• kiwi74

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zorrotornado

Le ciel profond en ville

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Bonjour,

 

je suis débutant dans l'astronomie, je m'y intéresse depuis quelques mois... j'ai fait l'acquisition d'une lunette astronomique depuis...un skywatcher 70/700. Depuis je regarde la lune, saturne , Jupiter des que c'est visible. Les premières fois, ça a été vraiment émouvant et depuis je les regarde des que je peux...mais aujourd'hui j'ai aussi envie de voir autre chose... le ciel profond. cela m'attire vraiment. mais le hic, c'est que j'habite en banlieue parisienne. Je parcours les différents forums et les avis divergent, certains disent qu'il faut oublier le ciel profond si on habite en ville, et d'autres disent qu'il est possible de le faire, même si on ne peut tout voir. Il faut juste un peu de persévérance. Je doute qu'avec mon 70/700 je puisse accéder au ciel profond...

J'aimerais vraiment essayer, mais je ne voudrai pas me ruiner pour un résultat décevant, voir nul.

Quelqu'un a déjà essayer le télescope Omegon N 150/750 EQ-3? le prix me parait correct pour essayer et si cela ne fonctionne pas, je pourrai toujours faire du planétaire avec.

 

Merci de vos conseils

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Salut et bienvenue,

 

Ici un superbe site pour te donner une idée : http://www.avex-asso.org/dossiers/wordpress/?page_id=3273&lang=fr_FR

 

Après, tout dépendra de la magnitude des objets que tu veux observer ?

Là aussi, un soft sympa : http://www.stellarium.org/fr/

 

Les autres réponses suivront mais avec une lulu à F10 ça risque aussi de poser problème.

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Bonjour

Tout dépend ce que tu appelles région Parisienne. 5km ou 40km de Paris.

Tu regardes ou tu te situes sur la carte de PL , si tu es dans le blanc ou

le rouge ça va être difficile, même avec un 150 . Pour des galaxies il va

falloir pousser le diamètre un peu plus.

Il faudra alors prendre la voiture pour s' évader.

JM

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J'ai essayé en début d'année de faire du visuel en RP Parisienne (Le Pré Saint Gervais pour situer) avec un ES 300mm.

 

Une grande déception. Je savais par avance que les conditions ne seraient pas facile, mais le plus dur a finalement été de se repérer avec très peu d'étoile visible (cause PL). Je ne veux pas te décourager, mais en RP (tout dépend où bien sûr), il faut s'armer de patience pour arriver à pointer les objets (ou alors utiliser un GoTo ou PushTo peut être)

 

Christophe -BF-

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En ville avec 150mm tu peux tenter le catalogue de Messier , les amas ouverts , et certaines nébuleuses planétaires . La plus part d'entre eux seront vus comme de vagues taches ...

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Quelqu'un a déjà essayer le télescope Omegon N 150/750 EQ-3? le prix me parait correct pour essayer et si cela ne fonctionne pas, je pourrai toujours faire du planétaire avec.

 

Bonjour,

L'Omegon 150 fut mon 1er télescope : une vraie m... ! Si l'optique est vaguement "acceptable", toute la mécanique de la monture est bancale (alliage trop mou) = trop léger, mal usiné, du jeu partout ; usure très rapide etc. Oublie. Pour quelques euros de plus essaye de trouver un Skywatcher mieux fini, il y en a encore a vendre sur le marché de l'occasion.

 

Mon conseil : essaye des télescopes ! Va en magasin et/ou dans des club astro pour te rendre compte par toi meme.

 

L'optique et la mécanique pour ces instruments de précisions doit etre soignée.

 

Bon ciel.

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Merci pour vos réponses. Je vois que ce n'est pas gagné. Sur la carte PL, je suis dans le mauve clair . Je garde espoir quand même . Je suis à 20-30 km de Paris.

