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Affichage du contenu avec la meilleure réputation le 10/05/25 dans Messages
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Bonjour, On va faire la différence entre les photosites (sur le capteur) et les pixels (dans le fichier image, restituant une information lue ou calculée) 1) Sur une camera dite monochrome, un photosite n'est pas monochrome, il "réagit" (effet photo-électrique) aux photons (ondes électromagnétiques) ayant de nombreuses longueurs d'onde différentes (c'est peut être ce que tu entends par "panchromatique"), mais avec une efficacité différente pour chaque longueur d'onde Ci dessous la courbe d'efficacité (quantique) d'un capteur IMX571 (source P.O.) La lecture du capteur d'une camera monochrome permettra donc d'obtenir une valeur de voltage (qui va dépendre du nombre l'électrons piégés, ces électrons résistant de l'effet photo-électrique) pour chaque photosite, que l'on transcrira en valeur d'intensité lumineuse pour chaque pixel normalisée sur 8, 10, 12, 14 ou 16 bits en fonction de la camera. Pour une IMX571 c'est 16 bits donc on obtiens des valeurs d'intensité entre 0 et 65535 (2 puissance 16 valeurs) L'image obtenue est donc bien monochrome dans le sens où elle n'est constitué que d'un seul canal d'information (on peut parler 'une image en niveau de gris) Si on emploie des filtres (LRGBSHO) sur cette camera on ne fera que réduire la plage de longueur d'onde qui va interagir avec les photosites, et dans tous les cas l'image obtenue est monochrome, restera ensuite à attribuer à chaque couche une couleur arbitraire si l'on veut obtenir une image couleur par combinaison de plusieurs canaux note: les photosites étant aussi sensibles dans l'UV et l'IR, il faut utiliser un filtre 'UV/IR cut' si la camera n'en dispose pas (sur certaines la vitre devant le capteur est traitée pour faire office de filtre UV/IR) 2) Dans le cas d'une camera couleur, les photosites sont eux aussi sensibles à une très large plage de longueur d'onde. On (le constructeur) va ajouter devant le capteur une matrice de Bayer qui va agir comme des filtres rouge/vert/bleu devant respectivement un quart, la moitié et un quart des photosites. Ceci étant cela n'en fait pas des récepteurs monochromatiques, chaque filtre laisse passer une large game de longueur d'onde (donc ici aussi ton appellation panchromatique es peut être valable selon le sens que tu lui donne) Ci dessous la courbe d'efficacité quantique relative pour chaque filtre (même capteur IXM571) On peut noter que par exemple que les photosite recouverts d'un filtre bleu et ceux recouverts d'un filtre vert sont sensible de la même manière à la longueur d'onde à 580nm. La frontière de sensibilité d'un photosite ne s'arrête pas là où démarre celle de son voisin. Et ici aussi malgré la matrice de bayer les photosites restent sensibles dans l'UV et l'IR, donc usage d'un filtre pour les couper si la camera n'en est pas équipée en standard. Et ici aussi la lecture des voltage des photosites va permettre de construire un fichier image mono couche (1 valeur d'intensité lumineuse par pixel). Pour les DARK, FLAT et BIAS, on les utilise sans les debayeriser (dé-matricer), donc on les utilise en tant qu'image RAW qui est monochrome (même si obtenue avec une camera dite couleur) Par contre pour les images 'Light" qui doivent nous servir à montrer les couleurs de l'objet photographié, on va debayériser le RAW pour générer une image comprenant 3 couches. Lors de la débayerisation, pour chaque pixel de l'image on va attribuer la valeur d'intensité lue dans le raw à la couche correspondant à son filtre (de la matrice de bayer), et pour les autres couches on fera un calcul de moyenne (une interpolation) en prenant les valeurs de pixels voisins. C'est le résultat de la débayerisation qui génère une image couleur. https://fr.wikipedia.org/wiki/Dématriçage En résumé, que cela soit une camera couleur ou monochrome, aucun de leur photosite n'est monochrome, ils captent tous une plus ou moins large de longueur d'onde. C'est le fichier image résultant qui est monochrome ou couleur selon qu'il est constitué d'une couche unique ou pas, Cordialement, Stéphane4 points
