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Affichage du contenu avec la meilleure réputation le 05/04/25 dans toutes les zones
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Salut à tous, Si vous lisez l'excellente revue qu'est Astrosurf Magazine, vous avez certainement remarqué la rubrique intitulée "Ciel extrême" tenue par Yann Pothier. Pour les astrams nouvellement arrivés dans l'astronomie d'observation, Yann Pothier fait partie de cette bande de "fous du ciel" (dans le sens noble de l'expression !), passionnés par le ciel profond, qui ont été parmi les premiers à utiliser des Newton azimutaux mobiles qu'on appelle communément ajd des Dobson, souvent aussi déjà des diamètres appréciables et qui en plus traduisent leurs observations par des dessins. Il a édité à partir de 1996 le trimestriel "Ciel Extrême". Ca, c'est pour la petite histoire, le reste ici : http://www.astrosurf.com/cielextreme/index.html M'intéressant également à ces "tâchouilles", principalement "exotiques", j'avais logiquement isolé dans l'observatoire l'AS Mag n° 133 (mars/avril 2025) car la 1re de couverture avait attiré mon attention avec pour précision : "Ciel extrême : 4C 61.20". Avec une magnitude visuelle donnée à 16 et qq, évidemment, là, on est loin des Messier et NGC qui nous occupent habituellement déjà pas mal... Pas question d'utiliser le C14 pour cette cible, le diamètre est trop restreint (!), il faut plus grand, bien entendu la météo adéquate, un très bon ciel bien transparent, pas de Lune et la cible placée au mieux dans le ciel. Finalement, des conditions qui sont... rares. La nuit de lundi 28 à mardi 29/4, ces conditions étaient réunies, avec pour mon site une très (très) rare moyenne SQM de 21,82 vers 0h15 légales. Le Dob 460 (F/D 3,7) se mettait au frais depuis le dîner et a permis de faire un petit tour du ciel sur les objets brillants "classiques" après avoir montré une Jupiter affreuse. Repérer (la zone de) 4C 61.20 est relativement aisé puisqu'il suffit de partir de Dubhe (Alpha UMa) et cheminer jusqu'à la galaxie NGC 3407 qui est de 13e magnitude. Encore une x, ce cheminement se fait très facilement. Bien entendu, si on possède des cercles digitaux ou bien un Go-To, l'opération est encore plus simple... En revanche, à ce niveau là, l'affaire se corse rapidement car on a beau changer d'oculaire et descendre en focale, même équipé, en "super ou ultra grand champ" et/ou en "haut de gamme", on ne distingue pas grand chose... Les 3 étoiles repères vers NGC 3407 sont facilement visibles, en revanche point de 4C 61.20. Il a fallu pousser jusqu'à presque 400x (zoom TVO 3-6 réglé à 5mm) pour distinguer faiblement la lueur de l'objet par "glimpses" comme décrit dans l'article. Observation de nouveau confirmée la nuit de mardi 29 à mercredi 30/4 avec une moyenne SQM moins bonne (21,62). J'attends de pouvoir faire la même cible avec le Dob 600 d'un pote venant de temps à autres à la maison. Essayez d'observer 4C 61.20 chez vous, aux RAP ou aux NAT, c'est une bonne occasion de tester votre vue et l'instrument (diamètre, optique). Plus d'informations en lisant le texte dans AS Mag... Merci à @yapo pour la présentation de cet objet "extrême". 🙂5 points
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La Nébuleuse de la Tête de Cheval Bleue IC 4592 est une vaste nébuleuse par réflexion située dans la constellation du Scorpion, non loin d’Antarès. Elle est surnommée la Tête de Cheval Bleue, en référence à sa forme équine très subtile et à la teinte bleutée caractéristique des nébuleuses par réflexion, où la lumière des étoiles environnantes est diffusée par des grains de poussière. La source principale d’éclairage de la nébuleuse est Nu Scorpii (ν Sco), un système stellaire multiple de type B. La lumière bleue de cette étoile est diffusée par la poussière interstellaire, produisant la couleur bleutée que l’on observe sur les photos en bande large. Les nuages sombres qui l’entourent sont composés de gaz et de poussière froide. Ils font partie d’un complexe moléculaire bien plus vaste s’étendant sur plusieurs dizaines de degrés dans le ciel. Ces structures opaques peuvent abriter des zones de formation d’étoiles. Bien que visible depuis les latitudes moyennes, elle culmine bas sur l’horizon depuis la France. Malgré sa taille impressionnante dans le ciel, IC 4592 passe souvent inaperçue, car elle ne présente pas de structures brillantes. Etant extrêmement faible, il faut un ciel sans pollution lumineuse pour immortaliser cette belle nébuleuse distante de 420 années-lumière. : Filtre Antlia Ultra RVB, UV/IR Cut : 60x300s, 30x300s : ZWO Asiair Plus : Askar FRA600 f/3.9 : ZWO ASI6200Mc Pro à -10° : iOptron GEM45 : PixInsight - Photoshop : Usson-en-Forez (42) : Bortle 3 : 29-30/04/2025 La version full pour les détails https://flic.kr/p/2r2sEWm5 points
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Re-bonsoir ! Bon, après du retard de traitement, voici ma version de NGC 3718, acquise avec douleur sur 3 nuits très morcelées du fait du temps, les 19-25-27 Mars dernier. Prise avec la TS CF-APO 130/910 et l'Altaïr 26M en LRVB. 5h de luminance environ et 30mn par R/G/B. Au final, une fwhm de 2.3" sur le stack. Pré-traitement Siril/Sirilic Traitement pix habituel GradientCorrection sur chaque ( L/R/G/B) StarAlign sur L DynamicCrop ChannelCombine RGB Solver + SPCC sur RGB BlurX sur L et RGB StarX sur chaque EZStretch Starless_L et Starless_RGB NoiseX Stretch Seti stars pour stars_RGB Export PS léger denoise Starless / assemblage / StarPike / Export Voili. Le plein champ en premier, une version crop à zoomer en deux. A vous ! (clic-droit pour zoom)5 points
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Salut tout l'monde, Enfin de retour après des semaines et des semaines sans imager. Lors de mon déménagement j'ai pû troquer mon ancien ciel bortle 8 contre un bortle 6 désormais, c'est déjà mieux 😅. Pour ma première prise dans mon nouveau chez-moi, j'suis parti sur le couple M106/NGC4217 accompagné de plein d'autres NGC en tout genre, que je voulais faire depuis un bout de temps. J'ai fait une première nuit pour la couleur et les deux suivantes pour la luminance. Au final : -60*60s par couche RVB -600*60s pour la L Askar 103 / 533MMpro / Astronomik4 points
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Re les amis La récolte de la semaine a été plutôt bonne Une dernière image : La Galaxie de la Baleine - NGC4631 imagée le 02 Mai 2025 24 poses de 5 minutes, soit une intégration totale de 2h J'aurais aimé faire un peu plus de poses mais le ciel en a décidé autrement C8 à pleine focale sur EQ6 R Pro 533 MC pour l'imagerie 220 mini pour le guidage via OAG Celestron Filtre Optolong L Quad Asiair Plus Cooling caméra : -10 ° Gain : 101 Prétraitement : Sirilic & Siril Traitement : PixInsight3 points
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Salut à tous, de retour de mes 10 jours astro dans la Creuse. La dernière version de l'ASiair fonctionne vraiment très bien, aucune déconnexion, aucun soucis à aucun moment, retournement au méridien parfait, bref c'est que du bonheur. Même le GPS fonctionne maintenant parfaitement, ça faisait plus de 2 ans que je remontais ce bug à ZWO A noter que j'utilise maintenant principalement mon nouveau Galaxy S24 ultra pour piloter l'ASiair, ça marche aussi bien qu'une tablette. Pour le Wi-Fi j'utilise toujours mes CPL (on voit le CPL sur la colonne noire), avec une vitesse à l'intérieur de mon camion à plus de 30Mo/s. En revanche, mon ami a utilisé le nouveau CAA (le rotateur de champ) et il a plein de soucis avec. Visiblement ça bloblotte et ça génère du tilt, des défauts de guidage etc... Soyez pas pressés de sauter dessus, attendez une version 2 Petite nimage de mon setup sur site avec la réhausse semi-colonne fabriquée par un pote pour éviter que la TOA150 touche le trépied : Et une brute sur NGC3718 lors d'une nuit exceptionnelle avec un SQM à 21.88 et une FWHM sur certaines brutes à 1.59" !!! C'est en cours de traitement, les images vont suivre dans la semaine...3 points
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(suite) D’autres nuits, au fil du séjour, au fil des recherches et des errements (surtout !), je partirai en quête des nébuleuses obscures du Sagittaire, Barnard 300, Barnard 292 (Cf. Sue French “Gold dust”, pp. 200 - 201). B 300 se détache clairement au 30mm 80° et déborde du champ, comme une tache d’encre qui aurait bavé sur le ciel. B 292 en revanche me semble moins évident, je peine à en identifier les contours, c’est plus enchevêtré par là. Sue enjoint d’aller voir ensuite Rousseau 31, alias RSS 31, et je file au sud-est de delta du Sagittaire. Elle la décrit comme : “the lovely yellow and gold optical double star Rousseau 31 (RSS 31).” (p. 201). Et c’est une très jolie vision qui apparaît, certes peu spectaculaire, absolument pas clinquante, mais avec beaucoup de charme : dans un même champ, cette double optique dorée est accompagnée du petit amas globulaire NGC 6624. Celui-ci est discret mais donne une profondeur à l’ensemble, il y a un effet de perspective, on embrasse dans le même regard deux plans différents. Non loin, delta du Sagittaire éclaire le champ, je me décale pour éviter l’éblouissement. C’est à la fois discret et plein de charme. Je m’y absorbe un moment et le temps a dû passer, car d’une part une branche de pin arrive dans le champ, d’autre part des voix accompagnées de lumières blanches (ah le fléau des téléphones !) déboulent dans ma direction. Pourquoi moi, je ne sais, mais je me colle d’assez bonne grâce à une séance de “merveilles-du-ciel-d’été”. Quel contraste avec l’objet précédent ! Entre autres classiques je repasserai sur M 16, que je me suis noté comme étant en forme ce soir-là : au filtre OIII il y a comme un effet pommelé, on distingue sans mal des plages brillantes parcourues de zones sombres. Le cœur est structuré. Au nord, il y a un large golfe obscur. Toute la nébuleuse repose sur un lit d’étoiles. C’est bien joli, et les visiteurs semblent heureux. Du coup, le montreur d’étoiles l’est aussi. Après leur départ, je file dans le Verseau où, je ne le sais pas encore, j’écrirai un morceau d’anthologie personnelle. Connaissez-vous la paréidolie ? Il s’agit d’un phénomène qui amène à voir des formes, par exemple dans les nuages. Eh bien, je suis victime de la paréidolie du Verseau. J’ai envie de revoir Helix, j’y fonce, identifie mes étoiles : rien. Bon, j’ai dû passer à côté. je recommence : toujours rien. Bien bien bien me dis-je, je suis fatigué, je reprends à zéro. J’opère méthodiquement mon cheminement, à l’intersection d’un triangle rectangle imaginaire formé par Skat et 33 Aqr. Chou blanc. Re-chou blanc, encore et toujours. C’est impossible, bon sang : un nuage ? Non, c’est pourtant bien dégagé… Je m’entête. Les minutes, puis les dizaines de minutes passent. Je m’obstine, puis je m’enferre. Près d’une heure passe, sans exagérer. Au visiteur qui pose la traditionnelle question (“tu es sur quoi, là” ?), l’air de vouloir jeter un coup d'œil, je réponds un truc du genre : “nân mais attends là, je cherche une chiure de mouche, screugneugneu (tu parles : NGC 7293 !). Au bout d’une heure, à Xavier qui déambule à l’occasion d’une pause, j’avoue platement (et honteusement) : “je ne trouve plus Hélix”. Il tend le doigt et me montre la zone concernée, à quelques degrés vers l’ouest : - “ben… elle est par là…” (je devine, même dans le noir, son incrédulité face à mon incompétence crasse). Et là tout s’emboîte et me saute aux yeux ! Skat est en réalité Saturne, qui erre par là ! Et j’ai reconstruit tout un Verseau imaginaire, que j’ai projeté autour ! J’apprends à mes dépens ce qu’est une paréidolie. Je me suis fait avoir comme un bleu. Ensuite évidemment tout est simple : je retrouve Hélix. Elle n’est pas trop mal. Bruno, qui passe par là, me demande : “tu es sur quoi ?”, je lui passe l’oculaire d’un air désinvolte : “oh bah, tu sais, Hélix (facile)”... Le Verseau étant désormais restauré dans son intégrité, et accusant un peu de fatigue nerveuse, je me repose un moment les yeux (et le dos !) sur des objets faciles : M 72, petit globuleux sans éclat, puis M 73 juste à son est, un amas ouvert très dépeuplé et qui n’est remarquable que par son indigence. Un véritable objet pour dépressif qui aurait confondu Skat et Saturne (par exemple). Puis M 2, ah, là, il y a du monde ! Il reste beau jusqu’au 5 mm. C’est curieux, sont coeur est marqué, il est bien compact, et dans le même temps on aperçoit comme un halo, une couronne mousseuse autour… Je le reverrai en majesté dans un autre instrument, de 600 mm, mais n’anticipons pas. Subitement, une ombre se présente et me propose un test de Ronchi. Quasiment de but en blanc : “Bonsoir, puis-je vous proposer un test de Ronchi ?”