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  1. Dernière heure
  2. Ah tu as bien fait de persévérer pour NGC 6543 ! La prochaine fois tu pourras peut-être détecter son petit patch nébuleux à côté. Oui intéressant le spectacle des satellites de Saturne !
  3. Super ce requin dans son champ !!
  4. Cette légende sur la difficulté de cet objet m'étonne, car il suffit de trouver un petit triangle équilatéral mal résolu donc flou dans le champ. Pas brillant mais pas extrême non plus ....Bon, aucun nuage depuis la semaine dernière, j'étais dans les Alpes du sud j'ai pu jouer un peu aux Barnard aux 10X56 ...ça va pour les plus faciles mais ça donne assez vite du fil à retordre pour les peu contrastés
  5. Merci à toi pour ce nouveau partage. Question impression : résine ou filaire ?
  6. Bonjour Yves, Ici j'ai imagé en mono. Caméra QHY294 Pro mono en bin 2. Donc avec pixel de 4.63 microns ( juste pour info , aucune incidence hormis la taille des fichiers. C'est un bin on-ship donc qui ne "réduit" pas le bruit). Gain à 1600 pour le HCG. Et pour les filtres ce sont des Antlia Ha O3 très restrictifs 3nm 1.25. Ils génèrent du vignettage qui se traite très bien. L extrem est un duo band HaO3 dédié aux caméras couleurs. A même conditions et sur ce type de cibles , la supériorité du mono est indéniable. Et en effet il permet de gérer le niveau de photons souhaités sur chaque couche. Et donc de pouvoir remonter le signal sur bruit du O3. En duoband donc couleur , il est aussi possible de faire une seconde session avec un S2O3 qui permet de doubler le signal O3 et de récupérer du S2 ( HbO3 pour les filtres antlias) A+ Dom Merci ! Oui je suis plutôt agréablement surpris du signal capté avec cette durée. Je posterai les starless linaires dès que je peux. A+ Dom
  7. Gildas974

    220p, M5 M28

    De très beaux dessins ! J’aime bien la comète et Messier 15 observé pas plus tard que dimanche soir est très réaliste !
  8. Il semble qu'un nouveau produit Vaonis va être bientôt mis sur le marché. Peu d'information est disponible pour le moment. Sujet à suivre.
  9. Salut à tous , Ma dernière cible en date (je profite du peu de lune et de belles nuits) Résumé I.A : LBN 576 (également connue sous les noms Abell 85, CTB-1, Nébuleuse de l'Ail ou Nébuleuse du Ballon Éclaté) est un reliquat de supernova situé dans la constellation de Cassiopée. Bien que George Abell l'ait initialement catalogué comme une nébuleuse planétaire en 1955, des études ultérieures ont confirmé sa nature de résidu de supernova en 1971. Cet objet est remarquable pour sa faible luminosité et sa structure diffuse, ce qui le rend difficile à photographier. Ses caractéristiques physiques principales sont : Distance : Environ 9 780 à 10 000 années-lumière de la Terre. Âge : Environ 10 000 ans. Taille : Un diamètre d'environ 98 à 100 années-lumière, soit à peu près la taille angulaire de la pleine lune vue depuis la Terre. Composition : Il émet principalement dans l'Hydrogène-alpha (Ha) et le soufre-II (SII), tandis que l'émission de l'oxygène triple ionisé (OIII) est surprenamment faible, une caractéristique typique des bulles de supernova matures. Matériel & Acquisitions : Tube : Newton ONTC 200/930 (f/4.6) Monture : AZEQ6 Caméra : ZWO ASI2600MC Pro Filtres : L-Ultimate + Clear Guidage : ZWO OAG-L + ASI220MM Mini Acquisitions : 141× 300 s (HaO3) + 34x120s (RGB) Traitement : PixInsight (RCAstro dont le ML5 de BxT) + Photoshop Faite sur 2 nuits mais déjà au bout de 6heures, ça rendait pas mal du tout en Ha et O3 Je m'attendais à plus compliqué (comme OU4) A vos commentaires Une brute de 300s L-Ultimate (à F4.6) :
      • 1
      • Merci / Quelle qualité!
  10. En fait, il fallait installer le pilote natif, plutôt bien planqué sur le site. La caméra est sans doute trop récente, les pilotes ASCOM ne sont pas encore dispo (?). 42 fps en pleine résolution ça n'est pas renversant !