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Désolé de dire ça mais la construction d'un appareil optique ne peut fonctionner correctement que si la CONCEPTION est aboutie. Coupe tout ce que tu veux, mais si tu n'as pas calculé et dessiné ce que tu dois couper, tu vas te planter et devoir recommencer. Ici l'empirisme n'a pas sa place. Enfin c'est mon avis. L'optique est de la physique pas de la poésie (bien qu'on puisse la voir comme telle). Ca fait deux ans que tu as commencé, sept mois ne changeront pas la finalité. Surtout que tu n'as pas encore commandé ton miroir. Donc si tu achève la structure tu devras toujours patienter l'arrivée de la galette. Continue de couper, limer sans écouter les conseils des personnes qui t'aident et tu y seras encore dans 16 pages de discussion pour savoir si tu peux couper ou pas. On te dit tous de couper quand tu auras vérifié mais tu es un poète, alors coupe et tu verras bien. En tout cas je te te souhaite d'arriver au bout de ton labeur et de pouvoir profiter, un jour, de ton telescope. Bonne journée, Adrien3 points
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il est vraiment têtu depuis 2ans on lui dit qu'il faut commencer par fixer le miroir (l'acheter) et ensuite on peut commencé la construction, à chaque question il voit que la réponse est la même ou presque et il veut encore continuer 🙂!!! Les butées ne sont pas reglables chez moi , mais elles sont faites avec le miroir dans les mains pour avoir les bonnes cotes. Les copains ont raison maintenant qd ça touche le miroir tu poses le tournevis et tu sors uniquement les crayons. si tu veux travailler sur le télescope, j'attaquerai tout ce qui ne dépend pas du miroir, tu as encore plein de chose à faire, tu as plusieurs heures de ponçage, chanfreinage, masticage et de peinture (surtout cage secondaire).... pourquoi ne pas commencer le travail de préparation peinture? est ce que tu as fait des touches nylon /abs... sur les triangles pour le miroir. tu peux faire les chanfreins sur toutes tes pièces alu. tu peux faire un passe filtre. fixation du chercheur. .... tu te focalises sur la découpe des tubes qui va te prendre 10min qd tu auras ton miroir alors qu'il te reste plusieurs dizaines d'heure de travail en finitions. Yannick3 points
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Bonjour à tous, L'une des image qui m'a demander le plus de temps de traitement de toutes celle que j'ai pu faire!! Une vrai galère à gérer le Ha afin de l'incorporer correctement sans complètement détruire le naturelle de la galaxie (bon ok quand on ajoute du Ha c'est pas vraiment pour faire naturel à la base ^^) et un bon équilibre des couleurs. J'ai recommencé 3x de 0 🥵 mais je pense avoir trouvé un bon équilibre entre visibilité du Ha et couleur de la galaxie L'image est clairement différente d'une version sans Ha et certain préfèrerons cette dernière que je n'ai pas trop trop travaillé mais l'exercice avec le Ha est super intéressant et révèle les alentours chargé de ce gaz. L'image est réalisé depuis mon remote en Espagne avec une FRA600 et une caméra FullFrame (pas de mosaique) ça rentre tout juste. l'image est constituée comme suit: Ha: 7h 50' L: 14h 50' R: 2h 30' V: 2h 10' B: 2h 10' Pour un total de 29h 30' La Version Ha avec quelques Crop de quelques zones d'intérets. Voici la version Sans Ha Voilà chacun aura ses propres goût mais clairement celle sans Ha pourrait être travaillée encore plus je me suis pas attardé au vu du taf de fou que la version avec Ha à demandée Merci de vos commentaire2 points
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Bon, j'ai pas lu en détails les 17 pages (!) du topic, mais je vais à mon tour en remettre une couche en étant d'accord avec les copains : attends ton miroir pour continuer tout ce qui en dépend. Tu as plein de trucs à faire en attendant (finitions et peinture de la cage secondaire et de la caisse du primaire entre autre), alors ne mets pas en péril ton projet en voulant griller les étapes pour lesquelles tu n'as pas encore toutes les clefs en mains! Ton approche empirique est aussi la mienne, je n'ai jamais "calculé" les longueurs des tubes et le diamètre des tourillons et je les ai toujours déterminés expérimentalement, car je me connais trop bien