. Tout d’un coup, un inconnu vous propose un test de Ronchi, me dis-je… Sans exagération post-reconstitution des souvenirs (et de quelques notes, aussi !) c’est bien comme cela que ça s’est passé. Un test de Ronchi à brûle-pourpoint ne se refusant pas, j’accepte. Et puis ça me fera une pause. L’ombre s’éclipse (en astro on ne rencontre que des ombres qui se frôlent dans la nuit, c’est désastreux pour la vie sociale, il faut le dire), puis revient avec ce qui ressemble à un oculaire. J’apprends qu’à l’intérieur il y a une trame, faite de lignes parallèles, et qu’en fonction des éventuelles déformations que nous constaterons (ou non) en pointant une étoile, nous aurons une idée de la qualité de mon miroir. J’ignorais complètement que ça pouvait se réaliser hors banc optique ! Le gars procède tout simplement : “l’oculaire” une fois en place, nous pointons je ne sais plus laquelle des étoiles brillantes. L’ombre fait des allers-retours de mise au point et déclare : “il est bon !”. Je regarde à mon tour et vois en effet comme une série de lignes grisâtres bien parallèles. Ah, bien ! J’ai à peine le temps de dire merci que le gars repart en courant, son test de Ronchi à la main. C’est étrange. Après cet interlude réconfortant, je mets le cap plein ouest, vers Ophiuchus : IC 4665, juste au nord de Cébalrai, petit amas ouvert d’une douzaine d’étoiles, puis NGC 6633, plus fourni, avec une distribution plus en longueur. Les deux sont attribués à Jean-Philippe Loys de Cheseaux, ce qui accrédite l’idée dans mon esprit que l’amas sur lequel on retombe toujours en remontant vers l’Aigle, j’ai nommé IC 4756 ou amas “de Graff”, (car redécouvert par Kasimir Graff en 1922, et parfois même attribué à l’anglais Thomas William Webb, perfide Albion…) aurait en fait été découvert auparavant par de Cheseaux (puisqu’il était souvent sur zone, si vous voyez ce que je veux dire). Avec mon oculaire de plus longue focale, soit un 30 mm de 80° de champ apparent, il est trop lâche et dispersé pour être apprécié. C’est un objet qui ne prend sa dimension réellement qu’aux jumelles, ce que je fais toujours au passage (8x42 mm). Puis j’erre un peu dans l’écu de Sobieski : M11, bien sûr, toujours splendide avec ses poussières d'étoiles, sa forme en V emblématique bien reconnaissable. Le "V" se dessine nettement au 13 mm. Et il s’agit bien de l’amas des Canards sauvages, au pluriel : c’est un peuple migrateur (si je puis dire) et non un seul canard sauvage (car sinon, comment pourrait-il voler en formation, mh ?). En redescendant de quelques degrés dans l’Ecu, M 26 semble pauvre en comparaison. J’y vois une sorte de flèche, une formation triangulaire plus condensée que M 11. Puis je remonte à nouveau de quelques degrés vers le nord, nord-est, pour trouver NGC 6712, qui est un globulaire (relativement) discret, mais étendu. Vers l’ouest, non loin d’alpha, j’observe NGC 6664 et Isserstedt 68-603, signalé par Sue French : 6664 est un petit amas ouvert au sein duquel l’astronome allemand Jörg Isserstedt voyait un arc d’étoiles, voire un anneau (que je ne perçois pas, je m’empresse de le dire : j’observe un arc). Dans les années 1960, Issersted étudiait la structure de notre galaxie et voulait démontrer sa nature spirale en identifiant des arcs et anneaux d’étoiles, qu’il a fini semble-t-il par voir un peu partout (paréidolie, paréidolie, tiens…) : il en aurait identifié plus de 1000 ! Depuis, il a été démontré que ça n’a vraisemblablement rien à voir… J’aurais dû tenter NGC 6649, à environ 3 degrés au sud, et surtout la nébuleuse IC 1287, les réflexions auraient peut-être été visibles (?) sous ce bon ciel. C’est ballot. Mon dos me travaillera régulièrement au fil des nuits, ces observations étant plutôt basses (la Terre est basse, comme disait quelqu’un). J’ai bien une chaise d'observation, alias une chaise de repassage, mais la modification de sa hauteur n’est pas pratique : il faut déplacer un axe tenu par boulons, écrous et rondelles, déjà pas pratique de jour, mais dans le noir c’est une vraie punition. J’ai pu essayer une jolie chaise en bois à assise facilement réglable, sur le terrain, et je me promets d’en acheter une. En attendant et pour me redresser un peu, j’aborde l’Aigle. NGC 6709, ou “amas de la Licorne volante”, un joli petit amas ouvert. A partir d’Okab, descendre d’environ 5° vers le sud, sud-ouest : vous y êtes. Si personnellement j’ai bien du mal à y observer une licorne (aucune paréidolie sur ce coup-là ), j’y vois un cœur triangulaire posé sur un lit d’étoiles trapézoïdal. Un triangle sur un trapèze, le tout baignant sur un lit de diamants frais. Les deux étoiles qui forment la base nord du triangle sont d’une teinte plus chaude, plus jaune, presque dorée. C’est bien joli. Bêtement, j’oublie de rechercher PGC 1379818, qui devait être dans le champ, à 2’ ou 3’ au nord. Xavier me hèle (ou me hale ) vers son 500, pour me montrer Barnard 139. Quel contraste ! B139 est un nuage de poussières obscures, même au 500 c’est un soupçon de noir sur fond noir. On perçoit bien quelque chose, une qualité de noir différente, un noir d’encre caractérisé par l’absence d’étoiles plus que par une présence. Mais passer de la licorne volante à un Barnard confidentiel c’est, comment dire, passer de la vitrine d’un diamantaire d’Anvers à quelque chose comme une mine de charbon. Où la lumière serait éteinte. Re-contaminé par la barnadite, de retour dans mes pénates j’attaque Barnard 142 et Barnard 143. A rechercher à un bon degré à l’ouest de Tarazed, ils sont beaucoup plus faciles car posés sur un mouchetis d’étoiles qui, par contraste, fait ressortir leurs méandres sombres. Je retourne sur Okab (je suis familier de ces allers-retours) pour trouver, un peu plus de deux degrés à son sud, NGC 6738. Bon, c’est une petite chose : une dizaine d’étoiles assez dispersées et qui se battent en duel (si on peut dire). V Aql, belle carbonée pile au sud de Al Thalimain (lambda Aql), à un degré, facile. J’aime beaucoup ces rubis qui tranchent avec le fond de ciel, et les autres étoiles. Un demi-degré à son est on trouvera NGC 6751, une nébuleuse planétaire, petite bulle de coton. On peut faire tenir l’une et l’autre dans le même champ au Nagler 13 : c’est charmant. Il y aura, pratiquement toutes les nuits vers 2h30 - 3h, une grosse descente d’humidité qui noie tout : miroirs, cartes, observateurs. Les Cévennes sont beaucoup plus humides que le site (pour ne pas le citer) de Valdrôme où, à 1300m, l’atmosphère était sèche et me semble-t-il mieux dépoussiérée. Côté Xavier, la seule perturbation induite consiste en un bruit de sèche-cheveux. De mon côté, j’irai me coucher et ne verrai jamais poindre l’aube sur les Cévennes. (à suivre…)3 points
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Bonjour tout le monde Suite aux demandes de certains d'entres vous, dont @yannick78, je post quelques photos et explications sur la construction de ce 560 mm. Je n'ai pas montré l'évolution de la construction sur Webastro car ce télescope n'était pas sûr d'aboutir. Pas sûr du tout ! Je l'ai fait "en cachette" . Seuls 6 ou 7 Astrams amis étaient au courant. Un grand merci à @DOB BLEU, toujours là quand je sollicitais son avis, ces conseils. Et à @Astrokor que j'avais contacté au départ pour voir si, même ne connaissant rien aux imprimantes 3D, les attaches de tubes étaient faisables par un novice. C'est beau d'être candide ! Après m'avoir expliqué les différentes techniques d'impression qui m'ont fait voir l'impression 3D sous un nouveau jour, il m'a proposé de me les imprimer. Effectivement ce genre de pièces avec ces contraintes mécaniques spécifiques ne relèvent plus de la simple impression 3D. Très loin de là ! ! ! Merci aussi pour tous les conseils techniques qu'il m'a proposé et qui plusieurs fois m'ont fait gagner beaucoup de temps et simplifié les choses. Merci à @Moot qui m'a sympathiquement proposé de travailler sur l'électronique de la motorisation du Dob. @Le Den @Chris de Nice @Jean de Nîmes @jclaude77 @Pascal P pour leurs soutiens et leurs encouragements. Grand merci au soutien, de mes filles, et les encouragements et patience de ma compagne Annie, qui au fur et à mesure de la construction voyait les pièces du télescope envahir les pièces de la maison, en attendant le montage final. Merci également à Magnitude78 pour leur site qui est une mine de renseignements. https://magnitude78.astrosurf.com/ J'étais venu en 2015, 2016 sur Webastro pour trouver des solutions faciles pour reconditionné mon Dob Meade Starfinder 12" qui mécaniquement était naze. Et voilà où ça mène ! Merci aux créateurs de Webastro. @astrotophe @Créateur de bugs et @kiwi74 Les ébauches de "plans" ont commencés en septembre 2022 à l'échelle 1 sur de grandes feuilles de papier Kraft. J'ai fait tous les plans à l'échelle 1 sur papier Kraft, comme pour mon 410 mm. C'est donc, un 560 mm/f3,5. Un miroir d'occasion Mirro-Sphère de 29,9 kg (je l'ai pesé moi même ) Miroir secondaire de 130mm de petit axe. Le poids total frôle les 100 kg. PO à 2,10 mètre au zénith. J'aurai pu gagné un peu sur la hauteur du rocker, mais j'ai préféré assurer le coup pour la motorisation. Et mon marche pieds de 2 marches est suffisant. Comme expliqué dans un autre post(ci dessous), sur la fabrication des attaches de tubes, étant donné que pour mon 410 mm que j'avais fait en contreplaqué, avec un vernis satin(au pinceau ), et que je le trouvais bien pâle à côté des magnifiques Stellarzac et autres Sud Dobson et leurs vernis éclatants et profonds, j'ai donc opté pour de la couleur. Après 2 nuits d'observations : Le tube est très rigide. Quand je le déplace pour re centrer ou viser un autre objet, les "vibrations" à l'oculaire ne dure à peine qu'une seconde. L'image est stable directement La collim ne bouge pas apparemment pendant toute la dure d'observation, et je n'ai pas eu à re collimater entre mes 2 nuits d'observations, malgré les déplacements du Dob dans la maison(façon brouette). Juste un pouème à re centrer. Donc tubes et attaches de tubes vraiment bien bloqués et rigides. La collim ne bouge apparemment pas que le dob soit au zénith, à 45° ou à 20° de l'horizon. M17 était magnifique l'autre nuit, avec une belle image, étoiles bien ponctuelles. Le porte filtre est bien pratique dans cette configuration je trouve. Il y a bien sûr certains éléments qui n'ont pas fonctionné comme je l'espérais. La motorisation de la collim par exemple. A revoir plus tard ... Ou pas ! Je post quelques photos maintenant. J'en mettrai d'autres les jours à venir. L'araignée est une Strock, faite avec du plat alu de 4 mm d'épaisseur et de 60 mm de large, pour éviter d'éventuelles "torsions". Contrairement au vrai Strock, elle est tendue par des vis à ces 3 points de fixations. La base est un plateau tournant Alitrucbidule. Le tube est posé sur 3 roulements à billes et un patin en téflon, directement "inspiré" de "notre" meilleur fabriquant de structure. j'ai bien évidemment nommé Stellarzac. Bon ciel Pat2 points
