couvrira d’un voile laiteux, prémices des cieux habituellement bien moins cléments de la région. Au final, j’ai trouvé dans ces Nuits du Causse Noir 2024 une bonne ambiance, un bon ciel et un bon camping. Un peu trop d’humidité, aussi, mais il paraît que cela dépend des années, et un peu trop de lumières blanches notamment à proximité des robots, mais rien n’est parfait en ce bas-monde. A bientôt, si l’Univers veut.
  25. C'est images sont splendides ! Idem pour moi : je n'y connais pour ainsi dire rien en solaire, mais ce que je sais, c'est que c'est beau !
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