pour savoir qu'en ne le faisant que sur papier, je vais oublier un truc ou me tromper... Mais l'approche empirique ne dispense pas de travailler avec logique et rigueur. Donc, quand tu auras ton miroir, les étapes à faire dans l'ordre sont (tout a déjà été écrit plus haut, c'est un petit résumer😉) 1. Installer le miroir à sa vraie place. Déterminer la hauteur réelle de la cage secondaire en faisant le point sur le ciel (j'utilise pour cela des lattes que je fais tenir avec des serre-joints, ça m'évite de faire 1012 découpes pour ajuster ) -> mesurer la vraie longueur des tubes et les découper (en prévoyant quelques mm de rab'). Monter le tout, vérifier la MAP et si nécessaire corriger la longueur des tubes. 2. Une fois les tubes découpés, monter le télescope et déterminer le CG en le faisant balancer horizontalement --> mesurer la hauteur du CG par rapport à un point quelconque (je prends le dessous de la caisse du primaire, mais ce n'est pas très important) --> découper les tourillons au bon diamètre. 3. Tout le reste, mais le plus critique est derrière toi 😀2 points
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Bonjour à tous, une seule nuit claire avant hier, j'ai donc shooté la nébuleuse de la trompe, avec la SQA 55 qui permet de l'avoir en entier. Début de nuit avec un peu de lune pas gênante en dual band, mais ensuite grosse humidité qui a dégradé les images. J'ai tout de même intégré 5h21. C'est une version en couleurs libres, base H-HOO ou plutôt H-HVO avec V =0.5*H+0.5*O. Renfort modéré des couleurs avec colormasks. Merci pour vos commentaires 😊 Pascal SQA55 focale 264 sur EQ6 R pro Filtre DB IDAS NBZ Caméra ASI2600MC pro Guidage PHD2 sur lunette 225/60 et caméra GPCAM2-290C Nina – SIRIL – Pixinsight – RC Astro suite – GIMP Et la version annotée:2 points
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Le 4 octobre (Sol 1643), la sonde Perseverance de la NASA a levé la tête vers le ciel nocturne pour capturer la comète interstellaire 3I/Atlas lors de son passage à proximité de Mars. La visiteuse interstellaire se trouvait à seulement 0,2 UA (30 millions de kilomètres) de Mars, bien plus près que la comète ne l'a fait de la Terre. La comète est visible comme une faible tache à côté d'un champ d'étoiles aussi faibles que la magnitude 8, qui ont toutes été floues par le temps d'exposition de 30 secondes. Voir ici pour une version animée de l'annotation. Au total, cette image a été empilée à partir de 20 expositions individuelles, ce qui représente un temps d'intégration total de 10 minutes. L'image a ensuite été débruitée avec Adobe Lightroom et annotée dans Pixinsight. https://www.flickr.com/photos/semeion/54831807799/ Crédit : NASA/JPL-Caltech/ASU/Simeon Schmauß2 points
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ALBIRÉO ET NGC 6885 Bonjour à Webastro, La semaine dernière, ce fut ma belle lunette Takahashi qui fut de sortie pour m'aider à contempler quelques merveilles du Cygne. Je me suis attardé sur Albiréo et un amas pas si connu : NGC 6885. Je ne vous cache pas avoir fait un long détour auprès des belles dentelles... Voici une carte qui illustre bien le périmètre restreint de mon escapade ! Albiréo tout d'abord : pour moi the Etoile double qu'il faut montrer à tout jeune amateur qui doute de la beauté de cette catégorie d'objets célestes. J'ai orienté ensuite la lunette vers cet amas qui, comme indiqué plus haut, n'occupe guère le haut de l'affiche. Il faut dire qu'on a du mal à percevoir un amas ! La zone est assez étendue et quelques astres plus brillants délimitent bien l'ensemble. Je mets en parallèle une photo et le dessin. En fait, le C11 sera bien utile pour détailler l'amas en lui même, car seules les plus brillantes furent visibles : les magnitudes s'échelonnent de 6 à 13m... J'ai ensuite erré près des dentelles en équipant le Nagler 31mm d'un filtre....On se demande alors pourquoi chercher un instrument de plus grand diamètre ! Bon ciel à tous ! Gildas1 point