J'hésite à mettre beaucoup d'argent sur le telescope ... car le risque d être déçu est assez grand. C'est pour cela que je lorgnais sur le omegon 150/750 eq3. Si je passe sur du skywatcher je devrais diminuer l'ouverture est passer sur du 130. Dans ma région le marché de l'occasion est assez pauvre.

Passer sur du 130 ca va être limité non?

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Bonjour

Aïe , le mauve clair c' est du blanc amélioré. Si tu prends un 150

c' est voyage en voiture pour aller dans le bleu ciel ou plus loin.

JM

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Les autres réponses suivront mais avec une lulu à F10 ça risque aussi de poser problème.

 

Pour le cas de notre ami, c'est plutôt le diamètre que le f/d 10 qui est pénalisant pour le visuel ;)

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C'est pour cela que je lorgnais sur le omegon 150/750 eq3. Si je passe sur du skywatcher je devrais diminuer l'ouverture est passer sur du 130. Dans ma région le marché de l'occasion est assez pauvre.

Passer sur du 130 ca va être limité non?

 

Pour un prix similaire a l' Omegon, un bon choix pourrait être ce modèle, il me semble que les frais de port sont offerts ( faire confirmer par tél ) dans cette boutique

 

Comme cela a été dit, une soirée dans un club ou sortie entre potes pour tester divers instrument serait bénéfique avant tout achat

Modifié par jeap

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... Sur la carte PL, je suis dans le mauve clair . Je garde espoir quand même . Je suis à 20-30 km de Paris.

J'hésite à mettre beaucoup d'argent sur le telescope ... car le risque d être déçu est assez grand. C'est pour cela que je lorgnais sur le omegon 150/750 eq3.

Si je passe sur du skywatcher je devrais diminuer l'ouverture est passer sur du 130. Dans ma région le marché de l'occasion est assez pauvre ...

 

Il doit être possible de trouver un club proche (http://www.webastro.net/index.php?page=clubs) ou de participer à des sorties communes avec des amateurs (http://www.webastro.net/forum/forumdisplay.php?f=78) qui te permettront de tester différents instruments.

 

L'omegon avec sa monture trop faible pour porter un newton 150/750 est à éviter. (le newton 150 sur monture azimutale présenté par jeap est un bien meilleur choix, tout en sachant que l'observation du ciel profond en région parisienne n'est pas la plus facile :confused:).

 

Pour le marché de l'occasion, voir :

- http://www.webastro.net/index.php?petites_annonces

- http://astrosurf.com/annonces/ventes/

- http://www.presencenet.be/nucleus2.0/?catid=5

Modifié par staffy

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Si pour partir sur un 150 sur équatoriale, le mieux reste le 150/750 sur EQ3.2 mais surtout pas l'omegon...pas bonne monture.On ne peut pas y mettre de viseur polaire et qu'une motorisation.:mad:

 

Perso, je possède le PERL 150 motorisé double axe...c'est trop génial, la monture est bien stable et surtout évolutive.:rolleyes:

 

Le dobson 150 est un bon choix également mais le ciel profond en ville, c'est pas évident à moins de s'équiper de filtres adéquates.;)

 

Sinon, rester sur le planétaire en visuel et en astrophoto, il y a de quoi s'occuper pour un bout de temps...déjà rien que sur la lune.;)

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Si j'étais « condamné » à faire de l'astronomie à Paris, je crois que je me rabattrais sur l'imagerie CCD en noir et blanc. Une caméra à petit capteur suffit (on ne fera pas de grand champ sur les nébuleuses diffuses), et pas besoin de monture haut de gamme car les poses seront forcément courtes : parce que 1° sur une longue pose, le fond du ciel va saturer le capteur ; 2° fractionner en courtes poses a pour inconvénient d'augmenter le bruit de lecture, mais en ville celui-ci sera négligeable devant le bruit du fond du ciel, donc on peut fractionner. Je parle de noir et blanc plutôt que de couleur parce que les capteurs couleurs sont forcément moins sensibles, mais ce n'est peut-être pas un inconvénient ?

