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Le 12/06/2026 à 14:39, Pyrene a dit :

Quand un refroidissement n'est pas une bonne nouvelle.

Le "cold blob" (en bleu clair ci-dessous) est une anomalie froide au Sud du Groenland, dont l'origine est énigmatique. Une nouvelle étude indique qu'il serait plausiblement dû à une réduction du transfert de chaleur régional. En clair : le réchauffement à l'ouest des côtes européennes par le Gulf Stream serait en diminution.

La possibilité d'un arrêt ou freinage du Gulf Stream est évoquée depuis des années, du fait des modifications de surface de l'océan au niveau du Svalbard. Le réchauffement y freine la formation des eaux froides salées qui sont à l'origine du système de circulation nord-Atlantique.

Cela évoque un refroidissement possiblement dramatique en Europe de l'Ouest.

Rappelons que Bordeaux est à la latitude de New-York, où les hivers rudes et la neige sont de règle....

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On mesure encore mal les impacts de cette perturbation. On est plus pour le moment sur un ralentissement de la circulation zonale qui est responsable des blocages que nous avons notamment cet année. Le plus probable étant que nous fassions le grand écart entre des hivers plus froids et des étés toujours aussi chaud voire plus. Mais tout ça reste encore hypothétique. Un article intéressant à ce sujet (en anglais) https://www.carbonbrief.org/ocean-current-collapse-could-trigger-profound-cooling-in-northern-europe-even-with-global-warming/

  • 3 semaines plus tard...
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Selon l'OMS, on est aux environs de 10 000 morts en Europe du fait des canicules de cette année, alors qu'on n'est encore qu'au tout début de l'été, et que la chaleur tue jusqu'à dix jours après la fin des vagues de chaleur. Pour mémoire, 200 000 européens sont morts de la chaleur ces quatre dernières années, la plupart en Italie, Espagne, Allemagne et Grèce.

L'Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale

Posté (modifié)

« Un été que je n’ai jamais vu, que je ne croyais pas possible dans nos climats tempérés : des journées où le thermomètre à l’ombre montait à 45 °C, plus un brin d’herbe, plus une fleur au 1ᵉʳ juillet, les arbres jaunis perdant leurs feuilles, la terre fendue s’ouvrant comme pour nous ensevelir, l’effroi de manquer d’eau d’un jour à l’autre. »

Cette description de l'été 1870 à Nohant par la "dame de Nohant" (George Sand) a été exhumée par le Berry Républicain, et largement repris dans une certaine presse comme la preuve que la canicule actuelle a eu des précédents.

S'il est parfaitement exact que l'été 1870 a été caniculaire dans le Berry, il faut rappeler que l'épisode a duré 10 jours du 5 au 11 juillet, avec des températures de l'ordre de 30 °C (les mesures de l'époque restant sans rapport avec les normes actuelles de l'Organisation Météorologique Internationale -La vraie station météo de Châteauroux-Déols n’a été créée qu’en 1893 ! »). Et il restait localisé dans le quart Sud de la France.

L'événement de 2026 a eu lieu en juin et a dépassé 30 °C pendant treize jours, 35 °C pendant dix jours, et 40 °C pendant quatre jours. Et les nuits "tropicales" à plus de 25 °C que nous avons subies étaient inconnues en 1870. Toute la France a été frappée, ainsi que l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, et au-delà l'Afrique du Nord, le Japon, l'Inde, les USA, le Canada...

Par ailleurs, ce que nous vivons est la marque d'une augmentation des températures sur des décennies, et reste sans comparaison avec un événement isolé, bien plus mesuré qui plus est.

Mais le négationnisme climatique fait vendre...

Modifié par Pyrene
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Oui, il faut se méfier de l'orientation de l'info, et bien tout remettre dans le contexte !

Avant les canicules il y avait eu une petite période un peu plus fraîche, et un collègue visiblement climato-sceptique (ou négationniste climatique, tiens j'aime bien ton expression) mais aussi provocateur, s'était fendu d'un petit "ah on les entends plus là ceux qui parlent du réchauffement !"

Bizarrement c'est lui qu'on n'entend plus à présent 

Nul doute que tels ou tels extrémistes (de toute bord, je parle) sont attisés (sans mauvais jeu de mots) par cette période tendue pour tenter de rallier du monde à leur cause.

