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Salut à toi noble visiteur, lecteur assidu de ce forum ou simple passant… Non le titre de ce topic n'a pas de lien avec le film d'Oliver Stone ! Mais puisque le titre t'a intrigué et que tu as cliqué dessus, alors reste un peu s'il te plait... Installe-toi confortablement, laisse-moi te conter une histoire, et… IMAGINE… L'APPARITION... IMAGINE, donc, nous sommes un matin du 4 juillet... Quelque part sur un continent lointain, très lointain, dans quelques centaines d'années, cette date sera historique mais pas pour les mêmes raisons… Non, dans cette histoire, nous sommes effectivement le 4 juillet au matin, mais de l'année 1054, et nous sommes... en Chine… IMAGINE : tu es chinois vivant en 1054, tu te lèves tôt car à cette époque faut taffer dur pour manger, tu sors pisser en regardant les étoiles, et soudain, dans le matin, un nouvel astre très lumineux s'invite dans le ciel, aussi brillant que Vénus ! Mais seulement voilà… Ce n'est pas Vénus. LES ARCHIVES RETROUVÉES... IMAGINE : Ici en Chine et en 1054, c'est le règne de la dynastie Song, et l'astronomie ainsi que l'astrologie chinoise de l'époque tiennent une part importante dans toutes les décisions prises. Il faut dire que la civilisation chinoise répertorie scrupuleusement tout phénomène céleste depuis 776 avant JC, mentionner cette étoile invitée était donc obligatoire pour les astronomes chinois ! Plusieurs documents mentionnant l'apparition de 1054 sont archivés et les originaux se trouvent actuellement à la Bibliothèque Nationale de Chine à Pékin. - Le traité astronomique du Song Shi (宋史) : Texte original :至和元年五月己丑,客星出天關東南可數寸,歲餘稍沒。Traduction littérale : "Première année de l'ère Zhihe, cinquième mois lunaire, jour jichou. Une étoile invitée est apparue au sud-est de Tianguan, à une distance de peut-être quelques pouces." Et il est ajouté dans une encre un peu différente : "Après plus d'une année, elle a graduellement disparu." La date précise : Grâce au système sexagésimal chinois (le jour jichou du 5ᵉ mois de l'ère Zhihe), les astronomes modernes ont pu dater l'apparition exacte au 4 juillet 1054 du calendrier julien. L'Étoile invitée (客星 - Kèxīng) : C’est le terme technique utilisé par le Bureau Astronomique impérial pour désigner des objets stellaires temporaires (supernovae ou comètes sans queue). La position (Tianguan) : Tianguan (la Porte Céleste) correspond précisément à l'étoile Zeta Tauri dans notre constellation moderne du Taureau. L'écart des "quelques pouces" : Les astronomes chinois utilisaient des « pouces » (cun), le bras tendu, pour mesurer les distances angulaires sur la sphère céleste. Un pouce valait environ 2.5 degrés. - Au chapitre 12 de ce même traité astronomique (« Annales ») il est mentionné : « Ère Jiayou, première année, troisième mois lunaire, jour xinwei [6 avril 1056], le Directeur du Bureau Astronomique a rapporté que depuis le cinquième mois lunaire de la première année de l'ère Zhihe [juillet 1054], une étoile invitée était apparue à l'aube, dans la direction de l'est, montant la garde auprès de Tianguan. Désormais elle a disparu. » - Le Song Huiyao (宋會要) : Ce rapport intègre les observations de l'astronome en chef de la cour de l'Empereur, Yang Weide, et décrit la brillance phénoménale de l'étoile comme ceci : Texte original : 客星晨出東方,守天關,晝見如太白,芒角四出,色赤白,凡見二十三日。 Traduction littérale : "L'étoile invitée est apparue à l'aube dans la direction de l'est, montant la garde près de Tianguan. Elle était visible en plein jour, semblable à Vénus. Elle avait des rayons pointus pointant dans toutes les directions, et sa couleur était rouge-blanc. En tout, elle fut visible en plein jour pendant 23 jours." Visible en plein jour, semblable à Vénus (晝見如太白) : C'est l'indication clé pour estimer la magnitude de l'astre invité. Pour être vue en plein jour à l'œil nu, sa magnitude visuelle devait être comprise entre -4 et -5. Montant la garde (守 - Shou) : En astrologie chinoise, lorsqu'une étoile "monte la garde" près d'un astérisme sans entrer en collision directe ou "l'envahir", c'était souvent interprété comme un présage favorable ou stable pour l'Empereur (et non comme une catastrophe). Rayons pointus et couleur rouge-blanc : Ces descriptions montrent une scintillation intense due à l'atmosphère terrestre face à une source lumineuse ponctuelle extrêmement puissante, ainsi que l'évolution thermique des gaz éjectés lors des premiers jours de l'explosion. IMAGINE : Cette étoile invitée aura donc été visible pendant 23 jours en plein jour et près de 21 mois au total ! Carte du ciel le matin du 4 juillet 1054 : ET AILLEURS SUR TERRE ? - Plusieurs documents historiques du Japon de l'époque de Heian confirment de manière indépendante l'observation de cette « étoile invitée ». Le témoignage japonais le plus précieux et le plus précis figure dans le Meigetsuki (Le Journal de la pleine lune), rédigé par le célèbre poète et courtisan Fujiwara no Teika (1162–1241). Bien qu'il ait vécu plus d'un siècle après l'événement, Teika a compilé avec soin des archives de la cour remontant à l'an 1054. Ce que révèlent les chroniques japonaises : Une luminosité comparable à une planète : Les observateurs japonais ont noté que cette nouvelle étoile apparue dans la constellation du Taureau était "aussi lumineuse que Jupiter". D'autres mentions historiques : L'événement est également rapporté de façon plus concise dans deux autres textes tardifs qui découlent de ces mêmes données de cour : l'Ichidai Yoki (XIVe siècle) et le Dainihonshi (XVIIe siècle). - La Chronique d'Ibn Butlan (médecin chrétien à Bagdad) : Écrit dans le monde arabe mais par un chrétien, ce texte mentionne