 

Les cibles seraient les objets brillants, Messier ou principaux NGC, y compris des galaxies à condition de choisir une brillance de surface plutôt élevée. Je n'ai jamais essayé, mais il me semble qu'en théorie ça doit marcher. La grosse difficulté sera le pointage, et un pointage automatique me semble quasi indispensable. Et il ne faudra pas rêver faire de magnifiques images, le but est juste de pouvoir aborder le ciel profond.

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Je suis d'accord avec toi, un pointage goto parce que pour les trouver, c'est dur.

On doit pouvoir sortir quelque chose.

 

C'est comme Christian en métropole lilloise, il fait un travail exemplaire avec des objets méconnus et pourtant Lille, c'est pollué.

 

Rien n'est perdu en ville.

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Ce n'est pas impossible, je l'ai fait cet été à Nantes.

 

Je me suis positionné à des endroits relativement favorables (à coté d'un arbre ou d'un bâtiment qui masque les lampadaires) et le zenith devient alors accessible. Par contre pour les objets bas sur l'horizon j'ai pas réussi, parfois je ne vois même pas les constellations.

 

Il y a des choses à voir mais ça reste un lot de consolation, comme dirait l'autre le matériel astronomique le plus utile c'est le vehicule...

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Je suis d'accord avec toi, un pointage goto parce que pour les trouver, c'est dur.

On doit pouvoir sortir quelque chose.

 

C'est comme Christian en métropole lilloise, il fait un travail exemplaire avec des objets méconnus et pourtant Lille, c'est pollué.

 

Rien n'est perdu en ville.

 

Merci! Ca redonne confiance 😊

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On y arrive, même si ce n'est pas simple.

 

Ton premier ennemi va être le manque d'obscurité : rapidement, tu constateras que tes pupilles ne s'ouvrent pas suffisamment.

 

Pour commencer, il va falloir trouver un endroit protégé des éclairages directs, qui ruinent ta vision nocturne. l'inconvénient, c'est qu'ils vont souvent aussi te bloquer l'horizon à des hauteurs indésirables, mais il sera probablement difficile d'y remédier.

 

Ensuite, une fois tes yeux accoutumés à l'obscurité (relative), c'est effectivement la pollution lumineuse que tu constateras : l'obscurité ne sera en fait jamais totale, et le ciel n'apparaîtra pas noir.

 

Ce phénomène restera visible dans le chercheur ou à l'oculaire à faible grossissement : autant à l'oeil nu il pouvait paraître bleu foncé plutôt que noir, voire même orangé au dessus des zones éclairées, autant à travers l'oculaire, il semblera uniformément orange plus ou moins foncé, et les étoiles très peu contrastées.

 

Bon, il faut quand même relativiser :

 

- En poussant le grossissement, le fond de ciel s'assombrit et le contraste augmente. Cependant, si ça ne pose pas de problèmes gênants sur les planètes et les objets les plus brillants, le contraste restera quand même faible sur les objets plus diffus. Il sera médiocre sur les nébuleuses par rapport à ce que tu obtiendrais à la campagne, et les galaxies seront très difficiles à voir, à quelques rares exceptions près.

 

- Pour les nébuleuses, l'utilisation de filtres interférentiels te sauvera la vie. Là encore, le contraste sera très en deçà de ce que tu peux obtenir en rase campagne (ou en montagne), mais la différence sera quand même énorme. Pour les galaxies, il faudrait tester un filtre de type "skyglow" ou "néodymium" qui coupe les bandes correspondant à l'éclairage urbain tout en laissant passer un maximum de lumière, mais il ne faut pas en attendre de miracles non plus : le manque de contraste vient de ce que le ciel lui-même diffuse la lumière ambiante et les objets à luminosité de surface faible comme les galaxies semblent "éteints" en comparaison, et l'utilisation de n'importe quel filtre supprimera forcément une partie de la lumière des galaxies.