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  • 3 semaines plus tard...
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Les vagues de chaleur qui se succèdent en France depuis fin mai ne nous sont pas réservées. En fait toute l'Europe est touchée, et les records tombent jusqu'en Autriche et Slovaquie, avec des moyennes supérieures de 2.79 °C aux normales sur l'ensemble de l'Europe pour les deux premiers mois de l'été 2026, occasionnant plus de 10 000 morts dès juin (ainsi que deux milliards d'euros de pertes agricoles).

La sécheresse est générale sur toute l'Europe de l'Ouest. Des centrales électriques sont impactées en France, en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni, et jusqu'en Pologne et Hongrie.

A Hong-Kong les ressentis atteignent maintenant la zone mortelle. Les incendies s'étendent sur toute l'Europe du Sud, et jusque sur le littoral d'Afrique du Nord, ou au Canada. 

Les températures océaniques reflètent la forte anomalie de ces quatre dernières années. Cette année 2026 diffère toutefois du fait de la persistance des conditions extrêmes. Les causes sont encore mal comprises, mais les effets pourraient se faire sentir sur le long terme.

 

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Quand on regarde le graphique, on se souvient que l'eau océanique était à son record de température à partir de l'été 2023 et cela s'est poursuivi début 2024, par l'inertie thermique de ces grandes masses d'eau. Je me souviens des mêmes graphiques concernant l'Atlantique Nord.

 

On se souvient que l'hiver 2023-2024 a été extrêmement pluvieux et a provoqué des grandes inondations dans le Pas-de-Calais entre autres. Cela s'explique facilement : plus l'eau est chaude, plus facilement elle s'évapore. Ce n'était pas des pluies très fortes, mais continues sur plusieurs mois. On est d'ailleurs restés dans des niveaux de nappes suffisant jusqu'en 2025.

 

Cette année, on voit que l'eau océanique est encore plus chaude que l'été 2023.

Je le prédis, sans trop de risque, la pluviométrie de l'hiver prochain provoquera des inondations similaires à 2023-2024.

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Les anomalies de ce mois d'août, piquées dans un excellent article du Monde :

On note l'effet El Nino en cours, et l'intensité des anomalies autour de nos côtes, aussi bien dans le golfe de Gascogne qu'en Méditerranée. On peut effectivement s'attendre à des épisodes "cévenols" intenses à l'automne...

A remarquer aussi la zone froide au Sud du Groenland, possiblement liée à un ralentissement du Gulf Stream.

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  • 2 semaines plus tard...
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J'ai largement évoqué El Nino sur ce fil, phénomène oscillant dans le Pacifique équatorial dont les conséquences sur le climat mondial sont considérables. 

Une dizaine de scientifiques étasuniens (de la National Science Foundation, dont le financement est haché menu par l'actuelle administration) signent dans Science un article examinant les variations du phénomène au cours du dernier millénaire. 

Ces variations sont retracées à partir d'analyses chimiques de coraux, dont possède des spécimens anciens, leurs squelettes se conservant parfaitement. L'analyse porte sur 13 individus, fossiles et actuels, dont les ratios Sr/Ca et les isotopes de l'oxygène permettent d'approcher les températures passées. Il en ressort que les événements observés dans les cinquante dernières années excèdent largement tous ceux antérieurs, jusqu'aux plus anciens du millénaire.

El Nino est associé à des phénomènes extrêmes, pluies torrentielles, sécheresses, incendies, selon les régions, aggravant le réchauffement global, impactant les récoltes et affectant les populations dans le monde entier. 

Sa violence est cette année inédite, et suggère que les températures 2026 pourraient excéder 1.7 à 1.8 °C au dessus des normes pré-industrialisation.

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Posté (modifié)

c’est vraiment pire que ce qu’on imagine....

 

a la rochelle on est depuis le debut de l’année a +2,8 degrés par rapport.... aux30 derniéres années en gros. donc facilement à +3,8 par rapport au siecle dernier.

 

c’est le délire complet... ils me font marer avec rester sous les 1,5 degrés de rechauffement. A terre ils sont totalement explosés. on est dans le mesurable à  presque +4 !!!!!!!

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Modifié par charpy
  • Snif, c'est trop triste 2
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Bonjour, il est certain qu'il a fait très chaud en France/?Europe, et en Californie avec un été très frais?

Bien qu'ici on achète beaucoup de voitures électriques, les toits des maisons, parkings sont recouvert de panneaux solaires!

Mais ce ne sont que des goutes d'eau?

C'est vraiment inquiétant pour les prochains étés?

 

La chaleur pour les Américains ils y sont habitués, et puis la majorité ont la climatisation?

