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Affichage du contenu avec la meilleure réputation le 05/11/24 dans Messages
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Bonjour Hier soir c'était la nuit des aurores ! Je me suis donc rendu à Étretat pour leur tirer le portrait. Panorama de 7 tuiles horizontales 6s, f/2.0, 800 ISO Canon R6 mk II + Sigma 14 mm f/1.8 Art C'était GÉANTISSIME !!! A+ Fred PS. Désolé pour la signature en plein milieu et la basse résolution, mais j'ai découvert que des gens l'imprimaient pour décorer leur AirBnB sans même me demander l'autorisation, ni même respecter le travail (énorme) réalisé...11 points
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Salut, oui, j'ai enlevé ce #^{!|& de réducteur qui n'a aucune utilité sur des petits sujet comme M88 sans voisines et qui vignette pas mal de surcroit: Donc C14 à 3885mm de focale, 37 poses de 4min avec l'ASI6200 guidée par l'ASI174MM sur l'OAG-L. J'ai pas pu faire plus car le HFR partait en live des que la cible s'est déplacée à 15 ou 20° (à gauche sur la photo) au dessus de la montagne sur laquelle je vis. Petite leçon d'aérologie avec des mouvement d'air de T° différentes dans cette zone la nuit qui mettent le souk. J'ai aussi est des trucs bizarre avec le FDC au milieu des poses, je me suis dit que c'était un voile nuageux, mais rien de discernable à l'oeil nu. Je pense maintenant que c'était les aurores boréales. Une brute, juste pour le fun: Traitement: GraX SPCC BlurX EZstretch GHS Curves NoiseX HDRMT sur un clone mixage 70/ entre image et clone Color Sat Réduction d'étoile avec Bill's Star Réduction Le guidage entre 0,4" et 0,5"RMS en poses de 5 Secondes à été pour le moins "sportif". Au retournement au méridien, que des étoiles très faibles sur le guide, du coup, je suis passé à des poses de guidage de 7 Secondes pour améliorer le SNR mais sans impact sur le RMS (Merci encodeur Renishaw...) Ca confirme que sur des sujet brillants, je peux faire du Lucky sans guidage. A essayer. un petit crop: la full: et l'annotée: Vous me direz ce que vous en pensez. a+ Serge9 points
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J'étais dans les starting-blocks suite à l'éruption en X2.2 et bien voilà, à peine dehors le ciel était tout rouge !! Mon pote a fait des images au tel (celle ci) et moi à la 294 avec un 50mm (j'avais pas mieux 😕) mais c'est dans la boîte. C'est pris de la Sarthe au nord ouest du Mans Ça m'a rappelé la Finlande en 20133 points
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Salut les astrams, Quelle nuit ! Oh what a night ! Assurément la nuit a plus agitée depuis plus de vingt ans. Manips de photométrie en cours dès la tombée du jour. Pointage vers 22h00 sous un ciel pas encore très noir, pour étalonnage ; trois poses sur T CrB à 22h15 … et puis un peu avant 22h30, on lève les yeux en direction du nord, histoire de s'assurer qu'une bande de nuages n'est pas en train de tenter de gâcher la fête en venant s'encanailler plus au sud sur un coup de mistral. Gestuelle de pure routine. Mais en deux secondes, on comprend. Le ciel est embrasé au-dessus de la maison. Pas un voile d'altitude qui aurait reflété une quelconque pollution nocturne … Non, non. Dans cette direction, aucune lumière parasite. Un ciel monstrueusement embrasé, de cette teinte caractéristique que les aurores boréales prennent par ici. Le rose fuschia typique des fleurs de l'arbre de Judée, à la fois monumental et psychédélique. Une aurore ! Il y avait eu une alerte du BGS un peu plus tôt dans la fin d'après-midi, et d'autres qui étaient parvenues via une application sur le smartphone, mais il y en a tellement, qui ne se concrétisent jamais par l'observation de la couleur tombée du ciel, qu'on n'y prête plus guère d'attention. Deux secondes maximum pour comprendre et crier, sur une véritable poussée d'adrénaline. Stopper les mesures qui démarrent, démonter le matos en vitesse, récupérer un trépied, un grand angle, enlever l'alimentation sur batterie lourde, la remplacer par une batterie plus classique. Dévisser des trucs dans le noir et dans la panique, et