 

- Concernant ton adaptation à la vision nocturne, il te reste la méthode préconisée par Roger N. Clark : un tissu opaque sur la tête, comme les photographes du XIXè siècle... ;)

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Pour les nébuleuses, l'utilisation de filtres interférentiels te sauvera la vie

Mouais. Bof. Non. Quand j'étais étudiant à Nancy, donc dans une agglomération de 250.000 habitants, j'ai observé de temps en temps depuis l'observatoire de la fac (télescope de 250 mm), on avait acheté un filtre interférentiel, et on ne s'en servait quasiment jamais. Je me souviens de la déception sur la nébuleuse du Crabe : sans filtre, on voyait une vague tache floue très faible sur fond orangé (c'était mieux dans mon 115/900 en périphérie d'une petite ville) ; avec filtre, on voyait la même tache floue très faible, mais sur fond noir. OK c'est plus joli le ciel noir. Mais ça n'améliorait rien sur M1. Éventuellement sur M42 ça renforçait le pourtour de la zone centrale, et encore. Quand aux autres nébuleuses célèbres, filtre ou pas filtre, elles étaient invisibles (on n'a jamais vu les Dentelles ‒ mais j'avoue qu'on n'en a pas essayé beaucoup). À Paris ce sera pire.

 

Ayant utilisé de tels filtres en pleine ville, en périphérie de petite ville, en village, en rase campagne de plaine et en rase campagne d'altitude, j'ai constaté qu'ils étaient d'autant plus intéressants que le ciel était bon. Par exemple en périphérie de petite ville, je ne voyais pas NGC 7000 au 200 mm sans filtre, mais je le voyais au filtre UHC : un vague machin flou très faible sans intérêt. Si c'est pour voir des taches floues, autant pointer des galaxies (m'étais-je dit à l'époque, et j'ai revendu le filtre).

 

En fait, il faut bien comprendre que leur effet ne dépend pas de la qualité du ciel : si tel filtre montre deux fois plus de détails sur les nébuleuses, il en montrera deux fois plus en pleine ville (deux fois zéro égale zéro), deux fois plus en périphérie de petite ville (on passera de deux détails à quatre détails) et deux fois plus en rase campagne (on passera de dix détails à vingt détails ‒ là ça claque !).

 

Cela dit, sur les petites nébuleuses planétaires brillantes (NGC 7027, NGC 6543, NGC 6826, NGC 6210....), je pense que ces filtres peuvent réellement être utiles en ville (je n'ai pas essayé, mais ce sont des objets de haute brillance surfacique). Mais avec un grand diamètre, car ce sont de très petits objets, et leurs détails ne se révèlent qu'avec du diamètre (sinon, deux fois zéro égale zéro). 200 mm est encore trop petit pour ces objets, 300 mm commence à devenir intéressant.

 

Bref, je peux me tromper et personne n'est obligé de me croire, mais je préfère mettre en garde, et à mon avis il faut essayer d'abord avant de faire une dépense qui risque d'être inutile.

Modifié par 'Bruno

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Avez vous essayez de faire du ciel profond pendant la pleine lune?

He bien c'est pareil, alors certains vont dires mais moi j'y suis arrivé avec mon 300/400/500 mm ouai beh venez chez moi regardé dans ma petite 80ed et on en reparlera car entre la provence en ciel bleu/bleu nuit voir noir (sur la carte avex) et vos ciels de ville polluées comme jamais, y'a pas photos :D

Ensuite comparé un télescope omegon à 280€ avec un télescope à prés de 480€, facile de dire que c'est de la merde car entre les deux il y'a un gouffre niveau mécanique et niveau monture (même si sur ce point j'ai déjà essayé et y'a pas tant que ça de différence entre une EQ3 motorisé un axe et une EQ3.2 motorisé deux axes), malgré cela a choisir je confirme il faut un Skywatcher sur EQ3.2 :be:

Merci a jeap pour son lien vers le DOB de OU car ca reste le meilleur choix dans le budget demandé :be:

Mais plus sérieusement maintenant pour faire du CP en ville moi aprés ma Provence natale, j'y renoncerais, je me fixerais des objectifs planetaires relatif suivant mon materiel et j'irais dans des clubs proche de paris lors d'une sortie pour me rendre compte de la possibilité du materiel dans une zone avex de magenta à jaune ;)

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Sur une carte AVEX la première zone "jaune" est à combien de chez toi ? A mon sens il faut bouger.(donc si tu bouges vises au moins une zone cyan)

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Je suis pas en ville, mais dans le nord de la France, c'est tout comme en fait (jaune/orange sur la carte avex, alors que zone rurale). J'ai eu l'occasion de partir avec ma petite lunette 90/900 cet été dans le verdon et ça change quand même tout.

 

Je débute, mais j'ai appris plus en 1 semaine que depuis février, et pour 2 raisons ;

-y'a moins de nuages, on peut sortir la lunette plus souvent

-on voit tellement mieux les étoiles...

 

Au début, limite, c'est déroutant quand on est habitué à un ciel avec peu d'étoiles, on a du mal à se repérer, mais après, c'est tellement plus facile!

 

Du coup, je vais essayer cet hiver de revoir le ciel profond (car bizarrement j'ai constaté que cet hiver le ciel était beaucoup plus noir que cet été, je sais pas si c'est lié aux saisons ou au manque de chance) , de demander l'extinction des lumières de mon village la nuit mais sinon, je pense que 90% ce sera du planétaire et du lunaire (ça m'éclate suffisamment pour l'instant) et que pour le ciel profond, j'attendrais les vacances.

 

Je regrette pas le choix de la lunette, parce que peu importe le diamètre ou la qualité du télescope, quand rien qu'avec tes yeux, tu comprends que cette différence tu l'effaceras jamais.

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Mouais. Bof. Non. Quand j'étais étudiant à Nancy' date=' donc dans une agglomération de 250.000 habitants, j'ai observé de temps en temps depuis l'observatoire de la fac (télescope de 250 mm), on avait acheté un filtre interférentiel, et on ne s'en servait quasiment jamais. Je me souviens de la déception sur la nébuleuse du Crabe : sans filtre, on voyait une vague tache floue très faible sur fond orangé (c'était mieux dans mon 115/900 en périphérie d'une petite ville) ; avec filtre, on voyait la même tache floue très faible, mais sur fond noir. OK c'est plus joli le ciel noir. Mais ça n'améliorait rien sur M1. Éventuellement sur M42 ça renforçait le pourtour de la zone centrale, et encore. Quand aux autres nébuleuses célèbres, filtre ou pas filtre, elles étaient invisibles (on n'a jamais vu les Dentelles ‒ mais j'avoue qu'on n'en a pas essayé beaucoup). À Paris ce sera pire.

 

Ayant utilisé de tels filtres en pleine ville, en périphérie de petite ville, en village, en rase campagne de plaine et en rase campagne d'altitude, j'ai constaté qu'ils étaient d'autant plus intéressants que le ciel était bon. Par exemple en périphérie de petite ville, je ne voyais pas NGC 7000 au 200 mm sans filtre, mais je le voyais au filtre UHC : un vague machin flou très faible sans intérêt. Si c'est pour voir des taches floues, autant pointer des galaxies (m'étais-je dit à l'époque, et j'ai revendu le filtre).

 

En fait, il faut bien comprendre que leur effet ne dépend pas de la qualité du ciel : si tel filtre montre deux fois plus de détails sur les nébuleuses, il en montrera deux fois plus en pleine ville (deux fois zéro égale zéro), deux fois plus en périphérie de petite ville (on passera de deux détails à quatre détails) et deux fois plus en rase campagne (on passera de dix détails à vingt détails ‒ là ça claque !).