Le climat est loin de la douce France. Je ne suis pas sûr qu'ils ne s'en rendent  pas compte?

Et puis le climat politique  n'arrange rien!

Posté (modifié)

Croissance et combat contre le réchauffement climatique est ce compatible ???

Toutes les bonnes idées sont recyclées pour faire de la croissance, produire plus, vendre plus.... amha c'est foutu .

Un nouveau modèle économique avec la prise en compte des réalités climatiques serait le bienvenu, des propositions sont faites mais ne sont pas "politiquement correctes".

Nous sommes dans la constatation des faits, son analyse, son interprétation et cela s'arrête là. 

Des actions sont entreprises uniquement lorsque le réchauffement menace la croissance, et le reste on s'en tape...( ex les clim vendues à prix d'or cet été en France, )les temples de la consommations sont climatisés mais pas les chambres des maisons de retraites - 

 

 

 

Modifié par jeanlouis42
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Il y a 1 heure, jeanlouis42 a dit :

Un nouveau modèle économique avec la prise en compte des réalités climatiques serait le bienvenu, des propositions sont faites mais ne sont pas "politiquement correctes".

Peut être un début de commencement de réflexion: https://www.uncommunaccord.fr/

😉

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Il y a 4 heures, polorider a dit :

Peut être un début de commencement de réflexion: https://www.uncommunaccord.fr/

😉

Bonjour @polorider,

 

Mouais ! Je suis très dubitatif sur le procédé. Il est initié par une personne qui a de très forts intérêts personnels dans les prochaines orientations énergétiques. Il n'échappe à personne que l'organisateur est une personne terriblement pro-nucléaire. Ne perdez pas de vue que la filière nucléaire civile "appartient" au Corps des X-Mines, corps de Hauts fonctionnaires terriblement bien organisé en pyramide très effilée, et très jaloux de ses prérogatives et privilèges. JMJ a, à titre personnel, tout à gagner comme consultant nucléaire si cette filière est "choisie" par cette consultation populaire.

 

Si ce choix est confirmé, ce sera vraisemblablement le cas, et compte tenu des délais strictement incompressibles dans le processus de réalisation d'un site de production nucléaire, pour avoir été un temps ingénieur de sûreté nucléaire au sein de l'IPSN au CEA, j'ai la quasi certitude que le premier réacteur ne divergera pas avant 2043 (faite mentalement le rétro-ingeneering) en étant super optimiste et à condition que l'argent public y coule à flot comme dans les années 60 à 80., ce dont je doute déjà assez fortement.

 

Si d'ici là nous devons rester en énergie conventionnelle donc en grande partie carbonée (le gaz est le complément, entre 70 et 80%, des éoliennes pour conserver la continuité industrielle en l'absence de vent) le chemin des +3,5°C est quasi garanti avant la fin du siècle.

 

Nous savons que ce gap de +3,5°C a déjà été atteint par le passé. C'était au Trias entre -250 et -201 millions d'années. Conséquence : il a plu sans quasi discontinuer 2 millions d'années. En effet nous franchirons alors l'étape N°9 du processus de réchauffement de l'atmosphère. Au delà de cette étape, le processus de réchauffement s'auto-entretiendra  avec une tendance intrinsèque à s'amplifier. Plus aucune ingénierie ne pourra alors s'y opposer ni même s'y adapter. Ce n'est pas exactement la solution que nous cherchons.

 

 

Aussi dans mon petit jardin de réflexion, cette démarche c'est plutôt non. Le conflit d'intérêts est trop visible et la solution à venir très inadéquate.

 

Je suis bien sûr très disponible pour en discuter.

 

Ney

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6 minutes ago, 22Ney44 said:

Je suis bien sûr très disponible pour en discuter.

Il est très difficile sur ce site non spécialisé de dépasser une discussion type café du commerce...

J'ai publié en climatologie, mais je ne vais pas alimenter le débat.

Je ne suis pas fan de Jancovici, mais je suis convaincu que tant que la fusion ne marche pas économiquement, la fission est indispensable.

 

Pour le fun: AMHA, le futur est la fusion deutérium-hélium 3 en allant chercher ce dernier sur Uranus. Je disais déjà ça il y a quarante ans, mais je préchais dans le vide 😇

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Il y a 5 heures, QSO a dit :

Je ne suis pas fan de Jancovici, mais je suis convaincu que tant que la fusion ne marche pas économiquement, la fission est indispensable.

Bonjour @QSO,

 

Pleinement d'accord avec vous.