l'étoile observée depuis Constantinople et l'associe à une terrible épidémie survenue la même année. - Les pièces de monnaie de Constantin IX : Certaines pièces de monnaie frappées à Constantinople en 1054 montrent deux étoiles entourant la tête de l'empereur, ce que certains historiens interprètent comme une représentation de l'étoile polaire (ou de Vénus) et de la fameuse "étoile invitée". - Bien qu'il y ait eu quelques suggestions selon lesquelles il existe des enregistrements européens de l'étoile invitée de 1054, il ne semble pas y avoir de rapport précis de celui-ci en provenance d'Europe. Contrairement à ce qu'on voudrait faire croire, on n'observait pas forcément le ciel de façon assidue en Europe et au moyen-âge, notamment à cause des dogmes religieux imposant des mouvements de pensée assez stricts (géocentrisme, etc..) qui ont valu le bûcher à certains progressistes ! Cependant il existe une gravure représentant Henri III (1017-1056), Empereur du Saint Empire Romain germanique, pointant du doigt une étoile qui pourrait être l'étoile invitée de 1054. - Chez les amérindiens, notamment les Anasazis (les ancêtres des peuples Pueblos), un événement céleste majeur était un message des esprits à immortaliser. Plusieurs œuvres d'art rupestre (pétroglyphes gravés ou pictogrammes peints) découverts dans le Sud-Ouest des États-Unis sont étudiées par les archéoastronomes comme de possibles témoignages de l'apparition de 1054, à prendre avec des pincettes néanmoins. Le cas le plus documenté se trouve sous un surplomb rocheux à Chaco Canyon, un centre culturel et cérémoniel majeur des Anasazis au XIe siècle. Ce pictogramme peint à l'ocre rouge associe trois symboles distincts : Une étoile à dix branches : Elle représente l'astre invité. Un croissant de lune : Il s'agit de la Lune descendante. Une empreinte de main : Symbole sacré signifiant la présence humaine, le témoignage, ou marquant le caractère sacré du lieu. En remontant le temps grâce à des logiciels astronomiques, les scientifiques ont calculé que le matin du 5 juillet 1054 (le lendemain de la première observation par les Chinois), le croissant de lune morcelé se trouvait à seulement 2 à 3 degrés de l'astre invité dans le ciel de l'aube. Ceci dit il pourrait tout aussi bien s'agir d'un rapprochement Lune-Vénus. MAIS QUE S'EST-IL PASSÉ EXACTEMENT CE MATIN DU 4 JUILLET 1054 ? IMAGINE : Environ 6500 années auparavant, soit le temps qu'a mis la lumière émise par l'événement pour nous parvenir, une étoile de type supergéante rouge entrait dans la dernière phase de sa vie, celle où son processus de fusion commence à s'emballer. Cette étoile, estimée entre 8 et 12 masses solaires, a brulé la chandelle par les deux bouts ! Elle va enchaîner les cycles de fusion nucléaire de plus en plus rapidement, d'abord l'hydrogène en hélium, comme notre Soleil le fait actuellement mais bien plus rapidement (entre 10 et 12 millions d'années). Puis elle va fusionner son hélium en carbone, azote et oxygène et gonfle, jusqu'à devenir une supergéante rouge. La température augmentant au centre de l'étoile, celle-ci commence alors à fusionner le carbone pour donner du néon, du sodium et du magnésium. Le cœur atteint alors des températures encore plus élevées, et fusionne en seulement quelques années le néon puis l'oxygène pour donner du silicium, dernière étape stable de combustion. L'étoile fusionne enfin le silicium et produit alors du soufre, encore du silicium et enfin du fer. Ce dernier processus de la fusion du fer ne dure que quelques jours seulement. L'étoile, qui était jusqu'alors dans un équilibre stable entre la force de gravité qui pousse ses couches externes vers le centre et la force radiative de fusion qui pousse vers l'extérieur, entre dans une impasse : la fusion du fer absorbe de l'énergie, la force radiative ne parvient plus à contrebalancer la force de gravitation et provoque alors l'effondrement gravitationnel instantané de l'étoile. Cet effondrement entraine une explosion cataclysmique appelée Supernova de type II. IMAGINE : Environ 6500 années plus tard, soit ce matin du 4 juillet 1054, les photons émis par l'explosion de la supernova arrivent dans les yeux des premiers témoins chinois en train de pisser au petit matin en regardant les étoiles ! Plusieurs heures plus tôt, la Terre avait dû recevoir un flux massif de neutrinos. Lorsque le cœur de fer de l'étoile s'effondre sur lui-même, les protons et les électrons fusionnent pour former des neutrons, ce qui génère une quantité colossale de neutrinos. Ceux-ci traversent les couches de l'étoile instantanément, contrairement aux photons lumineux qui mettent des heures à émerger de l'étoile, et nous parviennent donc plus tôt sur Terre. Mais en 1054 on ne savait évidemment pas encore les détecter contrairement à aujourd'hui… Voici ci-dessous, dans une galaxie lointaine, très lointaine, l'apparition d'une supernova, parvenue à nos yeux en ce début septembre 2026. Quelque part dans l'environnement proche de cette galaxie appelée NGC7331 se situant dans la constellation de Pégase, il y a 45 miilions d'années, des êtres vivants ont peut-être eux aussi vu apparaitre dans leur ciel une étoile invitée… (Photo bibi) ET ENSUITE ??? - Dans un premier temps, tout le monde finit par oublier l'apparition de cette supernova pendant des siècles. - Nous sommes un soir de 1731, 700 ans après l'explosion... John Bevis, un astronome amateur anglais, découvre une nébuleuse dans la constellation du Taureau à la position de l'étoile invitée. - Un soir de 1758... IMAGINE : depuis l'observatoire de la Marine à Paris, l'astronome français Charles Messier découvre une lueur diffuse alors qu'il cherche la comète de Halley sensée revenir cette année-là dans son cycle de 76 ans (comète de Halley qui, soit dit en passant, était déjà connue depuis très longtemps par les astronomes chinois, mentionnée pour la première fois vers 611 avant JC et dont l'ensemble des passages a été consigné de manière quasi-ininterrompue par la bureaucratie céleste chinoise à partir de 12 av. J.