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Bonjour à tous voici NGC225 en LRVB NGC 225, également connu sous le nom de l'amas du Voilier, est un amas ouvert situé à environ 2 000 années-lumière de la Terre dans la constellation de Cassiopée. Il a été découvert par Caroline Herschel en 1783. 818 poses de 180s avec un filtre Antlia ultra RVB caméra asi 533 mc pro Newton TS UNC 150/750 monture ZWO AM5 Asiair plus Siril, Pixinsight, Photoshop Bortle 6 [https://app.astrobin.com/u/laup1234?i=w1ux25#gallery ](https://app.astrobin.com/u/laup1234?i=w1ux25...1 point
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Bonsoir ! Bon, ne suis pas pleinement satisfait car il est probable qu'il faille poser davantage mais je vous montre cette première version de la nébuleuse planétaire SH2-200, pas vraiment hyper lumineuse la bougresse 2 nuits soit 10h de L et 45' par RGB pour une version donc full LRGB avec la CFAPO130 à 730mm + QHY Minicam8. FWHM finale du stack à 1.9" Ca méritrerait du Ha en intégration je pense. Pour idée, voici une brute de 120s en STF... Pré-traitement Siril/Sirilic Traitement pix LRGB standard Ajustements PL8 + PS La voici la voilà !1 point
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Hello les amis Je vous présente NGC7635, la nébuleuse de la bulle imagée le 02 Octobre 2025 N'ayant eu que quelques heures dégagées, j'ai opté pour l'Antlia. Je ne suis pas sûr de pouvoir imager les 3 prochaines semaines, à cause d'une météo assez capricieuse. 4 poses de 10 minutes 13 poses de 15 minutes Intégration totale : 3h 55 Fra400 sur monture AVX 533 MC Pro pour l'imagerie 120 mini pour le guidage via DO Zwo Filtre Antlia Duoband 5 nm Asiair Plus Cooling Caméra : - 10° Gain : 101 Prétraitement & Traitement : PixInsight L'image finale1 point
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Tu as les conseils de plusieurs amateurs ici qui ont fabriqué parfois beaucoup d’instruments, qui ont aussi besoin de concret , et qui ont tous fait preuve d’obstination pour mener à bien leur projet. Et le conseil est unanime : le concret dont tu as besoin, c’est le miroir!1 point
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Salut, inspiré par @sebseacteamj'ai tenté Abell 6 (ou PK146+4.1) accopagné de HFG1: Julien @180Vision nous avait également sorti une superbe version. Une fois n'ai pas coutume, j'ai posé 9H30 sur 2 nuit anvec l'Antlia 3nM dual band les 6H en RGB ne donnant rien. J'ai battu mon record de poses là. Galère de WBPP malgré mon CoreI9 et mes 128Gb de RAM pour 140 brutes aux taquets. Il faut que je m'achète une maxiCam32 plutôt que la 6200 OSC...👺 pour passer le temps (mettre l'ampli sur 12😃😞 Ca y est on a l'image! pour les pressés le crop de PK146+4.1 (Mag 16 quand même😮😞 et pour les amoureux du full frame: avec sa copine.😃 a vos commentaires a+ Serge1 point
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Je vous prie de bien vouloir m’excuser pour cette inondation de CROAs, tant j’ai tardé à rédiger le dernier que voici le nouveau qui s’enchaîne. Ma nuit du 1er au 2 octobre se déroula autour des thèmes d’Andromède, Messier et proches voisins. Une fois n’est pas coutume, je prends la nuit dans l’autre sens : j’ai essayé de me coucher assez tôt pour mettre le réveil à 3h du matin. Une fois passé réveil difficile, le premier coup d’oeil dehors me console de l’épreuve que je viens de surmonter : le ciel est splendide ! La Voie lactée immédiatement visible, le fond du ciel bien obscur et les étoiles par milliers. Une très belle transparence pour ce début de mois d’octobre ! Je m’installe dans le champ, et débute mon observation un peu avant 4h du matin. Une brume bien dense mais heureusement très basse encombre l’horizon. Heureusement que j’ai avec moi mon petit sèche-cheveux sur allume-cigare, je sens que la condensation va s’inviter ! Le ciel est perturbant, tout à tourné par rapport à mes habitudes, Orion est déjà bien haut, je vois Sirius qui apparaît, Véga s’approche de l’horizon, Saturne est bientôt couchée… Une petite impression d’hiver ! Je commence méthodiquement, comme vous vous en doutez, à explorer ma liste d’objets dans Andromède tirés de ce fameux ouvrage (dont je n’oserais plus écrire le nom tant que je l’ai cité récemment). Cette constellation est peuplée de galaxie diverses, 10 au programme, 2 groupes et deux amas Abell. Toutes les galaxies ont été vues (il faut dire que parmi elles il y en a trois sacrément connues), avec une petite difficulté tout de même pour NGC 828, NGC 845 