puis filer en courant, quelque part dans la cambrousse vers le nord, par le chemin qui serpente dans les vignes, histoire de s'affranchir des quelques lumières du voisinage immédiat, et des arbres surtout, qui bouchent l'horizon. À trois cent mètres de là, c'est dégagé. Certaines aurores ne sont qu'un feu de paille qui disparaissent juste après t'avoir donné à percevoir le goût de l'aventure au coin de ton jardin. Mais là, non. Le spectacle est monstrueusement délicieux, qui pulse presque comme un coeur. Ça vient, ça part, et ça revient au long des minutes. Plus rien. Tu crois que c'est fini, le temps de bavarder deux minutes, de s'esclaffer, de se féliciter de ce fabuleux coup du sort, et puis ça revient, plus fort encore. Le rouge, le rose dominent. Depuis l'horizon nord et jusqu'à 45 degrés d'altitude au moins, à l'oeil. En réalité, jusqu'à la Chevelure de Bérénice, au grand minimun, des images le prouvent. Soit sur 120 degrés au moins, depuis l'horizon nord, dans le ciel drômois. Les deux-tiers du ciel, donc. Petite pause d'une demie heure. On croit que c'est définitivement terminé ; la fatigue s'en vient, on rentre au jardin … On croit pouvoir renoncer, mais non. Cela repart de plus belle. Il faut de nouveau stopper la photométrie qui avait été relancée dans l'intervalle. Les images de champs stellaires sont rose fluo. Impossible de mesurer quoi que ce soit, … impossible même, désormais, de distinguer la moindre étoile dans le chercheur. Tout est rouge au nord, le fond de ciel est incendié comme si tu visais d'invisibles étoiles depuis le coeur d'une grande ville. Alors, on redémonte tout encore, on reprend le trépied, et tout l'attirail photo, et puis cette fois, la chaise longue, la couverture, et on retourne s'allonger dans les vignes. Le spectacle devient alors grandiose. Des piliers par dizaines sur tout l'horizon nord. De l'ouest à l'est, en passant par le nord, sur près de 180 degrés. Un très large éventail mouvant, presque de seconde en seconde, dont l'origine aurait été localisée quelque part sous l'horizon. Des piliers roses électriques, sur fond rouge, avec des mouvances vertes ou jaunes, assez basses au-dessus de l'horizon, on ne sait pas très bien. Et puis des arcs verdâtres, aussi, comme d'immenses parenthèses dans le ciel, disposées concentriquement par rapport à l'étoile polaire. La couleur finit néanmoins par s'estomper , après un temps, non pas parce que l'aurore s'achève, mais parce que l'oeil s'habitue et ne parvient plus à distinguer la délicate teinte rouge. Les draperies apparaissent en gris. Pour autant, les images le montrent encore, sans conteste, ce délire cosmique. Un peu avant trois heures, l'essentiel du spectacle semble malgré tout achevé, même si le ciel demeure encore falsifié sur les photos. Cela dure depuis plus de six heures maintenant. En fait, depuis la tombée de la nuit. Le ciel prenait des teintes rose nymphe émue dès 21h30 … Kp 8 ou 9 au final, niveau G4, peut-être même G5. Christophe3 points
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Je lance ma session vers 23h30, quand la lune se couche, et en 2 min le ciel deviens plus clair, comme si des nuages reflechissaient la pollution lumineuse d'une ville. normalement je suis a 21.0 en luminosité, je fait une mesure, je trouve 19.5, ciel degeulasse, avec des nuages parralleles et bien droit, tres bizarre .... il m'a fallu 5 minutes pour comprendre !! Et je me suis jeté sur mon sony et son 16 mm !! J'en suis a mon 3 eme time lapse,ca tourne toujours. La carte est pleine, les batteries sont vide, l'objectif est embué, vite vite, il faut tout relancer ! Par contre sur mon newton, meme avec le l-extreme, j'ai des mauvais subs )))) pas tres grave, c'est ma premiere aurore boreale.2 points