-C !!!). Réalisant sa méprise, il décide alors de lister tous les objets nébuleux fixes du ciel afin que les chasseurs de comètes ne les confondent plus. Cet objet nébuleux dans le Taureau devient tout naturellement le premier objet (Messier 1) de son célèbre catalogue. Il sera attribué plus tard à la nébuleuse les appellations NGC 1952, Taurus A, Taurus X-1, ou encore Sh2-244, LBN 833 et Ced 53 ! - Entre 1842 et 1843 (date exacte non connue) William Parsons, dit "Lord Rosse'' réalise un dessin de la nébuleuse à l'aide de son télescope de 36 pouces. Curieusement, lui n'y voit pas une nébuleuse, mais un amas. Un de ses visiteurs qui observait avec lui, John Pringle Nichol, y voit un crabe et c'est cette dénomination qui sera officialisée lorsque le dessin de Lord Rosse sera publié en 1844 dans l'article "Philosophical Transactions of the Royal Society". Lord Rosse lui-même n'avait jamais évoqué cette forme de crabe, pourtant c'est à lui que sera attribué la paternité de ce nom. Il commencera à utiliser la mention "Crab nebula" à partir de 1848 quand il réalisera un nouveau dessin, cette fois à l'aide de son nouveau télescope de 72 pouces, le "Léviathan", plus gros télescope au monde à cette époque. Il reconnaîtra alors son erreur d'y avoir vu un amas auparavant. - Nous sommes maintenant en 1928, presque 900 ans après l'explosion… L'astronome américain Edwin Hubble est le premier à proposer officiellement d'associer la nébuleuse du Crabe à l'explosion de l'étoile invitée documentée par les astronomes chinois en l'an 1054. En étudiant la vitesse d'expansion de la nébuleuse, les scientifiques (dont Hubble) ont pu remonter le temps par le calcul et confirmer que ce nuage de gaz provenait bien d'une supernova historique ayant explosé près de 900 ans plus tôt. - En 1942, Un nombre important d'enregistrements de l'étoile invitée, provenant de Chine et du Japon, ont été rassemblés par le sinologue néerlandais Duyvendak. - Nous sommes cette fois en 1968. Au centre de l'étoile à l'origine de la supernova subsiste un noyau d'une vingtaine de kilomètres seulement, composé essentiellement de neutrons d'une masse de 1.4 fois celle du Soleil. IMAGINE : À cette densité, une simple cuillère à café de sa matière pèserait des milliards de tonnes sur Terre ! Ce noyau tourne à très exactement 30.2 Hertz, soit 30 tours par seconde, et projette deux faisceaux de rayonnements très intenses à ses pôles magnétiques. À chaque fois que ces faisceaux balayent la Terre, les instruments perçoivent un "pulse", d'où le nom de PULSAR (PSR). Voici l'explication en vidéo de l'origine de ces 2 faisceaux, par le Dr Eric Simon : La découverte officielle du pulsar du Crabe (PSR B0531+21) a lieu cette année-là par les astronomes David H. Staelin et Edward C. Reifenstein depuis l'observatoire de Green Bank aux États-Unis, grâce à la mise en évidence du rayonnement radio périodique de l'astre. Il s'agit du pulsar le plus énergétique connu. Il rayonne environ 200 000 fois plus d'énergie que le Soleil à travers tout le spectre électromagnétique (des ondes radio aux rayons gamma très énergétiques). C'est ce flux d'énergie continu qui illumine et excite les gaz de la Nébuleuse du Crabe tout autour de lui. ANECDOTE : C'est pendant l'explosion d'une supernova que sont produits les éléments plus lourds que le fer, comme l'or, le platine ou même l'uranium ! Et ceux qu'on retrouve sur Terre proviennent précisément des centaines de milliers de supernovae que le système solaire a reçus depuis les 4.55 milliards d'années de son existence. IMAGINE : ta gourmette Cartier en platine ou ta Rolex en or provient d'une supernova ou de la fusion de deux étoiles à neutrons ! Nan je déconne, tout le monde sait bien qu'un astronome qui se respecte ne mettrait pas autant d'argent dans une telle babiole futile, alors que dans un télescope, là OUI !!! - Nous sommes maintenant 972 ans après l'explosion… Les filaments de gaz et de poussières éjectés lors de l'explosion de la supernova s'étendent à la vitesse incroyable de 1500 km/s ! IMAGINE : Pour comparaison la vitesse du vent solaire est en moyenne de 450km/s et la vitesse de la sonde la plus rapide fabriquée par l'homme , Parker Solar Probe, est de 192 km/s !! - Depuis 1999, soit environ 25 ans, Hubble, non pas l'astronome précédemment cité, mais le télescope spatial qui porte son nom, prend régulièrement des images de cette nébuleuse. IMAGINE : une vidéo de ces images montre l'expansion rapide de la nébuleuse à une vitesse de plusieurs millions de kilomètres par heure ! Mention spéciale à notre ami @exaxe17 qui a réussi à mettre en évidence lui aussi en 2018 les mouvements de plasma du Pulsar du Crabe : https://www.webastro.net/forums/topic/160473-m1-un-pulsar-qui-se-voit/ IMAGINE : En presque 1000 ans, ces filaments ont parcouru plus de 5 années-lumière dans tous les sens, donnant à la nébuleuse résultante un diamètre d'environ 11 années-lumière à ce jour pour une magnitude apparente d'environ 8.4. - Tout ce qui vivait dans un diamètre de 10 années-lumière a donc été vaporisé par l'onde de choc et par le flux de matière éjectée. - Entre 25 et 50 années-lumière de distance, l'énorme quantité de rayons gamma et de rayons cosmiques éjectés lors de l'explosion a tué toute cellule vivante et détruit une hypothétique couche