et IC 239, ou la vision indirecte et un peu de concentration se sont imposées. Les autres furent assez faciles, même NGC 404 pourtant extrêmement proche de Mirach mais qui est ressortie sans mal avec l’étoile dans le champ de vision. Mention spéciale pour la sublime NGC 891, qui fait partie des plus belles galaxies que j’ai pu observer. Grande, contrastée, de profil, avec un bel élargissement au niveau du noyau, et surtout j’ai pu apercevoir sans l’ombre d’un doute la bande d'absorption, trait poussière obscures qui la traverse et la coupe en deux ! J’en ai même fait un croquis bâclé pour garder l’idée en mémoire. Les groupes / amas de galaxies furent un peu plus ardus, mais tous ont été vus. Un petit grumeau pour NGC 68-70, 3 galaxies bien aperçues dans le groupe NGC 536-529-531, en revanche je n’ai pas fait un sans faute dans les amas Abell. Dans Abell 262, je n’ai vu qu'une grappe indistincte autour de NGC 703, et NGC 714 plus loin. Dans Abell 347 je n’ai eu de certitude que pour NGC 909, 906 et 911 alors qu'une dizaine aurait pu être présentes. Les amas ouverts sont très modestes, à part l’assez imposant NGC 752, les trois autres (NGC 272, 956 et 7686) ne comptent qu’une poignée d’étoiles chacun. Mais ils présentent des petites formes de crochets ou de zig-zag qui méritent le coup d’oeil. La nébuleuse planétaire NGC 7662, la « Boule de Neige Bleue » est une petite perle d’un bleu éclatant, en grossissant j’ai pu discerner quelques formes fibreuses à l’intérieur de son ovale bien contrasté. PK 107-13.1 m’a donné du fil à retordre. J’avais noté les deux étoiles SAO qui en étaient proches. Mais une fois sur les lieux, je vois qu’une bonne dizaine d’étoiles sont dans la zone potentielle. Ici encore le blinking m’a aidé, en faisant alterner le filtre OIII une de ces étoiles a mieux conservé sont éclat par rapport aux autres. Un petit schéma à la va-vite, et en rentrant j’ai pu vérifier avec satisfaction que c’était bien la NP que je cherchais ! De cette constellation, je retiendrai vraiment (hormis les 3 Messier vus et revus) NGC 891 et NGC 7662. Cette fois-ci, ce fut un sans faute par rapport aux SCP, et surtout, mise à part les trois Messier, uniquement des premières observations ! A propos de Messier… vu l’orientation du ciel et l’avancée de quelques constellations au-dessus de l’horizon, ne serait-il pas temps de boucler ma liste ? Ni une, ni deux, je révise d’abord celles sur lesquelles j’avais laissé un petit doute : M78 dans Orion, visible cette nuit même sans filtre alors même que j’avais peiné dessus en avril, M34 et la très belle M76 dans Persée avec sa forme de petit noeud-papillon. Et j’attaque les nouveaux : M79 dans le Lièvre (pas très bien résolu vu la hauteur), M41 dans le Grand Chien, M50 dans la Licorne, M48 dans l’Hydre… la Poupe est tellement basse, je ne peux voir que M46 et M47, et encore, avec difficulté, le chercheur étant totalement noyé dans le brouillard ! A cet instant de la nuit, il ne me reste plus qu’un seul objet de Messier pour compléter la liste : M93. J’attendrai donc ce qu’il faut, je ne pourrai pas me résoudre à remballer si près du but. De toutes façons, j’avais un autre objectif ce soir : la fameuse comète C/2025 Lemmon. Trouvée sans peine entre les pattes de la Grande Ourse et la queue du Lynx, je suis surpris par l’intensité de l’éclat de son noyau. Bien au delà de n’importe quelle galaxie ! Assez proche d’un amas globulaire très lumineux mais non résolu. La queue est toutefois discrète, le fond du ciel étant assez brumeux à cette hauteur. J’essaie alors de changer de point de vue et sors mes jumelles 20x80. Je ne m’attendais pas à une telle visibilité ! Je vois non seulement très bien le noyau, mais aussi parfaitement la queue, et sur une très belle longueur ! C’est finalement aux jumelles que cette comète m’aura donné le plus beau spectacle. M93 est à peine au-dessus de l’horizon. Il va me falloir encore patienter. Je me décide à céder à la tentation et à jeter un oeil à celle qui est désormais très haute dans le ciel, mais dont j’avais repoussé l’observation tant je suis captivé et perds notion du temps dès lors que j’y jette un oeil : Jupiter. Et cette fois-ci, avec deux yeux. Je monte mes deux orthoscopiques japonais de 