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Salut à tous, Après deux nuit j'ai réussis à récupérer 200 poses de 120 secondes sur la nébuleuse de la bulle. C'est clairement trop tôt pour la shooter mais j'attendais depuis tellement de temps 🤣 Ce matin au réveil je me suis demandé pourquoi une partie des images étaient violettes, j'ai vite compris que l'aurore boréale était passée par la Je vais passer par la case démontage de la monture car j'ai des soucis d'autoguidage : En hystérésis sur l'AD cela fait des dents de scies. En PPEC : un peu mieux mais toujours des dents de scie, pas glop ... Enfin la mise en station avec astroberry est super simple : Le Matériel : EQ6R Pro Canon eos 6d réglé à 800 Isos, Filtre Optolong clip filter UHC, Astroberry : 200 light de 120 sec, dithering aléatoire PHDD2, 250/1200 + Baader 2" Correcteur de coma MPCC Mark III + masque de chanfrein Zwo focuser Bortle 5 Résistance chauffante usb pour chaque lulu Guidage Zwo asi mini + lunette guide 80/400 Guidage entre 0.4 et 0.6 de RMS mais des pics de fou... Place à l'image avec une reduction script Bill : Sans réduction : Traitement de 144 images sur la première nuit : Toujours friand de vos retour, Bon ciel à tous A+ Nico.1 point
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Hello 🙂 11 mai 2024, Lune de 3 jours déjà couchée. Pas de nuage, ciel contrasté. L'eVscope pointe la galaxie Messier 90, cible facile. M90 (NGC 4569) est une galaxie spirale intermédiaire située dans la constellation de la Vierge. Cette galaxie fait partie d'un groupe de galaxies qui compte 22 membres, le groupe de M86 (NGC 4406), M86 étant la plus brillante de ce groupe. La classe de luminosité de M90 est I-II (donc lumineuse). Elle présente une large raie hydrogène I. C'est aussi une galaxie LINER, c'est-à-dire une galaxie dont le noyau présente un spectre d'émission caractérisé par de larges raies d'atomes faiblement ionisés. De plus, c'est une galaxie active de type Seyfert. Présentant un taux de formation d'étoiles peu élevé, les bras de M90 sont lisses, sans régions distinctives. Cette galaxie présente un décalage vers le bleu, donc elle se dirige vers notre Voie lactée. Elle a été découverte par l'astronome français Charles Messier en 1781 dans la même nuit que M88. Nota: la petite galaxie située au nord de M90 est IC 3583. Elle est à une distance de notre Voie lactée semblable à celle de M90. M90 et IC 3583 forment une paire de galaxies. - Dimensions apparentes: 9,5′ × 4,4′ - Dimensions réelles: ~132 000 al - Distance: ~39,9 millions d'années-lumière1 point
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une vidéo faite par mon fils au centre de Cholet (49) AuroreTimelapse3.mp41 point
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Ouah, magnifique ! Tout y est, le cadre, l'événement et la qualité de la photo, bravo ! Bravo 👍👍🙂1 point
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Bonjour à tous, Enfin une éclaircie pendant une nouvelle lune. setup : RC10 gso 250/1600 + asi2400 + 10micron. 100 poses de 2 min soit 3h30 de poses. fond de ciel de cette région vraiment pas évident à traiter, pas mal de poussière. j'avais refait la collim de jour avec le collimateur Takahashi et j'ai juste eu à tourner 1 visse de 1/8 de tour coté primaire et 1 visse 1/8 coté secondaire une fois sur le ciel via la méthode DSI (pour ceux qui s'intéresse à la collimation d'un RC) clic pour full et bonne chance à vous pour vos prises. La V2 (merci des conseils) : dans la dernière demi heure, j'en ai profité pour shooter C/2021 S3 PANSTARRS vers 4h avant qu'elle nous quitte.1 point
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Et voilà, avec le retour des nuits claires et un peu de bon temps, j’ai voulu sortir le matos hier soir… objectif : pointer vers M81-M82. Mais le soleil est venu gâcher la soirée… quoique pas tout à fait ? Dans ces conditions, impossible de faire des images du ciel profond. Mais quel spectacle inattendu, surtout ici au pied des Pyrénées.1 point
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Pour tes flat, je vois que tu utilise l'asiair, dont rien de plus facile. va dans autorun, choisit "Flat", puis "auto" pour le temps d'expo, asiair le calculera toute seul !!! Pointe la lulu vers un truc uniforme (ecran blanc d'une tablette posé sur le par bué direct / ou t-shirt + mur ou vers le ciel de jour, si il est uniforme.. Sur un telescope il faut le refaire chaque nuit, mais avec la lunette, ca me dure 1 an.1 point