d'ozone de toute planète se trouvant dans cette zone, la laissant exposée aux radiations de son étoile. Concernant notre système solaire, aucune étoile dans les 50 années-lumière n'est susceptible de finir en supernova, nous sommes donc à l'abri ! Les plus proches candidates au statut de supernova sont : IK Pegasi ~150 années-lumière (type Ia, binaire avec une naine blanche qui vampirise la matière d'une autre étoile) Nunki (Sigma Sagittarii) ~225 années-lumière (type I binaire avec 2 étoiles massives proches qui vont fusionner) Bételgeuse ~500 à 600 années-lumière (type II) Antarès ~550 années-lumière (type II) Une dernière image réalisée par le télescope James Webb : ET MAINTENANT ? Et bien maintenant est venu pour moi le moment de t'expliquer pourquoi je t'ai raconté toute cette histoire ! - 972 ans après l'explosion de l'étoile invitée, un petit matin de septembre, en allant pisser dehors en regardant les étoiles vers l'est et en IMAGINANT ces chinois faisant la même chose que moi 972 ans plus tôt, je me suis mis en tête d'imager cette nébuleuse avec la meilleure résolution possible. - Tous les matins de septembre, entre 3h et 6h du matin, parfois alors que le crépuscule nautique était terminé, la TOA 150 a pointé toujours le même objet proche de l'étoile chinoise Tianguan, j'ai nommé Messier 1, ou encore NGC 1952, Taurus A, Taurus X-1, ou Sh2-244. - Les conditions de seeing de ce mois de septembre étaient exceptionnelles. Entre 1.7" de FWHM pour les brutes les plus pourries et 1.25" pour les meilleures, en Ha notamment. Matériel utilisé : TOA150 + correcteur TOA645 + EFW 7x36 ZWO + ASI2600MM (filtres Antlia 3nm), échantillonnage 0.7" Guidage par ASI174 mini sur OAG-L ZWO ; Le tout sur EM400 Temma2 avec réhausse faite maison et l'ensemble piloté par ASiair Plus ; Connexion de l'ASiair à un CPL TPLink, puis second CPL Wi-Fi dans le camion ; Batterie LIFePo4 "boîte-accus" de 37Ah pour alimenter l'ensemble. Poses et traitement : - 60 poses de 300s conservées (sur plus de 100 poses au départ) pour chaque couche S, H, O soient 5 heures par couche ou encore 15 heures au total. - Pré-traitement SiriL 1.4.4 en drizzle 2x avec tri des brutes sur Rondeur > 0.9 et FWHM < 1.8" pour chacune des couches - Extraction gradient sous Pix sur chaque couche - BlurX ML5 avec 0.5 sur le non stellar et -0.05 sur les halos d'étoiles sur chaque couche - NoiseX 3.1 avec 0.5 et 5 itérations sur chaque couche - Stastistical stretch sur chaque couche - recalage des 3 couches sous SiriL - StarX puis script Foraxx SHO ou OSH (pour coller à la palette Hubble) - Suppression du bruit vert - Remise de l'image à 80% de sa taille originale soit un échantillonnage résultant de 0.56" - finition sous Photoshop CS5 La FWHM mesurée sur les brutes d'empilement S, H et O : LA BIZARRERIE HUBBLE : C'est en voulant comparer mon image avec celle d'Hubble, notamment pour chercher à obtenir un peu la même palette de couleurs, que je me suis aperçu que les gars qui ont traité l'image d'Hubble n'ont pas pris la même palette que d'habitude (généralement SHO ou parfois HSO). Sur cette animation de mes 3 couches SHO, on voit bien que le soufre est le moins étendu et le OIII est plus étendu que le Ha : Cela s'explique comme suit : - le soufre, situé très près du cœur de l'étoile dans sa structure en pelure d'oignon, possède également une masse atomique beaucoup plus élevée que l'hydrogène et l'oxygène, par conséquent il est éjecté plus tardivement et avec moins de vitesse. - Le pulsar génère un vent de particules ultra-énergétiques qui produit un rayonnement dit synchrotron (très riche en rayons X et en ultraviolets extrêmes). L'hydrogène s'ionise très facilement avec des photons de basse énergie. Il a tendance à briller intensément dans des zones plus denses et confinées (les cœurs des filaments). L'oxygène doublement ionisé (OII ou OIII) responsable de la lumière verte/bleue très étendue, nécessite des photons beaucoup plus énergétiques (35,1 eV) pour être produit. Les photons très énergétiques du pulsar voyagent plus loin à travers le gaz moins dense avant d'être absorbés, créant ainsi une enveloppe ionisée beaucoup plus large et diffuse autour du cœur des filaments. Le bord externe du filament est directement exposé au rayonnement violent du pulsar. Le gaz y est moins dense, plus chaud, et l'oxygène y est fortement ionisé en OIII, créant cette impression visuelle de filaments d'oxygène enveloppant et dépassant largement les structures d'hydrogène. Pour obtenir la même palette que Hubble, j'ai du appliquer le OIII dans… le rouge !! La palette utilisée pour l'image de Hubble est ici OSH, très curieux ! Et enfin la photo... Je vous propose donc 2 palettes, réalisées avec le script Foraxx. Palette OSH comme pour Hubble : (cliquez ICI pour obtenir la full en bien meilleure qualité) Et palette SHO classique que je trouve personnellement plus jolie et surtout plus proche de la réalité de l'expansion des gaz : (cliquez ICI pour obtenir la full en bien meilleure qualité)6 points
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@sebseacteam m'a fait découvrir cette petite nébuleuse planétaire cette semaine avec son histoire très particulière, c'était l'occasion de tester le matos dessus. setup : rc10 1600/250 + asi2400mc + filtre L (étoiles) + HO (nébuleuse) + monture 1000HPS poses de 2min, 10 L + 212 HO soit 7h au total retenue, brouillard en fin de nuit. crop pour bien voir la petite tachouille rouge6 points