6mm sur la bino, vise, fais péniblement le point sur un des lunes… Je suis cloué sur mon siège par tant de beauté. Il me semble même avoir juré à voix haute à cet instant. Je l’avais pourtant bien observée au printemps dernier, mais la vision binoculaire, la hauteur, l’absence de turbulence forte, la collimation plutôt réussie… tout a concordé pour me donner la meilleure image de Jupiter que je n’avais jamais eue. Tellement de détails dans les bandes équatoriales, la Grande tache rouge est cachée, mais une « mini-tache bordeaux » dans la bande nord, des petites volutes, des textures plus sombres, un hémisphère sud strié de multiples fines bandes gris-brun et d’une très fine bande rouge vif interrompue, dont l’avancement indique bien la vitesse de la rotation de l’astre… je ne peux même plus compter ni nommer les détails que j’ai pu admirer (certains me diront : fais un dessin !). La surface de cette planète est décidément surprenante et imprévisible, car pas grand chose ne correspond avec ce qu’affiche Stellarium. Je dirais même que j’en vois davantage. Trois quarts d’heures ont vite passé, les yeux rivés sur la belle géante. Il est temps de faire une pause planétaire et de boucler ma liste de Messier. C’est donc quasiment à genoux que j’ajoute M93 à mes objets observés, achevant ainsi cette fameuse liste vers 5h du matin. Certains la parcourent en une nuit, il m’aura fallu sept mois. Mais tout de même, célébrons l’instant : J’ai bouclé ma liste Messier ! Je replonge mon regard sur Jupiter, avec une courte visite à Uranus qui est parfaitement bien dessiné et stable, petit rond gris-vert d’une grande pureté. Malgré le pare-buée bricolé, l’eau ses dépose sur le secondaire, heureusement le petit sèche-cheveux m’a bien aidé à prolonger la nuit. Le jour se lève, l’horizon devient rouge. Je jette un oeil à Vénus, qui est excessivement lumineuse, mais ne présente qu’une forme gibbeuse très agitée par la turbulence et la dispersion atmosphérique. J’essaie pour la première fois le fameux filtre violet n°47 qui est censé faire des miracles dessus… et bien non, je vois toujours la même forme, mais bleue sombre. Pas de nuages en vue. A côté de Jupiter, le spectacle me semble bien pauvre désormais… J’insiste longuement sur Vénus, le jour se lève franchement. N’y décelant toujours rien de plus malgré mes efforts, je me décide à plier bagage vers 7h du matin, des bandes orangées tourbillonnantes encore plein les yeux… et surtout une belle liste de 110 objets enfin complétée !1 point
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Je me permets de préciser le pourquoi du lien entre les 10x50 et les personnes âgées : c'est affaire de pupille de sortie. Avant, je disposais d'une paire de 7x50 qui ma rendu service des dizaines d'années durant. Passés les 70 ans, mes yeux ne sont plus aussi performants aussi ai-je dû adapter la pupille de sortie de mes jumelles avec le diamètre de mes pupilles à moi. Soit maintenant des 10x50 passant d'une PS de 7 mm à 5 seulement.1 point
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salut a tous, aujourd'hui une photo pose courte de la nébuleuse de la Lyre M57, de taille apparente de seulement 3' d'Arc. j'ai voulu essayer de faire ressortir le maximum de details de son coeur. donc toujours avec mon 400mm maison sur table et ma 224mc, echantillonnage de 0.42" + drizzle x2. la photo Totalise seulement 12min de pose Total de 600ms, j'ai effectué un trés gros tri des bruts sous Pix (fwhm, excentricity ...ect). traitement classique sous Pixinsight, au final sans BXT car le résultat était trés "bizare" avec bxt..... j'attend vos critiques et avis sans probleme, bon ciel a tous.1 point
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Au C11 à 2m de focale et ma 2600m, les filtres antlia 3nm : il n'y a rien en S2 et pas grand chose en Ha, donc une image en HOO avec 5h de poses en tout. Le étoiles sont en rgb. Le fdc est tout noir, pas réussi à avoir quelque chose de correct...0 point