  11. Merci pour vos retours ! J'ai mis à jour le lien astrobin : LBN576 / Abell 85 / CTB-1 Garlic Head Nebula - AstroBin
  12. Bonjour, de retour des RAAGSO, encore une superbe édition, avec 6 nuits dégagées, dont deux extraordinaires de pureté. Le Taurus en a eut plein le primaire. Merci aux organisatrices et aux organisateurs, c'était parfait !
  13. Wouah ! Quel CROA !! Ces nouvelles jumelles semblent te réussir Alexis !!... Certainement aussi une situation favorable pour en profiter de façon optimale, avec ton expérience antérieure avec des jumelles de moindre diamètre... Voici de quoi alimenter encore de façon précieuse l' inspiration des utilisateurs de jumelles.... Et quelle variété de différentes cibles !! Une très belle soirée et belle nuit en effet...et une bonne transparence!! Mon ciel peri-bruxellois me semblait plus sombre que d'habitude... J' ai observé jusque 2h du matin pour profiter d'une Saturne plus haute, mais j' ai regretté de ne pas avoir pris la route vers les Ardennes belges. A tenter peut-être à la lunette sous un ciel péri urbain affecté de pollution lumineuse ? Ça pourrait correspondre à des conditions de bon ciel sous pleine lune ?
  14. j'aurais dit aussi un problème de suivi mais les etoiles à gauche sont plus touchés que celles de droite. Pour éliminer tout problème de suivi, je ferais des poses tres courtes (5s) en poussant le gain à fond: avoir des étoiles partout peu importe la qualité de l'image. Des poses pour avoir moins d'impacts de la turbulence et voir si le défaut se reproduit. Ce serait aussi intéressant de faire ces poses en inclinant le telescopes selon différents angles entre le zentih et 30 °C pour tester une déformation de la chaîne optique.
  15. Salut les amis, Ça fait un moment que je n'ai pas posté d'images. J'ai une mosaïque pas finie et 2-3 trucs pas terribles mais avec la nouvelle lune, j'avais prévu de tester une nébuleuse sombre. Et en ville, c'est dur! Donc je décide de pousser l'accumulation et j'ai donc passé 3 nuits en RGB. Puis 1 nuit en HO. La qualité du ciel et du guidage était super. Guidage globalement <0.5 et très souvent autour de 0.3". Pour moi c'est rare. Et ce 4 nuits de suite. En plus mon pb de back focus étant réglé, plus de déformation ! Au final j'ai retenu 14h45 en RGB par pose de 60s sans filtre et 7h de Ha et OIII par pose de 120s avec filtre Altair HO 4nm. Lunette 76EDPH et caméra Altair 26C Prétraitement Siril, finitions Pix. Et j'ai pu tester Star pikes car j'ai enfin trouvé une solution sans PS!! Vous me direz ce que vous pensez de ces aigrettes😉 En tout cas, je suis super content du rendu. Je n'avais jamais réussi une neb sombre comme ça avant. Toujours bruité donc pour mon ciel, vraiment pas le choix c'est nouvelle lune et beaucoup de temps. Celle là va partir à l'impression une fois vos critiques reçues😁 Sam
  16. Le Delos serait remarquable en terme de neutralité des couleurs et par l’asbsence de distorsion. On perd cependant en champ : 72° vs 82° voire 85° …