La production nucléaire par fission est l'une des moins carbonées disponibles avec des qualités industrielles (ie : production en masse, disponibilité sans rupture, linéarité de la fourniture, coût de production faible, autant de nécessités absentes dans les propositions alternatives du moment : absence majeure de vents utiles, ensoleillement en régression lors des pics de demandes), mais nous avons laissé le parc à la fois vieillir et surtout le parc nucléaire n'a pas accompagné l'accroissement ultra-prévisible de la demande tant industrielle que privée. 

Aujourd'hui, compte tenu des délais de réalisation, les nouvelles tranches de production nucléaire arriveront bien trop tard. La température moyenne du Globe aura franchi de nouveaux seuils sans retour possible avant des (dizaines ou des centaines ?) de siècles.

 

A ce jour, en admettant que dans la minute la production de CO2 et surtout de méthane soit intégralement stoppée net, le retour à un climat pré-industriel ne sera pas attendu avant 8 à 10 siècles.

 

Ney 

 

Complément :

Une petite musique commence à se faire entendre : "Nous devons prendre des mesures pour nous adapter au réchauffement de l'atmosphère et de ses conséquences".

 

Ce choix est très délétère pour tout le vivant. Les décideurs ont choisi la solution de très grande facilité en ne voulant s'intéresser qu'aux flux, c'est à dire absorber les productions des gaz à effet de serre à venir au fur et à mesure qu'elles se présentent.

Cette attitude ne servira pas à grand chose tant que nous n'aurons pas traiter le stock déjà existant. Ne traiter que les flux ce sera de toute façon l'installation d'un nouveau jeu de cache-cache entre les autorités et les producteurs qui ont nécessairement le besoin de toujours plus d'énergie donc de consommation de produit carbonés car ce sera et ça restera pour encore longtemps l'énergie la moins chère.

 

#_Ici je voudrais faire une digression à propos du cache-cache.

Il est admis que si maintenant je plante un arbre de 1m de haut seulement, j'achète le droit de produire tout de suite le carbone que cet arbre va absorber durant toute sa vie. Ceci revient ni plus ni moins qu'à ajouter du stock à l'existant et donc d'accélérer le processus de réchauffement tout en se réfugiant derrière un argument "J'ai planté l'arbre qui consommera le CO2 que j'ai produit. Devant un tribunal ce sera imparable. Autre petite musique "Je ne réchauffe plus l'atmosphère, j'ai éliminé les carburants fossiles, je roule uniquement au BIOcarburant" observez cet argument des grands groupes industriels. Ben non M'sieudame, un biocarburant produit du CO2 autant que le carburant fossile, accroissant lui aussi le stock de gaz à effet de serre.

#_Fin de la digression.

 

Au risque de me répéter, ne traiter que les flux est un leurre tant que nous n'aurons pas réduit les stocks de CO2. Il n'y a que peu de méthode pour y parvenir. En gros cela revient à laisser le temps faire son oeuvre. Une molécule de CO2 a une espérance de vie de 100 ans. revenir à 250 ppm de concentration suppose alors d'arrêter toute production de CO2 sur environ 50 à 60 ans. A ce prix, la température se stabilisera à sa valeur actuelle, limitant les catastrophes à venir. Au terme de cette période nous pourrons alors commencer à parler de traitement des flux en absorbant strictement tout le CO2 produit sur le moment de sa production.

Il y a juste un petit "Hic": ce ne peut se faire qu'au détriment de la démocratie. Elle disparaitra forcément du fait de la perte inévitable de notre système financier, j'ai déjà expliqué le mécanisme plusieurs fois ici. Avec l'extrême dureté météorologique, viendra s'ajouter la dureté sociétale avec toutes ses brutalités.

 

C'est très exactement sur ce point que butent tous les dirigeants actuels de nos démocraties.

 

Ney

Modifié par 22Ney44
Ajout du complément
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Il y a 17 heures, 22Ney44 a dit :

Mouais ! Je suis très dubitatif sur le procédé. Il est initié par une personne qui a de très forts intérêts personnels dans les prochaines orientations énergétiques. Il n'échappe à personne que l'organisateur est une personne terriblement pro-nucléaire. Ne perdez pas de vue que la filière nucléaire civile "appartient" au Corps des X-Mines, corps de Hauts fonctionnaires terriblement bien organisé en pyramide très effilée, et très jaloux de ses prérogatives et privilèges. JMJ a, à titre personnel, tout à gagner comme consultant nucléaire si cette filière est "choisie" par cette consultation populaire.