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Bonjour à tous, un beau ciel bleu avec bien moins de cirrus qu'hier ; juste des cumulus de passage .... enfin, jusqu'au moment où l'orage est arrivé! A la fs60 muni de son sm40 double stack, BF10, glasspath x1.7 et zwo178mm sur GP vers 12h15 HL j'ai ensuite remplacé le glasspath x1.7 par l'ADC avec lentille de barlow x2 dedans pour grossir un peu sur cette belle tache. ça bouge un peu dans cette zone 134 films de 5s toutes les minutes entre 12h24 HL et 15h08 HL acquisition et autoguidage avec firecapture 2.6 traitements AS!4, photoshop, registax, iris et virtualdub Gif à 7 img/s réduit à 75% Xvid à 7 img/s http://www.astrosurf.com/ls35dx/new62/S20250503-10h24UT-13h08UT-sm40DS-fs60-bf10-adc-bx2-asi178mm.avi a+ stéphane2 points
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Hello les amis Je vous présente M13 imagée le 1er Mai 2025 14 poses de 5 minutes, soit une intégration totale d'1h10' C8 à pleine focale sur EQ6 R Pro 533 MC pour l'imagerie 220 mini pour le guidage via OAG Celestron Filtre Optolong L Quad Asiair Plus Cooling caméra : -10 ° Gain : 101 Prétraitement : Sirilic & Siril, Merci à Seb @sebseacteam pour ses tuyaux. Traitement : PixInsight2 points
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Re les amis Après M13, voici M63 imagée le 29 Avril 2025 43 poses de 5 minutes, soit une intégration totale de 3h35' C8 à pleine focale sur EQ6 R Pro 533 MC pour l'imagerie 220 mini pour le guidage via OAG Celestron Filtre Optolong L Quad Asiair Plus Cooling caméra : -10 ° Gain : 101 Prétraitement : Sirilic & Siril Traitement : PixInsight Une V2 en jouant un peu avec la Chrominance via Curve Transfo sur la Starless2 points
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Bonjour à tous, voici mon 1er dessin lunaire, complétement improvisé. Je devais juste observer avec ma petite lunette. En 3 secondes j'ai franchi le pas et attrapé mes crayons! Je n'avais pas de programme, le dessin s'agrandissait au fur et à mesure, c'est pour cette raison qu'il n'est pas cadré. Je ne sais toujours pas comment poster l'image en direct...je verrai ce que ça va donner. je n'ai fais aucune correction après le dessin, c'est aussi pour ça que le fond n'est pas homogène. Apparemment j'ai réussi à mettre l'image en direct, cool2 points
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Salut ! Ça fait bien longtemps que la trousse à dessin était fermée. Le bleu du ciel et la lune gibbeuse m'ont décidée à essayer un truc nouveau : dessin lunaire de jour. Je pratique épisodiquement donc je n'ai pas de technique à proprement parler. J'ai appris un peu aux ateliers dessin des NATs grâce à Carine Souplet, Philippe Heuilly, Frédéric Burgeot... Pour ce dessin, j'ai recyclé une chemise de classeur suspendu (dont je ne connais pas le grammage), et utilisé une craie carrée conté, un crayon carbothello blanc, et un graphite Bic évolution hb, ainsi que des estompes. Toute critique constructive est attendue pour faire mieux par la suite...2 points
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Cette phrase du célèbre petit ranger de l'espace de Pixar résume assez bien mon sentiment après cette superbe soirée d'observation d'hier soir. On le sait tous, l’observation astronomique est autant un plaisir esthétique que cérébral. Nous nous réjouissons des volutes des nébuleuses, des détails de l’atmosphère jovienne ou du relief martien. Nous restons cois devant la beauté brute de la Lune à l’oculaire, nous nous émerveillons de la richesse infinie des amas globulaires. Nous pouvons éventuellement, par très bon ciel, être subjugués par les bras spiraux de la Galaxie du Triangle… Mais prenons un moment pour penser à ce que l’on regarde, le plaisir prend immédiatement une autre dimension, sans mauvais jeu de mot. Assis sur mon confortable tabouret, seul dans l’obscurité à 1000m d’altitude, à travers quelques miroirs et lentilles – rien de bien compliqué – ce sont des milliards d’année-lumière qui m’observent, et que j’observe en retour. Contrairement à Blaise Pascal, le silence éternel de ces espaces infinis ne m’effraie pas, mais plutôt me ravit. Alors oui, le plaisir ici est avant tout cérébral. Point de volutes ou de bras spiraux (ou si peu) pour flatter la rétine, plutôt une multitude de formes – oblongues, rondes, obliques – tantôt diaphanes tantôt fantomatiques, qui viennent piquer l’esprit. Car chaque petite tachouille discrète est un univers-île à part entière, contenant son lot de soleils, de planètes, de nébuleuses et d’amas qui sont autant de ravissements complètement inaccessibles. Les distances en jeu sont folles, pensez-donc ! Des dizaines voire centaines de millions d’année-lumière. Pour nous, pauvres diables coincés sur Terre, ces dizaines de millions de milliards de kilomètres ou bien l’infini, c’est du pareil au même, si tant est que la comparaison ait encore un sens. Mon programme de ce soir est tout simple donc, et tient donc dans cette phrase : vers l’infini et au-delà. Direction les constellations de la Vierge, de la Chevelure de Bérénice et du Lion, dans le but de découvrir ce qu’il y a à découvrir, d’identifier ce qu’il m’est donné à voir, en toute humilité. Ça, c’est pour l’infini. Et au-delà ? Oui. Allons voir au-delà. Dans la constellation de la Vierge se cache une étoile insignifiante de prime abord, et même en y regardant à deux fois. Avec sa magnitude à 12.85, HIP 60936 n’attire pas l’attention. A l’oculaire, elle est assurément insignifiante. Mais il faut apprendre à la connaître, et son autre nom vous dira peut-être quelque chose : 3C 273. Un quasar. Un noyau actif de galaxie, dont le trou noir supermassif possède un disque d’accrétion d’une brillance ahurissante (magnitude absolue évaluée à… -26mag !) et qui nous nargue depuis sa place à… 2,44 milliards d’années-lumière. Des années-lumière par paquets de milliards, carrément. Pour ce programme, c’est évidemment le dobson 300 qui s’y colle et, le temps que la nuit se fasse, je ne boude pas mon plaisir d’aller saluer le relief lunaire, toujours impressionnant, notamment le cratère Petavius et sa rima parfaitement rectiligne. Bonsoir aussi à la belle Jupiter juste en-dessous, aux bandes bien nettes et colorées, quoi qu’un peu bouillonnante. 22h vient de passer, l’obscurité commence à être propice et je commence donc d’emblée par mon challenge du soir : détecter 3C 273 et l’identifier. Pour le repérer, je me suis imprimé une carte trouvée ici : https://www.deepskycorner.ch/obj/3c273.en.php que j’ai converti en « printer friendly » : La recherche s’est avérée assez difficile et j’ai eu beaucoup de mal à identifier les astérismes proposés pour me repérer. Mais finalement ça y est, je repère les trois étoiles alignées sous le quasar (en haut, dans l’oculaire) et… juste à côté les deux petits points peu lumineux, dont celui de droite est le fameux quasar. Je suis ravi, c’est un objectif que je me fixais depuis longtemps de pouvoir observer ce monstre pourtant si discret. « Ce petit point, c’est un quasar. Dingue. ». Passage ensuite dans la Vierge, avec un trajet que j’aime faire : partir de Vindemiatrix et remonter jusqu’à Denebola. Ce soir donc, j’essaie d’identifier les galaxies que je vois. Le premier duo identifié est NGC 4762 & NGC 4754, parfaitement nettes et assez brillantes. Un peu plus bas, NGC 4733 se fait discrète. Je continue ma route et tombe sur la grosse galaxie elliptique M60. Il me semble percevoir une dualité du noyau, trahissant la présence de NGC 4647. Tout à côté, NGC 4636 et NGC 4638 sont elles parfaitement visibles. M59 est là également, évidemment. NGC 4606 et NGC 4607 gardent le passage, quoique subtilement, vers M58, galaxie spirale qui ne montrera aucun détail. En-dessous se trouve la discrète NGC 4564 et les encore plus discrètes NGC 4567 et NGC 4568, duo de galaxies en interaction. Retour sur M58 et direction l’opposé, au-dessus donc, où NGC 4550 et NGC 4551 se font rapidement voler la vedette par M89, bien plus visible et évidente. Toujours plus haut, M90 est très belle, bien définie et lumineuse Je continue de monter et découvre M91, plus subtile avant de partir à droite et tomber sur M88. Ah ! Qu’elle est belle ! Petite et oblongue mais bien lumineuse (alors que les valeurs données par Stellarium semblent très faibles). Je reprends mon chemin initial et tombe sur la galaxie elliptique géante M87. Bien évidemment, ni son trou noir central – pris en photo par le consortium EHT – ni son jet relativiste ne me sont accessibles, mais je sais qu’ils sont là… Elle est accompagnée par un chapelet de petites galaxies : NGC 4486, NGC 4478 et NGC 4476. Poursuivant ma route, je tombe sur la chaîne de Markarian, et là c’est un peu le festival : M86, M84 et NGC 4388, toutes trois bien visibles et de formes très différentes, encadrent une discrète NGC 4387. Au-dessus, NGC 4402 est bien visible, juste à côté de Arp120, galaxie particulière très sympa et de forme allongée et NGC 4435. Je poursuis ma remontée de la chaîne et tombe sur NGC 4458 et NGC 4461, puis NGC 4473 et NGC 4477. Je continue et identifie trois autres galaxies : NGC 4459, NGC 4468 et NGC 4474. A côté, NGC 4446 et NGC 4447 sont ridiculement petites. L’heure tourne, la nuit est bien avancée et la fatigue de la journée se fait sentir. Je ne me sens pas continuer encore longtemps alors décide de chercher deux cibles envisagées : les amas Abell 1656 dans Bérénice et Abell 1367, dans le Lion. Ce dernier est très facile à pointer car situé tout à côté de l’étoile de magnitude 4.5 93Leo. En vision décalée, j’aperçois assez nettement les deux principales galaxies de l’amas, NGC 3842 et et NGC 3862. Peut-être aussi NGC 3816 et NGC 3821 mais sans certitude. D’autres galaxies apparaîtront et disparaîtront de manière fugace au grès de l’observation, me laissant un peu la même impression qu’un amas globulaire peu résolu… mais avec des galaxies ! Même exercice pour Abell 1656 donc, dans la Chevelure de Bérénice et également très facile à repérer car situer sur la ligne BetaCom – Al Dafirah. Le rendu est un peu le même qu’avec le précédent amas avec deux galaxies centrales discernables en vision directe cette fois : NGC 4874 et NGC 4889. La zone fourmille en limite de vision de petite taches très peu étendues, sorte d’étoiles un peu empâtées, témoignant de la richesse de l’amas. Le ciel bien noir d’une heure du matin est très coopératif, et avant de plier bagages et redescendre sur Terre, je retourne voir le quasar de tantôt. Il est toujours là, évidemment, et même plus facilement visible maintenant. Mais le bonhomme est épuisé. Ces 4h d’exploration galactique depuis ma petite montagne étaient un réel bonheur, partagé en plus avec deux amis fins observateurs, mais il est temps pour moi de tirer ma révérence, redescendre sur Terre en plaine, et rejoindre mon lit… avant de vous raconter tout ça en citant Buzz l’Éclair et Blaise Pascal. Merci de m’avoir lu.2 points