  17. OK, j'essaye.
  18. Quant à moi, je préfère la V2 - des coups et des douleurs!
  19. merci @ruine babines la lunette y est pour beaucoup
  20. Bonjour les amis, encore une magnifique soirée hier, j'ai pu remettre le couvert avec ces nouvelles pépites ! C'est par ici :
  21. revisite du Grand Amas d'Hercule (Messier 13) et la nouvelle version de BlurXT ML5 Lien haute résolution zoomable à la souris: https://lucnix.be/picture.php?/283481/category/Astronomy#zoom Joyau de l'hémisphère nord céleste, le Grand Amas d'Hercule (Messier 13 ou NGC 6205) est un amas globulaire exceptionnel. Véritable fossile cosmique âgé de 11,65 milliards d'années, ce rassemblement de forme sphérique abrite plus de 100 000 étoiles confinées dans un diamètre de seulement 145 années-lumière. Il flotte dans le halo de notre propre galaxie, à environ 25 100 années-lumière de notre Système solaire. En son cœur, la densité stellaire est vertigineuse : elle est environ cent fois supérieure à celle de notre voisinage galactique. Les étoiles (très âgées jaune) y sont si rapprochées qu'elles entrent parfois en collision. Ces fusions stellaires donnent naissance à de nouvelles étoiles massives et exceptionnellement chaudes, connues sous le nom de « traînardes bleues » (blue stragglers). Si Messier 13 domine majestueusement le premier plan, l'arrière-plan de l'image révèle un abîme de profondeur. Dans le même champ de vision, on peut observer NGC 6207, une belle galaxie spirale située bien plus loin, à environ 46 millions d'années-lumière. En scrutant attentivement l'espace entre l'amas et cette galaxie, on peut également distinguer IC 4617, une minuscule galaxie spirale perdue dans les profondeurs de l'univers lointain, à plus de 500 millions d'années-lumière. Détails d'acquisition et traitement Optique : Lunette Sky-Watcher Esprit 120ED (focale 858mm) Monture : Sky-Watcher Wave 150i Imageur : Nikon Z7 défiltré/refiltré EOS For Astro avec filtre IDAS LPS-P3 Guidage & Automatisation : Lunette guide 80/400mm avec caméra ZWO ASI678MM, ASIAIR Plus, mise au point EAF ZWO Temps de pose : 42 minutes (42 poses de 60 secondes), calibrées avec 42 darks, 42 flats et 42 bias Capturée à Hamois (Belgique), ciel de qualité Bortle 4,5. Traitement : Empilement et traitement sous Linux via PixInsight (BlurXTerminator, NoiseXTerminator) et darktable
  22. Aujourd’hui
  23. Sympa, préférence pour la V1 pour ses couleurs mais aussi car plus de contraste autour du Dragon (je ne connaissais pas cette cible d'ailleurs).
  24. https://www.lcsc.com/product-detail/image-sensors_omnivision-os08b10-j92a_C5182141.html OS08B10-PB-v1.0-WEB.pdf 177USD le chipset sur sa carte électronique, pas de courbe de sensibilité/ fréquence spectrale (mais extension au NIR), QE 90% max, pix de 2,9µm. Sauf le format du chipset, c'est similaire en sensibilité à un 462 sony et un 585sony. Le Draco de dwarflab est bien plus prometteur en perf pures.
  25. Hello, suite à l'acquisition de mes nouvelles jumelles Sky Rover Banner Cloud 12x56 j'avais fait un premier retour ici : Et il ne m’aura pas fallu attendre longtemps pour pouvoir profiter à nouveau d’un bon ciel et d’une sortie aux jumelles. Moins d’une semaine après la première lumière voilà que je remets ça hier pour la seconde, avec un gros programme pour tester encore ces SRBC 12x56 . Il faut dire qu’en plus d’un ciel parfaitement noir, dégagé, et sans Lune, j’ai pu profiter depuis mon jardin d’une absence complète de vent et d’un généreux 20°C qui m’a permis d’être parfaitement à l’aise en cette mi-septembre. Une fois les lumières éteintes à 21h30, c’est parti pour une petite course de fond prévue sur plus de 3h et 18 objets. Pour me mettre en jambes je commence du côté de Pégase avec un objet déjà visité aux jumelles, M15. Proche d’une étoile brillante à l’Est et d’une plus faible de mv 7,7 au Nord, son noyau persistant en VD est un peu plus faible que cette dernière mais facile, tel une petite nébuleuse planétaire vue au télescope à faible grossissement. Une faible étoile (mv 10,4) est visible en VI2 entre l’amas et l’étoile brillante à l’Est et permet de donner un ordre de grandeur de la magnitude limite de ce soir. En VI, un beau halo brillant se développe, tandis