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Salut à tous, Voici une image de deux nébuleuses planétaires MWP1 et ALV1 en version HOO-RVB situées dans la constellation du cygne. Il s'agit de notre 2ème image avec le nouveau setup et la nouvelle équipe NFR. MWP1 est également appelée la nébuleuse Mathusalem en raison de sa durée de vie anormalement élevée pour un objet de ce type. En effet, âgée de 15 000 ans, cette cible est véritablement unique, les nébuleuses planétaires se dissipent généralement jusqu'à devenir indétectables après environ 10 000 à 20 000 ans. Le choix de cette cible a été dicté par la présence du halo d’oxygène qui entoure MWP1, pas si souvent photographié dans son entièreté. Le plein format de notre caméra nous permettait de l'englober sans devoir réaliser de mosaïque. Ce halo d'O3 environnant est probablement une enveloppe externe qui s'est rapidement éloignée de la nébuleuse et a interagi avec le milieu interstellaire environnant. Cette enveloppe regorge de structures intéressantes, avec des ondes de choc et des ondulations clairement visibles ici. Un crop sur les 2 belles: Intégration: R, G, B: (30×60″)*3 Hα: 316×300″ = 26h 20′ OIII: 390×300″ = 32h 30′ Totaux = 60h 20′ Setup: Takahashi FSQ-106EDX4/ Player One Zeus-M Pro/ Sky-Watcher EQ6-R Pro/ Filtres antlia 3 nm Traitement: Photoshop/ PixInsight + de détails par ici: https://app.astrobin.com/u/JulienCadena?i=a18jyq#gallery Bon ciel à tous, L'équipe Northern France Remote (Gael Cessateur, Mickael Coulon, Ludovic Ternissien et Julien Cadena)0 point
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Bonjour à Tous, Voici le résultat de la cuisson d'un petit plat d'un calamar pêché lors d'une nuit trop courte, car les nuages se sont invités un peu trop vite... Résultat : grosse galère pour récupérer le signal RVB des étoiles empâtées par la brume. Et la cuisson d'un calamar pris en une seule nuit de pêche, pas facile non plus... Les données EXIF de cette image : (SH2-129) * lunette ZWO FF130 à 700mm de focale équipée d'une caméra ASI2600MM et de filtre SHO-RVB * 40 poses de 5 min sur le filtre OIII (Antlia 4,5nm) * 30 poses de 3 min sur le filtre Ha (ZWO 7nm) * 20 poses d'1 min par filtre R-V-B avec de la brume sur une bonne partie des poses * pré-traitement Siril piloté par Sirilic * traitement PixInsight avec les nébulosités issues d'un combinaison L-HOO, la couche L étant la résultante d'une combinaison 0,7xHa + 1,0xOIII * étoiles avec l'aide des prises RGB posé sur une couche L issue du starmask de l'image en OIII.0 point
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C'est déjà pas mal avec si peu de poses. Le problème avec ce calmar, ces les yeux de merlan frit 😄 A force de tirer les niveaux, j'ai aussi toujours le même problème de halos en O3 sur cet animal marin, même avec les Antlia 3nm....0 point
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Superbes ces images du 5 octobre! J'en ai bien profité au SM90 double stack, malgré le mistral.0 point
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beaucoup de sujets originaux en ce moment, j'adore! et ce résultat me semble magnifique! un plaisir des yeux a+ stéphane0 point
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ne crois pas que la poésie soit antinomique avec la rigueur mais si tu veux de la poésie à terme il te faudra pour ça un scope fonctionnel avec des images propres …. Tu sais ce que tu dois faire maintenant0 point
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Si tu te contentes de garder nos conseils "à l'esprit" sans jamais les appliquer, le risque c'est que, lassés de te voir pédaler dans la semoule avec ton projet, personne ne t'en donne plus du tout...0 point
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Après avoir vu les premières photos du Soleil faites avec cette lunette sur le site, j'ai opté pour m'en procurer une vu son prix attractif. Un peu de visuel un dimanche matin à la journée des associations. Et vrai sortie pendant une quinzaine, en cours, en Dordogne. La photo solaire est plus ardue qu'il n'y paraît. La mise au point n'est pas des plus simples, sans compter le réglage du Fabry-Perot. Bref, tâtonnement et essais et premières images. film de 500 images avec un ASI183MM. 50 et 100 images retenues avec Autostakkert 4, puis passage dans Registax6, l'inusable ! Colorisation avec GIMP. Il y a IMPPG qui est dédié au solaire, il suffit de s'y pencher. https://greatattractor.github.io/imppg/index.html0 point