 

Cela dit, sur les petites nébuleuses planétaires brillantes (NGC 7027, NGC 6543, NGC 6826, NGC 6210....), je pense que ces filtres peuvent réellement être utiles en ville (je n'ai pas essayé, mais ce sont des objets de haute brillance surfacique). Mais avec un grand diamètre, car ce sont de très petits objets, et leurs détails ne se révèlent qu'avec du diamètre (sinon, deux fois zéro égale zéro). 200 mm est encore trop petit pour ces objets, 300 mm commence à devenir intéressant.

 

Bref, je peux me tromper et personne n'est obligé de me croire, mais je préfère mettre en garde, et à mon avis il faut essayer d'abord avant de faire une dépense qui risque d'être inutile.[/quote']

 

Merci pour ta réponse et ton retour d'expérience. Il faut que je m'oriente sur une grande ouverture en tout cas...

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Oui mais ça coûte cher, et est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Pas évident de répondre à cette question.

 

Je sais qu'il y a des Parisiens qui préfèrent se limiter à observer un peu la Lune et les planètes depuis chez eux, et pour ça ils se contentent d'un instrument de diamètre modéré voire petit, et qui optimisent leurs vacances pour faire un maximum d'astro à la campagne, et là l'instrument de diamètre modéré voire petit rentre dans la voiture et, une fois sous un ciel noir, est transfiguré.

 

Je le redis, mais dans ce contexte (astro en région parisienne), si j'avais un budget assez conséquent (par exemple permettant d'acheter un télescope de gros diamètre), je ferais de l'imagerie. (En fait, je crois que ce serait l'occasion pour moi de me lancer dans un type d'observation un peu plus original et qui m'a toujours attiré : la photométrie d'étoiles variables. Pour ça une petite caméra CCD noir et blanc suffit, et capter des étoiles faibles est faisable en ville car ce sont des objets ponctuels. Voilà un projet plus passionnant que s'échiner à viser des taches floues décevantes...)

 

Bref, c'est vraiment une situation difficile et à mon avis il faut essayer d'abord.

Modifié par 'Bruno

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Oui mais ça coûte cher' date=' et est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Pas évident de répondre à cette question.

 

Je sais qu'il y a des Parisiens qui préfèrent se limiter à observer un peu la Lune et les planètes depuis chez eux, et pour ça ils se contentent d'un instrument de diamètre modéré voire petit, et qui optimisent leurs vacances pour faire un maximum d'astro à la campagne, et là l'instrument de diamètre modéré voire petit rentre dans la voiture et, une fois sous un ciel noir, est transfiguré.

 

Je le redis, mais dans ce contexte (astro en région parisienne), si j'avais un budget assez conséquent (par exemple permettant d'acheter un télescope de gros diamètre), je ferais de l'imagerie. (En fait, je crois que ce serait l'occasion pour moi de me lancer dans un type d'observation un peu plus original et qui m'a toujours attiré : la photométrie d'étoiles variables. Pour ça une petite caméra CCD noir et blanc suffit, et capter des étoiles faibles est faisable en ville car ce sont des objets ponctuels. Voilà un projet plus passionnant que s'échiner à viser des taches floues décevantes...)

 

Bref, c'est vraiment une situation difficile et à mon avis il faut essayer d'abord.[/quote']

 

L'imagerie en noir et blanc est assez tentant .. je vais me renseigner dessus... les temps d exposition doivent être grandes? Un dobson ne ferait pas l'affaire je pense...

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Je n'ai pas tout lu, mais pour info: l'imagerie narrowband, c'est un budget d'au moins 20 fois celui du télescope dont il est question au premier message.

 

Patte.

 

PS: ayant commencé l'astro en ville, si tu veux je te résume mon cheminement.

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Je n'ai pas tout lu, mais pour info: l'imagerie narrowband, c'est un budget d'au moins 20 fois celui du télescope dont il est question au premier message.