qu’en VD le cœur ponctuel est bien discernable du noyau flou. Beaucoup de détails donc par rapport à ma première observation de cet objet qui commençait à dater (octobre 2023 !). Maintenant que je suis échauffé je tente cette fois une cible inédite, pourtant l’autre célébrité de cette constellation : la galaxie NGC 7331. On en parle beaucoup ces derniers temps puisqu’elle est actuellement le siège d’un cataclysme : la mort d’une étoile en supernova. Une fois le doublet d’étoiles de mv 6 repéré je distingue quelque chose au Sud en VI, grossièrement allongé. Une paire d’étoiles de mv 9 visibles en VD au NO aide également au repérage. Le noyau de la galaxie est à la limite de la VD, stellaire et brillant alors que le halo apparait plus difficilement en VI, mais son allongement est bien perceptible dans un rapport 3:1. Une étoile faible de mv 10,3 proche à l’Est perturbe un peu la concentration sur l’objet. Pas de supernova détectée évidemment mais j’en garde tout de même une belle satisfaction pour un objet finalement pas si évident aux jumelles. Mon programme de ce soir étant beaucoup inspiré du chapitre automnal du Binocular Highlights de Gary Seronik, on y trouvera donc quelques unes des plus belles doubles accessibles à cet instrument, dont Thêta Serpentis / Alya (4.6, 4.9 ; 22.4") sera la première représentante. Déjà facile à l’œil nu et proche de Delta Aquilae elle est aisée à pointer et aux jumelles son aspect double est immédiat. Une magnifique paire "d’yeux de chat" blanche et pratiquement équilibrée. Parfaitement résolue, la paire montre un alignement E-O avec la très légèrement plus brillante à l’Ouest. La double domine superbement le champ et semble avoir été faite pour être observée ainsi, dans son large environnement. Je peux la classer sans problème parmi les plus belles que j’ai pu observer pour l’instant. Changement de direction radical ensuite puisque la prochaine double se situe plein Nord, à moins de 10° du pôle céleste. Représentante peu connue de la constellation de la Girafe, peu visitée également, il s’agit de l’étoile double 32 Camelopardalis / STF 1694 (5.3, 5.7 ; 21.8"). Petit aparté à l’œil nu pour prendre mes repères dans cette zone : je n’aurais jamais passé autant de temps à scruter les étoiles de la Petite Ourse. Je distingue bien ce soir Pherkad et sa faible et proche compagne 11 Umi (mv 5.0), comme une nébulosité en VI, tout comme Eta Umi (mv 5.0) et plus facilement Theta Umi (mv 5.0). Non loin de là 32 Cam est alors facile à l’œil nu, en VI1. Aux jumelles elle est en revanche difficile à pointer directement car elle se fond dans un champ sans repères. Plus faible que la double précédente elle est tout de même bien reconnaissable avec une séparation qui semble un peu plus large. En revanche elle s’en distingue par un déséquilibre plus marqué avec la composante vers l’Est un peu plus brillante. La finesse des deux étoiles semble rendre la résolution plus aisée qu’avec Theta Ser. Une belle double à nouveau qui mériterait sans doute plus de notoriété. Allez encore une double, avec cette fois à l’Est 59 Andromedae (6.1, 6.7 ; 16.6"). Entre Almach et Bêta Trianguli je repère sans trop de difficulté 58 And en VI, mais la double voisine est en revanche à peine devinée à l’œil nu. Aux jumelles elle est en revanche évidente. Très serrée, presque difficile à résoudre, elle n’est pas équilibrée avec une plus brillante environ au Sud de l’autre. C’est une fine paire, délicate et blanche, qui ressort bien de son champ pauvre. J’ai le sentiment de commencer à taquiner les limites de résolution de ces jumelles. Je ferme cette parenthèse de binaires pour me consacrer ensuite à l’amas ouvert le plus proche, M34. Je ne suis pas parvenu à le dénicher à l’œil nu, simplement l’étoile 12 Persei au Sud. Aux jumelles voilà enfin un gros sujet pour ce soir, qui rivalise en taille avec la pleine Lune. 9 étoiles moyennes se répartissent en périphérie, formant presque un cercle autour de 9 autres étoiles, regroupées vers le centre, fines et serrées, avec un vide autour. Celles au centre de l’amas forment de petits groupes dont une fine paire remarquable (j’ai dit que j’arrêtais les doubles ? ) très serrée à l’Ouest. Il s’agit de HJ 