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Bonjour à toutes et à tous, Photographiée la semaine dernière depuis l'observatoire des Pises en Cévennes La nébuleuse de l'Hélice (ou NGC 7293) est une grande nébuleuse planétaire située dans la constellation du Verseau, à environ 655 années-lumière de la Terre. Souvent appelée « l'œil de Dieu » ou l'« œil de Sauron » en raison de son aspect visuel. Environ 655 années-lumière, ce qui en fait l'une des nébuleuses planétaires les plus proches de notre système solaire. Elle s'est formée lorsqu'une étoile semblable au Soleil a atteint la fin de sa vie et a expulsé ses couches externes de gaz dans l'espace. Le reste de l'étoile au centre est en train de devenir une naine blanche (une étoile très chaude, petite et dense). Cliquez sur l'image pour les détails et les conditions d'amusement. https://app.astrobin.com/u/francismoreau?i=5jk0dz5 points
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Bonjour à tous, 2 ans que je n'avais pas tenté Saturne et hier je me suis décidé à faire la première sortie de la saison. Je suis content du résultat après si longtemps et j'ai déjà fait pire 🙂 Setup : C8 + Barlow x2 + ADC + ASI462 sur EqG Acquisition Firecapture gain entre 10 et 20 Expo 20ms 2900 images gardées sur 5800 Traitement Autostakker + Astrosurface + Gimp + Siril Toujours du mal a faire ressortir les couleurs, peut etre des reglages pas optimum, je sais pas A+ Manuel.3 points
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Hello, Je revisite cette belle NP avec la lunette achromatique, déjà faite il y a un an avec le C8... Jones 1 est une nébuleuse planétaire de la constellation de Pégase . Elle a été découverte en 1941 par l'astronome américaine Rebecca Jones sur des plaques photographiques de l'observatoire de Harvard. Deux ans plus tôt, avec Richard M. Emberson, elle avait découvert une autre nébuleuse planétaire : Jones-Emberson 1 (PK 164+31,1) dans la constellation du Lynx. La désignation PK 104-29.1 vient des deux astronomes tchécoslovaques Luboš Perek et Luboš Kohoutek, qui ont compilé en 1967 un catalogue de toutes les nébuleuses planétaires de la Voie lactée connues à cette époque. La désignation VV '578 remonte à l'astronome russe Boris Vorontsov-Velyaminov, qui a étudié et classé les nébuleuses planétaires en plus de cataloguer les galaxies. Propriétés physiques: Jones 1 est une grande nébuleuse planétaire d'un diamètre angulaire de 320 secondes d'arc, mais faible, avec seulement 15 magnitudes. L'étoile centrale brille à 16,8 magnitudes et la nébuleuse elle-même à 15,6 magnitudes. Les distances mesurées varient de 716 à 826 pc (environ 2 300 à 2 700 années-lumière). Lunette Skywatcher Startravel 120/600 @ 600mm f/d 5 Caméra QHYminicam8 mono Monture HEQ5 kit courroie Rowan Autoguidage via lunette guide 60/270, Asi290mm / PHD2 Acquisition NINA Ha 75 x 240s OIII 113 x 240s Mode Linearity HDR Gain 9 offset 100 T° -10°C Pré-raitement Sirilic/Siril , Pixinsight. SetiAstroSuite Pro, Astromax Studio Une brute de 240s filtre Ha: Une brute de 240s filtre OIII:1 point
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Hello, je suis un peu désœuvré et je voulais tester un truc, le drizzle 1x sur image mono. Généralement on associe le drizzle à Hubble, forcément, et aux images sous échantillonnées pour éviter les étoiles carrées, gratter un peu de signal et faire des images plus lourdes au passage si on fait du 2x. J'ai lu sur leur forum que les développeurs de Pixinsight recommandaient de l'utiliser sur tout type d'image, couleur ou monochrome. Pour les capteurs couleur le drizzle debayer est un vrai must, et fortement recommandé pour utiliser SPCC. Pour le monochrome c'est moins intuitif. Bref, testons voir. Je suis parti d'une récente acquisition, je n'ai pas énormément de brutes, la faute aux nuits courtes. Le setup : Altair 183M mono non refroidie + Skywatcher 72ED sur HEQ5 Les acquisitions : L : 50x2mn soit 1h40 + 59x2mn, Total L : 3h38 Le prétraitement est fait directement avec WBPP, toutes les options à fond, et en sortie je récupère l'intégration normale et le drizzle 1x avec un shrink de 0.9. Pour avoir un comparatif qui tienne visuellement la route, les images sont ensuite normalisées par un linear fit. Toutes les images au stade linéaire ont leur histogramme monté par HistrogramTransformation via STF. J'ai créé des gif animés, attention c'est subtil. La plupart sont des crops, et systématiquement à l'échelle 1. Sinon ce sont les fulls. - En sortie de prétraitement. Le bruit parait plus mesuré sur le drizzle - Après passage de BlurXterminator, crop dans le coin inférieur gauche. Les étoiles semblent un chouilla plus fines en drizzle : - Après retrait des étoiles via StarXterminator. Je vous laisse ouvrir les images (ce sont les fulls) séparément pour bien comparer les différences. Normal : Drizzle : - Après un passage à 50% de NoiseXterminator (toujours en linéaire) : - Après montée d'histogramme par Statistical Stretch de Seti Astro, avec un Target median de 0.1 et Auto convergence activé. Le script harmonise le fond de ciel sur les deux versions et le résultat devient intéressant. Le fond de ciel en drizzle étant visiblement moins bruité le script fait naturellement monter la luminosité des éléments importants. Dit autrement, à bruit égal la luminosité des éléments augmente. Normal : Drizzle : - Un crop pour comparer de près. - Autre détail très intéressant, SXT semble moins enclin à bouffer les faibles galaxies sur la version drizzle : - On peut d’ailleurs voir sur les images des étoiles seules, qu'il y a plus de petites étoiles bien retirées sur la version drizzle et qui apparaissent ici. Le retrait d'étoiles semble donc plus efficace et discrimine mieux les éléments. Là ce sont les images des étoiles passées avec les réglages par défaut du script Star Stretch de Seti Astro : Normal : Drizzle : - Les deux images avec les étoiles réintégrées avant le retrait de bruit final : Normal : Drizzle :1 point