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Bonjour, qu'appelles-tu un GoTo un peu plus puissant ? Et plus généralement, que cherches-tu que ton dobson 200 ne t'offre pas ?0 point
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LOL, ce n'est que maintenant que tu t'en aperçoit? Perso, je trouve ça plutôt rigolo, c'est un peu un feuilleton cette construction. L'essentiel, c'est qu'il y trouve du plaisir. Je connais des astros qui ont de très beaux télescopes et qui n'observent quasi pas avec, il préfèrent bricoler dessus, encore et encore.. ça ne se discute pas, c'est comme ça, chacun son truc.0 point
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oui c’est fait depusi 15j... la petite enveloppe en haut de la page d’acceuil, comme sur la capture d’écran postée par le jupiterien ci dessus... mais je l’ai posté a n*67, en étant connecté en tant que n*68 aujourd’hui c’est normal que tu ne le voies pas... j’te cause pas à toi, je cause qu’au premier venu le 67 ref : manu tu descend des inconnus0 point
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Très franchemnt, si problème de dos important, je ne recommande pas une 150/1200. La 150/750 de BRESSER fait certains heureux, pour de l'observation à faible grossissement. Mais c'est quasiment sacrifier le planétaire, ce qui me semble dommage. Un cassegrain (on trouve facilement d'occasion des GSO en 150 ou 200 pour des prix acceptables) ou un C8 (si pas peur de la buée...) me paraitraît bien plus indiqué. Bon choix !0 point
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Bonjour, La fourche du Powerstar est motorisée par un moteur pas à pas. Le brochage du connecteur Din est disponible sur les moteurs de recherche. Un simple contrôleur à base d'Arduino peut la piloter.0 point
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Bonsoir @Moot, Merci pour cette information que je n'avais pas. Nous avons parlé récemment de Roland LEHOUCQ dans un sujet ouvert par @Bart Simpson à propos de la forme de l'Univers. Ney0 point
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Bonjour, belle capture, mais c'est un peu tôt, mes squelettes ne sont toujours pas arrivés! sur mon porche?0 point
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Salut à tous, Hier j'ai pris 5 minutes - chrono - pour tester le fameux focuser de Adriano Lolli sur ma Lunt 40. Par rapport à la "bouse" fournie d'origine c'est un vrai régal, ça supporte sans problème 500 grammes sans aucune flexion. La mise au point est douce, fluide, la pièce respire la qualité... bref tout ce qu'on est en droit d'attendre d'un focuser digne de ce nom ! Un zoom sur l'œuvre d'art de l'orfèvre italien: Le ciel n'est pas franchement favorable à une session d'imagerie et le temps me manque... Néanmoins je ne résiste pas de tenter un film en "express" avec la caméra Player One 585 mono. Ca manque un peu d'uniformité à cause du voile nuageux Voici le cliché souvenir pris vers 15h55 TU le 02/10/2025: Une version colorisée pour ceux qui préfèrent: A+ Jerome0 point
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Bonjour à tous, Petite session de 3 heures avec la 228mm, avec un montage simple stack utilisant un LS40 en attendant d'avoir un deuxième module LS40. Malheureusement, le seeing n'était pas super, mais comme les belles journées sont assez rares, j'en profite dès que je peux. Montage : 228mm (fermée à 180mm pour obtenir un F40) > ERF 120mm Tri-Band > ERF LS40 (provisoire mais utile, il a légèrement augmenté en température en attendant d'avoir un KG3) > TZ4s > LS40 > BF1200 > IMX428 Pour le fun je suis passer a 228mm F63 meme si le seeing n'etait pas assez bon Par contre je suis confronter a un phénomène ou l'en vos les bande d'inferometrie (non c'est pas des anneaux de Newton!! ) auriez vous une piste pour améliorer ce problème? meme si les flats le corrige bien c'est de mieux de ne pas les avoir. J'ai pensé a inclure un cpl dans le montage mais normalement je ne devrais pas y être confronter hors montage double stack0 point
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whouaaaa Sergio ... excellentissime !!! Pffff quelle image !!! 😛 Seb va repartir avec une main devant et une derriere !!! 😄0 point
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