 

Si j'ai bien compris, l'initiative vise surtout à déterminer les sacrifices auxquels la population pourrait consentir dans le cadre d'un monde où il n'est plus possible d'avoir tout, tout le temps, pour pas cher. Par exemple, la priorité est-elle de garder les prix de l'alimentation au plus bas, en sachant que cela se fait au détriment de notre santé ou de l'environnement ? Ou au contraire, accepter de réduire notre confort de vie (= pouvoir d'achat) en augmentant la part de l'alimentation dans notre budget ? C'est un exemple parmi d'autres, mais la consultation, au moins telle qu'annoncée, ne se limite pas qu'à nos sources d'énergie, ni même au dérèglement climatique.

 

Et j'avoue que ça m'ennuie qu'on ramène toujours Jancovici à son biais pour le nucléaire. Ce biais est certainement présent, mais ce que je vois surtout, c'est que ça fait 20 ans qu'il tire la sonnette d'alarme, en parlant surtout de sobriété choisie plutôt que subie, dans un monde où de toute façon, il va falloir se calmer sur la consommation en général. Et je déplore que pendant ce temps, de nombreux journalistes et autres politiques l'aient toujours ramené à cette question du nucléaire, alors que ce n'était pas son sujet principal. Du temps perdu à ne pas écouter un lanceur d'alerte sur un sujet dont nous sommes tous d'accord ici qu'il est vital à l'échelle planétaire, sous prétexte qu'il ne serait là que pour défendre le nucléaire, je trouve ça dommage.

 

Pour en revenir à la consultation, ça me ferait du bien de découvrir que les gens de sont pas si opposés que ça à un inconfort choisi, car pour le moment, ma misanthropie me biaise sans doute pour penser que, comme pour la crise COVID, et bien aidés par une désinformation qui ne va pas se calmer de sitôt, nombre de nos concitoyens vont plutôt ajouter du chaos au bordel qui arrive, au lieu de consentir à des efforts de toute façon inévitables. On verra bien...

 

 

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Il y a 18 heures, QSO a dit :

Il est très difficile sur ce site non spécialisé de dépasser une discussion type café du commerce...

Dis donc @QSO tu pourrais être poli avec les assoifés/consommateurs du Café du Commerce :lol: 

En attendant ils te souhaitent bien l'bonjour (hips...) et je n'aurai qu'un mot: à vot'santé m'ssieur dames :burp:   

😉

  • Comme je me gausse! 1
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Il y a 23 heures, 22Ney44 a dit :

Ben non M'sieudame, un biocarburant produit du CO2 autant que le carburant fossile, accroissant lui aussi le stock de gaz à effet de serre.

Ney, tu eludes le fait qu'il s'agit d'un cycle. Le carbone de notre biocarburant est intégralement  issu du CO2 présent dans l'air. C'est la magie de la photosynthèse. Donc en théorie, il n'y a pas plus de CO2 dans l'atmosphere avant de faire croitre la plante puis après l'avoir  transformée en carburant et l'avoir brulée.

Par contre, Il y a en fait bien sur une production de CO2 qui est du à tout le processus industriel de production de la plante (engrais, culture, irrigation, emission de methane) et du carburant ( usine, transport,...).

Si le biocarburant vient de plantes exclusivement dediées à cette production, l'impact peut effectivement s'averer negatif si il y a eu par exemple une deforestation en amont pour produire la culture. Le cycle est plus vertueux si la matiere premiere est issue de "dechets".

Il y a aussi le risque de l'effet rebond :  On a tendance à augmenter sa consommation  parce qu'on la juge « sans impact » ou moins coûteux. ( comme pour l'eclairage Led 😞   et à ne pas confondre avec l'effet bidon quand on augmente sa consommation de biere plus legere en alcool).

Bon, a priori , l'ACV du biocarburant est compliquée et ne fait pas encore consensus : https://www.frontiersin.org/journals/climate/articles/10.3389/fclim.2022.988769/full

https://www.nature.com/articles/s41598-025-96474-w

 

Modifié par Sobiesky
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Je suis d'accord avec @Vakoran concernant Jancovici, on l'a toujours réduit à la question du nucléaire, alors que c'est une petite partie de son discours. J'ai suivi au moins 2 fois son cours intégral aux Mines (environ 20h de cours dispo sur Youtube) et plusieurs de ses conférences.