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Hello, En ce printemps 2025, pas mal de nuits dégagées finalement, début Avril notamment. Comme c'est la période privilégiée pour les galaxie, je suis retourné voir M64, avec la 80ED + caméra planétaire cette fois-ci. M64 (NGC 4826) est une galaxie spirale située dans la constellation de la Chevelure de Bérénice. M64 est aussi connue sous les noms de galaxie de l'Œil noir, de galaxie de l'Œil poché, de galaxie de l’œil démoniaque ou encore de Beauté endormie. Je vous laisse choisir le nom qui vous conviendrait le mieux. Pour une fois qu'on a le choix..... Moi j'ai choisi l'Oeil Noir. La galaxie M64 a été découverte par l'astronome britannique Edward Pigott le 23 mars 1779, puis indépendamment par Johann Elert Bode le 4 avril de la même année. Charles Messier l'a aussi redécouverte le 1er mars 1780 et l'a inscrite à son catalogue comme M64. La découverte de Pigott n'a cependant été communiquée à la Royal Society de Londres que le 11 janvier 1781, alors que celle de Bode le fut en 1779 et celle de Messier en 1780. La découverte de Pigott est restée ignorée des historiens jusqu'en 2002 lorsque ses travaux ont été redécouverts par Bryn Jones. Beaucoup de découvreurs, d'où les noms différents. M64 renferme deux disques contrarotatifs de masses approximativement égales. Le disque interne contient les voies de poussière proéminentes de la galaxie. Lunette Skywatcher 80ED (80/600) + réducteur 0.8x @ 479mm Caméra planétaire Player One Neptune-664c + filtre Player One IRcut Anti-halos Monture HEQ5 kit courroie Rowan Autoguidage via lunette guide 60/270, Asi290mm / PHD2 Acquisition NINA 179 x 30s Gain 180 Traitement Siril, Pixinsight, Photolab 6. une brute de 30s:2 points
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Bonjour Beaucoup plus de turbulences ce matin et surtout beaucoup de vent. Sous ces conditions, ma monture ne tient pas la lunette de 130. C'est donc avec la 80ED que j'ai imagé la grosse tache du moment. Skywatcher 80ED Astrosolar Baader D3,8 Barlow Meade série 4000 Filtre Continuum caméra ASI178MM. A bientôt Jean-Christophe.2 points
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Salut à tous, Je n'avais plus grand chose de H-alpha avec mon vieux PST 1ère génération dont le filtre à l'ouverture a la réputation de s'oxyder avec le temps. Les images ressemblaient plus à du continuum qu'à du H-alpha Suite à une conversation avec Bernard Augier sur astrosurf j'ai décidé de me lancer dans sa réparation. Un grand MERCI à lui. http://www.astrosurf.com/topic/173431-changer-lobjectif-40mm-dun-pst-premi%C3%A8re-g%C3%A9n%C3%A9ration/ Décollement des lentilles du doublet à l'eau bouillante dans une passoire J'ai enlevé ensuite les revêtement et la colle avec du vinaigre ménager et de l'alcool à 90 Les lentilles bien nettoyées, je les recolle avec du baume du Canada. Je liquéfie le baume en le chauffant avec un sèche-cheveux. Je me suis fait des petites calles en impression 3D pour bien les positionner Et voilà un beau doublet tout beau tout propre Contrairement à Bernard Augier qui a choisi de changer son ITF, j'ai opté pour un filtre ERF 2" de chez PlayerOne positionné devant le doublet et serré gentiment avec la bague d'origine. Il a l'avantage d'être à la bonne taille. Un œil à l'oculaire et c'est le bonheur !!! J'ai récupéré tous les détails du H-alpha. Protus, filaments ... Le tout pour moins de 150 € (filtre + baume) La preuve en image avec le soleil du jour et l'ASI 678 Philippe1 point
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Bonsoir ! Le temps de rattraper les posts du fait de 5j d'absence, me revoici avec une prmière image, rapide, simple, sans fracas Prise pendant une période intermédiaire histoire de ne pas "rien faire" avec le second setup, le 18/03 dernier. Il s'agit de Melotte 111, amas ouvert de la chevelure de Bérénice. 4h de pose en UVIrcut donc, sans chichis. Je m'étale pas sur le traitement assez direct, hormis un sévère gradient global sur l'image, et des flats ratés (enfin j'ai fait une bourde de rotation bêtement, même légère ça pardonne pas...)1 point
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Il y a un mois une bande de copains (dont moi) a repris un télescope fait par Roel Weijenberg autour d'un miroir Alluna 635 mm f/4.2. Fabuleuse trouvaille, malgré la taille il est facilement transportable comme brouette et se monte facilement par une personne. Une petite vidéo Toutube: Il y a une semaine, j’ai apporté quelques modifications : plateforme Gregg Blandin en dessous, nouveau porte-oculaire FeatherTouch avec plus de marge de mise au point, qui rend le télescope compatible avec les correcteurs de coma classiques mais aussi avec un SIPS Paracorr (pour le visuel pur), trois supports de chercheur (chercheur à image droite ou pointeur laser en bas, chercheur à point rouge juste au-dessus du porte-oculaire, et en haut un PiFinder)... La perceuse est encore visible en arrière-plan sur la photo (tout comme la bombe aérosol Noctutec SL-94 à gauche), mais il est prêt à l’emploi: ouverture dans la plaque de support du porte-oculaire élargie pour le tube du FT, supports de chercheur ajoutés, et un peu de bricolage pour le rendre compatible avec la table équatoriale (déjà installée ici, ce qui donne l’impression que le télescope flotte un peu). Tout est en place sur la photo, sauf le pare-lumière et le chercheur : ...et ensuite, il était temps pour une première session sérieuse (ce n’était pas la « première lumière » pour ce télescope à ce nouvel emplacement, mais c’était la première fois après toutes les modifications). Sud des Ardennes (belges), près de la Semois, nuit du 27 au 28 avril. SQM pendant la nuit astronomique autour de 21,3, transparence bonne sauf dans les 15° les plus bas, surtout au sud (où il fallait observer à travers un léger voile). Rien que des éloges au sujet de la structure : il se déplace en douceur (même sur la table EQ), l’équilibre est parfait, la stabilité de la collimation est stupéfiante (même après démontage et remontage)... le seul inconvénient, c’est qu’on a effectivement besoin d’une échelle en permanence, sauf pour les objets très bas, et chaque changement d’oculaire ou de filtre devient un petit voyage. Tout est intelligemment conçu (l’installation de la cage du miroir secondaire devient assez simple après quelques essais grâce à la petite cale de chez Ikea fournie, qui permet d'incliner la boîte à miroir pendant l'installation), et malgré le miroir Alluna assez épais, une seule personne peut sans trop d’effort installer la boîte à miroir dans le berceau sur la plateforme. Mais quelle récompense pour les voyages sur l'échelle ! Une grande ouverture, donc même à des grossissements assez élevés, une luminosité surfacique impressionnante. Voilà ce qu’on appelle un vrai râteau à galaxies Arp ! Toute la session a utilisée principalement les combinaisons suivantes : Galaxies : amplificateur de lumière résiduelle 3ème génération (rapport signal/bruit 37, pas trop mal), sur Paracorr (118x, f/4,83, champ de 0,34°) ou sur Barlow APM 2" 1,5x (145x, f/6,3), filtre Astronomik L1 (pour filtrer le rayonnement de fond de ciel OH en IR proche) ; oculaires en verre : Apollo 11 mm Apollo dans Paracorr (278x) et Delos 8 mm dans Paracorr (383x). Nébuleuses planétaires brillantes : amplificateur, Barlow 2,3x sur Paracorr (270x, f/11, champ de 0,15°), filtre Altair Astro quad-bande ; oculaire : 8 mm Delos dans Paracorr (383x). Nébuleuses diffuses en "fort" grossissement : amplificateur de lumière résiduelle sur Nexus (77x, f/3,15, champ de 0,52°). Nébuleuses diffuses à faible grossissement : amplificateur de lumière résiduelle avec objectif de 30 mm sur Televue Plössl 67 mm et Paracorr (46x, f/2,16, champ de 0,87°). Encore plus bas grossissement : même configuration mais avec Nexus au lieu du Paracorr (30x, f/1,4, champ de 1,3° ; étonnamment, le réducteur 0,75x provoque moins de vignettage que le TS Maxfield 0,95x). Comme on peut le voir, avec un amplificateur de lumière résiduelle, on travaille généralement à plus faible grossissement, car on observe en vision mésopique, ce qui permet de percevoir plus de détails sans devoir trop grossir. Il a fallu attendre un peu la nuit astronomique, mais tout était déjà installé bien avant, en un clin d’œil (le plus long, c’est les allers retours pour aller chercher les accessoires ; le montage en lui-même prend moins de 5 minutes). Et ensuite, au travail… j’avais eu le temps de préparer une petite liste. Attention : sauf pour les deux combinaisons afocales (et les oculaires en verre), l’image est en mode « jumelles » (les amplificateurs de lumière résiduelle avec un objectif ou un télescope donnent une image droite et non inversée), ce qui n’est pas courant pour un Dobson. Dans le texte Il faut donc inverser la droite et la gauche ainsi que le haut et le bas, par si on a un Dobson classique (j'ai essayé d'utiliser Est/Ouest et Nord/Sud dans le texte). NGC 2835 était déjà descendue bien bas, juste dans la purée au-dessus de l’horizon où la transparence était moyenne ; l’objet est indiqué comme « visible dans des télescopes de 4 pouces » dans l’atlas IDSA, mais je n’y crois pas du tout, du moins pas depuis le Benelux (je pensais que 635 mm suffiraient, mais je l’ai tout simplement ratée pendant des minutes car je m’attendais à quelque chose de beaucoup moins subtil). À 118x, entre deux petites étoiles presque alignées est-ouest (horizontalement), on distingue à peine un noyau, avec un centre presque stellaire et un léger petit cercle flou autour. Aucun bras spiral visible, sauf une petite tache en haut à gauche (nord-est), probablement une région HII (formant un triangle rectangle isocèle avec les deux étoiles de part et d’autre de la galaxie). Après beaucoup d’efforts, un minuscule debut de bras partant du noyau vers le sud est perceptible, mais c’est une observation incertaine. À plus faible grossissement (77x), on devine un très faible halo allongé nord-sud (rapport 2:1), atteignant la petite tache, mais sans aucun détail (même cette petite région devient difficile à voir). UGCA 150 se localise via PiFinder plus SkySafari, car elle n’est pas dans les catalogues standards du PiFinder. C’est une fine traînée verticale (NNE-SSO), juste à l’est d’une étoile assez brillante, avec un rapport h/l de 1:8 ou 1:10. Le noyau est relativement lumineux, également allongé, bien défini, et situé franchement du côté de l’étoile à l'ouest. Vers le nord, la galaxie s’étend deux fois plus loin que deux petites étoiles situées juste à l’est, avec une extrémité assez pointue. Vers le sud, l’extrémité est plus émoussée et s’étend un peu moins. Sur le côté est, une fine bande de poussière