1123 (8.4, 8.5 ; 21.1"). Tout ça en VD. En décalant le regard il y a juste un très léger changement avec un amas un tout petit peu plus lumineux et habité, mais dans l’ensemble il apparait déjà presque totalement résolu. Il est finalement bien plus subtil et intéressant qu’au premier abord et méritait bien une nouvelle visite prolongée depuis la première fois, il y a déjà 3 ans. À 22h45 les objets suivants ont pris suffisamment d’altitude pour être enfin observables au Sud, assez encombré depuis chez moi. Même si Saturne est aussi bien haute et a eu droit à un petit coup d’œil, c’est l’autre Saturne, la nébuleuse, qui fera l’objet d’une observation plus soutenue. NGC 7009 est trouvée rapidement ¼ de champ à l’Ouest de Nu Aquarii visible assez facilement sans instrument. La nébuleuse planétaire est évidente, presque aussi brillante en VI que l’étoile de mv 7 juste à l’Ouest. Je remarque immédiatement un effet « blink » bien prononcé puisqu’elle disparait complètement en VD. En vision « intermédiaire » un aspect presque ponctuel se dessine, beaucoup plus empâté au fur et à mesure que le regard s’en éloigne et j’y vois une teinte bleu-vert. En revanche pas facile d’y voir une ovalisation à ce grossissement, mais ça reste un objet très accessible et intéressant et je m’étonne toujours que Charles Messier soit passé à côté et ne l’ai pas ajouté à son catalogue. Tout proches, je passe justement tester les jumelles sur les deux objets de Messier présents, réputés très difficiles. Le premier est M73 : pas évident à pointer au départ, je le confonds d’abord avec la plus faible (mv 9,9) des trois étoiles très discrètes qui l’entourent et forment un triangle. Puis finalement en VI une petite nébulosité apparait, non résolue, comme une faible NP (mais un peu plus accessible que M76 tout de même). Un moment donné, le petit pâté d’étoiles trop serrées, allongé à peu près selon une direction N-S devient visible en VI 1, à la limite de supporter le regard en face. Enfin, M72 est visé à son tour. Collé juste à l’Ouest d’une étoile bien faible (mv 9,4) mais quasi visible en VD, l’amas globulaire parait d’abord homogène puis avec un peu d’attention sa moitié centrale devient à peine plus brillante. Accessible uniquement en VI mais persistant, il est petit et fantomatique, comme une petite version de M74. Ces trois derniers objets font office de révision et c’est le moment de passer à un objet du catalogue Messier encore jamais tenté. Direction le Dragon où à partir de l’étoile faiblement visible à l’œil nu située à mi-chemin entre Edasich / Iota Draconis et Thêta Bootis, je repère juste au Nord la galaxie NGC 5866 alias M102. Inscrite dans un triangle de 3 étoiles de magnitudes différentes elle se montre à la fois difficile mais persistante une fois sa position assurée, grâce notamment à une zone centrale brillante. Cette dernière s’entoure d’un halo faible avec un allongement 2-3 :1 bien perceptible. Rien n’est visible en VD, ce n’est pas la vue la plus fascinante de ce soir, mais ça fait toujours un Messier aux jumelles de plus dans l’escarcelle, ce qui porte le total à présent à 103 sur 110 ! À mi-chemin de ma promenade, je refais un passage dans le Verseau, cette constellation si difficile pour moi à appréhender, pour un autre objet du catalogue que je n’ai observé qu’une fois au tout début de mes observations et qui méritait bien d’en rafraichir le souvenir. Au Nord de Sadalsuud / Bêta Aquarii, M2 est vite trouvé, assez large et brillant, évident et sans étoile brillante à proximité. L’amas globulaire montre un noyau persistant en VD mais sans cœur ponctuel, avec un beau halo qui se développe en VI et triple sa surface. Dans ce halo une étoile (mv 9,9) ressort, au NE, presque en périphérie. Il est intéressant à comparer avec M15, qu’il dépasse en taille et en luminosité, et les deux sont facilement différentiables, chacun avec son style particulier. Comme je commence à en prendre l’habitude ce soir (ce qui n’est pourtant pas ma façon de faire en temps normal) je change à nouveau de direction pour aller attraper au moment opportun le sujet suivant. Il s’agit à nouveau d’une double, Psi-1 Piscium (5.3, 5.5 ; 29.8"). Dans son groupe de 4 étoiles brillantes