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C est monstrueux. Des jets, des projecteurs, des arcs, du vert et du jaunevz l horizon.1 point
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Bonjour, merci pour ton superbe récit, Willis me parait très FarWest et pourtant c'en est que très très loin ! You're lucky! De plus tes images sont magnifiques.1 point
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Hello 🙂 Le 10 mai 2025, lune de 1 jour déjà couchée, ciel contrasté, pas de nuage. L'eVscope 2 pointe une galaxie assez facile: NGC 4725 NGC 4725 est une vaste galaxie spirale intermédiaire située dans la constellation de la Chevelure de Bérénice. Elle a été découverte par l'astronome germano-britannique William Herschel en 1785. La classe de luminosité de NGC 4725 est I-II (donc très lumineuse). Elle présente une large raie HI. C'est aussi une galaxie active de type Seyfert 2. Sa vitesse par rapport au fond diffus cosmologique est de 1 492 ± 20 km/s. - Dimensions apparentes: 10,7′ × 7,6′ - Dimensions réelle: ~149 000 années-lumière - Brillance de surface: 14,18 mag/am² - Distance: ~ 42,7 millions d'années-lumière1 point
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Le Soleil d'hier après traitement des données d'acquisition. Comme d'habitude, fulls-disc en calcium et halpha, protubérances avec le Ha 3 nano et HR(s) sur la grande tache du moment dans toutes les longueurs d'onde... La tache a pété 4 fois de suite avec des éruptions X et le niveau d'alerte de tempête géomagnétique a été relevé au niveau G4. Un week-end cahuté en perspective et peut-être des aurores en vue...1 point
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merci @julienESP bonne remarque. la V2 avec les poussières et les couleurs. c'est vrai que c'était dommage de raté ça si prêt du but.1 point
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La taille, je ne sais pas, par contre je peux te donner la surface, la 3664 correspond à la taille 1200, c'est à dire 3652 millions de km², la 3668 à la zone 10, soit 90 millions de km² https://www.spaceweatherlive.com/fr/aide/comment-determinez-vous-la-taille-d-une-region-de-taches-solaires.html J'ai pu la prendre en photo hier, malgré les passages nuageux qui ne m'ont pas facilité la tâche. Mais au moins j'en aurait une trace.1 point
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Cette semaine il s’est produit un phénomène devenu inhabituel, exceptionnel même : du beau temps ! Et plusieurs soirs d’affilée ! L’occasion de sortir les jumelles pour aller observer les galaxies tant attendues du Printemps. Sur trois nuits consécutives, j’ai ainsi pu glaner une quinzaine d’observation de galaxies, un véritable petit miracle vu la météo médiocre depuis deux mois. Mardi, première sortie : Installé sur la terrasse vers 22h, le Soleil s’est couché il y a déjà 1h mais la nuit n’est pas encore tombée ; les nuages se dissipent peu à peu et j’aperçois déjà les plus brillantes des étoiles de la Grande Ourse, la Polaire, Castor et Pollux, et surtout les 4 principales du Lion, vedette de ce soir. L’air est doux, sans aucun vent, et un calme incroyable à peine brisé par le passage d’un avion. L’objectif est simple ce soir : tout d’abord profiter du retour d’un ciel clément et d’une nuit noire, contempler, et enfin voir ce que peuvent montrer des 10x42 sur des cibles réputées aussi discrètes et difficiles que les galaxies de Printemps, en particulier le trio du Lion. À partir de Chertan (Thêta) visible à l’œil nu en VD (encore difficilement, mais facile en VI) je chemine presque un champ au Sud vers 73 de mag 5 et reconnais tout de suite le champ d’étoiles du PSA. Comme il ne fait pas encore bien noir le cadrage est facilité car je ne vois pour l’instant à peine plus d’étoiles que sur la carte. Bien sûr, le fond de ciel est encore trop clair pour y discerner une quelconque trace du fameux trio, alors j’attends que la nuit tombe pour de bon et en profite pour mémoriser la disposition des étoiles repères. À 22h40 toujours rien à l’oculaire. Le ciel est traversé par de fins nuages d’altitude : je crains qu’une rude bataille s’annonce ! Patiemment je guette l’apparition de quelque chose qui viendrait rompre l’homogénéité du fond de ciel. C’est chose faite 20 minutes plus tard. Une tache très discrète, commence à poindre en VI. De forme allongée, fine, la galaxie présente un cœur plus brillant, stellaire, et des extensions très ténues. Il s’agit de M66. Il est encore difficile de saisir les contours et la taille de l’objet, mais son orientation N-S ne fait aucun doute. Bientôt je commence à discerner une compagne toute proche à l’Ouest dont l’orientation semble parallèle. Il s’agit de M65, bien plus discrète, uniforme, moins allongée et plus petite. Quand au troisième membre du groupe, NGC 3628, il m’est apparu par intermittence, seulement 5 à 10% du temps, se distinguant à peine du fond de ciel avec une surface plus large et homogène. Même si je savais ces cibles difficiles je me rends compte à présent du travail de concentration nécessaire pour les détecter. Néanmoins je suis très fier d’avoir relevé ce défi. Plus j’y passe de temps et plus M66 demeure visible longtemps, tout comme M65. Il me semble que cela revient à observer M31 à l’œil nu, en un peu plus difficile. Je laisse là le trio et tente pour le plaisir la galaxie NGC 2903. Après un cheminement dans la tête du Lion à partir d’Algebia (gamma) jusque Alterf (lambda) je repère un doublet d’étoiles de mag 7 (mais la transparence ne doit pas être géniale, elles me paraissent plus faible d’une magnitude). J’y trouve après quelques minutes la fameuse galaxie, bien moins facile qu’attendu. Elle m’apparait au mieux 30% du temps, de taille comparable voire supérieure à M66, homogène et allongée. Je me rend compte que je fais l’expérience des fameux « glimpses », moi qui étais habitué jusque là aux objets persistants plus faciles. J’ai l’impression d’atteindre un niveau supérieur dans l’observation 😄. Je finirai là pour ce soir, me gardant le second trio pour le lendemain, tandis que minuit approche. Mercredi, deuxième sortie : Installation du trépied à 22h, le ciel est impeccable cette fois, toujours aucun vent et cette « douceur » de 13°C. Je peaufine mon programme en attendant que la nuit tombe : au menu ce soir un bref retour sur NGC 2903 et le premier trio pour comparer avec la nuit dernière puis le second trio M95-M96-M105, ainsi que la galaxie du Sombrero M104 et NGC 3521. À partir de 23h je commence à retrouver M66 et M65 à la pointe Est du triangle d’étoiles. Faibles mais bien là en VI leur vision est désormais persistante et quelques apparitions fugaces de la 3ème comparse s’offrent à moi. Il est vrai que ce soir le ciel est de meilleure qualité, avec M44 facilement visible à l’œil nu, tout comme l’ensemble de la Petite Ourse. NGC 2903 est elle aussi mieux détectée que la veille. Vue la moitié du temps elle reste une pâle lueur, moins effilée que M66 et plus homogène. Maintenant que les yeux sont bien échauffés, place aux choses sérieuses ! Le repérage du second trio s’avère plus délicat et il me faudra plusieurs essais pour vérifier que les étoiles vues à l’oculaire sont bien celles indiquées sur le PSA. Le fait que les cartes n’indiquent pas d’étoiles plus faibles que mag 7 est parfois un handicap, comme dans le cas de ce champ pauvre en étoiles fort brillantes. Je finis tout de même par trouver ce que je cherche : M96 est vue presque avec certitude mais peu souvent, très pâle et arrondie. M95 est loin d’être détectée avec certitude et pas de trace de M105. Ici je flirte avec la limite du possible pensant m’arracher un bout de rétine à chaque tentative. Petite déception, mais il était prévu que ce soit bien plus délicat que la veille. J’essaie de sauver les meubles en tentant la galaxie du Sombrero. En cheminant à partir de Spica il est relativement aisé de trouver M104. Vue rapidement en VI à l’Est d’une étoile qui semble multiple, de mag 8-9. Avec un allongement évident de 4 :1 dans la direction E-O elle est visible quasi en permanence. Bien qu’il s’agisse encore là plus de détection que d’observation elle reste ma vision la plus gratifiante de la soirée. Je décide