 

Patte.

 

PS: ayant commencé l'astro en ville, si tu veux je te résume mon cheminement.

 

Merci pour l'information. Ce serait gentil, j'aimeraisi avoir ton retour d'expérience

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Cela dépend de ce que tu veux faire, faire de la photo CP en ville ce n'est pas impossible mais c'est plus compliqué et on n'est dans un budget conséquent. Tu peux faire un peu de planétaire ou de la Lune assez simplement.

Mais j'avoue que le meilleur choix c'est que tu ailles te balader à 40 bornes de chez toi, peut être rejoindre une association avec laquelle tu pourras sortir. Envisage alors ton matériel en fonction des sorties. A mon avis tu devrais te rapprocher d'une asso. ;)

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Il est évident que je ne parlais pas de l'imagerie en bande étroite :

 

« Les cibles seraient les objets brillants, Messier ou principaux NGC, y compris des galaxies à condition de choisir une brillance de surface plutôt élevée. »

 

« [...] la photométrie d'étoiles variables. »

 

Je ne sais pas pourquoi Syncopatte a pensé à cette discipline extrêmement particulière et pas vraiment liée à l'observation en ville (en tout cas il a eu raison de l'exclure !), peut-être parce que les galeries d'images fleurissent de ces objets photogéniques, mais ça ne représente qu'une toute petite partie de l'imagerie.

 

De plus, j'en parlais parce que Zorrotornado disait qu'il aurait peut-être besoin d'un télescope de grand diamètre, donc là on discutait du futur, on n'était pas restreint au budget actuel.

 

---------

les temps d exposition doivent être grandes? Un dobson ne ferait pas l'affaire je pense...

Pour les temps de pose, j'ai déjà répondu au message #13. Un Dobson serait complètement inadapté (à moins de l'équiper d'une table équatoriale ?).

Modifié par 'Bruno

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Du coup je vais préciser, pour être bien clair : quand je parlais d'imagerie, c'était de l'imagerie bas de gamme. Le but n'était pas de faire de belles images qu'on montre fièrement dans les forums, juste de détailler quelques objets du ciel profond pour aller plus loin que l'observation visuelle trop limitée.

 

On peut imaginer un Newton 150 mm sur monture équatoriale, avec une caméra d'entrée de gamme en noir et blanc (pour un budget réduit) (si on peut mettre de l'argent dans le caméra, privilégier ses performances électroniques, pas la taille : inutile d'avoir un grand champ et plein de mégapixels puisqu'on observera des petits objets). Avec ça, on va faire 360 poses de 10 secondes qu'on additionne. Bien sûr, ce ne sera pas équivalent à une seule pose d'une heure, mais comme le bruit de fond du ciel sera énorme à côté du bruit de lecture, ça n'est pas un inconvénient d'accumuler une multitude de poses courtes. Pas besoin de poses longues à cause du bruit de fond du ciel qui saturerait l'image. Donc pas besoin d'autoguidage. Avec 10 secondes, même pas besoin d'une mise en station chiadée. Je crois que ça sera suffisant pour résoudre en étoiles les principaux amas globulaires et pour détecter les bras des galaxies brillantes. Les images ne tiendront pas la comparaison avec celles faites en rase campagne, mais on aura fait du ciel profond.

 

Après, est-ce vraiment intéressant ? Quand on fait de l'imagerie, on aime bien exposer ses belles photos en espérant de jolis compliments. Là, ça ne sera pas le cas... Mais ce n'est pas le but.