Il prône d'abord la décroissance (ou la sobriété choisie plutôt que la pauvreté subie selon ses mots,) affirme que la technologie ne nous aidera pas (lui parle d'une industrialisation de la fusion nucléaire pas avant la fin du siècle donc bien trop tard,) et le recours aux énergies décarbonées quand nécessaire.

Pour lui, le nucléaire n'est qu'une des solutions pour une décroissance moins brutale, et pour palier au fait que le tout renouvelable s'accompagne de risques également (manque de matériaux de fabrication, +/- intermittence, ...) mais il milite contre le remplacement des kWh fossiles par des kWh électriques à 1 pour 1.

D'autre part, son Plan de Transformation de l'Economie Francaise que le Shift Project avait présenté il y a quelques années va bien au-delà de la simple question du nucléaire. 

 

Après, je suis d'accord que le nucléaire peut-être une solution pour nous en France et quelques autres pays, mais peu de pays ont la technologie et les capacité pour passer au nucléaire. Et la question de la disponibilité de l'U235 se pose (alors que l'U238 représente 99,5% de l'uranium disponible et que l'on a enterré 2 fois les projets de l'utiliser.)

 

 

Pour ce qui est des biocarburants, et également du chauffage au bois d'ailleurs, je suis plutôt d'accord avec @22Ney44 sur ce coup.

OK, on réémet du CO2 prélevé dans l'air, mais celui-ci est émis en quelques minutes de combustion alors qu'il a fallu plusieurs mois/années pour le retirer de l'atmosphère. Le calcul n'est pas forcément bon à mon sens, où alors il faudrait des surfaces énormes d'exploitation de ces bio-ressources, et il y a encore ici un problème de disponibilité : les m²

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il y a une heure, MKPanpan a dit :

OK, on réémet du CO2 prélevé dans l'air, mais celui-ci est émis en quelques minutes de combustion alors qu'il a fallu plusieurs mois/années pour le retirer de l'atmosphère

Ce n'est pas un probleme ici en terme de bilan car tu ne peux pas en rejeter plus que ce qui a été  capté puis produit sous forme de plante et si tu veux en réutiliser, il te faut attendre que la plante repousse.  C'est rapide pour du mais, un peu moins pour le bois mais a priori  sur une sylviculture raisonnée, on garde l'équilibre .  On reste dans un cycle équilibré.

Il n'en est pas de meme pour le petrole car il a fallu des millions d'années pour le fabriquer  mais comme tu le dis quelques secondes pour le bruler. Le co2 que l'on renvoie alors n'est lui pas  retransformé  en pétrole. On a un total déséquilibre du cycle qui entraine alors une accumulation.

Je n'en reste pas moins d'accord avec toi que le biocarburant c'est une fausse bonne idée !

 

Modifié par Sobiesky
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Il y a 4 heures, Sobiesky a dit :

Ney, tu eludes le fait qu'il s'agit d'un cycle. Le carbone de notre biocarburant est intégralement  issu du CO2 présent dans l'air. C'est la magie de la photosynthèse.

 

il y a une heure, Sobiesky a dit :

Ce n'est pas un probleme ici en terme de bilan car tu ne peux pas en rejeter plus que ce qui a été  capté puis produit sous forme de plante et si tu veux en réutiliser, il te faut attendre que la plante repousse. 

 

Bonjour @Sobiesky,

 

Bien sûr vous avez raison de faire ces remarques. 

 

Cependant vous vous placez d'emblée dans la situation de gestion des flux. Cette gestion ne peut venir qu'en deuxième position. Notre priorité est d'abord de traiter le stock en le diminuant par tout les moyens. C'est en deuxième temps seulement que votre proposition devient très vertueuse.

 

Reprenons l'exemple du biocarburant issu, pour prendre un exemple vertueux des déchets de bois d’œuvre : écorce, aubier, branches, souche. Voilà environ 120 à 150 ans que l'arbre absorbe le CO2 pour arriver aujourd'hui à un taux de 450 ppm de CO2 dans l'atmosphère. Nous avons grâce à cet arbre réduit le stock de GES et pourtant nous sommes encore en zone rouge voire noire à propos de l'état de l'atmosphère. Comment alors accepter par la fabrication et l'emploi du biocarburant de renvoyer dans l'atmosphère en quelques minutes ce stock qui va aggraver la situation en réaugmentant le stock déjà trop élevé.

 

Votre raisonnement de cycle, qui est juste et incontestable, appartient à la gestion des flux. Mais il ne devrait intervenir dans notre stratégie de défense du climat qu'une fois réduit le stock actuel qui est impérativement l'exclusive première étape d'un processus de retour à une forme de normalité.