de m’arrêter là pour cette nuit, sur cette belle prise et garde quelques cibles pour le lendemain, mes yeux n’en peuvent plus. Et puis de la buée s’est discrètement invitée sur les objectifs… Jeudi, troisième et dernière sortie : Au programme de cette dernière nuit d’observation aux jumelles, NGC 3521, quelques galaxies de la Vierge et quelques cibles dans la Chevelure de Bérénice. À 22h20 je m’installe et pointe le champ de NGC 3521. Le cheminement depuis Chertan (Thêta) est facile bien que très long, avec beaucoup d’étoiles repères. Reste à attendre qu’il fasse bien noir pour guetter les premiers signaux. Toujours aucun nuage ce soir mais un léger vent. Un très fin croissant de Lune se dirige paisiblement vers l’horizon, avec une magnifique lumière cendrée. Je décide d’installer un transat et de l’admirer se coucher tandis que la nuit tombe dans un calme apaisant. 22h40, retour aux jumelles. Le champ de NGC 3521 forme un T composé de 5 étoiles de mag 7 sur environ 2x2°. La galaxie, encore invisible, doit se trouver juste à l’Ouest de l’étoile à l’extrémité gauche du T. Patience… Vers 23h il fait enfin assez noir pour détecter la présence de la galaxie. Après 10 minutes à observer attentivement elle est présente plus de 90% du temps, avec une orientation N-S évidente. Allongée dans un rapport 2 :1 elle demeure très discrète et d’une luminosité quasi uniforme. C’est une belle prise pour démarrer la soirée 🙂. Puis direction la Vierge et une cible normalement plus accessible : M49. Un jeu d’enfant à pointer depuis Vindemiatrix (Epsilon), M49 est tout de suite visible, même en VD, entre deux étoiles de mag 6. En VD elle apparait comme une étoile empâtée de mag 8-9. En VI ce cœur devient plus brillant et s’entoure d’un halo diffus, plutôt rond, tel un faible amas globulaire. Avec un peu d’attention j’ai comme l’impression que cette tache s’ovalise légèrement, plutôt dans la direction donnée par l’alignement des deux étoiles brillantes. C’est un plaisir que d’observer cette galaxie qui demande bien moins d’effort que toutes les précédentes. Poursuivons cette lancée avec M60. De retour à Vindemiatrix, M60 est non loin de là, entre une étoile de mag 6 et un petit Y formé d’une étoile de mag 5 et trois étoiles plus faibles. Bien que plus discrète que la précédente elle reste facile et visible en VD comme une très faible étoile. Elle grossit elle aussi en VI mais son cœur est moins marqué que celui de M49. Allongée selon un axe E-O, j’aperçois à l’Ouest une tache fort discrète, visible 50% du temps en VI, allongée selon un axe N-S. Serait-ce M59 ? Après vérifications le lendemain, c’était bien elle, attrapée bien qu’elle ne fût pas au programme à cause de sa faible magnitude de 9,8. Comme quoi il faut parfois savoir ne pas se laisser intimider par les chiffres. À 23h40 il est l’heure de passer à l’entrée suivante : M87. Repérée plutôt facilement aussi car dans la même zone (et surtout grâce à la carte C plus détaillée du PSA), je distingue aussitôt autre chose du coin de l’œil en essayant de l’observer : deux taches, homogènes et plus grosses : il s’agit de M84 et M86. Bingo ! Trois pour le prix d’une ! Et un trio beaucoup plus évident que ceux des deux nuits dernières. M87, juste sous une étoile de mag 8-9, n’est visible qu’en VI. Plus petite et moins brillante que M60, elle est aussi plutôt ronde et homogène. Au bout d’un moment j’arriverais presque à l’accrocher en VD. M84 et M86 sont très ressemblantes entre-elles et franchement évidentes en VI. Plus grosses que M87 elles présentent un allongement clair, 2:1 et sont un peu moins brillantes, peut-être car leur lumière se répartit sur une plus grande surface. M86 est un peu plus grosse et brillante, allongée à peu près N-S tandis que celui de M84 soit plutôt E-O, sans que ce soit particulièrement facile à estimer. Je trouve cette vision très chouette, ces univers-îles si lointains saisis dans leur entièreté par le biais d’une simple petite paire de jumelles... Il est déjà minuit, je commence à ressentir la fatigue cumulée de 3 soirs d’observation (une première !), mais qui réconforte d’une