est visible, et juste à l’est de celle-ci, une ligne extrêmement ténue est encore perceptible. NGC 3115, une vieille connaissance, la galaxie du Fuseau (Spindle Galaxy), porte bien son nom. À 145x, un petit noyau lumineux légèrement ovale, allongé NO-SE avec un rapport de 1:1,5. Dans son prolongement, une ligne centrale très fine, de longueur égale de chaque côté, qui s’étend au sud jusqu’à environ une fois et demie la distance de noyau vers d’une petite étoile à l’est, et au nord jusqu’à une étoile encore plus faible. Cette ligne donne presque une forme de losange au noyau en le rallongeant dans l'axe majeur. Un faible halo au rapport 4:1 entoure cette ligne centrale (atteignant environ les 3/4 de la distance entre le noyau et l’étoile au sud-est), mais il est très très légèrement plus sombre de part et d’autre du centre, ce qui lui donne un peu une impression de forme de lemniscate. En vision décalée, les bords du halo deviennent plus nets (et il apparaît étonnamment uniforme, sauf de part et d'autre du noyau, bien que la différence de luminosité est moins nette en vision décalée) NGC 3242, le Fantôme de Jupiter, est magnifique, et pour cela j’utilise un grossissement plus élevé (270x) avec un filtre Antlia Quad-Band. Une étoile centrale, un anneau en forme de citron autour d’une cavité orientée SE-NO. À l’ouest, l’anneau est un peu pointu avec une tache plus lumineuse dans l’axe du citron ; à l’est, il est plus estompé avec une tache plus lumineuse perpendiculaire à cet axe. Autour, un halo ovale 1,4:1, bien défini. LE long de l’axe mineur, un fin liseré entoure la halo, qui disparaît presque dans l'axe majeur. Aux extrémités sud-ouest et nord-est, cette halo semble avoir une structure en « trident » à cause des zones plus lumineuses au bord et dans l'axe majeur. Un fin anneau sombre (visible uniquement au sud-ouest et au nord-est) entoure le bord lumineux, suivi d’une très faible halo secondaire au diamètre environ trois fois plus grand. NGC 4027 (Arp 22) : une barre centrale très courte, presque horizontale, inclinée de 30° par rapport à une ligne reliant deux étoiles à l’est et à l’ouest ; le noyau est situé à un tiers de cette ligne (plus proche de l’est), avec un halo 2:1 autour de la ligne. À l’extrémité sud de la barre, un bras très court part immédiatement et se recourbe presque directement vers l’autre côté de la barre (ce qui donne à la région sud une forme semi-circulaire). Au nord, un bras part perpendiculairement à la barre, s’étend en ligne droite, puis forme une longue courbe jusqu’à l’étoile à l’est. Contrairement au bras sud (qui semble collé au noyau), il y a une zone sombre entre le bras nord recourbé et le noyau. À faible grossissement (77x), un halo très diffus entoure toute la galaxie, sauf dans cette zone sombre. L’ensemble est remarquablement asymétrique (presque rond et uniforme au sud, allongé au nord, donnant une forme globale ovoïde). Le Pingouin et l’Œuf (NGC 2936 et NGC 2937, Arp 142) sont pour moi un classique un petit défi musclé. Malheureusement, la transparence dans cette partie du ciel n’est pas idéale ce soir, mais l’amplificateur de lumière résiduelle et l’ouverture compensent en partie. L’« Œuf », au sud, présente une forte luminosité surfacique. Noyau quasi stellaire avec un renforcement lumineux autour et un halo bien défini, allongé nord-sud avec un rapport 1:1,5. Après beaucoup d’attention, on perçoit un halo secondaire très diffus qui prolonge l’objet vers le nord et le sud (mais pas en largeur est-ouest). Le « Pingouin » apparaît d’abord comme une galaxie ovale, située à mi-chemin entre l’Œuf et deux petites étoiles au nord-ouest, avec un grand axe presque perpendiculaire à celui de l’Œuf. En y regardant de plus près, le noyau est plutôt triangulaire, avec une pointe allongée vers l’est. Il y a un renforcement lumineux dans le noyau, mais pas de type quasi-stellaire, et une fine bande sombre qui forme un petit arc au-dessus du noyau lumineux, se dirigeant vers la pointe de l’extension au nord-est. De l’autre côté (sud-ouest), la bande s’incurve vers le sud, et en vision décalée, on voit que de ce côté du noyau lumineux, toute la galaxie s’étale également (sur toute la longueur de ce côté, à peu près équivalente à celle du "bec" à l’est), avant de s’estomper. En vision décalée, on distingue aussi un petit trait au nord de l’étoile située à droite, au nord-ouest du Pingouin : PGC 1237172. Étonnamment, elle est bien plus subtile avec l’amplificateur de lumière qu’avec l’oculaire Delos 8 mm — elle doit donc être très bleue, et plus facile à voir en vision nocturne "classique" avec un oculaire classique. (ouf, l’investissement dans les oculaires classiques n'était pas en vain, et je suis content d'avoir gardé un œil adapté à l'obscurité!) IC 2431 est minuscule (trop petit pour être classé Arp malgré sa forme étrange ?), et se montre mieux avec le grossissement utilisé pour les nébuleuses planétaires (270x). La première impression est celle de « deux côtés d’un minuscule rectangle ». À l’ouest du groupe, la galaxie principale : une fine traînée nord-sud (parfaitement droite), dont le noyau le plus lumineux est en haut (nord), légèrement épaissie de ce côté. Vers le sud, elle devient un peu plus sombre, puis on voit un second renforcement lumineux. Juste à l’est de ce renforcement lumineux inférieur, un petit ovale séparé, puis une ligne extrêmement fine et diffuse qui remonte de façon parallèle à la galaxie principale (mais n'est visible que de manière intermittente). Cette fine ligne à l'est est légèrement bombée, donnant à l’ensemble une forme légèrement en C|. À droite, à l’ouest, au nord de la galaxie principale, un ovale diffus et uniforme, une troisième galaxie, avec une très faible traînée vers l’ouest qui ne se voit qu'à peine et seulement 20% du temps. NGC 5335 : noyau quasi stellaire avec un petit disque autour, dans une barre orientée sud-est/nord-ouest, qui s’assombrit légèrement de part et d’autre du noyau avant de s’éclaircir à ses extrémités. L’extrémité sud de la barre atteint environ les deux tiers de la distance jusqu’à une petite étoile qui est presque dans le prolongement de la barre. À ces extrémités, un fin anneau ovale est attaché, sur 360° — sauf au niveau de la barre —, très diffus, avec un rapport h/l 1:1,5 avec l'axe majeur perpendiculaire à la barre. Aucun halo visible à 145x, mais à plus faible grossissement (118x), l'extérieur de l’anneau est légèrement plus lumineux que l’intérieur (même si l’anneau lui-même devient à peine visible). M83 est vraiment dans la purée, car très bas sur l’horizon (alors que l'objet est pourtant presque au méridien). Je commence avec un oculaire en verre (pour calibrer), ce qui confirme mon impression : il est dans la choucroute (je l’ai déjà vu bien mieux avec la même configuration à Medendorf). On ne voit qu’un noyau ovale avec un centre quasi stellaire, puis une longue barre orientée nord-est/sud-ouest, et on devine un halo 2:1 autour de la barre, sans pouvoir discerner la structure des bras. Avec l’amplificateur de lumière (77x), c’est bien mieux : quelques bras apparaissent aux extrémités de la barre, presque en symétrie centrale (avec un bras un peu plus "ouvert" au sud). Les bras forment une sorte de Ƨ aplati. À l’ouest, il y a en fait deux bras : l’un revient en crochet (comme celui d’en face), l’autre part perpendiculairement à la barre puis part en éventail et disparaît. Au sud, une zone sombre se trouve sous le bras, suivie d’une large bande très diffuse et un peu plus claire qui longe un petit arc d’étoiles… probablement le prolongement d’un bras, mais sa source n’est pas identifiable (et cela ne semble pas provenir de l’extrémité de la barre). À plus faible grossissement (46x), les bras disparaissent, mais le halo devient curieusement plus circulaire que la forme aplatie en Ƨ visible à plus haut grossissement. NGC 5274 : Petit noyau rond avec un centre lumineux mais non stellaire. Un bras commence au nord du noyau rond, part vers l’est à gauche, puis forme une belle spirale logarithmique vers le sud, revient vers l’ouest et se termine brusquement en direction de l’ouest-nord-ouest — on dirait la couple d'un Nautile. Sur la dernière portion, deux nœuds lumineux sont visibles (amas ? régions HII ?), le dernier marquant clairement la fin du bras. L’autre bras part du sud du noyau vers l’ouest, puis remonte vers le nord (il devient un peu plus sombre, puis s’élargit et s’éclaircit à nouveau), continue assez longtemps vers le nord, puis s’incurve légèrement vers le nord-nord-ouest, s’épanouit et disparaît. Près de son extrémité, une petite tache isolée, plus proche du noyau, semble être soit un renforcement dans un bras invisible, soit une boucle du bras lui-même — il s’avère que c’est la première option. Au sud, à mi-chemin entre les deux bras, un troisième bras s'incurve et finit sur une petite étoile à l’ouest. Une magnifique galaxie à spirale ouverte, avec une subtile asymétrie qui la rend d’autant plus intéressante. NGC 4933A-C (Arp 176) : À 118x, petit ; à 145x, plus net. Deux galaxies, pas tout à fait alignées nord-est/sud-ouest. Le noyau principal est en haut, avec un petit centre lumineux, entouré d’un ovale 2:1 (NGC 4933A), et un halo en forme de motif cachemire/paisley menant à une seconde galaxie plus petite (NGC 4933B), qui apparaît comme une tache presque parfaitement ronde, uniforme mais avec une luminosité surfacique élevée, légèrement allongée dans l’axe du motif en goutte. Le halo se prolonge en pointe juste au-delà de la seconde galaxie. En haut, un bord lumineux avec une petite bande de poussière en dessous (parallèle à l’axe du motif principal), et en haut à gauche, une tache légèrement plus brillante (séparée du reste du bord plus lumineux par la bande de poussière ?). À l’est de l’extrémité émoussée du motif cachemire, au nord, une autre petite galaxie ronde est visible, NGC 4933C, plus grande que NGC 4933B et ayant à peu près de la même taille que l’ovale plus lumineux dans NGC 4933A, mais très diffuse, moins lumineuse, et presque parfaitement uniforme. NGC 5077 et ses compagnons : Sous (au sud) d’un couple d’étoiles assez brillantes, NGC 5079 est une tache diffuse et assez uniforme avec un léger renforcement central; ovale 2:1 orienté nord-est/sud-ouest. Des détails sombres suggèrent deux bras : l’un partant du sud, courbant vers l’ouest puis revenant au nord, et à l'opposé un bras court qui ne se devine que par un côté un peu plus creux. NGC 5077, à l’ouest du couple d’étoiles, est légèrement plus grande et plus brillante, une galaxie elliptique ovale 1:1,5 avec un doux gradient de luminosité, axe nord-nord-est/sud-sud-ouest. Sous NGC 5079 (au sud et légèrement à l’ouest), NGC 5076 apparaît comme une petite tache en forme de cacahuète, avec son axe pointant vers NGC 5079. Plus au nord-ouest de NGC 5077, NGC 5072 est une petite galaxie juste au nord d’un petit arc d’étoiles, avec à l’ouest une étoile supplémentaire formant un crochet vers le nord. Encore plus au nord, juste à l’ouest d’une étoile, une galaxie quasiment vu de la tranche au rapport 4:1, à luminosité surfacique uniforme : NGC 5070. À l’est de cette galaxie, deux étoiles très brillantes, et juste au sud de celle de gauche, une minuscule tache mais assez lumineuse: PGC 46497. Encore plus à l’est, la plus grande galaxie du groupe : NGC 5088, orientée