 

Mr JONCOVICI  prône la décroissance. C'est bien sûr une des  formes possibles de réduction (lente) du stock. Vous connaissez la conséquence immédiate : Décroissance implique réduction de la consommation d'énergie ET réduction de la production de richesses. Il ne sera alors plus possible d'honorer la présentation des richesses consommées par avance (c'est à dire le crédit) d'où l'effondrement immédiat du système financier mondial. Sans ce système financier, il n'est plus possible de percevoir l'impôt, premier pilier fondamental de tout système démocratique, donc disparition tout aussi immédiate de ce système pour laisser place à la dictature. Ce résultat me gêne énormément.

Ce mécanisme est implacable. Nous vivons à crédit, ce choix impose obligatoirement la croissance donc l'augmentation systématique de la production de richesses pour honorer celles déjà consommées par avance.

 

Une forme assez intéressante tout à fait à notre portée est de renoncer au crédit sous toutes ses formes : Paiements en 3 à 10 fois ou plus, acquisition en LOA, montage financier à titre professionnel dans une moindre mesure, etc . Là ce seront les organismes financiers de tout poil qui vont souffrir il est vrai en asséchant ainsi leurs ressources. Nous avons la capacité de remettre à sa juste place l'outil financier qui en l'état rend exsangue les personnes et les organismes publics ou privés.

L'inconvénient pour nous est le renoncement à l'immédiateté, mais l'avantage par l'apprentissage de l'épargne est au final de payer nos biens significativement moins cher. L'outil financier devenant alors notre support de gestion de l'épargne. S'il n'y a plus de richesses consommées par avance, la croissance n'est plus nécessaire et la décroissance devient de fait bien moins risquée. C'est à nous d'en décider. Protéger le climat est l'affaire de tous.

 

J'ai écrit il y a déjà un temps à Mr Joncovici pour solliciter sa réponse face à ce mécanisme à très haut risque certain engendré par la décroissance. Sans doute mon courrier s'est égaré car il est resté sans réponse.

 

Ney

 

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il y a 29 minutes, 22Ney44 a dit :

Votre raisonnement de cycle, qui est juste et incontestable, appartient à la gestion des flux. Mais il ne devrait intervenir dans notre stratégie de défense du climat qu'une fois réduit le stock actuel qui est impérativement l'exclusive première étape d'un processus de retour à une forme de normalité.

Je suis entièrement d'accord avec ça. Je n'ai d'ailleurs jamais écrit que c'était une solution viable car elle est porteuse de nombreux biais.

il y a 29 minutes, 22Ney44 a dit :

Voilà environ 120 à 150 ans que l'arbre absorbe le CO2 pour arriver aujourd'hui à un taux de 450 ppm de CO2 dans l'atmosphère. Nous avons grâce à cet arbre réduit le stock de GES

Et non, car dans l'intervalle, il y a eu autant d'arbres qui ont poussé que d'arbres qui sont morts....les forets deja existantes n'aident en rien à baisser la quantité de CO2 présente dans l'atmosphere.  Que la plante soit transformée ou non en biocarburant, elle finira quoiqu'il en soit en CO2 voire pire en méthane.....Pour diminuer la quantité de CO2, il faut  preserver biensur l'existant et en planter de nouvelles, si tant est quelles veulent bien encore pousser dans un climat qui leur est devenu hostile....

 

Il y aurait à la rigueur un interet aux biocarburants   si ils venaient à remplacer de maniere identique le carburant fossile, cad je brule 1 litre de biocarburant plutot qu' 1 litre d'essence.

Mais pour l'instant, il vient plutot s'y ajouter, je brule 1 litre de biocarburant et 1 litre d'essence 😞

ET tu l'as dis, cela ne change pas la quantité de CO2 fossile que l'on a deja envoyé  dans l'atmosphère...😞

Modifié par Sobiesky
Posté

Mais une des ressources non prise en compte dans ces changements, dont je parlais au-dessus, c'est les m².

 

Car, en agglomérant le tout pour la transition, il faut de la surface pour :

- produire des biocarburants (pour compenser les transports des particuliers, il faudrait produire sur la moitié de la surface agricole française,)

- produire du biogaz pour le chauffage ou l'industrie

- produire du bois pour le chauffage ou l'industrie

- produire de l'électricité par des fermes photovoltaïques (sauf à tout mettre en toiture, mais cela ne suffit pas)

- produire de l'alimentation, avec moins de pesticides et d'engrais donc avec moins de rendement au m²

 

Le problème est qu'aujourd'hui, la quasi-totalité de la surface est exploitée en France. Donc que choisit-on ?