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Salut, toute fraiche de la nuit dernière Sh2-170 qui ressemble à une mini NGC2238 "la Rosette". Pas lumineuse du tout la bougresse; voici une pose unitaire de 240 Sec: 109 poses (soit 7.26H de temps d'integration plus tard: l'image est bien contrastée grâce à un FWHM plutôt bon la nuit dernière: La raison pour laquelle j'aime tant photographier en RGB est que partout ou je vise, le FDC n'est jamais vide (alors qu'il l'aurait été en Ha): A vos commentaires a+ Serge1 point
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Bonjour à toutes et à tous, Comme je viens de recevoir mon troisième exemplaire du S50 PRO, voici M45 en poses unitaires de 60 secondes ... et quasiment aucun rejet. J'ai d'abord pointé M27 en première partie de nuit (post à venir) puis les Pléiades pour lesquelles il me reste plus de 12 heures de brutes. Au total avec les 3 unités je récupère plus de 25 heures de captures en une seule nuit (sans compter les huit heures récupérées par le S30 pro qui tournait aussi). Les Seestar ont été assemblé avec des configurations (base eq Skywatcher, tête fluide TH10, platine de mise à niveau, remplacement de vis de serrage, platine rotative ...) toutes différentes et chacune d'entre elles a semblé fonctionner correctement. ---> voir photo ci dessous (les trois S50PRO + le S30PRO) Je joins aussi le cliché en orientation "paysage" M45 (Amas d'étoiles - constellation du Taureau) Seestar S50 PRO (trois exemplaires) en mode équatorial Pradelles (Haute Loire) France 16 septembre 2026 pas de Lune , ciel plutôt dégagé L'astre ascendant est à 25° au dessus de l'horizon en début de capture Total d'acquisition de 12h39mn après rejets Pose unitaires de 60 secondes Traitement Siril , Astrosurface & Gimp Eric présentation "paysage" La petite équipe de Seestar(s)1 point
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Hello, voici ma contribution à l'un des sujets du moment, la fameuse SN dans NGC 7331.C'est au T300 dans les Monts du Lyonnais, très bonnes conditions de transparence mais turbulence un peu forte. Si à 56 X la SN se montre comme une irrégularité dans la structure, c'est surtout à 96 X qu'elle commence à être bien visible et demeure brillante à 170 X et au-delà. Le dessin est fait à 170, 225 et 270 X pour faire ressortir la faible galaxie plus au S. NGC 7331 elle-même est bien entendu facile, mais à mv 9.5 j'ai subi un échec cependant aux 10X56 ce soir-là mais transformé en vision sûre quelques jours après avec plus de ténacité. Revenons au 300, on note 3 parties assez distinctes, le noyau assez brillant et quasi ponctuel, entouré du bulbe encore assez brillant et ovalisé puis les extensions plus faibles et se diluant dans le fond de ciel. Contrairement à plus gros diamètres qui montrent un aspect dodu et assez large, ici elle est relativement fine, un peu comme M31 aux jumelles ou à la 80 mm. On note assez facilement que le bord O est plus net, plus tranché, un peu comme M31 encore une fois dans un petit instrument. Cela traduit la bande sombre liée à la structure spirale, mais non visible ici. J'ai noté aussi que l'extension N semble plus longue que celle S, alors que sur photos on voit l'inverse ! Serait-ce un effet de gêne liée à la SN qui est justement à la base de l'extension S ? Curieux. Dans le champ, à l'E de NGC 7331 je note 3 des galaxies proches (visuellement car elles sont situées 10 fois plus loin que NGC 7331) : - NGC 7340 (mv 13.7), non représentée car hors champ, la plus facile de mémoire - NGC 7335 (mv 13.4) quasi à E du centre de NGC 7331, vue en vision indirecte par intermittences, quasi unie et d'orientation NO/SE (formant un léger V avec la grande) - NGC 7337 (mv 14,4) la plus difficile, au SSO, d'abord non vue puis confirmée avec carte autour d'une étoile floue : une légère plage très diffuse et informe apparaît par moments au N de la faible étoile. Je n'ai pas vu ni pas cherché NGC 7336. Quant à la SN elle-même, elle est vraiment facile et lumineuse, je dirais vers mv 12 ce soir-là. Elle pourrait éclipser l'éventuelle détection de détails de structure de NGC 7331 ! Une belle observation !1 point
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Hello, J'arrive bien après la guerre mais voici l'éclipse du 12 août cadrée au dessus du Pic Saint-Loup, dans le sud de la France. La photo est prise avec un APN Fujfilm (X-T50) et le téléobjectif XF70-300mm à 70mm. Il s'agit d'une composition HDR dans lightroom de 3 expositions différentes. Un bon week end à tous, Adrick1 point
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Réponse: Réponse: C'est presque un oxymore 😄 Comment peux-tu être sûr de les avoir remises dans le bon sens en le faisant "au pif"?1 point
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Salut. 2 bonnes affaires si matos en bon état: 1 Seestar S50 à 230€ https://www.webastro.net/petites_annonces/smart-telescope-zwo-s-50_110669.htm et une 80 ED avec microfuseur à 220 € https://www.webastro.net/petites_annonces/lunette-skywatcher-80mm-ed_110667.htm 😉1 point
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Salut Polo J'ai mal regardé, effectivement ce sont les mêmes Sur la photo, c'est le modèle de chez Loisirs plaisirs je crois que c'est celui ci https://www.loisirsplaisirs.com/star-adventurer-skywatcher/5108-trepied-acier-pour-monture-star-adventurer-azgti-seestar-pronto-3664055004047.html1 point
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Bonjour et bravo Emmanuel Bien réussite de cette belle de la nuit1 point