longue série de semaines pluvieuses. Je tente deux autres galaxies pour le plaisir. M90 est la plus proche, vers l’Est, et m’offre quelques glimpses fugaces entre une étoile de mag 8 et une de mag 10 vue en VI. M88 est repérée aisément au Sud d’une étoile de mag 9. Elle est assez évidente et allongée dans un rapport 3 :1 selon la direction approximative N-S. Il me semble voir une étoile de mag 10 à son extrémité Sud, mais rien dans Stellarium après vérification, bizarre ... Pour finir cette soirée je me dirige vers la Chevelure de Bérénice où je souhaite retrouver la toute première galaxie que j’avais tenté aux petites jumelles l’an dernier et qui fût un échec : M64. À l’œil nu je vois déjà que l’amas Mel 111 est bien visible et même superbe, et une étoile filante, bien brillante et moyennement rapide traverse tout le dos du Lion dans le même temps, génial ! Quitte à viser Alpha Coma Berenices j’en profite pour jeter un coup d’œil à M53 juste à côté, aussi chouette que dans mes souvenirs, une belle étoile large en VD qui prend du volume en VI. Une belle bouille d’amas globulaire avec un centre bien marqué et un halo qui double presque la surface. Après ce petit intermède globulaire, retour aux galaxies. M64 est facilement repérée non loin d’une étoile de mag 5. Son cœur bien marqué est visible même en VD et son allongement E-O de 2-3 :1 est franchement évident en VI. Probablement la cible galactique la plus évidente ce soir, je me demande comment j’ai pu la louper l'été dernier. Quelle belle galaxie et quelle belle manière de finir cette soirée ! J’ai bien fait de poursuivre malgré la fatigue. Comme je pressens que cette soirée sera la dernière avant un petit moment, je décroche les jumelles du trépied et termine par quelques observations nonchalantes aux 4 coins du ciel comme pour dire au revoir et à bientôt. Je vais me coucher avec une énorme satisfaction et le sentiment du devoir accompli. C’est une belle nuit et je souris.0 point
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Merci Schizophrene!😊 et c'est parti: si: les nuages reste là ou ils sont (c.à.d sur les montagnes à gauche et à droite et pas là ou je tire) La magnétosphère décide de refaire son job (sinon je déménage sur Mars qui ne prétend pas en avoir) Ca fait beaucoup de si...😬 J'essai de ne pas faire de plagiat avec Julien et Seb... C'est difficile. L'un shoot atteint de paludisme et l'autre nous fait 5 cibles en une nuit...😁 a+ Serge0 point
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Mmmm La hauteur de la marée ne correspond pas avec l'heure d'observation. Je pense à un fake. (Humour, superbe !!!!)0 point
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Je suis en train de vivre ça. J'ai l'impression de rêver. Je ne pensais jamais en voir ! Et dire qu'à 10h30 j'ai failli aller me coucher, je trouvais le ciel laiteux !!! !0 point
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Bonjour Pour information, l'eclairage public était allumé ces dernières nuits toute la nuit à Schirmeck. J'ai contacté la mairie à ce sujet. Ils m'ont répondu qu'en raison d'actes de vandalisme et si j'ai bien compris afin de pouvoir en identifier les auteurs par vidéosurveillance, il restera allumé toute la nuit dans certains endroits de la ville jusqu'à nouvel ordre. Il vaut donc mieux éviter les environs. J'espère que ce sera réglé pour l'édition de cette année des sentiers plaisir. Merci de faire passer le message si cela est pertinent. [Edit:] merci a la mairie de schirmeck d'avoir réussi a flinguer les quelques nuits jouables depuis longtemps, et un évènement d'une grande rareté. Un peu envie de les planter pour les sentiers plaisir la.0 point
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Bonjour, Un petit bout de Lune réalisé le 17/04/2024 à ANGERS : HEQ5 PRO GOTO C8 EDGE Réducteur 0,5 TS Filtre Contrast booster BAADER T7C Gain : 28 Shutter : 2,522ms Gamma : 50 Environ 500 images SER 20 tuiles Traitement : AutoStakkert 50 % RegiStax6 ICE Passage en noir et blanc via visionneur photo Windows. Bon ciel.0 point
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