nord-sud, presque rectangulaire, avec un noyau allongé situé curieusement tout à l’ouest. Depuis ce noyau, un fin trait suit le bord nord (un bras ?), et à l’est, un soupçon d’un autre bras. Au sud, sur le bord ouest, un renforcement lumineux, et tout au bout au sud, une tache brillante (curieusement, la galaxie semble tronquée dans l’angle sud-ouest — le "coin inférieur droit" manque). En balayant un peu au hasard dans toutes les directions, on découvre constamment 3 à 4 minuscules galaxies supplémentaires ; elles sont presque impossibles à compter ou à cartographier (dans SkySafari, cette région fourmille de petites galaxies de magnitude 17 à 18). NGC 5044 et ses compagnons : encore une région très peuplée. Juste au sud d’une étoile brillante (après vérification, HD 115201, magnitude 8), se trouve une étoile plus faible (nom GAIA trop barbare pour copier, magnitude 12,53), autour de laquelle on voit immédiatement trois galaxies formant un triangle rectangle. Au sud-est, NGC 5049, une petite galaxie vue par la tranche avec un noyau central très lumineux ; au sud-ouest, NGC 5044, une galaxie elliptique beaucoup plus grande et presque ronde ; et au nord, une minuscule galaxie probablement elliptique également, avec une luminosité surfacique similaire : NGC 5046. Au sud-ouest, deux petites étoiles orientées nord-sud encadrent NGC 5035, un petit ovale 1:1,5 qui ne ressemble pas à une galaxie elliptique : noyau lumineux, zone plus sombre, puis un bord plus lumineux et très fin (surtout au sud-est et au nord-ouest). Difficile de dire s’il s’agit d’une lenticulaire ou d’une galaxie à barre de type « Tie fighter » — elle est trop petite pour en juger (et la turbulence ne permet pas de grossir davantage). Au sud-est de l’étoile la plus au sud de cette ligne, on trouve un ovale parfaitement uniforme au rapport 5:1 : NGC 5037, qui évoque une version minuscule de M31. En allant plus à l’est puis vers le nord, juste au sud de NGC 5049, on trouve une autre galaxie vue par la tranche avec un renflement central (rappelant une mini-mini Galaxie du Fuseau) : NGC 5047. Entre NGC 5035 et NGC 5047, une étoile semble floue — peut-être une minuscule galaxie non identifiée (non vérifié). Plus au sud-est, NGC 5054 est une galaxie à la forme étrange : un noyau lumineux entouré d’un halo en forme d’aubergine (la pointe vers le sud). Le halo est légèrement creux, avec des bords plus lumineux — très « Arpien », mais peut-être trop petit pour figurer dans le catalogue Arp (quoique… Arp 176 n’était pas beaucoup plus grand). Bien plus au nord de NGC 5054, on trouve une fine traînée lumineuse : PGC 46261 (magnitude 13,5 — ce qui est "facile" avec ce télescope et l’amplificateur de lumière). NGC 5597 et NGC 5595 : un joli duo de galaxies très proches. Elles sont de taille similaire. Au nord-ouest, NGC 5595 est remarquable : en forme de losange (axe long nord-est/sud-ouest), composée d’un noyau central lumineux et de deux bras recourbés (comme des parenthèses couchées). Le bras sud est décalé vers l’ouest, le bras nord vers l’est, chacun s’approchant du noyau sans le toucher, formant ainsi une silhouette losangique. Au sud-est, à 118x, NGC 5597 est une galaxie barrée asymétrique, presque annulaire, probablement vue de face. La barre, avec un noyau lumineux au centre, est parallèle à l’axe long de NGC 5595. À l’est, un bras épais part vers le sud, perpendiculaire à la barre, tourne immédiatement à 90° vers le sud-ouest, et s’arrête brusquement au niveau du noyau, laissant une cavité entre la barre et le noyau. L’autre bras est beaucoup plus large et forme presque un demi-cercle parfait : il commence large, s’amincit progressivement, et se termine en pointe juste de l’autre côté de la barre. NGC 5746, surnommée la Mini-Sombrero, porte bien son nom, bien qu’elle pointe de façon verticale (alors que M104 est horizontale). La bande de poussière est un peu plus droite que celle de M104, et le renflement central est plus prononcé. Un noyau lumineux se trouve à l’ouest de la bande sombre proéminente, et à l’est, on peut suivre le côté du renflement central de l'autre côté de la bande sur environ un tiers de la longueur. Juste à l’ouest de l’extrémité nord, une étoile assez brillante est à côté d’un petit groupe d’étoiles très fines qui forment une sorte de pointillé le long du bord de la galaxie au nord. Dans la partie sud, quelques étoiles faibles semblent posées directement sur la bande de poussière. M61, à 145x, est une magnifique galaxie spirale. Un noyau ovale lumineux au rapport 3:1, orienté nord-sud, clairement une galaxie à barre intermédiaire ovale également 3:1. Par moments (quand la turbulence se calme un peu), on distingue que le noyau lumineux n’est pas tout à fait aligné avec la barre (et légèrement ovoïde, avec la pointe vers le sud), et que deux fines bandes de poussière arquées traversent l’ovale de la barre. Au nord, deux bras : l’un part à 60° de la barre, s’élargit progressivement, puis s’arrête brusquement. L’autre commence par une section courte, floue et large, perpendiculaire à la barre, puis se divise : une branche courte continue tout droit, l’autre tourne à 60°, continue, puis tourne à nouveau à 60° au niveau du noyau, et passe juste à côté de l’autre bras (sans le rejoindre). Au sud, un bras part perpendiculairement à la barre, droit vers l’ouest (et commence par une petite ligne plus lumineuse et bien marquée), puis tourne à 60°, s’élargit et disparaît. Peut-être que le bras opposé est en fait le prolongement de celui-ci, formant une seule structure. NGC 4517 ressemble à une version aplatie de la Galaxie de la Baleine. Orientée exactement est-ouest. Une superbe bande sombre granuleuse avec des bords irréguliers, particulièrement marquée au niveau d’une étoile brillante en premier plan collée à son bord. NGC 4527 est assez allongée ; à l’ouest, juste au nord du noyau, une bande très sombre (rappelant un peu l’œil noir de M64). Dans le halo ovale, une fine zone plus brillante a une forme évoquant un symbole d’intégrale, avec des crochets aux extrémités (peut-être une illusion causée par un amas ou une région HII, mais cela ressemble à des bras spiraux). Au nord-est, à la limite du champ, une autre petite galaxie (probablement lenticulaire, avec une fine ligne centrale) perpendiculaire à NGC 4527 : NGC 4544. De retour vers NGC 4527, au sud, un peu plus loin, deux petites étoiles, puis NGC 4533, une galaxie vue par la tranche (rapport 4:1), avec un noyau lumineux et un halo très diffus qui l’allonge sans l’élargir — visible uniquement en vision décalée. Le bord ouest semble plus droit et mieux défini. Enfin, un joyau : NGC 4536. Noyau quasi stellaire entouré d’une structure étrange, ovale 1:2 orientée nord-est/sud-ouest, mais légèrement creux. Deux longs bras partent du nord-ouest et du sud-est, parallèles à l'axe majeur de l’ovale central, puis se font des crochets qui reviennent plus loin. Je suis comblé côté galaxies. Je lève les yeux, et à l’est, je vois la Voie lactée estivale former un bel arc horizontal, riche en taches sombres et plumes partant vers l'extérieur… les nébuleuses d’émission m’appellent — ce sera la deuxième partie du CROA (mais en version plus courte).1 point
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Les grands esprits se rencontrent 🤔 Sur le 410 mm j'avais des branches évidemment bien plus fines et ce système pouvait me servir en plus pour centrer l'araignée. J'ai fait la même chose pour celui ci. Pour le centrage du secondaire c'est plus pratique je trouve, mais avec des branches en alu de 4 mm d'épaisseur et de 60 mm de largeur ça ne sert à rien, sauf à me rassurer psychologiquement La branche courte arrière n'est pas tendue, mais juste ajustée sur la branche principal.1 point
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Salut les milliardaires, 😉 " Grands bois, vous m'effrayez comme des cathédrales" écrivait Charles Baudelaire en 1857 dans les Fleurs du mal. Je reprends cette phrase à mon compte en n'y changeant qu'un mot: " Grands cieux, vous m'effrayez comme des cathédrales"... Mon CROA s'intitule " Mercredi 30 avril 2025, la nuit des 6 quasars" Dans une grande partie du pays, nous venons de vivre un événement météo exceptionnel de temps chaud et sec qui nous a apporté 5 nuits de beau ciel autour de la Nouvelle Lune, du 27 avril au 1er mai, du vrai pain bénit pour nous autres astrams, si friands des constellations de printemps avec leurs cortèges de galaxies. J'ai vérifié dans mes archives: depuis 2005, nous n'avons jamais connu cela à la Nouvelle Lune d'avril et bien sûr j'en ai largement profité en alignant 3 nuits complètes d'affilée au pied d'une éolienne dans le Saulnois en Moselle-Est, où j'observe souvent en solo ou avec des membres de mon club POLARIS. C'est un très bon site à 360° avec tous les villages environnants qui éteignent leur éclairage à minuit. Dans la nuit de Pâques, j'y ai mesuré un SQM record à 21,49 ! J'observe toujours avec le même télescope: mon fidèle KHLT 500 ( = Klose Herrmann Lowrider Teleskop) F/4, que mon ami Timm Klose m'a construit sur mesure en 2008 avec une excellente optique signée Roland Herrmann, équipé d'un Telrad, d'un chercheur 9x50 coudé redressé éclairé et d'un PO Starlight à 1,75m quand le télescope est au zénith. Ma chaise astro en alu a une assise réglable de 40cm à 1,05m et est équipée d'un pupitre de travail pour le PSA et la tablette sur laquelle j'ai SkySafari Pro avec les extensions GAIA et PGC, donc jusqu'à la magnitude 18. Ainsi je peux faire la majorité de mes observations en position assise, ce qui procure un confort très appréciable. Alors, pour résumer, j'ai préparé mes plans dimanche 27 pour les nuits à venir: - lundi 28 > la voie Ouest de l'autoroute des galaxies en partant du Fantôme de Jupiter NGC3242 HYA, puis remontée vers le Fuseau 3115 SEX, le duo 3166-69, les galaxies du Lion, du Petit Lion et celles de la tête de l'Ourse jusqu'à M81-82. J'avais à peine commencé ce programme qu'un gros tracteur est venu faire de l'épandage dans le champ voisin à 23h et j'ai dû déménager à une autre éolienne pour être dans le noir. Point fort de la nuit de lundi > j'ai réussi la mythique Polarissima Borealis 3172 mag 15. SQM mesuré à 21,45 à 2h. - mardi 29 > la voie Est, la royale, avec départ aux Antennes 4038-39, le Sombrero 104, la Vierge, la Chevelure, pour finir avec M51 près de la queue de l'Ourse. Pendant que j'explorais la Chevelure, je me suis attardé sur Abell 1656 pendant 3/4h et j'y ai compté 21 galaxies de 4889 mag 11,4 à IC 4042 mag 14,1. A nouveau un SQM de 21,48 à 2h. Le ciel Sud était si bon que j'ai pu descendre sous M83 et faire NGC 5253 mag 10,6 dans le Centaure à seulement 6° de hauteur ! - mercredi 30 > au choix selon la qualité du ciel: suite du programme de mardi ou liste de 6 quasars. J'ai une liste de 140 quasars de l'hémisphère Nord sur mon SkySafari jusqu'à la magnitude 16,4. J'en ai choisi 6 entre mag 13 et 15 et situés assez haut dans le ciel. En arrivant sur le site, j'ai tout de suite compris que j'avais cette nuit une formidable occasion de partir à la chasse aux quasars. J'ai dormi à l'avance dans mon transat, le temps que le fin croissant de Lune disparaisse sous l'horizon et que je puisse entamer ma chasse. A 0h30, je commence avec 3C273 VIR que j’avais déjà fait la nuit précédente, puis je pars sur PG1351+640 DRA mag 14,3 qui est très haut dans le ciel à 70° à 1,2 milliards d’a.