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Une belle réussite 👌 Elle est très esthétique cette NP je trouve.1 point
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Hello Eric Peux tu me dire stp où as tu eu le trépied sur lequel figure la base de la star adventurer. Edit : c'est bon ! Je l'ai trouvé sur le site Loisirs plaisirs1 point
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Non, le S30PRO pointe généralement une cible différente (le champ est bien plus large). J'ai fait une fois un test pour combiner des brutes d'instruments différents - focales et diamètres - mais c'est sans grand intérêt (beaucoup de déchets) 😉1 point
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Pour changer, un dessin de la galaxie NGC 7331 et de la supernova réalisé sous le bon ciel du Verdon le 12 septembre avec un Nexstar 8 SE à 133x : Et une image au S50 Pro, pose de 61x30s en mode EQ Le CROA de ma soirée dans le Verdon : https://splendeurs-du-ciel-profond.blogspot.com/2026/09/une-belle-nuit-de-fin-dete-au-montdenier.html1 point
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Bonjour les aventuriers de la CAM ! Je désespérais de pouvoir refaire fonctionner ma CAM86 qui dormait dans un tiroir depuis 2024 avec NINA et SharpCap en 64 bits. Le pilote en 32bits n'était plus reconnu et il n'y avait pas de mise à jour dispo. ☹️ Et bien figurez-vous que j'ai trouver une solution ! Aucun tripatouillage de code nécessaire ! Il suffit de passer par l'application ASCOM REMOTE SERVER qui sert d'interface entre le pilote en 32 bits et n'importe quelle application en 64 bits. Le protocole est le suivant: Installer ASCOM REMOTE SERVER Connecter la caméra Aller dans SETUP Device Type : caméra Device: Cam 86 v0.8.3 ASCOM Driver Configure Device : Setup ouvre l'interface Driver Setup et permet d'entrer les réglages de base Cliquer: OK sur le driver setup Cliquer : OK pour fermer la fenêtre device configuration, la fenêtre du driver caméra s'ouvre et la caméra est connectée. Lancer une appli d'acquisition en 64 bits Connecter: Cam 86 v0.8.3 ASCOM Driver on 127.0.0.1 (on ASCOM REMOTE SERVER) Et voilà !!! J'espère que vous n'avez pas tous jeté votre CAM86 à la poubelle, ce serait dommage ! Bon ciel, Didier Papapvoine.1 point
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Bonsoir à tous, Neptune était au programme de cette nuit du 14 au 15 septembre. Encore une fois, j'étais sur le pont avec Christophe. Chez moi, le seeing était plutôt bon sans être extra. Par moments, ma Neptune tendait à se brouiller... Chez Christophe, il semble qu'il n'y avait que le bruit qui bougeait en live. J'attends ses images avec impatience. Voici, en tout cas, les miennes. Toutes présentent Neptune avec le nord en haut. D'abord avec un filtre h-bêta. L'objectif de révéler les bandes sombres de Neptune dans le bleu n'est toujours pas atteint. Comme précédemment avec le OIII, il s'agit d'un filtre à bande étroite, mais moins serré que ce dernier. Mon exemplaire étant un filtre visuel, je l'ai couplé avec un filtre SLOAN G' pour éviter les fuites en IR... Je suis ensuite passé au filtre IR642. Le disque est net et les cols polaires brillants perceptibles. L'UV sort meilleure que lors de ma précédente sortie mais reste encore un peu... floue. A partir de là, j'ai passé un filtre CH4. Après avoir vu le temps d'exposition nécessaire pour faire ressortir Neptune avec un histogramme suffisant, j'ai préféré faire demi-tour. Mais un jour, ça me titille un peu, faudra vraiment que j'essaie. Je termine enfin par une version faite avec un IR850 passe-haut. Cette fois, plus de doute, les cols polaires perceptibles au 642 deviennent évidents ! Du coup, j'ai fait un gif animé entre les images au passe-bande 642 et celle au passe-haut 850. Toujours pas d'image couleur en vue. Mais à ce stade, elle mériterait un adc pour être plus agréable à regarder. Pour l'instant, je laisse faire ceux qui sont mieux équipés que moi.1 point
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Me revoilà ! Bon, je ne l'avais jamais fait, alors le voici, le "poisson pourri" soit LDN 1251, attrapé avec la CF130 à 730mm + 26M. LRGB donc, 10h environ de L et 1h chaque R+G+B Traitement habituel L + RGB (Siril-Sirilic + pix) Finalisation PS. Pas mal de nuances de couleurs différentes je trouve.1 point
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Je collimate à l'ocal aussi. voici comment je procède : je collimate mon newton (f/4 ) avec l'ocal, au mieux (tout centré, aligné, avec un repère de primaire parfaitement au centre du miroir, c'est ma reference pour le centrage des miroirs avec l'ocal plutôt que le tour du primaire, qui a un masque de chanfrein), sans correcteur de coma. la technique de centrage de donut infaillible ici. je le fais newton sur la monture, histoire de corriger un peu les flexions si il en reste malgré l'araignée usinée, le crayford modifié plutôt robuste et le barillet alu maison. Ensuite, en debut de session je refais la collim à l'ocal, je centre tout vraiment parfaitement. (si ton donut est un oeillet collé, ne le prends pas en référence). puis camera + correcteur en place dans le PO, je peaufine la collim du primaire sur une étoile, avec un masque de tri bahtinov. Depuis que je procède comme ça je n'ai plus aucun soucis de collimation. Il reste parfois un peu de tilt residuel lié aux flexions, suivant la position de la monture, mais une fois l'empilement et le traitement fait les étoiles sont rondes.1 point