 

C'est pour ça que je parlais d'un type d'observation un peu plus original mais qui peut être passionnant : le suivi des étoiles variables. Capter des étoiles de magnitude 10 à 15 en ville est faisable sans problème. La caméra pourra être de petite dimension (là encore, il ne faut pas chercher un max de mégapixels, mais plutôt de bonnes qualités électroniques, car le champ pourra être minuscule), donc pas chère. Il faudra de préférence un jeu de filtres B, V, R pour faire de la vraie photométrie sérieuse, mais ça pourra venir plus tard. Bref, voici un moyen de faire de l'astronomie passionnante en ville, mais à condition d'aimer ce genre de manipe scientifique (reconstituer des courbes de variables). Je crois que le suivi de variables nécessite d'observer assez souvent, ce qui est plus facile quand on habite en ville (si on a un jardin ou une cour) qu'en nomade à la campagne. Mais j'en parlais juste pour donner une idée de ce qu'on peut sans doute faire.

 

Car l'observation visuelle contemplative, dans une grande ville... Je ne veux pas être décourageant mais ce serait moi, non. Ce sera limité à la Lune et aux planètes, donc autant se contenter d'un petit instrument. Avec un gros télescope (c'est cher) on ajoutera une poignée de petites nébuleuses planétaires brillantes. Pour quoi faire ?...

Modifié par 'Bruno

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On pourrait envisager des tas de choses suivant le budget mais aussi l'expérience.

 

Il est vrai que si j'étais obligé de retourner en ville, je ferais d'autres trucs que le visuel ciel profond, comme de la photométrie ou de la spectro.

 

En visuel, on peut s'amuser longuement (ou alors être très vite déçu) suivant ses attentes ou approche.

Regarder des étoiles doubles ou colorées, c'est certes amusant. D'autres cibles visuelles comme des nébuleuses planétaires sont aussi à la portée du ciel urbain, ainsi que quelques gros amas...Mais venant de cieux de oufs, jamais je ne pourrais revenir en arrière et y reprendre plaisir.

 

Donc, en ville je ferais principalement du visuel/photo lunaire/planétaire; ah oui: aussi du solaire Halpha (mais ça coûte un os!).

Et pour varier les plaisirs: de la photométrie et de la spectro.

 

Cependant ces disciplines demandent un minimum d'expérience et ne me semblent pas à la portée du débutant.

Perso je ne me vois pas - avant même d'avoir vu convenablement une galaxie - d'aller me lancer là-dedans.

Même la photo "simple" ciel profond en N/B nombreuses poses courtes cumulées est à mon avis beaucoup trop compliqué.

 

Bien sûr on peut se faire la main en débutant avec de la photo planétaire.

Une petite cam et monture (ou dob) motorisée suffisent...(atttention au budget qui grimpe vite dès qu'on parle photo!).

 

Voici en bref mon parcours (j'ai la chance d'avoir un appart avec grande terrasse et accès au toit)

- un an avec un télescope bas de gamme: mon doigt était pris dans l'engrenage astro!

Finalement je me suis rendu compte que j'aurais du viser plus haut en qualité d'instrument:

- "upgrade" vers un newton T200 pour lequel j'ai construit une base dob: redécouverte du ciel urbain! Y avait déjà plus à voir et je m'amusais à trouver les objets (mais sans pouvoir les admirer)

- inscription dans un club, rencontres astro et redécouverte sous un ciel semi-urbain. Vacances sous un très bon ciel...

 

Une fois goûté à un autre ciel que celui au dessus de mon appart, plus qu'une idée en tête: trouver un moyen pour faire de l'astro en rase campagne.

Là, n'étant pas motorisé, la solution était de transformer mon dob en instrument de voyage. Belle période de bricolage!

(étape qu'on peut passer si le problème de transport ne se pose pas)

 

- l'engrenage s'emballe: toujours besoin de plus de photons dans les yeux: augmentation de diamètre, trouvé un bon "spot" relativement près de la ville, voyages plus fréquents.

- après c'est devenu un choix de vie...(avec déménagement vers un autre continent).

 

EDIT: venant de lire la réponse de Bruno (et je suis d'accord) ma conclusion: si le visuel ciel profond est la priorité, faut se débrouiller pour rejoindre de meilleurs cieux.

 

Patte.

Modifié par syncopatte

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