-l. Le SQM affiche 21,33, un bon chiffre qui me donne beaucoup d’espoir pour réussir ma chasse aux quasars. Le repérage est facilité par la proximité de Thuban et de la rouge 10 DRA. Je calibre la tablette avec le champ de l'Ethos 21 pour ne pas avoir trop d’étoiles à l’écran et pour bien repérer les astérismes autour du quasar. C’est un exercice qui exige beaucoup de concentration et de rigueur, mais ça marche. L’étoile double HD 121490 à 1h dans le champ de 1° de l’Ethos 21 me mène directement au quasar que je finis par trouver à 0h55. Mon affaire commence bien ! La suivante au programme est un morceau de choix que j’avais déjà réussi par le passé : la fameuse TON 599 mag 14,4 à 6,9 milliards nettement plus difficile à repérer à mi-chemin entre Gamma COM et Alula Australis UMA. J’ai quelques problèmes pour centrer correctement mon chercheur, faute d’étoiles lumineuses dans cette zone. 2 lignes de 4 et 3 étoiles au Sud de TON 599 me montrent le chemin à suivre. Je mets l’Ethos 10 et le quasar est là à 1h30. J’en suis fier, car ce quasar m’a toujours fasciné par l’énormité de sa distance bien avant la naissance de notre système solaire. Le 4e quasar se trouve très haut dans UMI à 73° de hauteur, à mi-chemin entre Pherkad UMI et Edasich DRA, c’est PGC5401 mag 13,9 à seulement 590 millions ! Le pointage dans le chercheur est nettement plus facile que les autres au centre d’un quadrilatère formé par les étoiles de magnitude 5 RR UMI, HR 5691 UMI, HR 5785 DRA et HR 5737 DRA. 3 trios de 3 étoiles en ligne entourent le quasar que je vois déjà dans l’Ethos 21. Et de quatre à 1h56 !! Le Bouvier monte au zénith. Mon 5e quasar se situe entre Nekkar BOO et Rhô BOO. Il s’agit de Mrk 478 mag 14,6 à 1 milliard. Il est plus faible que PGC5401 et je galère à trouver la zone à 73° de hauteur. Cette fois, ce sont des duos d’étoiles qui m’induisent en erreur : deux champs sont très ressemblants à 1° d’écart, mais orientés différemment. Quand j’ai la certitude d’y être, pile entre deux duos, ma première impression est que le quasar est invisible . Alors je sors l’E21 et je mets le E13 et là ça change tout : des étoiles de magnitude 14 à 15 deviennent apparentes et dans le lot, je vois ce tout faible point lumineux qui correspond exactement à la position du quasar. Ma collection s’enrichit, il est 2h31 et je mesure encore une fois un excellent SQM de 21,46 ! Je fais une petite pause thé-biscuits pour reposer mes yeux, je refais la collimation puis je repars à l’assaut. Le 6e est Mrk 1383 mag 14,9 dans la Vierge à 1,1 milliard. C’est un quasar que je n’avais encore jamais fait. Il est beaucoup plus bas, à 40°, à mi-chemin entre Unukalhai et Spica, donc je peux me remettre sur ma chaise. La zone est plus facilement identifiable grâce aux étoiles brillantes et aux astérismes qui l’entourent, mais cette fois encore je ne vois le quasar de façon sûre qu’après avoir sorti le E21 pour mettre l’E10. Il est 3h22 et je viens de pointer mon 6e quasar de la nuit à des distances faramineuses difficiles à réaliser. Je me sens comme un gamin qui découvre ses cadeaux au pied du sapin de Noël, quel sentiment de plénitude ! Je fais encore quelques galaxies puis retour dans le transat alors que l'horizon Est commence à s'éclaircir. Sur le coup, j'ai un peu de mal à réaliser ce voyage incroyable que je viens de m'offrir cette nuit. D'ordinaire, je suis plutôt un profondiste adepte du galaxy-hopping, alors oui, il faut bien avouer que la chasse aux quasars ultimes reste le vrai Graal de l'extrême pour un astronome amateur! Ma devise tirée du Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry est plus vraie que jamais > " Tu regarderas, la nuit, les étoiles. C'est trop petit chez moi pour que je te montre où se trouve la mienne. C'est mieux comme ça. Mon étoile, ça sera pour toi une des étoiles. Alors, toutes les étoiles, tu aimeras les regarder... Elles seront toutes tes amies." Bons cieux à vous, Patrice1 point
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Je rajoute ici pour les "archives" et celles/ceux qui voudraient repérer 3C273, les cartes que nous avons à l'AFOEV. Elles sont pour certaines anciennes, mais faciles d'utilisation et conçues spécialement selon les champs de l'objet à repérer. La carte A est N en haut, B est N en bas et C est N en bas. Je "redresse" cette dernière pour avoir la même orientation que la tienne, l'échelle étant la même, soit 15'. Sur le terrain, et comme c'était conçu pour de la version papier, il suffisait de les retourner... 3C273 est indiquée et la photométrie des étoiles environnantes également. 🙂1 point
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J’utilise la 72ED avec un réducteur 0.85x, ce qui me donne une focale d’environ 357 mm. C’est sûr que c’est un peu court pour les petites galaxies, mais franchement top pour les grands champs, les nébuleuses bien étalées ou les amas ouverts. Pour M57, c’est limite-limite. M31 passe très bien, et M51 reste faisable avec ce type d’instrument et les pixels de ta caméra. De mon côté, je suis à 2,17"/pixel , c’est un échantillonnage un peu large, mais ça a l’avantage de rendre l’autoguidage beaucoup moins prise de tête. Niveau monture, je suis sur une HEQ5, aucun souci avec ce setup. J’ai un léger liseré bleu sur les étoiles brillantes, mais rien de dramatique, et c’est clairement plus contenu que sur les Evolux (du moins d'après les images que j'ai pu voir). Si tu es un peu à l’aise en post-traitement, ça se corrige plutôt bien.1 point
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En orbite autour du soleil avec la lunette de 185 mm en halpha avec filtre baader 180 mm et etalon PST prototype modifié et barlow 2X camera player one puis un zoom de la double tache avec une barlow de 3x et 5x pour le fun ! juste pour voir si la lunette pouvait supporté le grossissement ! Car bien sur cela ne peut etre comparer avec le Mewlon de 250 mm en Halpha ! Mais faut tomber au bon moment pour la turbulence !1 point
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Bonjour à tous, Bon voici quelques temps (Mars 2025), je suis revenu à mon premier télescope de jeunesse (que j'avais fabriqué en 1984 et revendu un dizaine d'années plus tard) un Newton 254 f/6. Là, cette fois j'ai choisi un TS 250 f/4 ONTC. Donc la nuit du 1er mai, j'ai fait 2h30' de pose 50 x 180s avec la 2600MC :1 point
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Salut, Voici une galaxie qui n'a pas besoin de présentation... Sur les trois dernières nuits, j'ai pu accumuler 600*60sec de luminance, et 100*60sec par couche couleur, depuis mon jardin de banlieue à très exactement 20km du périphérique parisien. Le seeing a été globalement correct, avec une FWHM médiane de 2.1" sur la (super)luminance, et une magnitude limite de 22,1 à 7sigmas d'après ASTAP. Pour l'équipement, comme d'habitude le T250 maison optiques Mirrosphère avec une caméra ASI183mm sur une AP900. Je vous invite à explorer la full à 0,45"/pixel (clic droit): J'aime bien en particulier toutes les petites galaxies visibles par transparence à travers les bras de M101. La luminance annotée avec les galaxies d'arrière-plan et les quasars : Bonne journée, Dan1 point
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Je continue mon projet de constellations avec 3 petites nouvelles et une nouvelle version de la petite Ourse. Les 3 nouvelles sont des constellations moins connues car très basses depuis la France. Elles sont du coup assez délicates à traiter avec des gradients considérables. A noter au passage qu'avec mes objectifs de 85 et 50 mm, j'ai abandonné l'idée de faire des flats avec un panneau: je n'y arrive pas! Les flats réalisés comme ça ne représente pas correctement l'illumination de ces objectifs à champ large. La seule chose qui fonctionne avec eux ce sont les flats sur le ciel au crépuscule (ce qui est quand même moins pratique...) Voici donc tout d'abord la constellation de la coupe. Canon 6D + Tamron 85mm (ouvert à f/3.5). 76x60s: Pas d'objets remarquables ici. Ensuite la constellation du corbeau, Canon 6D + Tamron 85mm (ouvert à f/3.5). 67x60s: On peut observer 2 objets de Messier ici: M104 (à droite) et le petit amas globulaire M68 (en haut à gauche) Et la troisième est la constellation de la balance. Tamron 85mm (ouvert à f/3.5). 95x60s: Seul objets intéressants: l'amas globulaire NGC5897 au milieu de l'astérisme ainsi qu'une zone d'IFN assez caractéristique en bas à droite Et puis je voulais revisiter mon image de la petite Ourse qui ne me convenait pas. La zone autour de Polaris est plein d'IFN et je n'avais pas réussi à les mettre en valeur convenablement. J'ai donc utilisé la combinaison Canon 6D + Tamron 85mm ouvert, cette fois, à f/2.2. 285 x 60s: Nico1 point
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L'excellente stabilité de ce 2 Mai 2025 et une grande transparence de l'atmosphère ont permis d'utiliser le potentiel du télescope Mewlon 250 S avec son filtre Halpha de 230 mm pleine ouverture . Les conditions étaient ainsi réunies pour vous offrir le vertige d'un plongeon a l'intérieur de cette double tache solaire comme Castor et Pollux sur la barque de Ra ! De nombreux détails apparaissent avec une impression de relief étonnant sur une mer de plasma en fureur ! Telescope Mewlon 250 S - Etalon Fabry Perot PST Coronado optimisé prototype - Camera player one photo au foyer de l'instrument soit 3000 mm et ensuite avec barlow 1.3x soit focale résultante de 3900 mm1 point
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Un petit retour remarquable qui devrait bientôt avoir lieu. Il s 'agit d'une sonde russe Venera, qui a été lancée de Baïkonour en 1972 et qui n’a pas réussi à quitter l’orbite basse terrestre. Et la voilà qui va revenir sur terre vers le 10 mai après 53 ans. La particularité de cette rentrée est que la sonde, prévue à l'origine pour une entrée dans l'atmosphère de Vénus et atterrissage sous parachute pourrait bien arriver entière sur terre, mais probablement sans les parachutes, ce qui pourrait être ennuyeux si elle termine sa course dans votre grenier Les prévisions de Marco Langbroek pour la rentrée : https://sattrackcam.blogspot.com/2025/04/kosmos-842-descent-craft-reentry.html Et un petit article sur cette sonde par le même Marco Langbroek : https://www.thespacereview.com/article/4384/1 Malheureusement pas de grande possibilité d'observer l'engin car les passages vers chez nous ont tous lieu de jour jusque vers la date de rentrée. Dommage car ces satellites proches de la rentrée sont toujours spectaculaires à observer par leur vitesse et permettent parfois de capturer pas mal de détails vu leur basse hauteur. Heavens above vous en dira plus sur ces passages : https://www.heavens-above.com/satinfo.aspx?satid=60731 point