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Bonjour à tous, Je vous présente NIVLENN, un projet personnel d’application d’astronomie, de planétarium et d’astrophotographie. Le nom signifie : Navigation, Imagerie et Visualisation pour Localiser et Explorer les Nuits Noires. L'application a été développée avec une utilisation très importante de l’intelligence artificielle, notamment pour accélérer l’écriture, la relecture, le débogage et la structuration d’une base de code assez vaste. Je reste néanmoins à l’origine du projet, des besoins, des tests, des choix d’interface et des essais avec mon installation astronomique. EDIT: Une nouvelle version/présentation sera fait d'ici quelques semaines/mois0 point
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Bonjour, Une image de OU4 où j'ai passé 6 nuits d'acquisition avec mon TN200 / 1150 maison et une ZWO533MM Bien évidemment vu mon champ de 40' au foyer, elle ne rentre pas et, j'ai donc fait un choix de cadrage personnel. Il y a environ 15h de poses en O3 (3nm) et environ 8h de Ha (3nm) . Pour les étoiles 3 tuiles RVB de 1h chacune afin de récupérer des couleurs plus correctes. Pilotage NINA mini remote de 50km. Traitement complet sur PIX les finitions sur Affinity Bref pas trop mécontent de mon résultat avec mon valeureux tube de Newton. C'est vraiment pas brillant je me demande comment Nicolas Outters a pu la chopper, j'espère ne pas trop avoir dénaturer le sujet par mes traitements.0 point
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Merci, c'est complètement différent du CP mais très faisable, faut juste un peu de focale. Après on ne sort pas une image correct à chaque sortie, le turbulence est un gros facteur0 point
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Mais la platine seule ne permettra pas un fonctionnement en mode équatorial et ne sera utile que pour la mise de niveau en alt/az : en fait cet accessoire était utile AVANT que ZWO ne propose via l'appli du Seestar la possibilité d'imager en mode équatorial ( ce qui évite la rotation de champ et autorise des poses unitaires bien plus longues). Je pense que cet accessoire est un peu devenu obsolète (sauf à vouloir à tout prix rester en alt/az). L'idéal est donc bien la base Skywatcher + vis de remplacement 😉0 point
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Je précise pour les utilisateurs de Seestars (notamment le nouveau S50PRO) que la meilleure configuration se fait SANS la platine de mise à niveau si on utilise la base équatoriale Skywatcher. Il faut en revanche acquérir des vis M8x30 tête cylindrique à pan creux tels que ce modèle qui est parfait (à utiliser avec une clé Allen de 6) pour 4€29 les 4!! : https://www.weldom.fr/p/lot-de-4-vis-pas-metrique-tete-cylindrique-bombee-acier-zingue-l-30-standers-56262960 point
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Juste un point : pour le moment NoiseX reste supérieur à ML denoise. ML denoise est en phase de test, il a du mal à faire la différence entre le bruit et les structures. Mon propre verdict : NoiseX reste largement supérieur. Il offre un bon résultat de l'mage et une sécurité contre les artefacts que MLDenoise n'atteint pas encore.0 point
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On est en "génération 2020" : les gens ne lisent plus, les librairies coulent, y compris les très grosses... MAIS : sur un forum astro isolé vivent quelques originaux réfractaires qui lisent encore ! Si si Il était top ton article, beau boulot, très intéressant - même quand on connait déjà l'histoire de la découverte de M1, on apprend encore des trucs Et super image, oeuf corse ! J'aime bien l'idée que l'on puisse voir le déplacement d'un phénomène cosmique aussi immense, à échelle de vie humaine.0 point
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C est original cette.batterie de seestar , elle donne des resultats sympas en tout cas , en peu de nuits 👍.0 point
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Je me suis fait surprendre de nuit (plusieurs fois récemment) par des vols d'oiseaux qui migrent vers le sud, avec cette formation typique en V. Je ne dis pas que c'est ce que tu as vu, mais ton témoignage m'a immédiatement fait penser à cette expérience récente pour moi.0 point
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Alors dans Pix : 1- j'aligne bien mes 3 pics d'histogramme des images starless (par exemple ici j'avais 0.1714) 2- je me suis fait 2 outils pixel math avec ces formules : Pour ajouter du Ha - R : $T+((ImageHa-Med(ImageHa))*BF) - G : $T - B : $T Je règle le coef BF en fonction du résultat (là j'ai mis 1 mais ça peut être 0.5 ou 1.25 (sur VdB152, vu que c'est faible, j'ai boosté plus le Ha) En OIII c'est quasi pareil : - R : $T - G : $T+((ImageO-Med(ImageO))*BF) - B : $T+((ImageO-Med(ImageO))*BF) Donc d'abord j'ajoute le Ha avec un certain réglage de BF Puis j'ajoute OIII avec un autre réglage ou pas (mais attention au fond de ciel si le coef est vraiment différent) Un HOO pur donnerait ça et on voit bien la différence notamment le coin en haut à gauche. J'ai eu aussi qq cirrus pendant le RGB mais au final il y a qq halos en RGB qui peuvent aussi rendre ce côté un peu "naturel". Qd je revois ça, je me dis qu'ici j'aurais peut être juste dû reboosté mon bleu et ne pas toucher au rouge ; je vais essayer Le RGB seul donnerait ça Et après tu joues comme tu veux sur couleurs, luminance, etc. Puis je remets mes étoiles RGB qui sont qd même plus sympa que du HOO recalibré avec les outils comme Seti Astro. Ca dépanne mais le RGB c'est un autre niveau. Au final, une nuit c'est un peu court, je fais plutôt 2 nuits avec plus ou moins de RGB selon ce qu'il y a à voir. VdB152 c'est 4 nuits de RGB et 1 nuit de Ha Sam0 point
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"une étoile filante" (vite un voeux) "je veux être célèbre"0 point
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