A noter que la première piste est la réduction de consommation/production de viande : en effet, les 2/3 de la surface agraire est dédiée à l'élevage, le reste est dédié directement à la consommation humaine non carnée.

Mais si on réduit drastiquement la consommation de viande (en favorisant les animaux avec un meilleur rendement) et que l'on diminue les rendements agricoles par une agriculture plus vertueuse pour la santé et la planète, il ne reste plus grand chose.

  • J'aime 1
Posté
il y a 20 minutes, MKPanpan a dit :

Mais une des ressources non prise en compte dans ces changements, dont je parlais au-dessus, c'est les m².

Bonjour @MKPanpan,

 

Pour donner une idée de cette notion de surface exploitée, voici deux chiffres :

 

1) Du temps des chasseurs cueilleurs il fallait environ  1 000 000 m² (1 km²) par personne pour se fournir en nourriture non cultivée. Ceci explique en partie la dimension des groupes humains d'environ 25 individus.  Ils pouvaient vivre sur un rayon de 3 km.

 

2) Aujourd'hui la France dispose d'environ 6 000 m²  de terre agricole  exploitable par habitant pour fournir environ la moitié des besoins alimentaires, le reste est importé.

 

Nous ne sommes qu'en demi-suffisance alimentaire dans le modèle actuel, il n'y a pas vraiment de place pour autre chose, et nous sommes presque au taquet en matière de productivité. Elle a même tendance à régresser pour partie à cause du climat, une partie étant la stérilisation des terres.

 

Ney

Posté (modifié)
Il y a 1 heure, MKPanpan a dit :

Mais si on réduit drastiquement la consommation de viande (en favorisant les animaux avec un meilleur rendement) et que l'on diminue les rendements agricoles par une agriculture plus vertueuse pour la santé et la planète, il ne reste plus grand chose.

 

Ça se discute. Si on réduit drastiquement la consommation de viande (sans nécessairement exploiter des animaux avec un meilleur rendement), et qu'on réduit les productions les plus polluantes (au hasard : la vigne et les céréales, qui sont en grande partie exportées), on peut certainement aboutir à un arbitrage acceptable.


 

Modifié par Papalima
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Posté
27 minutes ago, Papalima said:

 

Ça se discute. Si on réduit drastiquement la consommation de viande (sans nécessairement exploiter des animaux avec un meilleur rendement), et qu'on réduit les productions les plus polluantes (au hasard : la vigne et les céréales, qui sont en grande partie exportées), on peut certainement aboutir à un arbitrage acceptable.

Ca va pas, non?

🤣

  • Comme je me gausse! 2
Posté
il y a 37 minutes, Papalima a dit :

les céréales, qui sont en grande partie exportées

Bonjour @Papalima,

 

Peut-être un jour l'exportation de notre blé s'arrêtera pour être consommé sur place. Mais cela aura des conséquences financières d'abord, car le déséquilibre de la balance financière agricole s'amplifiera à notre détriment d'une part, mais surtout cela risque de générer une crise géopolitique grave. Il faut savoir que sans notre blé, le Maghreb entre en crise alimentaire grave qui fera exploser la pression migratoire. Vous savez ce que cela veut dire pour nous : arrivée massive et incontrôlable de populations issues de ces régions. "Ventre affamé n'a pas d'oreilles" dit-on, il n'aura aucune retenue en matière de violence non plus.

La situation mondiale est devenue un vrai jeu de Mikado. Il devient de plus en plus difficile de bouger un seul élément chez soi sans bouleverser tout le jeu mondial, avec parfois des conséquences qui font empirer la situation que nous cherchions à améliorer. Regardez ce qu'a fait "l'orangé" en tentant de résoudre le problème iranien. Il y est allé avec ses gros sabots et ses grandes paluches. Aujourd'hui la situation est bien pire pour tout le monde qu'avant cette effrayante et très stupide décision.

 

Ney

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Posté

Je suis conscient du fait que rien n'est simple. En particulier, qu'on ne peut pas traiter le problème à l'échelle d'un seul pays, mais il n'était question que de la France.

Cela étant, si on ne veut pas se prendre une décroissance cataclysmique dans la figure, ce serait bien d'organiser une décroissance maîtrisée (pas celle de Janco, qui m'énerve, même s'il dit quelquefois des choses justes).
Mais j'y crois pas...

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