c’est la seule qui se dédouble, avec une belle séparation. Les deux composantes blanches-bleutées presque égales sont orientées NO-SE, avec peut-être un léger avantage de 0,1mv pour l’étoile la plus au Nord. C’est encore là une belle paire à observer aux jumelles. Du côté de l’autre des deux Poissons je jette un œil rapide à une étoile carbonée qui m’avait un peu laissé sur ma faim la première fois. À quelques degrés seulement du point Vernal, TX Piscium n’est pas visible à l’œil nu, contrairement à l’astérisme de "l’Anneau" duquel il est très proche. L’étoile, également variable, montre une belle couleur orange pâle et brille de la même manière que l’étoile de mv 5,5 au SE. C’est un peu plus coloré que dans mes souvenirs mais loin d’une couleur rouge prononcée comme on pourrait s’y attendre. À minuit je retourne dans le Verseau chercher à l’Ouest de Upsilon Aquarii la nébuleuse planétaire Helix, NGC 7293. Elle m’aura demandé de nombreux déplacements dans la cour pour trouver l’endroit adéquat qui la libère de derrière les branches voisines, mais en définitive elle n’est pas si basse qu’imaginé et se laisse presque facilement attraper. C’est un patch gris peu contrasté mais évident au Sud d’une étoile de mv 8,2, homogène, rond et assez large. Je le trouve comme dans mes souvenirs plus petit et plus faible que M33, entouré d’étoiles très faibles dont une au NO (mv 9,9) et une au SO (mv 10,4) très proches. À force d’attention la nébuleuse parvient à accrocher le regard en VD, à peine moins bien qu’en VI. Je regrette à cet instant de ne pas avoir de filtres UHC sur les jumelles, ce doit être redoutable sur cet objet. La balade s’achève bientôt mais se poursuit dans le Dragon qui se révèle être une bonne source de sujets pour des jumelles. En premier lieu l’étoile double Nu Draconis / Kuma (4.9, 4.9 ; 62.2"), la plus faible des 4 étoiles qui constituent la tête du Dragon, une belle et large paire parfaitement équilibrée, de couleur blanc-bleue. Vraiment facile pour ce grossissement de 12x, presque trop séparée ; je m’étonne de ne la découvrir que maintenant. Un peu plus loin sur le corps de l’animal j’attrape une autre binaire plus serrée, Psi Draconis / Dziban (4.6, 5.6 ; 30.2"). Également visible à l’œil nu, elle est intéressante mais un peu moins esthétique que Nu, peut-être à cause du déséquilibre prononcé de presque 1 mv entre ses deux composantes blanches. Enfin, non loin de là, presque exactement située sur le pôle Nord écliptique, je vise la nébuleuse planétaire NGC 6543, dite de « l’Œil de Chat ». Elle est visible en VD comme une faible étoile et grossit en VI où elle prend alors l’aspect classique des NP. Elle se différencie alors facilement de l’étoile faible de mv 9,8 juste à l’Est. La couleur bleutée de cette petite nébuleuse ronde et peu étendue est visible. Finalement assez brillante et facile. Pour clore ce long périple, je retourne une dernière fois dans les Poissons pour chercher l’étoile double Zêta Piscium / Revati (5.2, 6.3 ; 22.8"). C’est une fine paire bien serrée, sans doute la plus serrée de ce soir (en impression seulement, car après vérification ce n’est que la 4ème), et inégale avec la plus brillante à l’Ouest. D’un blanc bleuté elle doit être très intéressante à voir à plus fort grossissement. À 0h45 je boucle donc mon gros programme, si riche en étoile doubles et en nébuleuses planétaires qu’il aurait pu être préparé pour la lunette un soir de Pleine Lune... Au moment où je quitte les oculaires des yeux, j’ai le droit à une magnifique étoile filante, dirigée presque exactement de Mirach vers Alpheratz, juste au-dessus de mon champ de vision. Parfait !
  26. Possiblement un pincement optique d'un des miroirs, tu peux regarder si tu peux desserrer leur clips pour laisser un peu de leste, déjà sur le primaire, ça semble être le plus fréquent.
  27. Tout reste monté sur le tube, je range tout dans la boite, juste retirer l'Opal et la lunette guide. La lunette guide est montée sur une plaque micrométrique Baader et queue d'aronde, c'est du très costaud, jamais eu de flexion. La lunette guide est aussi un instrument pour le solaire en h-alpha de même que la camera guide.
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