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De la nébuleuse planétaire NGC 3918 au géant Oméga du Centaure.... Bonjour à tous ! Voici le bilan de deux veillées de cette semaine, toutes deux focalisées sur la sublime constellation du Centaure. La première session (ça fait très sérieux de vocabulaire !) fut menée avec le T280mm, un vrai entonnoir à photons ! Je poste tout d'abord une carte unique dans la mesure où les trois objets se situent dans la même région : NGC 3918 C'est une très intéressante nébuleuse planétaire assez brillante et couleur émeraude à petit grossissement. Un joli diamant incroyable. Cet éclat disparaît malheureusement dès qu'on grossit. Pour distinguer les structures, il faut énormément utiliser des oculaires de toute petite focale. 500X est un minimum pour que l'observation devienne intéressante : Voici le dessin obtenu : on devine les anses et une légère brillance plus forte dans la structure annulaire. Voici à titre de comparaison une photo : NGC 4945 Poursuivons notre promenade afin d'admirer une très belle galaxie lenticulaire. Au C11, elle apparaît très étendue et des fragments de spirales apparaissent de façon très furtive. Voici à nouveau une petite photo à titre de comparaison : Oméga du Centaure à la lunette fluorine : Hier, enfin, j'ai privilégié la lunette Takahashi pour observer le géant Oméga du Centaure. On observe, on admire.... Bon ciel à tous ! Gildas1 point
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Vous vous gourez de rubrique, c'est là que ça devrait aller : Et quelques uns aussi s'y gourent, il mettent des annonces intéressantes qui devraient aller là : Donc recentrons le sujet, ah mais ! Sauvez-moi ! Merci! Désolé pour ce retard, j'ai eu un contretemps à Pâques : La fête des 20 ans de la promotion du lycée :1 point
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LE CÉLÈBRE DUO DE PRINTEMPS.... Bonjour à tous, Une belle veillée que celle du jeudi soir, après le petit repas ! Quoi de mieux qu'une envolée céleste pour digérer ! C'est ce si célèbre duo du Lion qui m'a tendu les bras alors, sous un ciel pour le moins pur et, enfin, une relative fraîcheur, signe que ça commence à "tanguer" entre saison chaude et si humide et celle plus respirable de l'hiver austral. Tout le monde situe bien évidemment ce duo mais, pour l'esthétique, je joins à ce fil une petite carte : Place au dessin. Le temps consacré à ce dernier n'est pas négligeable, à l'affût que j'étais du détail furtif, désireux de discerner quelques semblants de spirales...Je ne fus pas déçu, constatant une incontestable similitude entre ces détails saisis à la volée et les innombrables photos du net ! Bon ciel printanier à tous ! Gildas1 point
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Bonjour à tous, Bon une image faite sur 3 nuit avec une monture qui mérite d'être réviser je pense avec pas mal de déchet mais bon on fait avec! (merci BlurX) quelques soucis de FLAT aussi avec une entrée de lumière ne sais pas ou et j'ai du bidouiller le MASTER FLAT afin de permettre la suppression des poussière, le Vignetage je l'ai gérer différemment donc une bonne journée rien que pour trouver le bon Pré traitement afin d'avoir une image la plus propre possible en sortie. J'ai tout de même eu la chance de faire 3 nuits sur l'objet mais je n'ai gardé que 10h20 au Total avec le N250 à F4 (1000mm de focale) et la caméra Poseidon-C (APSC couleur) Le champs est juste juste pour avoir la petite galaxie en haut mais ça passe au chausse pied. C'est la 1ère fois que je fais ce groupe et j'en suis assez content surtout que j'ai enfin trouvé une méthode pour vérifier correctement la collim avec le correcteur 3" en mode coulant (non vissé dans le PO) et c'est le OCAL!! Utilisé directement sur le correcteur inséré dans le coulant 3" du telescope. Après faut pu toucher et visser directement la caméra sur le correcteur déjà installé : Bref 10h20 de temp de pose sur ce groupe et je me permet de vous laisser quelques CROP pour ceux qui ont la flemme d'aller voir la FULL ! Clic pour la Full: et Les CROP: Bon Ciel à tous0 point
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J'ai également une RAF Player One 5x2" avec le même type d'entrainement en rotation. De mémoire car je me mélange peut être les pinceaux vu que j'ai eu plusieurs RAF dont la ZWO 7x36, il avait fallu déposer le carrousel de filtres pour la fixer sur la caméra. Si c'est bien le cas ici, je vois à peu près qui aurait pu serrer un peu fort cette vis ! Mais j'ai aussi une mini RAF ZWO 5x1,25" et là je confirme qu'en serrant un peu fort la vis centrale, le carrousel est bloqué en rotation.. Cette affaire n'est pas une spécificité Player One0 point
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Tu as donné la réponse : c'est kiki. Et je repense à une vieille comptine apprise quand j'étais petit, "le bal des souris" : Dans un salon, tout près d'ici, Dans un salon tout près d'ici L'y-a-t-un' société de souris Gentil coquiqui, coco des moustaches Mirbojoli, gentil coquiqui. L'y-a-t-un' société de souris, Qui vont au bal toute la nuit, Gentil coquiqui, etc. Qui vont au bal toute la nuit, Au bal et à la comédie : Gentil coquiqui, etc. Au bal et à la comédie, Le chat sauta sur les souris, Gentil coquiqui, etc. Le chat sauta sur les souris, Il les croqua toute la nuit, Gentil coquiqui, etc. Il les croqua toute la nuit, Le lendemain tout fut fini, Gentil coquiqui, Coco des moustaches, mirbo joli, Gentil coquiqui.0 point
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Spectaculaire cette double tâche.... Hâte de pouvoir observer cela avec mon helioscope de Herschel...( petit achat consolation parisien...😁)0 point
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Un tour rapide sur la Lune ça turbule pas mal. Malgré tout dans les trous c'est très net, au limbe à x225 peut-être un début violet mais je n'en suis même pas certain, la noirceur des cratères me semble parfaite. Au regard de la qualité de l'image je pousse à 270 mais cela tremble trop, mais là lunette semble avoir du potentiel. Il me semble que pour apprécier finement limites de l'APM il faudrait avoir une lunette parfaitement corrigée pour voir la différence. La mise au point est très franche. L'augmentation de la pupille de sortie me rend moins pénible les corps flottants à grossissement identiques. Cette vision plus "décontractée" et plus lumineuse compense peut-être un soupçon de chromatisme ? Puis un petit arrêt sur jupiter à x160 deux bandes et quelques détails dans les trous de turbu, et un peu de chromatisme atmosphérique, pour info Jupiter était à 24 ° d'altitude au moment de l'observation. En résumé au regard de mes conditions d'observation, notamment de seeing, le pronostic que la 152 allait canibaliser la 125 semble se vérifier. C'est une relative surprise, car je pensais que la focale de 7.8 de la TS ferait une différence notable en planétaire, ce n'est pas le cas. Dernier point j'ai utilisé le prisme baader Zeiss en t2 la mise au point n'a pas posé de pb et franchement je n'ai pas vu de différence avec l'Everbrite en 2". J'ai même l'impression que c'est un poil meilleur. Pour une lunette doublet de 152 à f6 c'est vraiment bien, à voir si ces performances seront durables. Bon ciel0 point
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e en ligne, elle est composite à partir des observations de Webb, Hubble, XMM-Newton, Chandra Des versions HD sont disponibles avec le lien ; On peut zoomer et s'en mettre plein les mirettes : https://www.esa.int/ESA_Multimedia/Images/2025/04/A_visual_feast_of_galaxies Un festin visuel de galaxies Cette nouvelle photo du mois du télescope spatial James Webb de la NASA, de l’ESA et de l’ASC présente un nombre stupéfiant de galaxies. Les objets de ce cadre couvrent une gamme incroyable de distances, des étoiles de notre propre Voie lactée, marquées par des pics de diffraction, aux galaxies situées à des milliards d’années-lumière. "L’étoile "de cette image est un groupe de galaxies, dont la plus grande concentration se trouve juste en dessous du centre de cette image. Ces galaxies brillent d’une lumière d’or blanc. Nous voyons ce groupe de galaxies tel qu’il apparaissait lorsque l’Univers avait 6,5 milliards d’années, soit un peu moins de la moitié de l’âge actuel de l’Univers. Plus de la moitié des galaxies de notre Univers appartiennent à des groupes de galaxies comme celui illustré ici. L’étude des groupes de galaxies est essentielle pour comprendre comment les galaxies individuelles se lient pour former des amas de galaxies, les plus grandes structures gravitationnellement liées de l’Univers. Faire partie d’un groupe de galaxies peut également modifier le cours de l’évolution d’une galaxie par le biais de fusions et d’interactions gravitationnelles. Le groupe de galaxies illustré ici est le groupe le plus massif de ce qu’on appelle le champ COSMOS-Web. COSMOS est l’abréviation de Cosmic Evolution Survey. Dans le cadre de cette étude, plusieurs télescopes, dont Webb, le télescope spatial Hubble de la NASA et de l’ESA et l’observatoire spatial XMM-Newton de l’ESA, ont été chargés de contempler en profondeur une seule partie du ciel. L’équipe du groupe de galaxies COSMOS-Web, dirigée par le Dr Gozaliasl, a présenté le plus grand échantillon de groupes de galaxies détectés par Webb à ce jour à l’aide de l’algorithme Amico. COSMOS-Web vise à comprendre comment des structures massives comme les amas de galaxies sont apparues. Les capacités infrarouges et les instruments sensibles de Webb ont repoussé la recherche de groupes de galaxies plus loin dans l’histoire cosmique, révélant des groupes de galaxies aussi loin que l’Univers n’avait que 1,9 milliard d’années, soit seulement 14 % de son âge actuel. Cette image combine les données de la caméra dans le proche infrarouge de Webb (NIRCam) avec les observations de Hubble pour présenter un festin visuel de galaxies. Prenez un moment pour zoomer et examiner ce buffet galactique : vous verrez des galaxies avec de délicats bras spiraux ou des disques déformés, des galaxies avec des visages lisses et sans traits, et même des galaxies qui interagissent ou fusionnent et ont pris un éventail de formes étranges. La gamme de couleurs est également fascinante, représentant à la fois des galaxies avec des étoiles d’âges différents – les étoiles plus jeunes apparaissent plus bleues et les étoiles plus anciennes semblent plus rouges – ainsi que des galaxies à différentes distances. Plus une galaxie est éloignée, plus elle apparaît rouge. COSMOS-Web est un programme Webb Treasury de 255 heures qui cartographie 0,54 degré carré (un peu plus de deux fois et demie la surface couverte par trois pleines lunes) du champ COSMOS à l’aide de quatre filtres NIRCam. Les programmes de trésorerie ont le potentiel de répondre à de multiples questions importantes sur notre Univers. COSMOS-Web a trois objectifs principaux : identifier les galaxies à l’époque de la réionisation, lorsque les premières étoiles et galaxies ont réionisé l’hydrogène gazeux de l’Univers ; sonder la formation des galaxies les plus massives de l’Univers ; et de comprendre comment la relation entre la masse des étoiles d’une galaxie et la masse de son halo galactique étendu évolue au cours de l’histoire cosmique. [Description de l’image : Une zone de l’espace lointain avec des milliers de galaxies de formes et de tailles variées sur un fond noir. La plupart sont des cercles ou des ovales, avec quelques spirales. Les galaxies plus éloignées sont de couleur plus rouge et plus petites, jusqu’à n’être que de simples points, tandis que les galaxies plus proches sont un peu plus grandes et blanches ou bleuâtres. Quelques galaxies dorées sont étroitement regroupées au centre. Des étoiles brillantes entourées de pointes se trouvent dans notre galaxie.]0 point
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